Posts Tagged ‘le nouveau pape’

Le pape confirme sa volonté de simplicité en restant à Sainte-Marthe

mars 26, 2013

CITE DU VATICAN – Le pape François a confirmé sa volonté de simplicité qui caractérise son pontificat en restant jusqu’à nouvel ordre dans la résidence Sainte-Marthe au Vatican, où il est arrivé avant son élection le 13 mars, plutôt que de s’intaller dans le vaste appartement pontifical qui lui est réservé au troisième étage du palais apostolique.

François entend rester jusqu’à nouvel ordre dans la résidence Sainte-Marthe au Vatican, appréciant d’être au milieu d’autres membres du clergé, plutôt que d’emménager déjà dans l’appartement où s’installent tous les papes, a annoncé mardi le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi.

L’appartement pontifical est prêt à la suite de petits aménagements consécutifs au départ de Benoît XVI, mais le nouveau pape entend rester à Sainte-Marthe, a expliqué le porte-parole devant des journalistes, sans dire quand ou si François pensait s’installer finalement dans l’appartement officiel.

La résidence Sainte-Marthe compte environ 120 chambres et a été spécialement aménagée pour héberger les cardinaux pendant les conclaves.

Hors de ces périodes extrêmement rares, des évêques, religieux et prêtres y résident en permanence.

A Sainte-Marthe, François a déjà quitté la simple chambre qui lui avait été réservée en tant que cardinal au début du conclave, pour emménager dans la suite de trois pièces qui lui était destinée après son élection, et où il peut recevoir des visiteurs dans le cadre de ses fonctions, a précisé le père Lombardi.

Selon le porte-parole, François se rend déjà pour son travail au deuxième étage du palais pontifical, où se trouve la grande bibliothèque et où les papes reçoivent leurs hôtes officiels. Il ne va dans l’appartement au troisième étage que pour l’Angelus qu’il prononce d’une fenêtre donnant sur la place Saint-Pierre.

Selon des informations de presse non confirmées, Jorge Bergoglio aurait trouvé l’appartement officiel trop spacieux et aurait même suggéré de n’en occuper qu’une partie.

Le nouveau pape argentin a multiplié les gestes de simplicité, contraires aux us et coutumes ostentatoires du Vatican, créant la surprise, l’admiration, mais parfois aussi une certaine incompréhension parmi les prélats du Saint-Siège.

Il est ainsi allé régler lui-même la facture de la chambre qu’il occupait dans une maison religieuse à Rome, a refusé la voiture officielle du pape après son élection, pris l’ascenseur avec les autres cardinaux, puis le minibus avec eux. Il a choisi des habits pontificaux sobres et a gardé sa croix pectorale en fer qu’il avait comme évêque de Buenos Aires, plutôt que de prendre la croix en or qui lui revenait.

Des cardinaux ont rapporté que le nouveau pape était venu s’asseoir le lendemain de son élection au milieu d’eux, comme si de rien n’était, à une table du petit-déjeuner du réfectoire de Sainte-Marthe. Il avait aussi désiré conserver sa petite chambre alors que la suite de trois pièces l’attendait.

Contrairement à Joseph Ratzinger, plutôt timide et solitaire, il goûte la compagnie et les gestes chaleureux.

Dans plusieurs discours et homélies, le pape argentin qui prend pour modèle Saint-François, a insisté sur la pauvreté et la lutte contre les mondanités dans l’Eglise catholique.

Romandie.com avec (©AFP / 26 mars 2013 15h01)

Les bibelots à l’effigie du pape François font déjà un tabac

mars 16, 2013
Moins de 48 heures après son élection surprise, le visage bonhomme et souriant du pape François orne déjà les pendentifs et les images pieuses vendues en kit avec des chapelets dans les boutiques proches de la place Saint-Pierre. /Photo prise le 15 mars 2013/REUTERS/Chris HelgrenMoins de 48 heures après son élection surprise, le visage bonhomme et souriant du pape François orne déjà les pendentifs et les images pieuses vendues en kit avec des chapelets dans les boutiques proches de la place Saint-Pierre. /Photo prise le 15 mars 2013/REUTERS/Chris Helgren

CITE DU VATICAN (Reuters) – Moins de 48 heures après son élection surprise, le visage bonhomme et souriant du pape François orne déjà les pendentifs et les images pieuses vendues en kit avec des chapelets dans les boutiques proches de la place Saint-Pierre.

