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Législatives en Centrafrique : les violences redoutées n’ont pas eu lieu

mars 16, 2021
Lors des élections législatives en Centrafrique, dimanche 14 mars 2021.

À défaut de se mobiliser massivement, les Centrafricains ont pu voter dimanche dans le calme et la sécurité pour le second tour des législatives. Les résultats seront connus d’ici le 22 mars.

Si l’issue du scrutin n’a pas encore été dévoilée, une chose est sûre : le taux de participation ne sera pas très élevé. « Il n’y a pas une grande affluence », observait à la fermeture des bureaux de vote Ali Ousman, responsable du réseau Arc-en-ciel, qui regroupe les observateurs du scrutin de 15 organisations de la société civile. « Chez nous, les législatives ne suscitent pas un grand enthousiasme, c’est la présidentielle qui compte », ajoutait-il.

Après avoir glissé son bulletin dans l’urne au lycée Barthélemy Boganda de Bangui, Godefroy Mokoamanede, directeur d’un bureau d’études, s’était désolé de la faible affluence : « quand les gens votent une première fois, ils ne voient plus l’utilité de voter une seconde fois ». « Je dois faire mon travail de citoyen, malgré l’insécurité. Il ne faut pas que le pays recule », avait embrayé Michel, un cultivateur.

Faible enjeu politique

La peur de violences a-t-elle tenu les électeurs éloignés des urnes ? Le 27 décembre, les scrutins avaient été considérablement perturbés par l’offensive annoncée sur Bangui de la CPC, coalition des plus importants groupes armés qui occupaient depuis plusieurs années plus des deux tiers du territoire. Réunis au sein de la Coalition des patriotes pour la Centrafrique, ils avaient juré d’empêcher la réélection du président Faustin-Archange Touadéra. Ce dernier a toutefois été réélu, mais avec 53,1% des voix de moins d’un tiers des 1,2 millions d’inscrits. La légalité de la présidentielle comme la légitimité de la réélection du chef de l’État sont depuis fortement contestées par l’opposition.

GLOBALEMENT ÇA S’EST BIEN PASSÉ, IL N’Y A PAS EU D’INCIDENT MAJEUR »

L’enjeu de ces législatives est faible, tant il fait peu de doute que le parti au pouvoir conservera sa majorité à l’Assemblée nationale. Mais dimanche, le pays tout entier avait les yeux rivés sur d’éventuelles violences dans les campagnes, où les rebelles se sont repliés et menacent toujours, jurant de renverser Faustin-Archange Touadéra.

140 sièges à pourvoir

« Globalement ça s’est bien passé, il n’y a pas eu d’incident majeur », a assuré à l’AFP dimanche soir le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Fall, porte-parole des Casques bleus de l’ONU déployés depuis 2014 en Centrafrique. « Tous les centres où il n’y avait pas pu avoir de premier tour ont pu voter aujourd’hui », a-t-il ajouté.

Le scrutin perturbé fin décembre a paradoxalement permis au pouvoir de se renforcer, en reprenant militairement du terrain depuis. Mais les rebelles ont été repoussés uniquement grâce à l’engagement dans les combats de centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais, envoyés par Moscou et Kigali à la rescousse de Faustin-Archange Touadéra et d’une armée centrafricaine peu formée et mal équipée. On ignore combien de temps ils resteront dans le pays.

Cent-quarante sièges sont à pourvoir mais, au premier tour, 22 députés ont été élus et seulement 49 circonscriptions sont en ballottage pour le second tour. Les résultats devraient être connus d’ici le 22 mars. Dans les 69 autres circonscriptions, le premier tour réorganisé dimanche sera suivi d’un second à une date qui n’a pas encore été faite.

Par Jeune Afrique avec AFP

Législatives en Côte d’Ivoire : des élections plus ouvertes que jamais

mars 5, 2021
Le 6 mars, près de 800 candidats sans étiquette brigueront un mandat de député.

Pour la première fois en dix ans, les trois plus grands partis de Côte d’Ivoire participent à un même scrutin. Les élections législatives de ce samedi s’annoncent donc très indécises.

Près de 7,5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes, ce samedi, quatre mois après une élection présidentielle marquée par des violences. Les législatives permettront-elles de tourner la page de cette séquence chahutée ? Une chose est sûre : c’est la première fois depuis la fin de l’année 2010 que les trois principales formations politiques du pays acceptent de jouer le jeu des urnes. Les législatives pourraient donc réserver quelques surprises.

