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Prix découvertes Rfi 2022 : Black AD lauréate

novembre 25, 2022

La jeune musicienne malienne Hawa Diallo, alias Black AD, a remporté le 18 novembre le Prix découvertes Rfi 2022 devant neuf autres finalistes. Dans ses chansons, elle aborde des thèmes comme la jeunesse, la cohésion sociale, le vivre ensemble et parle d’amour.

Black AD/DR

La chanteuse mélange l’afro-pop, le R’n’B et des sons plus modernes. S’inspirant des musiciens populaires comme Oumou Sangaré ou la Sud-africaine Nomceba, Black AD entend collaborer avec ses compatriotes Fatoumata Diawara et Salif Keita. « Je suis vraiment très heureuse ! C’est une grande chose qui arrive dans ma vie avec ce prix et j’en suis ravie », a-t-elle déclaré après avoir reçu la bonne nouvelle.

En gagnant ce prestigieux prix, l’actuelle reine de la musique malienne bénéficiera d’une subvention de 10 000 euros ainsi qu’une tournée en Afrique et un concert à Paris.

Créés en 1981, les Prix découvertes RFI ont vu le jour pour mettre en avant, chaque année, les nouveaux talents musicaux du continent africain.

Avec Adiac-Congo par Chris Louzany

Prix Apollinaire Denise Desautels grande lauréate

novembre 7, 2022
PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE La poète Denise Desautels

Immense honneur pour la poésie québécoise ! La poète montréalaise Denise Desautels vient de recevoir à Paris le prestigieux prix Apollinaire pour son plus récent recueil, Disparaître : autour de 11 œuvres de Sylvie Cotton, publié ici au Noroît et, en France, par la maison d’édition L’herbe qui tremble.

Denise Desautels devient seulement la deuxième poète du Québec, et la première Québécoise, à remporter le prix Apollinaire. Gaston Miron l’avait reçu en 1981 pour son célèbre recueil L’homme rapaillé, publié la toute première fois aux Presses de l’Université de Montréal en 1970, puis en France chez Maspero.

En une année, divers honneurs ont souligné l’illustre carrière de Denise Desautels qui a publié une trentaine de recueils de poésie depuis 1975, ainsi que signé plusieurs livres d’artistes. L’automne dernier, ses recueils L’angle noir de la joie (2011) et D’où surgit parfois un bras d’horizon (2017) ont fait leur entrée dans la prestigieuse collection Poésie/Gallimard.

La poète, qui sait « à chaque phrase réinventer le cœur et son battement », a été récompensée d’une quinzaine de prix depuis ses débuts, dont le Grand Prix du Festival de poésie de Trois-Rivières (Leçons de Venise et Sans toi, je n’aurais pas regardé si haut), le prix du Gouverneur général (Le saut de l’ange) et le prix Athanase-David pour l’ensemble de son œuvre.

Son recueil Disparaître a été inspiré par 11 œuvres de l’artiste interdisciplinaire Sylvie Cotton. Les textes de ce projet conçu pour la revue Relations en 2017-2018 ont été remaniés afin de créer ce qui s’avère un modèle de fusion entre la poésie et les arts visuels.

Dans une langue éblouissante, la poète entremêle le feu qui la consume avec les œuvres picturales. Denise Desautels a toujours contemplé la fin de l’existence les yeux ouverts, tout en rêvant d’apercevoir le ciel bleu. Elle demeure cette rebelle avec une cause : décrire la douleur pour la transcender.

Prix Apollinaire

Les choix du jury du prix Apollinaire, dit de poésie française et du monde francophone, se font sur la base de « l’originalité et la modernité » des recueils. La liste des 10 finalistes, dont le livre de Denise Desautels, a été annoncée en juin dernier.

Instituée en 1941, cette célèbre récompense a été attribuée dans le passé à des poètes comme Pierre Seghers, Claude Roy, Léopold Sédar Senghor, Vénus Khoury-Ghata, Bernard Chambaz, René Depestre, Linda Maria Baros et Jean-Pierre Siméon qui préside désormais le jury.

La cérémonie de remise du prix a lieu depuis 2016 au café littéraire Les Deux Magots, à Paris, où le poète Guillaume Apollinaire avait ses habitudes. Le jury décerne également depuis quelques années un Prix découverte.

Avec La Presse canadienne par MARIO CLOUTIERCOLLABORATION SPÉCIALE