Des petits sacs plastiques renfermant une photo du pape François et un chapelet se vendent sept euros à la boutique d’Antonio Cardone, contre 50 centimes d’euros pour les cartes postales à son effigie.

« Nous attendons de nouveaux articles dans les jours à venir. En particulier quand il sera officiellement intronisé mardi », dit le commerçant.

Près d’une librairie, des touristes se précipitent sur des affiches qui représentent d’un côté le nouveau pape argentin, de l’autre des extraits de ses premières paroles à la communauté des croyants.

Stefano Di Segni, qui tient une boutique de souvenirs depuis 30 ans au Vatican, constate pour sa part que les fournisseurs se dépêchent de répondre à la demande, maintenant que l’incertitude sur le successeur de Benoît XVI est levée.

Pour lui, l’article le plus populaire reste cependant le chapelet vendu avec la photo du 264ème pape, Jean Paul II, décédé en 2005.

Ce qui ne l’empêche pas de croire dans la capacité du pape François à être aussi révéré que son prédécesseur polonais, qui a régné pendant 27 ans.

« Je pense qu’il sera un bon pape », estime le commerçant.

« Il était très émouvant quand il a parlé pour la première fois, si différent de Benoît, qui était plus froid et réservé. »

Reuters

ACTE MANQUÉ – La Conférence épiscopale italienne salue l’élection d’un pape… italien

mars 14, 2013

C’est ce qu’on appelle une faute de communication. Le journal italien Il Fatto quotidiano publie en effet le communiqué de presse envoyé mercredi soir par la Conférence épiscopale italienne (CEI) pour saluer l’élection du nouveau pape. Problème : au lieu de féliciter Jorge Mario Bergoglio pour sa nomination, le communiqué se réjouit du choix d’Angelo Scola, archevêque de Milan.

Dans ce communiqué envoyé à 20 h 24, soit plus d’une heure après l’élection du pape François, « le secrétaire général exprime la joie de toute l’Eglise italienne après l’annonce de l’élection du cardinal Angelo Scola sur le trône de Saint-Pierre. » « Le nouveau pape poursuivra le travail entrepris par Benoît XVI, et l’Eglise italienne lui promet d’ores et déjà révérence inconditionnelle et obéissance », peut-on encore y lire.

Angelo Scola était effectivement bien placé dans la liste des prétendants au titre pontifical, mais le conclave lui a préféré finalement un pape non-italien.

Précisons toutefois que dans une pièce jointe à ce communiqué de presse, le nom du nouveau pape est rapporté correctement. C’est donc cela de prendre un peu trop ses espoirs pour des réalités.

Lemonde.fr

L’Argentin François 1er, nouveau pape – EN DIRECT

mars 13, 2013

 Photo Par Filippo Monteforte - L'Argentin Jorge Mario Bergoglio a été élu pape par les 115 cardinaux électeurs réunis depuis mardi soir en conclave, et succéde à Benoît XVI sous le nom de François 1er

  • AFP/AFP – Photo Par Filippo Monteforte – L’Argentin Jorge Mario Bergoglio a été élu pape par les 115 cardinaux électeurs réunis depuis mardi soir en conclave, et succéde à Benoît XVI sous le nom de François …plus  1er  moins 

Photo Par Vincenzo Pinto - La fumée blanche s'est échappée à 18H05 GMT de la cheminée de la chapelle Sixtine au Vatican, signalant l'élection d'un nouveau pape par les 115 cardinaux électeurs pour succéder à Benoît XVI, un peu plus de 24 après l'ouverture du conclave mardi après-midi
  • Photo Par Vincenzo Pinto – La fumée blanche s’est échappée à 18H05 GMT de la cheminée de la chapelle Sixtine au Vatican, signalant l’élection d’un nouveau pape par les 115 cardinaux électeurs pour succéder à Benoît XVI, un peu plus de 24 après l’ouverture du conclave mardi après-midi
  • Photo Par Tiziana Fabi - La foule grossit à vue d'?il sur la place Saint-Pierre, où accourent des fidèles ayant appris l'élection du nouveau pape et voulant assister à sa première apparition publiquePhoto Par Tiziana Fabi – La foule grossit à vue d’?il sur la place Saint-Pierre, où accourent des fidèles ayant appris l’élection du nouveau pape et voulant assister à sa première apparition publique

19H44 GMT – Réaction – L’Union européenne félicite le nouveau pape, en lui souhaitant un pontificat « long et béni » afin qu’il puisse « défendre et promouvoir les valeurs fondamentales de paix, de solidarité et de dignité humaine ».