• Le poids des nouvelles alliances

Elle paraît bien loin la présidentielle d’octobre et la course en solitaire du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Fini la politique de la chaise vide pour l’opposition et l’absence des pro-Gbagbo, qui reviennent dans le bain électoral après plus d’une décennie de boycott.

Nouvelle force en présence, nouvelles alliances : le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié et le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo dans la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) ont trouvé un accord sur 80 % de candidatures communes. Ils aligneront des candidats communs dans les circonscriptions à listes et se sont entendus pour des désistements dans celles où le scrutin était uninominal, à l’exception d’une dizaine de localités, dont Gagnoa, fief de Laurent Gbagbo.

CES LÉGISLATIVES FONT FIGURE DE TEST POUR L’ANCIEN DÉTENU DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE

Ces législatives font figure de test pour l’ancien détenu de la Cour pénale internationale (CPI) dont le retour en Côte d’Ivoire est espéré par ses fidèles dans les semaines qui viennentPour le PDCI, déjà fragilisé en interne depuis la présidentielle et la stratégie de désobéissance civile, ces élections sont l’occasion d’une remobilisation de son électorat. « S’ils conservent leurs députés, ce sera déjà une victoire », estime le politologue Sylvain N’Guessan.

Uni pour dénoncer la candidature à un troisième mandat d’Alassane Ouattara, le tandem composé du PDCI et du FPI de Pascal Affi N’Guessan a volé en éclats. Ce dernier s’est allié avec d’autres formations politiques : l’Union pour la démocratie et pour la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), d’Albert Toikeusse Mabri, le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), de Charles Blé Goudé, le mouvement Agir, de Martial Ahipeaud. Ces alliances représentent au total une centaine de candidats, dont une soixantaine avec l’étiquette du FPI « légal ».

SUR LA BASE DES LISTES ÉLECTORALES, L’OPPOSITION EST DÉJÀ PERDANTE

« L’opposition joue gros dans cette élection, observe Arsène Brice Bado, du Cerpa. Elle joue sa crédibilité après avoir appelé ses électeurs à se démobiliser lors de la présidentielle. » Les adversaires du chef de l’État doivent compenser avec un problème mathématique majeur : « Le RHDP a beaucoup mobilisé pour l’élection du 31 octobre 2020 et il a réussi à faire enregistrer un grand nombre de personnes sur les listes électorales, poursuit Arsène Brice Bado. Ce n’est pas le cas de l’opposition. Sur la base de ces listes électorales, elle est déjà perdante. »

Il faudra aussi compter sur une escouade de candidats indépendants, qui sont près de 800 et qui pourraient créer la surprise.

• Le RHDP en recherche de « légitimité »

Du côté du RHDP, l’objectif est clair : conserver la majorité absolue à l’Assemblée et même remporter plus des 148 sièges sur 255 dont il dispose actuellement dans l’hémicycle. Pour cela, le parti a mis les moyens. Il présente des candidats dans les 250 circonscriptions du pays et presque tous les ministres et proches du président ont été envoyés au front. Moyens humains, mais aussi financiers, avec de nombreux déplacements et meetings à grand renfort d’écrans géants, de voitures floquées et de distributions de goodies.

LE RHDP DOIT DÉMONTRER QU’IL PEUT CONVAINCRE AU-DELÀ DE SON ÉLECTORAT TRADITIONNEL DU NORD

Pour Sylvain N’Guessan, le RHDP est « le parti qui a le plus à perdre » dans cette élection. « Le véritable enjeu est là : le RHDP doit démontrer qu’il peut convaincre au-delà de son électorat traditionnel du nord de la Côte d’Ivoire et rassembler dans les zones acquises à l’opposition : dans le Centre, l’Ouest, l’Est et le Sud. » « Le RDHP doit absolument gagner la majorité. Après être d’une certaine manière passé en force lors de l’élection présidentielle, il doit renforcer sa légitimité », abonde Eugène Brice Bado.

• Les personnalités alignées

Tous les ministres ou presque sont candidats chez eux : Ally Coulibaly, chargé des Affaires étrangères, se présente à Dabakala ; Sidi Tiémoko Touré, porte-parole du gouvernement, à Béoumi ; Kandia Camara, ministre de l’Éducation nationale, à Abobo ; Siandou Fofana, au Tourisme et aux Loisirs, à Port-Bouët ; Laurent Tchagba, de l’Hydraulique, et Danho Paulin, des Sports, à Attécoubé… Ils sont une trentaine au total à briguer un mandat de député.

