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Bourse Sundance Institute et Adobe : Maliyamungu Muhande parmi les lauréats

septembre 1, 2021

La jeune cinéaste congolaise fait partie des dix boursiers et boursières annoncés au mois de juillet dernier.

Photo 1: Les boursiers 2021

Les boursier(e)s de 2021 ont été choisis parmi plus de 1 650 candidats âgés de 18 à 25 ans. Issu(e)s de différents pays et de disciplines créatives diverses, allant du documentaire à la fiction, ces dix artistes émergents, fait-on savoir, bénéficieront pendant un an du mentorat et du soutien du Sundance Institute et d’Adobe, partenaire fondateur du Sundance Ignite, programme créé en 2015 qui identifie et soutient les nouvelles voix ainsi que les nouveaux talents de la prochaine génération de cinéastes et favorise l’émergence de nouveaux publics pour la narration indépendante.

Ces boursiers ont été sélectionnés à partir d’un court métrage d’une à quinze minutes soumis au Sundance Ignite x Adobe Short Film Challenge, hébergé sur la plateforme communautaire numérique de l’Institut, Sundance Collab. Les dix boursiers, expliquent les organisateurs, ont été sélectionnés pour leur voix profondément originale, leur créativité dans la narration et la rigueur de leur art.

Le programme de la bourse, fait-on savoir, est centré sur les artistes et a pour objectif de soutenir chaque boursier dans son développement artistique et professionnel en tant que réalisateur et conteur. Les lauréats ont débuté leur année de bourse par le laboratoire numérique Sundance Ignite x Adobe Filmmakers Lab, qui s’est déroulé du 26 au 30 juillet sur le Sundance Collab, avec un accent particulier sur l’avancement des projets et l’approfondissement des compétences des boursiers en matière de développement de personnages.

En plus de recevoir un abonnement gratuit d’un an à Adobe Creative Cloud et à Sundance Collab au niveau Créateur, chaque boursier est jumelé avec un mentor pour un soutien artistique et professionnel. Les mentors de cette année sont les anciens du festival Andrew Ahn (Spa Night, SFF ’16), Carlos López Estrada (Blindspotting, SFF ’18, Summertime SFF ’20), Jacqueline Olive (Always in Season, SFF ’19), Nico Opper (Try Harder !, SFF ’21) et Hannah Pearl Utt (Before You Know It, SFF ’19).

Talentueuse cinéaste émergente

Photo 2: Mayilamungu Muhande

Maliyamungu Gift Muhande est une cinéaste originaire de la ville de Bukavu et basée actuellement à New York. Son court métrage « Nine days a week » (quinze minutes et vingt-huit secondes), un portrait du photographe de rue emblématique, Louis Mendes, a été sélectionné par le National board of review et projeté à DOC NYC en 2020. En outre, grâce à ce film, la cinéaste a remporté la 41édition du festival étudian «  Fine cuts  », organisé chaque année par la prestigieuse université «  The New School». Maliyamungu Muhande a remporté les trois prix de la compétition  : le prix du jury, le prix du public et le prix décerné par les anciens. Elle crée actuellement un documentaire intime et collaboratif avec un groupe d’étudiants de Monticello, New York, intitulé « Near Broadway ».

Depuis août 2019, Maliyamungu Muhande est également assistante de recherche et d’enseignement à la Parsons The New School for Design, une école de design affiliée depuis 1970 à The New School. Enseignante de français à The New School, elle est aussi membre du conseil d’administration des jeunes leaders de Robert F. Kennedy human rights, une organisation américaine à but non lucratif de défense des droits de l’homme. Elle est aussi la fondatrice de «  Therapeutic creative curriculum for refugee children  », qui vient en aide aux enfants réfugiés. Le projet consiste en un programme de formation thérapeutique pour les enfants réfugiés qu’elle a mis en place en novembre et décembre 2016 en Ouganda. En 2017, en Afrique du Sud, Mayilamungu Muhande a reçu la médaille d’or au Loeries Awards pour son projet «The Dumbest Project», portant sur l’écart salarial des 15% vécu par les enseignants en Amérique. Le Loeries Créative Week Durban est l’un des plus grands rassemblements de créatifs en Afrique et au Moyen-Orient, qui rassemble les meilleurs esprits novateurs de l’industrie. A cette époque, Mayilamungu Muhande était étudiante à Vega School, en Afrique du Sud, où elle a décroché un Bachelor ès arts, communication de marque créative, avec une spécialisation en multimédia.

Avec Adiac-Congo par Patrick Ndungidi

Distinction: un Congolais parmi les lauréats du concours d’écriture sur la Covid-19

juillet 16, 2020

 

Rosin Francis Emerson Loemba, doctorant en lettres à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines à l’Université Marien-Ngouabi a occupé le deuxième rang au concours d’écriture organisé en ligne en mai, sur le thème: « Covid-19 : nouvelle de chez moi ».

 

Le lauréat Rosin Francis Emerson Loemba(DR)

Les résultats ont été donnés par visioconférence, explique le communiqué de presse de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF).

Le concours consistait à présenter des nouvelles ou des poèmes sur le thème choisi en dix ou quinze pages maximum.

Au total, cinquante-six étudiants ont pris part à ce test, dont l’unique Congolais a occupé la deuxième place, après avoir présenté un poème qui lui a valu la moyenne de 72,7%.

L’initiative, poursuit le communiqué, était de  la direction Afrique centrale et Grands lacs de l’AUF et le bureau régional multisectoriel de l’Unesco. L’objectif avait été  de donner l’opportunité aux étudiants d’exprimer leur perception de la pandémie et d’explorer divers aspects dans le vécu de la population autour d’eux,

Joint au téléphone, Rosin Francis Emerson Loemba a expliqué qu’il n’a su qu’évoquer la douleur et la déchirure du cœur causées par la pandémie. Selon lui, le monde connaît un désastre dans tous les secteurs où rien ne marche en terme d’activités et de  bien d’autres services.

En tant que poète, poursuit le jeune doctorant, il a exprimé sa douleur tout en gardant haut le rêve parce qu’il faut rester toujours optimiste pour l’avenir. A cet effet, le lauréat a émis le souhait de voir d’autres organisations encourager les jeunes écrivains dans ce genre d’initiatives, afin de les pousser à l’imagination.

Et d’ajouter:  « Je suis très ravi d’occuper la deuxième place parmi les cinquante-six étudiants africains. Ce genre d’activités permet de susciter de nouvelles plumes. La pandémie du coronavirus permet à toute personne de s’exprimer par  écrit pour nourrir ses rêves. Elle a servi à quelque chose, bien qu’étant une réalité macabre mais aussi un miroir qui permet de se regarder pour s’améliorer », a-t-il dit.

Le lauréat recevra son prix par le biais de la  représentation de l’Unesco au Congo. Il sera composé d’un ordinateur complet et d’une attestation de participation.

 

Avec Adiac-Congo par LGO