19H42 GMT – Joie – L’élection de François 1er est accueillie par un tonnerre d’applaudissements à la cathédrale de Buenos Aires, dans son pays de naissance.

19H40 GMT – Liesse – Les cloches retentissent de nouveau place Saint-Pierre. Dans la foule, certains crient, chantent ou prient. « Un pape argentin, je n?arrive pas à y croire ! », s?exclame Silvie, une Argentine de 50 ans. « C?est le commencement d?une Eglise plus moderne, plus heureuse », lance Marie, venue d?Irlande.

19H35 GMT – Souriant – Le nouveau pape va « prier la Sainte-Vierge » demain « pour qu’elle bénisse la ville de Rome », conclut-il, avant de quitter le balcon dans un grand sourire.

19H30 GMT – Prière – « Priez pour moi », demande le nouveau souverain pontife à la foule.

19H26 GMT – Premiers mots – Pour sa première intervention, le nouveau pape appelle à la fraternité au sein de l’Eglise. « Les cardinaux sont allés me chercher au bout du monde », a-t-il plaisanté, sous les clameurs de la foule, avant de prier pour son prédécesseur Benoît XVI.

19H22 GMT – PREMIERE APPARITION DU PAPE AU BALCON DE LA BASILIQUE SAINT-PIERRE, IL BENIT LA FOULE

19H22 GMT – Identité – Jorge Mario Bergoglio, né le 17 décembre 1936 à Buenos Aires en Argentine, est un cardinal argentin, jésuite et archevêque de Buenos Aires depuis 1998. Il est le premier jésuite et premier américain élu au trône de Saint Pierre.

19H14 GMT – LE NOUVEAU PAPE S’APPELLERA FRANCOIS 1ER

19H13 GMT – L’ARGENTIN JORGE MARIO BERGOGLIO ELU PAPE

19H12 GMT – « HABEMUS PAPAM! », PRONONCE LE PROTODIACRE AU BALCON DE LA LOGGIA

19H11 GMT – Virtuel – Sur le compte twitter du Saint-Siège, VaticanCommunication, est apparu le message « Habemus papam », accompagné d’émoticônes d’applaudissements.

19H07 GMT – Et la lumière fut – Les lumières se sont allumées aux fenêtres de la loggia centrale de la basilique, là où doit apparaître le futur pape, sous les vivats de la foule.

19H06 GMT – Effervescence – La foule frémit d’impatience, continuant d’applaudir et d’acclamer le futur pape. Les personnes présentes parient entre eux sur l’identité du pape.

19H04 GMT – Supporters – Sur la place Saint-Pierre, des « Go Brazil ! » répondent à des « Allez le Canada! », venant de partisans du cardinal canadien Marc Ouellet et de son confrère brésilien Odilo Pedro Scherer, observe Eleanor Ide, journaliste de l’AFP.

18H58 GMT – Siège vacant – L’élection du nouveau pape met fin à 13 jours de période de siège vacant, pendant laquelle l’Eglise catholique romaine n’avait pas de chef.

18H53 GMT – Rapide – Le nouveau pape a été élu un peu plus de 24H après le début du conclave mardi après-midi. Pendant cette durée, les 115 cardinaux électeurs (de moins de 80 ans) avaient interdiction de communiquer avec l’extérieur.

18H50 GMT – Ferveur italienne – L’hymne italien est repris par une grande partie de la foule, témoignant de l’espoir de certains d’avoir enfin un pape italien, le dernier ayant été Jean Paul 1er il y a 35 ans. Le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, figure parmi les favoris pour succèder à Benoît XVI.

18H45 GMT – Sécurité – Peu à peu, l’esplanade située devant la basilique et sous la loggia centrale s’emplit de toutes les forces armées chargées de la défense du Vatican.

18H43 GMT – Numéro 266 – Quand il aura accepté son mandat, le pape nouvellement élu sera le 266e à monter sur le trône pétrinien.

18H39 GMT – Défilé – La fanfare de la gendarmerie vaticane, en grande tenue, arrive place Saint-Pierre, pour un concert. Elle précède le cortège des gardes suisses en uniformes d’apparat.

18H37 GMT – Flashes – La place, encadrée par la célèbre colonnade en arc de cercle du Bernin, crépite de flashes, de nombreux fidèles voulant immortaliser ce moment, indique Gildas Le Roux, journaliste de l’AFP sur place.