« Être élu ne sera pas une condition exclusive, mais ce sera évidemment un critère important quand il faudra procéder à des arbitrages [au moment de former le prochain gouvernement] », confiait récemment un proche du président à Jeune Afrique. Grand absent : le Premier ministre Hamed Bakayoko, en France pour des raisons de santé. Il brigue un troisième mandat à Séguéla, dans le nord-est du pays. Adama Bictogo, proche de Ouattara, est quant à lui candidat à Agboville.

Dans l’opposition, Affi N’Guessan, sorti de prison fin décembre après deux mois de détention pour son rôle durant la campagne, est candidat à sa réélection à Bongouanou. Laurent Akoun, le secrétaire général adjoint du FPI pro-Gbagbo, l’est pour sa part à Alépé.

Maurice Kakou Guikahué, le numéro deux du PDCI, sera pour sa part candidat à sa réélection à Gagnoa sous-préfecture. Du côté des pro-Gbagbo, Michel Ggabgo, fils de Laurent Gbagbo, se présente à Yopougon.

• Les circonscriptions à suivre

À Abidjan, les résultats de certaines circonscriptions seront scrutés de près. À Yopougon, qui fournit six députés à l’Assemblée, l’enjeu est important pour les pro-Gbagbo et EDS qui, alliés au PDCI, rêvent de reprendre la circonscription au RHDP. « Yopougon, c’est pour nous ! » a lancé Michel Gbagbo lors du meeting d’ouverture de la campagne. La liste est conduite par le président d’EDS, Georges Armand Ouégnin. Face à eux, Gilbert Koné Kafana, du RHDP, député depuis dix ans et maire de la commune.

Au Plateau, le quartier des affaires d’Abidjan, c’est un duel aux allures de revanche entre le PDCI et le RHDP qui se prépare après des municipales houleuses, sur fond d’accusation mutuelle de fraudes. Le député sortant Jacques Ehouo, pour le PDCI, affrontera Ouattara Dramane, du RHDP, et plusieurs indépendants.

À Gagnoa sous-préfecture, fief de Laurent Gbagbo, Maurice Kakou Guikahué, le numéro deux du PDCI, sera candidat à sa réélection face à Marie-Odette Lorougnon, ancienne députée et vice-présidente du FPI, figure des « Gbagbo ou rien » (GOR). Les deux camps, alliés ailleurs, sont concurrents dans cette circonscription très symbolique.

Daoukro, fief d’Henri Konan Bédié, basculera-t-elle dans l’escarcelle du RHDP ? Nombre d’observateurs n’y croient pas. Venance Konan, patron du grand quotidien Fraternité Matin et candidat du parti présidentiel, se dit « confiant ». Il s’opposera à Olivier Akoto pour le PDCI et à Henriette Lagou, une candidate indépendante.

• Seulement 11 % de femmes candidates

Ce qui devait être un enjeu majeur de ces législatives n’est est finalement plus un, avant même la tenue du scrutin. Une loi adoptée en 2019 impose aux formations politiques de présenter 30 % de femmes. Faute d’être coercitif, le texte ne sera dans les faits appliqué par aucun des partis en lice. Seule certitude : l’hémicycle ivoirien demeurera très majoritairement masculin. Aujourd’hui, seulement 11 % de femmes y siègent. Un pourcentage qui ne devrait guère évoluer.

Avec Jeune Afrique par Florence Richard – à Abidjan

Gambie: inscription des candidats aux législatives, 1er scrutin de l’après-Jammeh

mars 10, 2017

Banjul (Gambie) – La Commission électorale gambienne (IEC) a commencé à enregistrer les candidatures au scrutin législatif du 6 avril, le premier de l’ère post-Yahya Jammeh, selon un de ses responsables vendredi, alors que la coalition de l’ex-opposition menace de se défaire.

M. Jammeh a dirigé la Gambie plus de 22 ans, jusqu’à son départ en exil en janvier à la suite de sa défaite, qu’il a contestée pendant six semaines, à la présidentielle du 1er décembre 2016 face à Adama Barrow, candidat d’une large coalition d’opposition.

Au premier jour, jeudi, du dépôt des candidatures qui se poursuit jusqu’à dimanche, l’IEC a reçu des dossiers de deux partis politiques et d’indépendants, a indiqué à l’AFP le porte-parole de la Commission, Joe Colley.

Ces formations sont l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC) de Yahya Jammeh, et le Congrès démocratique de Gambie (GDC), dont le responsable, Mama Kandeh, était un des trois candidats à la présidentielle, avec MM. Jammeh et Barrow.

Des dossiers sont encore attendus de six autres partis et d’indépendants.

L’Assemblée nationale compte 53 députés: 48 élus et cinq nommés par le président, pour un mandat de cinq ans.

