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Le Canada fixe au 17 octobre la légalisation du cannabis

juin 20, 2018

La consommation et la culture du cannabis deviendront légales au Canada le 17 octobre / © AFP/Archives / PHILIPPE HUGUEN

La consommation et la culture du cannabis deviendront légales au Canada le 17 octobre, faisant du pays le premier du G7 à autoriser cette drogue douce, cinq ans après que l’Uruguay soit devenu le premier pays au monde à légaliser de la sorte.

Le Premier ministre libéral Justin Trudeau en a fait l’annonce après que les deux chambres du Parlement canadien ont voté cette semaine le projet de loi du gouvernement.

« Nous nous sommes engagés à améliorer notre système pour mieux protéger nos jeunes et priver d’argent le crime organisé », a déclaré le Premier ministre à la séance des questions à la Chambre des Communes.

M. Trudeau a justifié le délai avant l’entrée en vigueur de la loi par le fait que les provinces, qui devront organiser la vente dans des magasins autorisés, avaient demandé plus de temps pour le faire.

« On a écouté les provinces qui nous demandent plus de temps pour l’implanter, c’est pour ça que nous acceptons les demandes des provinces et on va légaliser à partir du 17 octobre 2018 », a-t-il dit.

La prohibition du cannabis est en vigueur depuis 1923 au Canada, mais le gouvernement autorisait depuis 2001 son usage thérapeutique.

Concrètement, d’ici le 17 octobre, rien ne change, le cannabis demeurera illégal, à moins d’être autorisé à des fins médicales ou scientifiques.

Pour la suite, les adultes ayant au moins 18 ou 19 ans, selon la province ou le territoire, pourront légalement acheter, cultiver et consommer une quantité limitée de cannabis.

Chaque ménage canadien pourra faire pousser jusqu’à quatre plants chez lui et une personne pourra détenir en public jusqu’à 30 grammes de cannabis légal, a précisé le gouvernement.

– ‘Ne conduisez pas en planant

Le Premier ministre, qui avait avoué en 2013 avoir déjà fumé « cinq ou six fois » un joint avec des amis, a justifié la légalisation par la nécessité de sortir les trafiquants du marché et de protéger les jeunes.

« Notre approche, centrée sur la santé publique, protégera mieux nos jeunes, détrônera le marché illégal et fournira aux adultes une source légale de cannabis de qualité contrôlée », a souligné pour sa part Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé.

La consommation de cannabis / © AFP / John SAEKI, Laurence CHU, Adrian LEUNG

« La sensibilisation du public demeurera la clé de voûte de nos efforts pour aider les Canadiens à bien s’informer sur le cannabis et à faire des choix éclairés », a-t-elle ajouté.

« La conduite sous l’influence de la drogue, y compris du cannabis, ainsi que le transport transfrontalier de cannabis sont déjà illégaux et ils le demeureront », a averti de son côté Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique.

« La conduite sous l’influence de la drogue est extrêmement dangereuse et elle peut ruiner votre vie en un clin d’oeil: ne conduisez pas en planant », a-t-il averti.

Justin Trudeau est persuadé qu’après le Canada, d’autres grands pays vont suivre.

Certains pays occidentaux « reconnaissent que le Canada est en train d’être audacieux (…) et reconnaissent l’honnêteté » du pays, qui avoue que le système répressif actuel « ne fonctionne pas pour empêcher nos jeunes d’avoir un accès facile au cannabis », avait déclaré à l’AFP Justin Trudeau en mai.

– 400 millions de dollars –

Au passage, le gouvernement canadien va encaisser des recettes fiscales sur un marché estimé à 6 à 7 milliards de dollars canadiens (3,9 à 4,5 milliards d’euros).

Pour chaque gramme de cannabis vendu à un prix inférieur ou égal à 10 dollars, un droit d’accise d’un dollar canadien (0,65 euro) sera collecté avec une répartition entre l’État fédéral (un quart) et les provinces. A cela s’ajoutent les taxes à la consommation fédérales et provinciales allant au total de 10% à 15% environ selon les provinces.

Le ministre des Finances Bill Morneau table sur une manne fiscale de l’ordre de 400 millions de dollars canadiens, avec l’objectif de garder des prix bas pour se « débarrasser du marché noir ».

