Posts Tagged ‘Leaders’

[Tribune] Pourquoi de plus en plus de leaders de l’opposition sont placés en résidence surveillée

janvier 11, 2021
Manifestation des opposants au président camerounais Paul Biya à Paris, en octobre 2018.

Soucieux de ne pas s’attirer les foudres de leur population ou de la communauté internationale, certains régimes africains se contentent désormais d’enfermer leurs opposants à leur domicile, les plaçant dans une situation de non-droit.

Tout au long de l’année 2020, un nouveau phénomène politico-judiciaire s’est installé en Afrique francophone, en particulier dans les pays où l’alternance n’est pas encore entrée dans les mœurs : l’enfermement de leaders de l’opposition dans leur propre résidence. Du Togo au Cameroun, en passant par le Gabon, la Côte d’Ivoire et la Guinée, les principaux opposants ont fait les frais de ce traitement juridiquement innommé, auquel les régimes qui le pratiquent ne donnent pas de nom non plus, et dont les victimes n’ont pas de statut juridique.

En état de siège

Ils ne sont pas prisonniers. En droit, pour être considéré comme tel, il faut avoir fait l’objet d’un mandat de dépôt et être écroué. Ils ne sont pas en résidence surveillée non plus. C’est une peine judiciaire relevant d’une décision de justice par laquelle un juge ordonne à une personne de vivre dans un périmètre donné, lequel peut se limiter à son domicile, avec une restriction des moyens de communication.

Pour autant, les leaders politiques enfermés chez eux ne sont pas séquestrés : en droit pénal, un enfermement sans violence physique par une autorité légale n’est pas une séquestration. La figure de l’opposition enfermée dans sa maison se trouve ainsi dans une situation de non-droit. Alors que nulle autorité officielle ne le lui interdit formellement, elle ne peut pourtant quitter son domicile encerclé par les forces de l’ordre ; celui-ci est de fait en état de siège.

Des châtiments moins brutaux

Jusqu’au XXe siècle, le traitement réservé aux chefs de file de l’opposition allait de l’emprisonnement à l’assassinat, en passant par l’assignation à résidence dûment notifiée, sans oublier l’exil et le bombardement de biens immobiliers par des chars et des avions. Pour brutaux que fussent ces mécanismes punitifs, les opposants qui les subissaient avaient un statut juridique clairement identifié : ils étaient des « morts pour la liberté », des prisonniers politiques, des assignés à résidence, des exilés.

EMPRISONNER UN LEADER POLITIQUE PEUT CONTRIBUER À LUI FORGER UNE STATURE DE DÉFENSEUR DU PEUPLE

Bien qu’étant les seuls à communiquer – en imposant leur point de vue au niveau national à travers les médias d’État et en présentant des plaidoyers devant les instances internationales pour justifier de leurs actions –, les pouvoirs en place prenaient la précaution d’envelopper leurs châtiments du manteau du droit.

Les régimes actuels s’affranchissent de cette précaution minimale et font allègrement dysfonctionner la justice. Comme si c’était le moyen de s’assurer la longévité au pouvoir.

En effet, les choses ont bien changé au fil des décennies. D’abord, depuis 1990, les assassinats politiques ne sont plus une option, sauf à vouloir s’attirer les foudres de la communauté internationale. Ensuite, emprisonner un leader politique peut contribuer à lui forger une stature de défenseur du peuple, à accroître son capital sympathie auprès des populations en donnant du régime, a contrario, une image désastreuse à l’international, alors même qu’il s’emploie à la soigner. Enfin, l’on ne peut nier le rôle des réseaux sociaux, qui ont libéré l’expression des populations de ces pays et apparaissent désormais comme un contrepoids aux médias d’État.

Aucune sanction

Ces petits arrangements avec la justice paraissent surprenants, la plupart des États africains ayant ratifié des textes internationaux censés garantir à tous les citoyens le droit à une justice équitable. Plusieurs pays ont d’ailleurs inscrit la Déclaration universelle des droits de l’homme dans leur Constitution.