L’APRC avait remporté une victoire écrasante aux précédentes législatives, en 2012, boycottées par six des principaux partis d’opposition à Yahya Jammeh, qui accusaient son régime « d’abus de pouvoir ».

L’ex-parti au pouvoir est confiant dans ses chances de « dominer l’Assemblée nationale », a dit à l’AFP son responsable de campagne, Yankuba Colley. « Nous sommes le plus grand parti » gambien, a-t-il assuré.

Au sein de la nouvelle majorité, emmenée par le Parti démocratique unifié (UDP) qui fut la principale formation de l’opposition à Yahya Jammeh, l’heure semblait au divorce, selon des sources internes ayant requis l’anonymat.

« Nous n’avons pas pu trouver un accord » sur les listes de candidatures, a affirmé à l’AFP un responsable de la coalition jeudi soir.

« Un des partis veut que 36 des 53 circonscriptions électorales lui soient réservées. Nous allons nous séparer », a-t-il dit, refusant de donner d’autres précisions.

Le ministre de l’Intérieur Mai Fatty a par ailleurs présenté vendredi ses excuses au journaliste Kebba Jeffang, du journal privé Foroyaa, pris à partie la semaine dernière lors d’une conférence de presse, a constaté un correspondant de l’AFP.

Kebba Jeffang avait suscité l’ire de militants de plusieurs partis présents à cette conférence de presse, à laquelle participait M. Fatty avec ses collègues des Affaires étrangères, Ousainou Darboe, et du Tourisme, Hamat Bah, sur le risque d’éclatement de la coalition à l’approche des élections.

Dans une lettre ouverte publiée jeudi, Reporters sans frontières (RSF) a demandé au nouveau président gambien de « s’engager fortement pour la liberté de la presse, en dénonçant les intimidations contre les journalistes », en particulier l’agression de Kebba Jeffang.

L’organisation a exhorté M. Barrow à abolir les lois réprimant la liberté d’expression et salué sa volonté déclarée d’enquêter sur les disparations ou meurtre de journalistes sous Yahya Jammeh, espérant que « ces efforts portent des fruits tangibles et ne restent pas des gestes de bonne volonté ».

La campagne présidentielle d’Adama Barrow a été soutenue par sept partis de l’ancienne opposition, dont l’UDP, et une personnalité indépendante.

Tous sont représentés dans le gouvernement comprenant 17 ministres, dont les six derniers ont prêté serment jeudi.

Romandie.com avec(©AFP / 10 mars 2017 21h40)             

Élection présidentielle et scrutin test au Ghana

décembre 7, 2016

Les bureaux de vote pour les élections présidentielle et législatives ont fermé mercredi soir au Ghana. Les résultats sont attendus dès jeudi soir. Ce scrutin a valeur de test dans un pays à l’économie en perte de vitesse et malmené par des scandales de corruption.

Dans une majorité de bureaux de vote de ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest, les bureaux de vote ont fermé à 18h00 (heure en Suisse), sous la surveillance de policiers. Quelque 15 millions d’inscrits étaient appelés à élire leur prochain président pour un mandat de quatre ans ainsi que leurs 275 députés.

A Jamestown, un quartier de la capitale Accra, près de 30 personnes comptaient le nombre d’empreintes de pouces attestant du vote d’électeurs. « Jusqu’ici, cette phase du processus (électoral) se déroule dans le calme », a commenté Christopher Fomunyoh, observateur accrédité, et directeur régional d’une ONG américaine.

Sept candidats étaient en lice pour la présidentielle, dont une ex-première dame, Nana Konadu Agyeman-Rawlings. Mais la bataille se joue entre les rivaux historiques: le président sortant John Mahama (Congrès national démocratique – NDC) et le leader du NPP (Nouveau parti patriotique), Nana Akufo-Addo. Si aucun des deux principaux candidats ne remporte plus de 50 % des voix, un second tour aura lieu courant décembre.

« Leader incorruptible »
M. Akufo-Addo est apparu décontracté mercredi matin lors de son vote dans sa ville de Kibi, à deux heures de route au nord d’Accra. Il a souligné qu’il était « très important que le processus électoral se déroule avec efficacité et de manière pacifique, pour que le Ghana garde sa réputation de défenseur de la démocratie » en Afrique.

Pour ses partisans, l’image de l’opposant est celle d’un « leader incorruptible ». Ils espèrent qu’il pourra remettre l’économie d’aplomb pour entrer en compétition avec la Côte d’Ivoire, voisin en plein regain de croissance.