18H35 GMT – Foule – La foule grossit à vue d’?il sur la place Saint-Pierre, où accourent des fidèles ayant appris l’élection du nouveau pape et voulant assister à sa première apparition publique.

18H33 GMT – Loggia – Les caméras de CTV, la télévision du Vatican, sont déjà braquées sur la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre. La foule scrute également, sous les parapluies et les banderoles.

18H31 GMT – Chauvins – La nationalité du nouveau pape n’est pas encore connue, mais des drapeaux de divers pays flottent déjà au-dessus de la foule place Saint-Pierre: russe, américain, italien, vénézuélien, argentin, brésilien?

18H29 GMT – Klaxon – Outre celles de Saint-Pierre, les cloches des églises de Rome sonnent également pour célébrer l’élection. Comme pour un mariage, les rues de Rome retentissent de coups de klaxon fêtant l’élection du nouveau pape.

18H08 GMT – Ambiance de stade – « Vive le pape! Vive le pape! », crient les fidèles en délire sur la place Saint-Pierre, dans une ambiance de stade sur la place Saint-Pierre: les fidèles applaudissent, brandissent des drapeaux blancs et or aux couleurs du Saint-Siège. Dans la foule place Saint-Pierre, un gamin tous sourires, juché sur les épaules de son père, brandit un crucifix.

18H07 GMT – Cloches – Les cloches de la basilique Saint-Pierre sonnent à toute volée pour confirmer l’élection du nouveau pape.

EN DIRECT – La fumée blanche s’est échappée à 18H05 GMT de la cheminée de la chapelle Sixtine au Vatican, signalant l’élection d’un nouveau pape par les 115 cardinaux électeurs pour succéder à Benoît XVI, un peu plus de 24 après l’ouverture du conclave mardi après-midi.

Pour connaître son nom, il faudra attendre que le nouveau chef de l’Eglise catholique accepte sa charge, se choisisse un prénom avant que le protodiacre, le cardinal français Jean-Louis Tauran, ne fasse l’annonce officielle: « habemus papam ». Le nouveau pape fera ensuite sa première apparition publique au balcon de la Basilique Saint-Pierre.

AFPPar Jean-Philippe Chognot et les correspondants de l’AFP

Profession tailleur pour pape

mars 1, 2013

Luis Abel Delgado habillera le nouveau Saint Père

 
Profession tailleur pour pape

Le pape aux USLe Pape Pape et SarkozyLe Pape au vert

Tandis que le monde a les yeux rivés sur le Vatican pour connaître l’identité du nouveau pape, Luis Abel Delgado est lui, concentré sur sa machine à coudre. Dans quelques jours, le remplaçant de Benoît XVI portera ses robes.

Une aube papale un peu française. D’ici la fin du mois de mars, le nouveau pape portera en effet une robe conçue en partie grâce au savoir-faire hexagonal. Luis Abel Delgado, un tailleur colombien de 44 ans, a conçu les habits du futur Saint Père sur sa machine Singer âgée de 170 ans.

L’artisan installé au sud-ouest de Bogota a été investi «d’une mission divine». Au service du Vatican depuis des années déjà, Luis Abel Delgado travaille jour et nuit pour fournir mitre, chasuble, étole et l’aube que portera le nouveau pape dès son entrée en fonction. Le tailleur a reçu les plus beaux tissus romains pour concevoir cet ensemble. Il enverra dès demain une première partie de son travail au Vatican et mardi prochain la suite de son œuvre. À l’Agence France-Presse, le Colombien raconte comment il a cousu de manière millimétrée et à la main, la croix brodée qui ornera l’aube blanche du successeur de Benoît XVI. Le tailleur ne sera pas à l’abri de quelques retouches en fonction de la carrure du prochain pape désigné au conclave qui devrait commencer d’ici une quinzaine de jours.

Un pape dont Luis Abel Delgado compte rester très proche. Joseph Ratzinger restera pape émérite et s’habillera désormais de blanc comme il l’a confié à son tailleur. Un habit de retraite que le Sud-Américain se voit bien aussi confectionner. Les tenues des différents papes sont devenues de véritables pièces de collection. En matière de style, Benoît XVI est reconnu comme une référence à tel point qu’on gardera peut-être de lui l’image du premier Saint-Père icône de mode…

Gala.fr par Laure Costey

Le détail des adieux de Benoît XVI

février 27, 2013

Le pape Benoît XVI, mercredi, au Vatican.
Le pape Benoît XVI, mercredi, au Vatican. 