Il reviendra d’ici le 17 octobre aux provinces d’organiser la vente de cannabis dans des magasins autorisés, parfois sur le mode actuel des boutiques de vente d’alcool contrôlées par les pouvoirs publics.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2018 23h22)

Canada: les députés votent la légalisation du cannabis

juin 18, 2018

Rassemblement à l’occasion de la Journée internationale du cannabis devant le Parlement canadien à Ottawa, le 20 avril 2016 / © AFP/Archives / Chris Roussakis

Les députés canadiens ont adopté lundi le projet de loi pour légaliser le cannabis, ce qui ferait du Canada le premier pays du G7 à autoriser la consommation libre de cette drogue douce.

Le texte législatif a été adopté à 205 voix contre 82 et a été renvoyé au Sénat, qui l’avait amendé. En vertu de la constitution, le Sénat peut retarder l’adoption d’un projet de loi mais pas la bloquer.

Une fois cette réforme adoptée par la chambre haute, elle devra recevoir la sanction royale (signature du décret d’application). Une légalisation effective est attendue début septembre.

Le gouvernement libéral avait rejeté la semaine dernière 13 des 46 amendements proposés par le Sénat qui avait approuvé le projet de loi la semaine précédente au terme de sept mois d’étude.

L’un de ces amendements aurait laissé le choix aux provinces d’interdire la culture du cannabis à domicile, comme souhaitent le faire le Manitoba et le Québec. Mais le gouvernement s’y est fermement opposé.

« On reconnaît qu’il y a diverses perspectives à travers le pays mais nous avons fait les études et les consultations par rapport à la culture à domicile », avait déclaré le Premier ministre Justin Trudeau en justifiant la décision du gouvernement d’autoriser la culture de quatre plants de cannabis au maximum par personne.

« Dans trois ans, on pourra réviser ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas » dans la loi, avait-il dit.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juin 2018 22h52)

Pour Trudeau, légaliser le cannabis au Canada va faire boule de neige

mai 11, 2018

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau répond aux questions de journalistes de l’AFP à Ottawa, le 9 mai 2018. / © AFP / Lars Hagberg

La légalisation du cannabis au Canada, effective « dans l’été », est suivie de près par les alliés d’Ottawa qui pourraient rapidement s’en inspirer, a déclaré Justin Trudeau dans un entretien exclusif à l’AFP.

Promesse de campagne, cette mesure va faire du Canada le premier pays du G7 à autoriser la production, le commerce et la consommation de cette drogue douce, cinq ans après l’Uruguay, premier Etat de la planète à l’avoir fait.

Le Sénat canadien devrait adopter une version finale du projet de loi début juin pour une entrée en vigueur attendue « pendant l’été », a dit le Premier ministre canadien.

« Il y a beaucoup d’intérêt de nos alliés pour ce que l’on fait, ils reconnaissent que le Canada est en train d’être audacieux (…) et reconnaissent notre honnêteté, quand on avoue que le système actuel ne fonctionne pas pour empêcher nos jeunes d’avoir un accès facile au cannabis », a-t-il relevé, un mois avant le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G7 au Canada.

« Dans beaucoup de pays, notamment au Canada, il est plus facile (pour un mineur, NDLR) d’acheter un joint que d’acheter une bière. Ca n’a aucune logique! Et, en plus, c’est une source de revenus épouvantables pour le crime organisé », a poursuivi M. Trudeau.

Son gouvernement libéral veut croire « qu’en contrôlant et en réglementant la vente de cannabis, on va pouvoir mieux protéger nos communautés, mieux protéger nos jeunes », a expliqué le Premier ministre.

« Les alliés auxquels j’ai parlés sont intéressés de voir comment ça va se passer (…) avant de se lancer », a noté M. Trudeau, sans préciser à quels pays il faisait référence. « Si ça fonctionne bien, et je m’attends à ce que ça fonctionne bien, ça me surprendrait énormément qu’ils tardent beaucoup à étudier quel modèle pourrait fonctionner pour eux », a-t-il dit.

Une fois que le gouvernement fédéral aura légalisé le cannabis, les provinces et territoires canadiens auront la tâche d’en organiser le commerce. L’Ontario et le Québec, qui représentent plus des deux tiers de la population canadienne, ont déjà prévu un encadrement strict par des entreprises publiques spécialisées.

En termes de valeur, la production de « l’industrie du cannabis égale l’industrie de la bière » et est « plus grande que l’industrie du tabac », selon des statistiques officielles évaluant à 5,7 milliards de dollars canadiens (3,7 milliards d’euros) les dépenses des Canadiens en cannabis en 2017.