Président sortant « très confiant »
Une foule s’était massée mercredi matin à Bole (nord) pour accueillir le président dans sa ville d’origine. M. Mahama a déclaré se « sentir très confiant » quant aux résultats du scrutin et « fier » de son bilan, n’ayant « aucun regret ».

« Apporter l’eau courante dans un village et changer ainsi les vies de ceux qui y vivent est aussi important pour moi que de construire l’échangeur autoroutier Kwame Nkrumah » à Accra. Il s’est exprimé après avoir déposé son bulletin dans l’urne, sous les yeux des observateurs de la Cédéao, l’organisation régionale d’Afrique de l’Ouest.

Ralentissement économique
M. Mahama, 58 ans, peut se féliciter d’avoir instauré une discipline fiscale. Toutefois, son mandat a été entaché par un ralentissement économique (3,3 % en 2016), dû à la chute des cours des matières premières dont le Ghana est fortement dépendant (or, cacao, pétrole, notamment), et à des scandales de corruption au sein de l’administration.

M. Akufo-Addo, 72 ans, qui se présente pour la troisième fois à la magistrature suprême, juge que ce scrutin est un « moment charnière » pour le Ghana.

Tensions et violences
La campagne électorale a été marquée par des tensions et des violences. Un partisan du NPP a été tué lundi dans des heurts en marge d’un meeting.

Lors des dernières élections de 2012, les deux mêmes candidats principaux s’étaient affrontés. Le président Mahama avait remporté le scrutin de peu, avec 50,7% des voix contre 47,7% pour M. Akufo-Addo qui avait contesté en vain les résultats devant la Cour constitutionnelle. Il a récemment déclaré qu’il n’excluait pas de retourner vers la justice s’il perdait ce scrutin.

Romandie.com avec(ats / 07.12.2016 20h30)  

Gabon: législatives de décembre reportées au plus tard au 29 juillet 2017

décembre 3, 2016

Libreville – Les élections législatives au Gabon, qui devaient se tenir en décembre, ont été reportées au plus tard au 29 juillet 2017 pour cas de force majeure, a indiqué samedi dans une déclaration le ministre de l’Intérieur.

Cette décision a été prise par la Cour constitutionnelle, saisie par le Premier ministre, lui-même informé par la Commission électorale de l’impossibilité d’organiser cette élection en ce mois de décembre 2016, en raison de l’insuffisance des dotations financières prévues à cet effet, d’après la déclaration écrite du ministre de l’Intérieur Lambert Matha transmise à l’AFP.

La Cour a pris en compte des dépenses imprévues consécutives aux violences enregistrées à l’issue de l’élection du président de la République en septembre, indique samedi le quotidien l’Union.

La proclamation le 31 août de la réélection d’Ali Bongo Ondimba avait provoqué des violences rares au Gabon, avec des morts, des manifestations et des pillages sévèrement réprimés.

La réélection de M. Bongo avait été confirmée le 23 septembre par la Cour constitutionnelle qui avait rejeté le recours de son rival Jean Ping.

Après sa réélection, M. Bongo avait proposé un dialogue politique à l’opposition que M. Ping, qui se proclame le président élu, a toujours refusé jusqu’à présent, ce qui compromettait l’organisation du scrutin législatif dans un climat apaisé.

Il nous est apparu de bon sens de commencer d’abord par réunir les conditions du dialogue pour une élection législative apaisée, avait répété mardi le porte-parole du gouvernement Alain-Claude Bilie-By-Nze. Il se trouve que certains estiment qu’ils ne peuvent pas dialoguer avec Ali Bongo Ondimba et qu’ils vont organiser leur propre dialogue.

La Cour constitutionnelle a décidé le report de la tenue du scrutin dont la date limite d’organisation est fixée au 29 juillet 2017 ainsi que la prorogation du mandat de l’actuelle législature jusqu’à la proclamation des résultats de ces prochaines élections, selon le ministre de l’Intérieur.

Le gouvernement s’engage à prendre toutes les mesures appropriées pour respecter ce nouveau délai, ajoute le ministre.

Le Parti démocratique gabonais (PDG) d’Ali Bongo dispose d’une majorité écrasante (114 députés sur 120) dans l’actuelle assemblée issue des élections législatives de décembre 2011.

L’expiration du mandat de l’actuelle législature est fixée au 27 février 2017. Dans ces conditions, l’élection des députés devant siéger à la prochaine législature devait avoir lieu le 27 décembre 2016 au plus tard, selon le ministre de l’Intérieur.