LA SEULE SOLUTION RESTE LA CONSTRUCTION NATIONALE D’UN RÉEL ÉTAT DE DROIT

En réalité, seules les déclarations trouvent grâce aux yeux de ces États car, contrairement aux conventions, chartes et pactes internationaux, elles n’ont aucun pouvoir de coercition. C’est une norme morale dont la violation ne donne lieu à aucune sanction. Les pays africains ont donc une tendance à se désengager des instruments internationaux qui leur imposent le respect de leurs obligations. C’est ce qui se passe depuis un certain temps avec la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.

La seule solution reste la construction nationale d’un réel État de droit. Afin d’éviter l’arbitraire, la loi doit être la même pour tous : pas de privilèges, pas d’exceptions et tous les citoyens doivent être en mesure de dire si leurs actes sont légaux. Et pour éviter que malgré tout l’État n’abuse de son autorité, la séparation des pouvoirs doit être effective. Par la disposition des choses, le pouvoir doit arrêter le pouvoir.

Avec Jeune Afrique par

Paulette Oyane Ondo

Avocate au barreau du Gabon, présidente du Centre pour la promotion de la démocratie et la défense des droits de l’homme

La colonisation racontée par ceux qui l’ont combattue

novembre 28, 2020
« Décolonisations », de Pierre Singaravélou, Karim Miské et Marc Ball, Seuil – Arte Editions, 232 p., 29,90 euros

Après la diffusion d’un documentaire sur Arte, l’historien Pierre Singaravélou et les réalisateurs Karim Miské et Marc Ball racontent dans un ouvrage la colonisation du point de vue des leaders et des peuples qui l’ont combattue.

« Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur. » Ce fameux proverbe de l’écrivain nigérian Chinua Achebe, les trois auteurs de l’ouvrage qui vient de sortir sous le titre Décolonisations, version écrite de leur série documentaire en trois épisodes, diffusée il y a quelques mois par la chaîne Arte, l’ont pris au pied de la lettre.

Ce que l’historien Pierre Singaravélou et les réalisateurs Karim Miské et Marc Ball racontent, en effet, c’est une histoire de la colonisation dont les principaux personnages ne sont pas ceux qui l’ont entreprise ou y ont participé, les Christophe Colomb, Pierre Savorgnan de Brazza, Cecil Rhodes, Léopold II, ou ceux qui semblent y avoir mis fin comme Clément Attlee ou Charles de Gaulle. Non, les héros de cette histoire, ce sont les colonisés qui ont résisté à la domination occidentale sur leurs territoires au XIXe et au XXe siècles. Des peuples insoumis, qui ont payé le prix du sang, dont émergèrent des leaders restés célèbres : Lalla Fatma N’Soumer et Abdelkrim au Maghreb, Jomo Kenyatta au Kenya, Ghandi et Sarojini Naidu en Inde, Ho Chi Minh en Indochine.

Résistance permanente

Un changement de perspective qui permet de documenter les tragédies qu’ont vécues les populations dominées mais surtout de comprendre que l’histoire « officielle » de la colonisation, si longtemps imposée par les colonisateurs, était non seulement incomplète, car vue d’un seul côté, mais aussi mensongère.

Certes, cela fait quelques temps que plus grand monde n’ose soutenir où que ce soit que l’objectif principal de la conquête de territoires en Afrique, en Asie et en Amérique latine par les pays occidentaux consistait à apporter « la civilisation » à des populations « en retard » qui auraient subi passivement cette domination.

LES PEUPLES COLONISÉS, DANS LEUR GRANDE MAJORITÉ, N’ONT PAS ACCEPTÉ LEUR SORT

Mais ce n’est pas pour autant qu’on a mis au premier plan ce qui est tout simplement incontestable pour les historiens contemporains qui abandonnent toute vision néocolonialiste ou pour n’importe quel individu qui veut bien s’informer : les peuples colonisés, dans leur grande majorité, n’ont pas accepté leur sort et, malgré la difficulté de l’entreprise pour combattre un occupant disposant et abusant de la supériorité militaire, la révolte et même la résistance déterminée n’ont jamais cessé face à l’envahisseur. Cela commence dès l’enfance (dans le cas par exemple de Kateb Yacine ou Frantz Fanon), cela ne s’arrête jamais. On a beau n’avoir guère d’espoir de l’emporter à court terme, on agit quand même.