Le Pape préside mercredi sa dernière audience publique, devant plus de 100.000 fidèles, avant de quitter jeudi le Vatican dans un hélicoptère blanc.

Le diable serait-il dans les détails? Ainsi la couleur des futures chaussures de Benoît XVI seront-elles «marron» et non plus «rouges»… Précision futile mais qui intéresse suffisamment pour avoir été citée, mardi, par le porte-parole du Vatican, le père Lombardi, devant une salle comble de journalistes venus du monde entier pour suivre, mercredi, la dernière audience de ce pape et, jeudi, son dernier jour de pontificat.Benoît XVI qui continuera d’ailleurs à s’appeler «Sa Sainteté le pape Benoît XVI» ou «Pape émérite» ou encore «Pontife romain émérite», a noté le jésuite, alors qu’il était question qu’il puisse s’appeler «Évêque émérite de Rome».De même, le Pape continuera à porter une soutane blanche mais «toute simple», a-t-il observé, comme celle d’un simple prélat. Sans la mantelletta, cette courte pèlerine blanche, sans manches, qui lui couvre les épaules et qui était l’un des symboles vestimentaires du pouvoir reposant sur lui. Il ne portera plus non plus l’anneau du pêcheur, symbole de sa fonction. Cette lourde bague, personnalisée et représentant une barque, avec saint Pierre jetant les filets près du Christ, qui servait jadis à sceller des documents, doit être rendue inutilisable en présence des cardinaux.

Le porte-parole a par ailleurs détaillé le programme des dernières 48 heures de Benoît XVI. Elles s’achèveront, symboliquement, jeudi soir 28 février, à 20 heures, selon la propre volonté de ce pape démissionnaire. Aucun acte formel n’interviendra à ce moment-là, sinon la fermeture des imposantes portes de sa résidence de Castel Gandolfo où il va séjourner jusqu’à la fin du mois d’avril avant de revenir – une fois le nouveau pape élu et installé – dans un petit monastère niché dans les jardins du Vatican pour mener une vie de prière. Seul détail symbolique: interviendra, à cette seconde précise, la fin du service de la Garde suisse – rigoureusement attachée au Pape – qui ne surveillera plus cette porte et celui qu’elle protège. Sa sécurité étant, dès lors, assurée par la gendarmerie pontificale.

Situation inédite

Juste avant, vers 17 heures, il aura quitté la cité du Vatican dans un hélicoptère blanc de la marine militaire italienne. Et rencontré une dernière fois, jeudi matin, les cardinaux venus le saluer dans la salle Clémentine où, le 11 février, il leur avait annoncé, contre toute attente, sa décision de démissionner, considérant qu’il n’était plus en capacité de «bien» assumer sa tâche.

L’adieu à la grande foule, lui, a commencé ce mercredi matin, à 10h30, place Saint-Pierre de Rome où plus de 100.000 pèlerins et de Romains sont venus écouter sa «catéchèse», comme ils le faisaient chaque semaine depuis sept années, dix mois et neuf jours. Hormis le dispositif pour accueillir une grande foule, rien de particulier n’a été prévu, selon la volonté du Pape sortant, pour cette audience. Beaucoup d’émotions s’en dégagent déjà avec une affluence record dont témoignent les hôtels et pensions romaines qui n’ont pas pu faire face.

De même voit-on la lourde machinerie vaticane encore à la peine pour gérer cette situation inédite. Lundi matin, dans un contexte alourdi par des polémiques médiatiques incessantes, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’État, a écrit à tous les monastères de religieux et religieuses contemplatifs du monde pour leur demander instamment de prier pour cette succession: «Le prochain conclave pourra ainsi s’appuyer, de façon spéciale, sur la pureté limpide de votre prière et de votre louange», a-t-il observé.

Une date de conclave qui n’est toujours pas connue. Mardi, le père Lombardi a précisé que vendredi 1er mars, premier jour de la «vacance du siège apostolique» ne correspondait pas à la date de la première réunion des cardinaux à Rome mais seulement à la date d’envoi de la convocation des cardinaux à Rome par le doyen du Sacré Collège. Ce qui signifie que le résultat du premier vote des cardinaux réunis à Rome lundi prochain pour décider du jour de l’entrée en conclave dans la chapelle Sixtine ne sera connu qu’au «début» de la semaine prochaine, a-t-il insisté, et non ce vendredi, comme précédemment annoncé.

