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Mali : l’armée française annonce avoir tué Ahmed Tilemsi, ex-chef militaire du Mujao

décembre 11, 2014

Un soldat français dans le Nord du Mali.
Un soldat français dans le Nord du Mali. © AFP

L’armée française a annoncé jeudi avoir tué Ahmed Tilemsi, ex-chef militaire du Mujao, dans une opération près de Gao, au nord du Mali. Proche de Mokhtar Belmokhtar, avec lequel il a fondé le groupe Al-Mourabitoune, ce Malien arabe était un chef jihadiste de premier rang dans la bande sahélo-saharienne.

Les soldats français de l’opération Barkhane viennent de porter un coup dur à leurs ennemis jihadistes. L’armée française a annoncé jeudi 11 décembre avoir tué Ahmed Tilemsi, ex-chef militaire du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), dans une opération anti-terroriste près de Gao, dans le nord du Mali. Selon le ministère de la Défense, une dizaine de terroristes ont aussi été neutralisés.

Selon le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’armée française, l’opération a été menée dans la nuit de mercredi à jeudi à la « suite d’un renseignement d’opportunité » et « en coordination avec les autorités maliennes ». Une source gouvernementale française a elle précisé à l’AFP qu' »Ahmed Tilemsi était une cible de haute valeur » et qu’il était traqué « depuis plusieurs jours ».

Ahmed Tilemsi était l’un des prinicipaux chefs jihadistes de la région. Leader du Mujao, il avait fondé en août 2013 le groupe Al-Mourabitoune avec Mokhtar Belmokhtar, dont il était l’un des proches collaborateurs. Arabe malien, il était originaire, comme son nom l’indique, de la région de Tilemsi (près de Gao). C’est dans cette zone, base arrière de Belmokhtar pendant des années, aujourd’hui bastion du Mujao, que les deux hommes avaient noué des liens étroits.

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Jeuneafrique.com par Benjamin Roger

Centrafrique : les violents affrontements de Batangafo ont fait plus de 50 morts

août 6, 2014

La démission mardi du Premier ministre centrafricain, André Nzapayeké, intervient alors que les affrontements entre l’armée française et des ex-Séléka à Batangafo (300 km au nord de Bangui) ont repris. Des combats qui auraient fait plus de 50 morts et pourraient fragiliser l’accord de cessez-le-feu signé à Brazzaville.

Après une journée de calme relatif, les affrontements entre l’armée française, appuyée par la Misca (la force africaine) et les ex-Séléka, ont repris mardi 5 août peu avant la tombée de la nuit à Batangafo (300 km au nord de Bangui). En fin de matinée, une réunion entre les différents protagonistes n’avait pas réussi à aplanir le différent.

« Sangaris nous a demandé de nous retirer de la ville, ce que nous avons refusé. En conséquence, l’armée française nous a attaqué », affirme à Jeune Afrique le général Joseph Zundeko, chef d’état-major de l’ex-rébellion, qui concède que ses hommes ont dû se retirer en périphérie de la ville devant la violence des combats.

Selon plusieurs sources, le bilan des affrontements de la veille pourrait dépasser les 50 morts. Deux pick-up Séléka, remplis de combattants, ont été totalement détruits.

Lundi, les armes ont commencé à crépiter en tout début de matinée. Les affrontements, particulièrement violents, ont duré toute la journée avant de prendre fin à la tombée de la nuit, vers 17 heures (heure locale).

Les versions des protagonistes divergent. À Paris, l’état-major des armées affirme qu’une colonne Sangaris en mission de reconnaissance a été violement prise à partie par des groupes lourdement armés à l’entrée de Batangafo, où se trouvent un contingent congolais de la Misca (la force africaine). « Les groupes rassemblaient une centaine de combattants étaient coordonnés et ont tenté de contourner notre dispositif », précise l’état-major.

Les Séléka sont armés de AK-47, se déplacent en moto ou en pick-up sur lesquels est monté de l’armement anti-char et des mitrailleuses de gros calibre (14.5). La réponse française est particulièrement violente. Plusieurs groupes d’infanterie accompagnés de deux hélicoptères et de deux avions de chasse Rafale venus de Ndjamena sont mobilisés.

Joint par Jeune Afrique, l’état-major des armées a toutefois refusé de communiqué le nombre exact de soldats français engagés. Un membre la Séléka a fait état de 37 véhicules.

L’ex-rébellion accuse Sangaris d »avoir ouvert le feu en premier. « Nous n’avons aucune raison de les attaquer », déclare le colonel Djouma Narkoyo, l’un de ses porte-paroles. Ce dernier affirme même que des anti-balaka et des Faca (Force armée centrafricaine) s’étaient glissés dans leur convoi. Sangaris dément.