Romandie.com avec(©AFP / 03 décembre 2016 12h39)             

Centrafrique: élections législatives et présidentielle fixées au 27 décembre

novembre 9, 2015

Bangui – Le référendum constitutionnel aura lieu le 13 décembre en Centrafrique, suivi par le 1er tour des élections présidentielle et législatives le 27 décembre, a annoncé lundi soir l’Autorité nationale des élections (ANE) à la radio d’Etat.

Le référendum porte sur un projet de nouvelle Constitution, prévoyant notamment une limitation à deux mandats présidentiels, qui avait été adopté par le Conseil national de transition centrafricain (CNT, parlement provisoire), le 30 août.

Le nouveau chronogramme des élections arrêté par l’ANE est le suivant: le référendum constitutionnel aura lieu le 13 décembre 2015. Le 1er tour de la présidentielle et des législatives est fixé au 27 décembre 2015 et le 2e tour aura lieu le 31 janvier 2016, a déclaré Julius Ngouadé-Baba, le rapporteur général de l’ANE, organe chargé d’organiser les élections.

Un deuxième tour est prévu le 31 janvier 2016, de même source. Ce calendrier électoral doit ensuite être entériné par un décret présidentiel.

Après deux ans d’une transition chaotique, la communauté internationale – France en tête – faisait pression depuis des mois pour que les autorités de transition organisent d’ici la fin de l’année un référendum constitutionnel, et le 1er tour d’élections présidentielle et législatives. Objectif: mettre un terme formellement à la transition, et remettre enfin le pays sur les rails.

Ces échéances ont été plusieurs fois repoussées ces derniers mois, en raison de l’insécurité persistante dans le pays.

Elles se tiendront dans un contexte de tensions quotidiennes dans la capitale, après une vague soudaine de violences qui a éclaté fin septembre à Bangui entre miliciens anti-Balaka majoritairement chrétiens et groupes d’auto-défense musulmans.

Romandie.com avec(©AFP / 09 novembre 2015 21h00)

Burkina : plusieurs candidats proches de Compaoré déclarés inéligibles aux législatives

août 26, 2015

Eddie Komboïgo, président du CDP et candidat à la présidentielle. © Ahmed Ouoba/AFP

Eddie Komboïgo, président du CDP et candidat à la présidentielle. © Ahmed Ouoba/AFP

Le Conseil constitutionnel a déclaré une quarantaine de dignitaires ou anciens soutiens du régime de Blaise Compaoré inéligibles aux prochaines élections législatives. Une décision marquante et symbolique, qui pourrait aussi concerner plusieurs candidats à la présidentielle, dont le dossier doit être étudié d’ici samedi prochain.

Le Conseil constitutionnel a donc tranché. Mardi 25 août au soir, les Sages ont invalidé les candidatures d’une quarantaine d’anciens cadres ou soutiens du régime de Blaise Compaoré aux prochaines élections législatives, dont le premier tour est prévu le 11 octobre.

Parmi eux figure une majorité de membres du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), notamment Eddie Komboïgo, son président, Achille Tapsoba, son vice-président, ou encore Fatoumata Diendéré, tête d’affiche du parti et épouse du général Gilbert Diendéré, bras droit de « Blaise » depuis plus de trente ans.

Sont aussi visés par cette mesure Gilbert Noël Ouédraogo, président de l’Alliance pour la démocratie et la fédération-Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA) qui avait appelé à soutenir le projet de modification constitutionnelle, et Rasmané Ouédraogo, leader de la Nouvelle alliance du Faso (Nafa) et soutien numéro un de Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères de Compaoré.

Cette décision était très attendue pour plusieurs raisons. Depuis début avril et la modification du code électoral rendant inéligibles « toutes les personnes ayant soutenu un changement anticonstitutionnel », le Conseil constitutionnel a été désigné comme l’arbitre suprême pour trancher l’épineuse question de l’exclusion électorale. Ses membres ont donc rendu leur première décision hier soir et ont choisi de s’aligner sur le code électoral plutôt que sur la décision de la Cour de justice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui avait invalidé en juillet la loi électorale burkinabè et considéré que sa modification constituait une « violation du droit de libre participation aux élections ».

Le même sort pour des candidats à la présidentielle ? 

Reste à savoir si le Conseil constitutionnel s’inscrira dans la même logique – ce qui semble fort probable – pour juger des candidatures à l’élection présidentielle. Plusieurs responsables politiques, dont Eddie Komboïgo, Djibrill Bassolé et Gilbert Noël Ouédraogo, pourraient ainsi voir leur ticket refusé.