L'écrivain algerien Kateb Yacine, vers 1965

La maharani de Jhansi et le roi des Batéké

Prenons l’exemple de l’Inde, où la colonisation est réputée avoir été sinon moins violente du moins généralisée qu’ailleurs. Manikarnika Tambe, née en 1828 dans un territoire dominé par la Compagnie britannique des Indes orientales, épouse à 14 ans le maharajah de Jhansi, dont elle prend la succession à sa mort, 11 ans plus tard. La jeune reine est déchue de son titre au bout de quatre mois et son royaume annexé immédiatement et sans autre forme de procès par la Compagnie qui ne cesse d’étendre son emprise un peu partout à travers le sous-continent.

Mais quand, en 1857, les soldats indiens au service de cette Compagnie, les cipayes, se révoltent régiment après régiment contre leur maître, elle remonte sur son trône et organise la résistance en créant notamment un bataillon de femmes. Ce n’est qu’après dix jours de bombardements, un assaut mené par 5000 combattants britanniques bien armés et le massacre de 3000 hommes, femmes et enfants que le général envoyé pour « rétablir l’ordre » réussira à s’emparer du palais-forteresse de la souveraine. Laquelle peut s’enfuir et rejoindre à une centaine de kilomètres des princes indiens qui n’ont pas encore capitulé avant de mourir les armes à la main. Et de devenir plus tard une grande héroïne de l’Inde indépendante.

Un cas qui n’est pas isolé, en Asie comme en Afrique et tout au long de la période de colonisation. Et qui prend des allures différentes selon les circonstances. Pour résister à l’avancée des colonisateurs portugais, le roi des Batéké au Congo s’allie à un explorateur français, Brazza, qui lui offre sa protection… avant de trahir sa confiance en livrant à son pays la maîtrise du terrain.

« De l’égalité des races »

Malgré ces tentatives d’échapper à la sujétion, la plupart des terres africaines tombent sous le joug des pays européens qui exercent leur pouvoir sur 100 millions de personnes sur le continent autour de 1880. Et qui se partagent même, lors de la Conférence de Berlin, en 1885, les territoires que les puissances occidentales peuvent administrer sans se concurrencer. En justifiant un tel impérialisme sans limites par des discours « scientifiques » établissant une hiérarchie entre les races « supérieures » et les races « inférieures ».

Mais là encore, non sans que ce discours autojustificateur – dont l’un des principaux auteurs n’est autre que le célèbre fondateur de la Société anthropologique de Paris, Paul Broca, acharné à mesurer des volumes crâniens soi-disant plus importants chez les Blancs –, ne soit réfuté peu après qu’il a été émis. Par un Noir. Le Haïtien Anténor Firmin démontre en effet que les chiffres de Broca ont été truqués pour avaliser son postulat préalable d’une hiérarchie raciale. Il publie même les résultats de son travail dans un livre, De l’égalité des races humaines, qui infirme sans appel les pures croyances qui, à cette époque, légitimaient, si l’on peut employer ce terme, l’esclavage et la colonisation.

Résistants inconnus

Manikarnika Tambe, Anténor Firmin… ou encore ces Kikuyus octogénaires qui participèrent à la révolte des Mau Mau au Kenya et obtinrent sur le tard et après d’innombrables recours en justice des excuses de la couronne britannique. L’ouvrage fort bien illustré de Pierre Singaravélou, Karim Miské et Marc Ball, comme le film truffé d’images rares qu’il accompagne, évoquent des dizaines et des dizaines d’exemples de ces résistants complètement inconnus du commun des mortels qui ont combattu à leur manière la colonisation.