Le colonel Moussa, responsable Séléka de la zone, précise : « Les Français ont envoyé six véhicules sans nous prévenir. Nos hommes qui bloquent l’entrée de la ville sont allés à leur rencontre. Ils ont ouvert le feu. Les avions français ont ensuite bombardé nos positions de 8h30 à 16h45. Ils ont également visé des colonnes qui venaient en renfort de Kabo. »

Ce responsable Séléka assure avoir été contacté une première par un colonel de l’armée française lundi entre vers 20 heures. Une rencontre entre les deux hommes a ensuite eu lieu mardi matin.

Il ne s’agit pas des premiers affrontements violents entre l’armée française et l’ancienne rébellion depuis le départ forcé de son chef, Michel Djotodia. Mais ils interviennent moins d’une semaine après la signature à Brazzaville d’un accord de cessation des hostilités entre les différents groupes armés. « Nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin sur ces agressions contraire à la lettre et l’esprit de l’accord de Brazzaville », a ainsi dénoncé le bureau politique de la Séléka dans un communiqué.

À Paris, l’état-major des armées précise que cette opération visant à mettre en place les mesures de confiance va se poursuivre. La cohabitation avec les ex-rebelles risque d’être difficile. « Là où vient Sangaris, les anti-balaka les suivent. Ils doivent partir », déclare le colonel Moussa.

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Jeuneafrique.com par Vincent DUHEM

Un Mirage français s’écrase au Niger, l’équipage indemne

juin 10, 2014

Paris – Un Mirage 2000D des forces françaises au Sahel s’est écrasé lundi soir au Niger à la suite d’une panne technique et les deux membres d’équipage ont été récupérés sains et saufs, a indiqué mardi l’état-major des armées.

L’appareil rentrait d’une mission au Mali, où l’armée française est engagée depuis janvier 2013 pour combattre des groupes jihadistes, et aucune victime n’a été rapportée sur la zone de l’accident, a-t-on précisé de même source.

Il s’agit de l’un des six avions de chasse – trois Rafale et trois Mirage 2000 – que l’armée française a déployés dans la bande sahélo-saharienne. L’appareil avait décollé de Niamey et retournait sur la base française de la capitale nigérienne.

L’incident s’est produit lundi vers 18H00 GMT. Le Mirage 2000D s’est abimé à mi-distance entre Gao, dans le nord du Mali, où il avait effectué une mission de reconnaissance, et Niamey, plus précisément dans la région d’Ayorou, à 220 km de la capitale nigérienne, selon une source aéroportuaire.

L’équipage a été contraint à l’éjection à la suite d’une panne technique. Le pilote et le navigateur ont été récupérés sains et saufs, a indiqué le porte-parole de l’état-major, le colonel Gilles Jaron.

Le ministre nigérien de la Défense Karidjo Mahamadou a confirmé l’accident et l’absence de dommages pour l’équipage.

La zone, désertique, où s’est produit le crash a été sécurisée en coopération avec les autorités nigériennes, a ajouté le colonel Jaron.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juin 2014 13h11)

Mali: un commando jihadiste tue des informateurs de l’armée française

mai 6, 2014

Les groupes jihadistes du nord du Mali ont formé un commando qui, en onze mois, a assassiné une dizaine de personnes accusées d’être des informateurs de l’armée française ou de la rébellion touareg, a appris mardi l’AFP de sources sécuritaires maliennes.

« Au moins onze personnes accusées d?être des informateurs de Serval (nom de l’opération française au Mali) ou du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad, rébellion touareg), ont été assassinées ces onze derniers mois par les islamistes », a indiqué une de ces sources.

Le dernier assassinat en date « est celui de Sidati Ag Baye, sur lequel deux hommes à moto ont tiré » à Kidal, fief de la rébellion touareg dans l’extrême nord-est du pays, a-t-elle ajouté.

Une autre source militaire a précisé que cet homme, soupçonné « de travailler pour l’ennemi », était « surveillé depuis une dizaine de jours à Kidal par Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique) et le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest) » et qu’il a été « victime d’un assassinat ciblé ».

Grièvement blessé, il a été transporté par l’armée française dans un hôpital de Gao, la grande ville du nord du Mali où il est décédé le 3 mai des suites de ses blessures, selon cette source.

Il y a deux mois, dans la région de Tombouctou (nord-ouest), un groupe d?islamistes armés avaient débarqué sur un marché pour y distribuer des tracts menaçant les « informateurs et les indicateurs des forces étrangères ».

Aqmi et le Mujao sont, avec Ansar Dine (défenseurs de l’islam), deux des trois groupes islamistes armés qui ont occupé pendant neuf mois en 2012 le nord du Mali où ils ont commis de nombreuses exactions au nom de la charia (loi islamique).

Affaiblis, ces groupes restent néanmoins actifs dans la région en dépit d’une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, toujours en cours.

Jeuneafrique.com avec AFP