Romandie.com avec (©AFP / 11 mai 2018 13h22)                

Le Zimbabwe légalise la production du cannabis à des fins médicales

avril 28, 2018

Un fumeur de cannabis, le 20 avril 2018 à Ottawa au Canada / © AFP/Archives / Lars Hagberg

Le Zimbabwe a décidé de légaliser la production sur son territoire de cannabis à des fins médicinales ou scientifiques, selon un décret du ministre de la Santé paru au Journal officiel.

La marijuana était jusque là tolérée dans le pays en petites quantités pour la médecine traditionnelle, notamment pour traiter l’asthme, l’épilepsie ou pour… accélérer la pousse des cheveux.

La production et l’utilisation de grandes quantités étaient punies de peines allant jusqu’à douze ans de prison.

Le nouveau texte permet dorénavant aux citoyens zimbabwéens ou aux entreprises dûment établies dans le pays de solliciter un permis de production d’une validité de cinq ans auprès du ministère de la Santé sous strictes conditions.

« Le demandeur doit préciser la quantité maximale, exprimée en poids net en grammes, du cannabis frais, séché ou sous forme d’huile qu’il s’engage à produire, sous quelle pédiode, ainsi que le nombre maximal de plants qu’il vendra », stipule le décret.

Les producteurs qui ont l’intention de « posséder, produire, vendre, fournir, transporter ou livrer du cannabis en plus d’un seul point » devront demander un autre permis, précise-t-il.

L’usage médical du cannabis se développe dans certains pays du monde afin de soulager les souffrances dues aux cancers, au sida ou à d’autres pathologies.

L’Uruguay est devenu en décembre 2013 le premier pays au monde à légaliser la production, la distribution et la consommation du cannabis à des fins récréatives.

Romandie.com avec(©AFP / 28 avril 2018 14h51)                  

Aux États-Unis, la revanche des ex-dealers devenus vendeurs de cannabis légal

février 17, 2018

Virgil Grant dans sa boutique de vente de cannabis et de produits dérivés à Los Angeles, le 8 février 2018 / © AFP / Frederic J. BROWN

Virgil Grant surfe sur le succès de la légalisation du cannabis en Californie: son petit empire compte déjà trois dispensaires, deux plantations et une ligne de vêtements. Une juste réparation pour lui qui a purgé six ans de prison pour avoir dealé de la marijuana.

Dans sa boutique discrète du sud de Los Angeles, il montre fièrement ses dernières innovations: une gourde rechargeable de thé infusé de CBD, l’une des molécules non-psychoactives de cette drogue douce, ou des onguents vendus dans de jolies fioles.

Son succès d’aujourd’hui, il l’a toutefois payé cher lors des décennies de « guerre contre la drogue », avant le début du mouvement massif pour la légalisation du cannabis aux Etats-Unis.

Arrêté en 2008 par la police fédérale, Virgil a passé six ans derrière les barreaux. « Il y a beaucoup de gens de couleur qui ont été arrêtés et incarcérés, comme moi, pour des affaires de marijuana, des crimes et délits non-violents. (…) C’est désormais légal, mais il y a toujours des gens en prison », explique-t-il à l’AFP.

Sous une forme ou une autre, l’herbe a été légalisée dans une trentaine d’Etats à ce jour, même si elle reste interdite au niveau fédéral.

« Ces gens devraient être libérés immédiatement et leurs casiers judiciaires expurgés », ajoute ce cofondateur d’une association spécialisée dans les droits des minorités dans le secteur de la plante euphorisante, la California Minority Alliance.

D’après l’association de défense des droits civiques ACLU, 8,2 millions de personnes ont été arrêtées pour commerce ou consommation de marijuana entre 2001 et 2010. Un chiffre quatre fois plus important chez les Noirs que chez les Blancs, alors que leur consommation est similaire selon de multiples études.

– « On perd tout » –

L’impact sur les Afro-américains et les Hispaniques a été dévastateur, plongeant des familles entières dans la pauvreté.

« On perd tout, même sa voiture », se souvient Virgil Grant, qui n’a pas pu voir grandir ses cinq filles. Une fois sortis de prison, les ex-dealers peinent à retrouver emploi, logement ou subvention, et donc à sortir de la précarité.

Là où la plante est devenue légale, les autorités prennent conscience de l’impact socio-économique des politiques répressives passées et mettent en place des mesures de réparation.

Des critiques font valoir que ce qui était illégal à l’époque se devait d’être réprimé par la police et puni en justice. Cat Packer, responsable de la législation sur le cannabis de Los Angeles, rétorque que des arrestations disproportionnées chez les Noirs ont eu seulement lieu « parce que la police était plus active dans ces communautés ».