Prisonniers Mau Mau, détenus par les colons britanniques

Des hommes et très souvent des femmes – le « sexe fort » dit-on dans un chapitre éclairant contenant un portrait magistral de Sarojini Naidu – qui ont consacré leur vie à cette cause, parfois les armes à la main, parfois en prônant la désobéissance civile, parfois en écrivant des livres, parfois même… en gagnant pieds nus un match de football contre une équipe de Blancs parfaitement équipés comme le fit l’équipe des Bengalis du Mohun Bagan à Calcutta en 1911. À la plus grande satisfaction d’un public réunissant – une fois n’était pas coutume – les supporters hindous comme les musulmans alliés dans le soutien à la lutte nationaliste.

CE TRAVAIL NE CACHE RIEN DES CÔTÉS SOMBRES DE L’HISTOIRE DE LA COLONISATION ET DE LA DÉCOLONISATION

On aimerait que Décolonisations puisse devenir un support d’enseignement aussi bien dans les pays occidentaux que dans les pays autrefois colonisés. D’autant que le récit proposé, s’il glorifie à juste titre les héros du combat émancipateur, ne verse pas dans l’hagiographie ou la légende. Il ne cache rien des côtés sombres de l’histoire de la colonisation et de la décolonisation : les collaborateurs qui se mirent par pur intérêt au service des oppresseurs, les profiteurs de la décolonisation, les dictateurs perpétuant le néocolonialisme… Ce qui ne fait que mettre mieux en valeur par contraste l’importance de la lutte pour la liberté qui fut toujours populaire et ne connut aucune trêve. Et ne peut qu’aider à développer l’esprit critique, base de tout enseignement de l’histoire digne de ce nom.

« Décolonisations », de Pierre Singaravélou, Karim Miské et Marc Ball, Seuil – Arte Editions, 232 p., 29,90 euros

Avec Jeune Afrique par Renaud de Rochebrune

Toulouse veut devenir l’un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle

septembre 29, 2018

Toulouse (France) – L’Université Fédérale Toulouse-Midi-Pyrénées (UFTMP) veut faire de Toulouse l' »un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle » grâce à Aniti, projet de super-pôle dédié à ce domaine et rassemblant laboratoires et entreprises, déposé vendredi en réponse à un appel de Cédric Villani.

« Avec la création de l’Institut Aniti (Artificial and Natural Intelligence Toulouse Institut), c’est un véritable système d’organisation autour de la recherche en intelligence artificielle » que propose l’UFTMP, selon un communiqué de cette université, transmis samedi.

Le projet, qui répond à l’appel à manifestation d’intérêt impulsé par le député et mathématicien Cédric Villani, regroupe établissements d’enseignement supérieur, organismes de recherches et partenaires industriels.

Alors que Toulouse accueille la 2e plus grande concentration de chercheurs en France (6.800 dans le public), le projet entend s’appuyer sur les « forces en matière d’intelligence artificielle » déjà très développées dans la région, notamment concernant l’intelligence artificielle dite « hybride ».

33 des 143 laboratoires que comptent l’UFTMP sont ainsi déjà impliqués dans des expérimentations sur cette intelligence artificielle qui mêle raisonnement logique et apprentissage classique par déduction, afin de « construire une intelligence artificielle plus fiable ».

Si l’UFTMP compte déjà 23 établissements d’enseignement supérieurs, 1 centre hospitalier universitaire et 7 organismes de recherche répartis sur 11 villes, son ambition avec Aniti est de « doubler le nombre d’étudiants formés à l’IA à l’horizon 2023 » et « d’augmenter significativement le nombre de docteurs » dans ce même domaine.