Attendu au plus tard samedi 29 août, ce second verdict des Sages pourra faire l’objet d’un seul et unique recours par les plaignants. S’ils leurs candidatures sont définitivement invalidées, ils pourront dire adieu au palais de Kosyam.

Gilbert Noël Ouédraogo a été le premier à réagir sur les réseaux sociaux. Le président de l’ADF-RDA, jouant visiblement l’apaisement, a posté le message suivant sur Twitter : « Comme promis, en tant que légalistes, nous prenons acte de la décision du Conseil constitutionnel et nous nous inclinons, soucieux de la préservation de la paix. »

Mercredi matin, le CDP et son président Eddie Komboïgo, qui ne cesse de répéter que son parti aura des candidats aux législatives et la présidentielle d’octobre prochain, n’avaient pas encore réagi.

Jeuneafrique.com par Benjamin Roger

Côte d’Ivoire: le parti de Laurent Gbagbo se dit « exclu » des législatives

novembre 11, 2011

Abidjan, Le parti du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo s`est dit vendredi « exclu » des législatives du 11 décembre par le
gouvernement du chef de l`Etat Alassane Ouattara, alors que des négociations ont été menées ces dernières semaines pour obtenir sa participation.

La publication, jeudi, de la liste des candidats par la Commission
électorale indépendante (CEI) apporte la « preuve » que « les autorités actuelles ne veulent pas en fait de la participation » du Front populaire ivoirien (FPI) aux législatives, a déclaré le président par intérim du parti, Miaka Oureto.

« Nous ne comprenons pas que vous puissiez être en discussion avec des gens et qu’à leur insu vous arrêtiez tout. Ca veut dire que vous les excluez », a-t-il lancé devant la presse à l’issue d’un entretien avec le nouveau chef de l`Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), le Néerlandais Bert Koenders.

« Nous allons en tirer les enseignements », a-t-il ajouté. M. Oureto a « salué » la liberté provisoire accordée mercredi à vingt personnalités de son camp, mais rappelé que le FPI réclame toujours la
libération de ses autres « camarades » détenus depuis la fin de la sanglante crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, ainsi qu’un « rééquilibrage » de la CEI, actuellement aux mains des pro Ouattara.

A l`issue d`une autre rencontre vendredi avec une délégation de l`ancienne coalition au pouvoir, dont le FPI est le chef de file, M. Koenders a jugé que le pays « a besoin d`un Parlement pour sortir définitivement de la crise ».

Il a indiqué « plaider pour la participation de tous afin d`avoir un
Parlement représentatif », selon un communiqué publié par l`Onuci.
La CEI a publié jeudi la liste des candidats aux législatives – 946
prétendants, dont 439 indépendants, pour 255 sièges – alors que le FPI n`a toujours pas annoncé s`il comptait y prendre part.

Toutefois, « des candidats FPI sans étiquette » concourront comme
« indépendants », a affirmé à l`AFP un vice-président de la CEI, Sourou Koné. En outre, de petits partis alliés au FPI ont officiellement déposé des candidatures in extremis.

De leur côté, le parti de M. Ouattara et ses alliés iront en rangs
dispersés au scrutin, ayant dû renoncer dans de nombreuses circonscriptions à présenter des candidats uniques en raison notamment de très fortes rivalités
locales.

Née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la
présidentielle de novembre 2010, la crise post-électorale a fait quelque 3.000 morts. Au moins 80 personnalités du régime déchu, civiles et militaires, restent inculpées et détenues, dont l`ex-président et son épouse Simone.

AFP

Elections législatives/Les dangers du boycott projeté par le FPI

septembre 23, 2011

Le Front populaire ivoirien (FPI) a décidé de mettre sa menace à exécution. Après ses revendications non satisfaites, notamment en ce qui concerne la recomposition équilibrée de la Commission électorale indépendante (CEI), l’ex-parti au pouvoir vient de claquer la porte de l’institution en charge de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire. Dans un communiqué signé de son secrétaire général par intérim, Laurent Akoun et publié dans la presse hier jeudi, le FPI s’est mis en congé de toutes les activités de la CEI. «Le Front populaire ivoirien (FPI) suspend sa participation à toutes les activités de la Commission électorale indépendante (CEI) sur toute l’étendue du territoire national », indique le texte. En filigrane, se profile à l’horizon le boycott par le Front populaire ivoirien, des futures élections législatives prévues pour se tenir en principe avant la fin de l’année 2011.