Lefigaro.fr par Jean-Marie Guénois

Pourquoi les papes changent-ils de nom ?

février 13, 2013
  • La coupole de la Basilique Saint-Pierre au Vatican.
    La coupole de la Basilique Saint-Pierre au Vatican. Crédits photo : FILIPPO MONTEFORTE/AFP 
     
     

    Le nom de règne d’un nouveau pape vient de son choix personnel, il n’est soumis à aucune autorité supérieure ou extérieure pour le conseiller ni même le valider.

    «De quel nom voulez-vous être appelé?» Solennelle et séculaire, cette question est posée par le cardinal doyen au pape nouvellement élu, immédiatement après avoir obtenu le consentement de son élection canonique. Dans la foulée, un procès-verbal de l’acceptation du nouveau pontif et du nom qu’il a pris est rédigé.Le nom de règne d’un nouveau pape vient de son choix personnel et «subjectif», il n’est soumis à aucune autorité supérieure ou extérieure pour le conseiller ni même le valider. Ubu XIII, Staline II ou Kevin XXIV pourrait donc exister, plaisante-t-on à la Conférence des évêques de France, si l’on s’en tient au strict code canon qui ne fixe aucune règle sur ce point. Dans les faits, le nouveau pape se conforme souvent aux usages et à la tradition laissée par ses prédécesseurs en adoptant un prénom déjà porté au moins une fois. Celui d’un pape ou d’un saint, en général. Mais le souverain pontife peut aussi choisir de rendre hommage à une église où il a officié ou encore à un parent.

    Montrer l’importance de sa consécration

    Si les premiers cas de changement de nom ont eu lieu pour éviter de porter le nom de dieux ou d’empereurs païens -le premier cas attesté est celui de Mercurius , en 533, qui a pris le nom de Jean II; et Octavien, en 955, est devenu pape sous le nom de Jean XII- la nouvelle dénomination a surtout un sens symbolique. Avec cette nouvelle mission, l’élu n’est plus le même homme qu’avant.

    Son nom doit donc changer pour donner une importance nouvelle à son avènement, même si celui-ci n’est pas un sacrement comme l’ordination d’un prêtre ou la consécration d’un évêque. Une symbolique en écho à l’Ancien testament comme au Nouveau, où les changements de nom sont des signes de conversion et d’élection par Dieu: Avram devient Abraham, Jacob devient Israël, Simon devient Pierre et Saul devient Paul.

    Pas de noms compliqués

    Depuis 996, seuls deux papes ont conservé leur prénom d’origine: Adrian Florensz Dedal est devenu Adrien VI en 1522 et Marcello Cervini est devenu Marcel II en 1555. Jean-Paul Ier, lui, avait innové en 1978 en empruntant pour la première fois un nom double, rendant hommage à Paul VI et Jean XXIII. Un autre fit son choix par abréviation de son nom de famille: le cardinal Piccolomini devint le pape Pie II en 1405. Certes Pie Ier avait existé mais son règne aussi lointain que court (15 ans, vers 140-155) n’avait laissé que trop peu de souvenir ou de gloire pour créer des inspirations.

    Souvent, les choix de nom se sont portés vers un prédécesseur à qui l’on a voulu exprimer sa gratitude ou son admiration. Une coutume si répandue qu’on l’a appelée «pietas», la piété en latin.

    Quant à Benoît XVI, il avait lui-même déclaré que son nom était une double référence à saint Benoît de Nursie et au pape Benoît XV, qui avait exhorté à la paix durant la Première Guerre mondiale.

    Parmi la liste de l’Annuario pontificio, qui recense 265 papes de Pierre à Benoît XVI, les noms «compliqués» ou à «consonnance singulière» sont rarement choisis «pour des raisons évidentes d’universalité», explique un prélat qui souligne l’importance d’«être lisible pour les gens du monde entier». La rumeur veut que Karol Wojtyła, futur Jean-Paul II, aurait voulu choisir le nom de Stanislas Ier en souvenir du saint protecteur de la Pologne, mais que les cardinaux l’en dissuadèrent car ce nom était inédit et étranger aux traditions du nom de règne…

    Si toutefois le remplaçant de Benoît XVI choisissait un nom qui ne figure pas dans la liste historique, il devrait le faire suivre de la mention «Ier». La numérotation est apparue au 8ème siècle avec Grégoire III (731-741) pour simplifier le système trop confus des adjonctions de «junior» et «secundus junior», adopté au VIème siècle, qui ne suffisait plus à différencier le nombre croissant d’homonymes.

    Lefigaro.fr par Delphine de Mallevoüe