Ce super-pôle aura pour vocation de mieux « intégrer les besoins de l’industrie » et de renforcer la recherche. « Les résultats en recherche et développement pourront en particulier être exploités dans les domaines des transports, de l’environnement et de la santé », explique l’UFTMP dans son communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 29 septembre 2018 16h19)                                                        

Classement: qui sont les 100 leaders africains de demain ?

octobre 1, 2017
La promotion 2016 du classement des leaders de demain de l’Institut Choiseul reçue par Manuel Valls en juin 2016. © DR

Pour la quatrième année consécutive, l’Institut Choiseul, think tank français, a établi un classement des futurs grands décideurs économiques africains. Jeune Afrique vous livre en exclusivité le palmarès 2017, à retrouver intégralement dans notre édition datée du 1er octobre.

Depuis 2014, l’Institut Choiseul établit un classement des 100 premiers décideurs économiques africains de moins de 41 ans.  Jeune Afrique s’est associé au think tank français et livre en exclusivité le palmarès à ses lecteurs.

Déjà présent dans cette sélection en 2015 et 2016, Basil El-Baz occupe la tête du classement. Après des études à Harvard, ce fils de la bourgeoisie égyptienne a conçu la première usine d’ammoniac de son pays au milieu des années 2000. Aujourd’hui, il travaille au financement d’un complexe pétrochimique dont le coût est estimé à 10 milliards de dollars. En deuxième position, on trouve le Nigérian Kabiru Rabiu, héritier du groupe familial BUA, puis la Sud-Africaine Zukie Siyotula, ex-patronne de Thebe Capital.

Les francophones ne sont pas absents du classement Choiseul. Les Marocains sont les plus nombreux avec 8 représentants, suivis des Algériens et des Ivoiriens (6 chacun), des Gabonais, des Rwandais, des Tunisiens (3), des Sénégalais, des Congolais (RDC), des Camerounais et des Mauriciens (2). Au Total, 32 nationalités sont représentées.

Sans surprise, le secteur financier (banque, société d’investissement, assurance) est le mieux représenté dans cette sélection (18 décideurs sur 100), devant l’énergie (15), l’agrobusiness et les technologies de l’information (13 chacun), puis le BTP (9).

Si, pour beaucoup de personnalités, leur rang évolue peu d’une année sur l’autre, certaines grimpent en 2017 de manière significative, à l’image de l’Algérien Sami Agli dont l’importance du groupe familial a été réévaluée (39ème, +39 places). D’autres au contraire reculent sensiblement. C’est le cas de la Tunisienne Safia Hachicha (71ème, moins 56 places), qui a quitté la société d’investissement Swicorp (plus d’un milliards d’euros sous gestion) et est classée cette année en tant que dirigeante de la société de conseil Abakus Advisors.

Une quarantaine de nouveaux visages fait également son apparition.

Jeuneafrique.com par

Congo: Les arrestations des leaders de l’Opposition continuent

avril 13, 2016
Auteur: Alain Bongo

Jacques BANANGANDZALA, ancien président du Conseil Supérieur de la Liberté de communication, co-président de l’IDC, convoqué depuis 4 jours par le DGST Philippe OBARA, s’est présenté aux services de la police politique depuis ce matin à 10 h 10.

Motif de cette interpellation saugrenue, une prétendue dénonciation des plus ridicules faite par Jean Ngouabi, locataire de la DGST depuis voilà plusieurs semaines déjà.

Selon nos informations obtenues de source proche du dossier, Jean Ngouabi aurait lors de ses interrogatoires argué qu’après le scrutin du 20 mars, l’intéressé se trouvant à Makoua où il coordonnait l’équipe de campagne locale de JMM Mokoko, s’était vu sans ressources financières, l’empêchant ainsi de rejoindre Brazzaville.

Devant cette difficulté, Jean Ngouabi s’était résolu d’appeler justement à Brazzaville Jacques Banangandzala afin que ce dernier qui consente un prêt de 100 000 F CFA lui permettant de rallier notre ville capitale.

Mais, avant que son créditeur espéré ne fasse le geste tant attendu, Jean Ngouabi est cueilli à Makoua par la police politique, au motif qu’il serait impliqué dans une manœuvre d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

Ayant reçu depuis près de quatre une convocation de la Dgst, Jacques Banangandzala s’est donc présenté ce matin à la forteresse en pierres avec son avocat.