Même si la porte des discussions et tractations pouvant déboucher sur un hypothétique modus vivendi n’est pas encore totalement fermée, avec en prime un retour possible voire souhaitable du FPI dans le jeu électoral, on peut d’emblée s’interroger sur les conséquences d’une telle décision sur l’avenir de ce parti retombé dans l’opposition après une décennie de gestion du pouvoir d’État.

En effet, le Front populaire ivoirien court d’énormes risques en se mettant en marge de la suite du processus électoral. La politique de la « chaise vide » pour laquelle il veut opter, en refusant de participer aux futures législatives, pourrait s’avérer suicidaire pour le parti créé par l’ancien chef de l’Etat, Laurent Gbagbo. En décembre 2000, le Rassemblement des Républicains (Rdr) l’a expérimenté à ses dépens… N’eût été sa victoire aux municipales (en mars 2001) et son très bon score au scrutin des conseils généraux de département (en juillet 2001), ce parti se serait certainement mis hors jeu sur la scène politique ivoirienne.

Ainsi au niveau national, à défaut de disparaître de l’échiquier politique, le FPI pourrait perdre considérablement son influence. Durant toute une législature et la mandature du président Alassane Ouattara, c’est-à-dire pendant cinq (5) ans au moins, le parti à la rose sera totalement absent des grands débats qui engagent la vie de la nation. C’est peu dire, en effet, que c’est dans l’Hémicycle que se discutent les sujets importants et d’intérêt national. Les lois organiques et ordinaires qui fixeront les grandes lignes de la politique gouvernementale et du projet de société de la coalition politique au pouvoir seront débattues à l’Assemblée nationale, sans que le FPI ne fasse entendre sa voix ni valoir ses opinions ou ses objections.

Par son absence au Parlement, l’ex-parti au pouvoir se priverait de sa « minorité de blocage » qui constitue un levier essentiel en démocratie (au cas où il participait aux législatives mais ne disposait pas d’assez de députés à l’Assemblé nationale). Par exemple, les lois organiques ont besoin de recueillir une majorité qualifiée, généralement les ¾ des députés siégeant, pour être adoptées. Autant dire que le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) pourra gouverner en roue libre, sans véritable contre-pouvoir ni opposition significative. Dans la foulée, le FPI s’infligerait un véritable black-out dans les médias publics (radio, télévision et presse), puisque les reportages et comptes rendus qui seront dorénavant faits des activités parlementaires ne mentionneront pas son nom ni ses points de vue.

La perte de l’influence

L’autre danger qui guette le Front populaire ivoirien par un éventuel boycott des joutes électorales à venir, c’est la perte ou la baisse de l’influence des cadres du parti dans leurs régions. Ce qui pourrait occasionner le recul de l’implantation du parti dans ces localités. Généralement, les populations sollicitent les élus (députés, maires, présidents de conseils généraux) en diverses occasions (mariages, baptêmes, décès, soins de santé, etc.). Mais comme les élus du FPI ne seront plus là pour faire face aux nombreuses sollicitations des populations, celles-ci seront enclines à demander la mansuétude des élus des autres partis politiques. Et en signe de reconnaissance, elles pourraient changer de formations politiques et/ou voter pour ces partis ou leurs candidats au cours des futures échéances électorales.

En outre, les élus prennent souvent la parole lors des grandes réunions des collectivités locales (mairies, conseils généraux, régionaux) ou de manifestations diverses (cérémonies de réjouissances, réunions de chefferies traditionnelles, dons de partenaires au développement, etc.). Parfois, ces tribunes servent à faire l’éloge des partis politiques et des actions menées par leurs représentants et à gagner de nouveaux militants ou élargir leurs bases électorales. Le FPI pourrait manquer ces occasions de promotion s’il se met en retrait de la vie politique nationale.

Un autre risque – et non des moindres – encouru est l’assèchement des caisses du parti. Déjà que les comptes de plusieurs dignitaires et haut cadres du FPI sont gelés, on mesure à quel point les ressources financières pourraient se faire de plus en plus rares si les élus, notamment les députés, ne participent plus aux charges de fonctionnement du parti. Et même si actuellement la loi sur le financement des partis politiques sur fonds publics est mise en veilleuse, rien ne dit qu’elle ne sera pas remise au goût du jour après la mise en place intégrale des nouvelles institutions du pays. Le Front populaire ivoirien pourrait donc, s’il n’y prend garde, se priver de cette importante manne financière publique (sous Laurent Gbagbo, les trois principaux partis politiques du pays, à savoir le PDCI-RDA, le FPI et le RDR empochaient chacun près d’un milliard de FCFA par an). Et partant, se faire hara-kiri s’il ne participe pas aux prochaines élections législatives.

L’Inter par Anassé Anassé