Los Angeles, Oakland, Portland, entre autres, veulent désormais octroyer des licences de commercialisation de marijuana en priorité à ceux qui ont souffert de la « guerre contre la drogue ».

– « Barrières à l’entrée » –

La California Minority Alliance milite par ailleurs dans tout le pays pour que les minorités défavorisées aient leur chance de participer activement à ce secteur légal encore embryonnaire: il faut « que ça ne coûte pas un million de dollars pour obtenir une licence », argumente-t-elle.

Sans quoi, avertit l’association, « ce sera une industrie (de plus) dominée par les hommes blancs ».

Des villes comme San Diego, San Francisco ou Seattle veulent par ailleurs amnistier des milliers de condamnations passées. Beaucoup d’associations californiennes organisent aussi des « cliniques » pour aider les anciens condamnés, en majorité des hommes de couleur, à faire expurger leurs casiers judiciaires.

Eddie Erby, l’un des employés de Virgil Grant, a été arrêté à 18 ans pour avoir vendu de la marijuana. Il a passé dix ans derrière les barreaux.

Le cannabis « était une manière de gagner de l’argent rapidement parce qu’on n’arrivait pas à trouver un travail, parce qu’on n’avait pas la bonne couleur de peau », raconte-t-il, tout en pesant des fleurs de cannabis pour la commande d’un client.

Aujourd’hui âgé de 52 ans, il a mis des années à reconstruire sa vie. Virgil Grant embauche régulièrement d’anciens prisonniers: « Je leur dis +soyez à l’heure, soyez honnête et vous avez le boulot+ ».

Et du boulot il y en a: le marché du cannabis vaut déjà près de 20 milliards de dollars aux Etats-Unis, un chiffre qui devrait doubler d’ici trois ans.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 16h21)                

États-Unis: Avec la légalisation du cannabis, les animaux veulent planer aussi

juin 20, 2017

Brett Hartman administre à sa chienne Cayley une dose de cannabis pour l’aider à lutter contre l’anxiété, le 8 juin 2017 à Los Angeles / © AFP / Robyn Beck

Cayley, six ans, vient de prendre son petit-déjeuner, et agite frénétiquement la queue. Le labrador noir, euphorique, attend sa dose de marijuana, administrée matin et soir par son maître Brett Hartmann pour l’aider à lutter contre l’anxiété.

« Depuis que j’ai commencé à lui donner du CBD (cannabidiol, un extrait de marijuana), son angoisse de séparation a disparu », affirme M. Hartmann, 30 ans, à propos de sa chienne, acquise lorsqu’il était étudiant pour l’aider lors de ses crises d’épilepsie.

Ce consultant dans le domaine de la marijuana près de Los Angeles assure que le cannabis l’a aidé à soigner son épilepsie et qu’il n’a plus besoin que sa chienne l’accompagne partout.

Le problème, c’est que cette retraite forcée a plongé sa compagne canine dans la déprime: « elle a mal vécu cette transition », mais « le CBD l’a vraiment aidée », raconte le jeune homme, qui donne aussi du cannabis à son teckel vieillissant.

Le secteur à forte croissance de la marijuana médicale et récréative pèse plusieurs milliards de dollars aux Etats-Unis et les animaux ne sont plus en reste de cette tendance planante.

« Nous enregistrons une croissance (des ventes) de 20% chaque mois », assure Alison Ettel, fondatrice de TreatWell, société californienne spécialisée dans les produits non-psychoactifs à base de cannabis, pour les animaux et leurs maîtres.

Chiens, chats, tortues, lézards, alpagas, chevaux et autres cochons: les propriétaires de nombreuses espèces utilisent de plus en plus le cannabis pour traiter des maladies aussi variées que des cancers, des troubles cardiaques, de l’arthrite ou des otites.

Les résultats sont très encourageants, selon Alison Ettel, pour qui le cannabis permet d’augmenter l’espérance de vie.

Lorsqu’elle a lancé son affaire il y a dix ans, elle traitait environ 20 animaux par an, essentiellement des chiens. La marijuana à usage médical a depuis été légalisée dans 29 Etats américains et dans la capitale fédérale Washington, et le nombre de patients à quatre pattes a décollé.

« Nous traitons des milliers d’animaux », affirme-t-elle.

Petite complication: le cannabis reste illégal au niveau fédéral et les lois des Etats l’ayant légalisé ne s’appliquent pas aux animaux.