Finalement, le leader de l’IDC est présentement aux arrêts, dans les geôles d’Obara.

Informé, le directoire de l’IDC se réunit demain pour analyser cet abus de plus et engager une démarche d’information auprès des organismes internationaux.

A l’heure où nous diffusons cette information, sa famille et son avocat sont très inquiets de la santé de cet homme politique désormais privé de son traitement médical.

Affaire à suivre….

Avec Zenga-mambu.com

Tchad: six mois de prison ferme requis contre cinq leaders de la société civile

avril 7, 2016

N’Djamena – Le procureur de la République tchadienne a requis jeudi six mois de prison ferme contre cinq leaders de la société civile et reporté la suite du procès au 14 avril, alors que la police a violemment dispersé leurs sympathisants.

Le parquet a requis six mois de prison ferme, il s’agit d’une décision purement politique qui vient de l’exécutif, a déclaré à l’AFP l’un de leurs avocats, Frédéric Nanadjingue au terme d’une audience de deux heures interdite à la presse.

Mahamat Nour Ahmed Ibedou, Younous Mahadjir, Nadjo Kaina Palmer, Céline Narmadji et Albissaty Alazam, déjà écroués, appartiennent à plusieurs mouvements de la société civile dont l’Union des syndicats du Tchad (UST), Ca suffit, Trop c’est trop et Iyina (On est fatigués).

Les quatre opposants sont accusés de provocation à un attroupement non autorisé, tentative d’atteinte à l’ordre public et opposition à l’exercice d’une autorité légitime, après avoir appelé à manifester contre la candidature dimanche du président Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 26 ans, à un cinquième mandat.

Environ 200 sympathisants, qui avaient réussi à se réunir, très tôt, devant le Palais de justice, certains bâillonnés pour dénoncer le manque de liberté d’expression, portaient des pancartes: Libérez nos héros, défenseurs de la justice sociale, Déby dégage.

Les policiers, très nombreux devant le Palais de justice et tout autour dans les rues adjacentes, empêchaient 200 autres manifestants, des lycéens, de rejoindre les premiers.

Sifflant et entonnant à plusieurs reprises l’hymne national, les militants ont ensuite crié leur solidarité envers les cinq prévenus qui sortaient pour être reconduits à la prison, scandant liberté, liberté!.

Dès le départ du fourgon emmenant les détenus, les nombreux policiers, équipés d’armes automatiques, ont violemment dispersé les militants pacifiques en tirant au-dessus d’eux à balles réelles et en lançant des grenades lacrymogènes, provoquant une très grande panique. Un jeune a été légèrement blessé au cou.

Vous voyez le règne de l’impunité, du népotisme et du clanisme, lançait Franklin, un manifestant, tandis qu’un autre accusait la France et Hollande de soutenir Déby.

La France, ancienne puissance coloniale, avait sauvé le pouvoir d’Idriss Déby en février 2008 lorsqu’une rébellion avait gagné la capitale.

Et, face à la menace islamiste dans les pays sahéliens, Paris a fait de la capitale tchadienne le quartier-général de sa force Barkhane.

Le pouvoir au Tchad, pays producteur de pétrole à la population très pauvre, a été confronté ces dernières semaines à une contestation inédite à la suite d’un mouvement de lycéens dénonçant le viol d’une jeune Tchadienne par des fils de dignitaires, à laquelle il n’a répondu que par des interdictions de manifester.

La présidentielle, qui se tient dimanche avec 14 candidats en lice, devrait voir la réélection sans surprise du chef de l’Etat Idriss Déby Itno.