Les propriétaires doivent donc obtenir des cartes de marijuana médicale à leur nom pour pouvoir acheter de l’herbe pour leurs fidèles compagnons, les vétérinaires n’ayant pas le droit d’en prescrire.

– Attention aux doses –

Cette zone grise juridique et le manque d’études vétérinaires incitent aussi à la prudence concernant le dosage.

« On commence avec des doses très faibles pour tenter de trouver celle qui est appropriée », explique Melinda Hayes, fondatrice de Sweet Leaf Shoppe, un service de livraison de marijuana médicale. « La dernière chose dont on ait envie, c’est de voir que son animal ne se sent pas bien ».

Pour ses partisans, l’avantage du cannabis pour les animaux malades par rapport aux antalgiques ou autres médicaments traditionnels, c’est que quand il est correctement utilisé il n’a pas d’effets secondaires notables.

« D’autres médicaments peuvent abîmer les reins, le foie, entre autres organes », souligne Mme Hayes.

Autre plus: c’est moins cher que nombre de médicaments traditionnels.

Certains vétérinaires appellent toutefois à la prudence face à ceux qui présentent le cannabis comme un remède miracle.

« Il n’y a pas d’études sur les chiens ou les chats, encore moins sur les cochons d’Inde et autres espèces, donc je ne sais pas quels peuvent être ses bienfaits s’il y en a », fait valoir Ken Pawlowski, directeur de l’association médicale des vétérinaires californiens.

D’après lui, si un animal peut se sentir mieux après avoir ingéré du cannabis, cela ne veut pas dire qu’il est guéri: « La maladie est-elle traitée ou empire-t-elle ? »

Les propriétaires d’animaux comme Brett Hartmann restent malgré tout enthousiastes, reconnaissant néanmoins que les gens ont besoin d’être mieux informés.

« Nous avons tant d’exemples de réussites », affirme-t-il.

« J’étais contre le cannabis jusqu’à ce que je commence à en prendre pour mon épilepsie ». « Ca m’a aidé à me soigner et c’est logique de l’utiliser pour mes chiens », conclut-il.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2017 13h26)                

Santé: l’Argentine légalise l’usage médicinal du cannabis

mars 29, 2017

 

Photo du service de presse du Sénat argentin lors du vote des sénateurs en faveur d’une loi autorisant l’usage thérapeutique d’huile de cannabis, le 29 mars 2017 / © Prensa Senado/AFP / HO

Les sénateurs argentins ont définitivement adopté mercredi une loi autorisant l’usage thérapeutique d’huile de cannabis, mais ont maintenu l’interdiction de cultiver la plante, une revendication des familles de malades.

La loi, qui avait déjà été approuvée par les députés en novembre, permet l’importation d’huile de cannabis pour les patients ayant des prescriptions médicales et au ministère argentin de la Santé de fournir gratuitement le médicament dans des cas d’épilepsie, d’autisme et d’autres pathologies.

« C’est un rêve qui se réalise, une immense joie car cela va soulager (…) les patients quelle que soit leur pathologie », a déclaré à l’AFP Maria Laura Alasi, mère de Josefina, 4 ans, qui est atteinte depuis l’âge de 7 mois du syndrome de West, une grave forme d’épilepsie.

Cette loi « ouvre la voie à ce que la substance soit obtenue auprès d’un fournisseur légal et à un accompagnement médical », s’est félicité le docteur Marcelo Morante dans les couloirs du Sénat, après l’adoption du texte.

Depuis la décision pionnière de l’Uruguay, qui a été en décembre 2013 le premier pays au monde à avoir légalisé la production, la distribution et la consommation du cannabis, d’autres comme le Mexique, la Colombie et le Chili ont infléchi leur position dans un contexte de légalisation progressive de la marijuana sur le continent américain.

Romandie.com avec(©AFP / 30 mars 2017 03h12)

Les Thaïlandais veulent mettre de l’ordre dans le commerce du sexe

novembre 14, 2011

Le gouvernement thaïlandais songe à légaliser la prostitution qui est une des sources de revenus les plus importantes au pays

Selon le Conseil national du développement économique et social, la légalisation de la prositution aurait le mérite d’éliminer la corruption, -plus besoin de protection politique ou policière- et on pourrait la taxer.

La légalisation de la prostitution donnerait aussi un statut légal et une protection aux travailleurs et travailleuses du sexe.

Le problème est le même partout dans le monde, mais la Thaïlande qui encaisse des centaines de millions de dollars en revenus directs avec le tourisme sexuel veut mettre de l’ordre là-dedans lit-on dans le South China Morning Post.