Romandie.com avec(©AFP / 07 avril 2016 15h21)

Congo/Désobéissance civile: j+2 et arrestation des leaders de l’opposition au siège de l’UPADS à Diata

octobre 21, 2015

14h10 : Arrestation au siège de l’Upads des leaders politiques de l’opposition

– Clément Mierassa
– Colonel Bongouanza
– Colonel Kinfoussia
– Marion Mandzimba Ewouango

12h30 : Pierre Mabiala, le sassouiste décomplexé

Après avoir envoyé sa femme et ses enfants dans la ville du Mans en France, le ministre Pierre Mabiala, responsable de la campagne du OUI au référendum à Dolisie et dans le Niari qui a été chassé de Dolisie est en route pour Brazzaville comme ses collègues Emile Ouosso chassé de Sibiti et Florent Ntsiba, chassé de Lékana.
Les patriotes ont placés des checkpoints sur la route …..

11h50 : News

Tirs nourris à balles réelles et jets de gaz lacrymogène à Bacongo et Makelekele à Brazzaville et à Mpaka à Pointe-Noire.
Les miliciens à solde de Ndenguet pillent les magasins.

11h35 : Pointe-Noire

À pointe noire, les blessés en majorité jeunes sont transportés dans des brouettes à destination de l’hôpital comme vous le voyez sur cette image …


11h30 : Dernières nouvelles

La désobeissance civile est largement suivie sur tout le territoire congolais.

10h27 : Sibiti

A Sibili, Emile Ouosso, ministre des Travaux publics, qui est aussi le président de la campagne référendaire du Parti congolais des travailleurs (PCT, parti de Denis Sassou Nguesso), a rapporté à RFI avoir été empêché de sortir de chez lui par des opposants qui ont jeté des pierres sur sa voiture et sa maison.

10h00: Diplomatie

Le ministre des affaires étrangères congolais Jean Claude Ngakosso sera reçu aujourd’hui à 18h au Quai d’Orsay par Laurent Fabius

9h50 : Diaspora: Manisfestation

Le Congo saigne sous les balles du dictateur Sassou Nguesso qui reste sourd aux appels à la raison.
Manif cet après midi et SIT-IN habituel à la Place de VENEZUELA.

Heure : 15h00 à 20h00.
Métro : Victor Hugo-Ambassade du Congo

Citoyennes, citoyens et ami(e)s du Congo, rendez-vous à 15h à la Place de VENEZUELA.
Venez nombreux faire entendre la voix du peuple congolais et relayer sa détermination à mettre un terme au pouvoir du sanguinaire de Sassou Nguesso.

Zenga-mambu.com

RDC: arrestation des leaders de Y’en a marre et du Balai citoyen

mars 15, 2015

C’est à l’issue d’une conférence de presse que le Sénégalais Fabel Barro de Y’en a marre et le Burkinabè Oscibi Johann du Balai citoyen ont été interpellés au siège de l’ONG Ba jeune Maboko Na Maboko Pona Congo (Main dans la main pour le Congo) dans le quartier populaire de Masina. Avec eux, quelques journalistes et plusieurs autres jeunes du quartier qui attendaient un concert que devait organiser l’ONG Filimbi.

Des éléments de la police, des militaires et d’autres agents en civil les ont amenés à bord de trois pick-up. Selon nos sources, toutes les personnes interpellées ont été conduites à l’ANR, l’Agence nationale des renseignements. Les animateurs de Y’en a marre et du Balai citoyen risquent une expulsion du territoire congolais.

Ils sont arrivés à Kinshasa il y a quelques jours pour participer à des ateliers organisés par l’ONG Filimbi. Un échange d’expériences qui aurait été mal apprécié par les autorités congolaises.

Y’en a marre a contribué à mettre fin aux ambitions d’Abdoulaye Wade qui briguait un troisième mandat présidentiel au Sénégal. Au Burkina, le Balai citoyen a été au centre des événements qui ont conduit à la chute de Blaise Compaoré.

Le rappeur sénégalais Simon, membre actif des Y’en a marre revient sur les ambitions de mouvement citoyen :

On veut faire un nouveau type d’Africain, c’est-à-dire qui est au courant de la Constitution, qui est au courant des lois de son pays, qui s’implique dans le changement de son pays en changement son environnement. C’est un mouvement citoyen, un mouvement pacifique.
Rfi.fr