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Venezuela: Leopoldo Lopez accusé de complot pour « renverser » Maduro

octobre 3, 2017

L’opposant vénézuélien Leopoldo Lopez le 8 juillet 2017 à Caracas / © AFP/Archives / Federico PARRA

Le gouvernement vénézuélien a impliqué mardi le dirigeant de l’opposition Leopoldo Lopez dans un complot présumé pour « renverser » le président socialiste Nicolas Maduro, et a annoncé une arrestation.

Outre Leopoldo Lopez, en résidence surveillée depuis juillet, le gouvernement du président Nicolas Maduro a également impliqué l’ancien policier Oscar Pérez, auteur présumé de l’attaque à la grenade depuis un hélicoptère contre la Cour suprême (TSJ, Tribunal suprême de justice) à Caracas en juin dernier.

Le vice-président vénézuélien, Tareck El Aissami, a déclaré que les autorités détenaient « l’exécutant » du complot supposé, Manuel Chacin, affirmant qu’il était membre du parti Voluntad Popular -fondé par Leopoldo Lopez-, et qu’il avait été trouvé en possession d’engins explosifs.

« Ils s’apprêtaient à commettre des actes pour priver d’électricité plusieurs zones du pays. En plus de provoquer des perturbations dans les services bancaires, comme l’obtention d’argent via les distributeurs de billets, dans les services de l’eau et des combustibles », a affirmé le vice-président sur la chaîne nationale de radio-télévision.

Selon lui, Manuel Chacin communiquait avec Leopoldo Lopez par textos et appels téléphoniques pour planifier ces opérations et le « renversement » du régime.

Leopoldo Lopez, 46 ans, icône des antichavistes, a été placé en résidence surveillée en juillet après plus de trois ans de prison et une condamnation à près de 14 ans d’emprisonnement à la suite d’une vague de manifestations contre M. Maduro qui avait fait 43 morts en 2014.

Le vice-président –un fidèle de Nicolas Maduro– a fait diffuser une vidéo montrant Manuel Chacin déclarant que « l’ordre était de désactiver les distributeurs de billets (…), attaquer les stations d’essence en coupant les tuyaux pour parvenir à une explosion sociale ».

Dans un communiqué, le parti Voluntad Popular a démenti que Manuel Chacin soit l’un de ses adhérents.

« C’est un mensonge que notre coordinateur national (…) Leopoldo Lopez ait reçu des appels ou eu des contacts avec ce jeune qui, selon toute probabilité, a été torturé et forcé à des aveux manipulés, comme tant d’autres victimes et prisonniers de la dictature », déclare le communiqué.

Depuis ces dernières semaines, le Venezuela est touché par une pénurie d’argent liquide, que les experts expliquent par l’inflation galopante (720% à la fin de l’année, selon le FMI) et le peu de disponibilité des billets entrés en circulation fin 2016.

Certaines zones du pays sont également frappées de pénurie d’essence, que le gouvernement attribue aux retards de paiement des importations en raison des sanctions américaines.

Le 27 juin, l’ancien policier Oscar Perez avait survolé Caracas en hélicoptère et lâché quatre grenades sur le TSJ, avant d’ouvrir le feu contre le ministère de l’Intérieur, sans faire de victimes.

Le président Maduro, confronté d’avril à juillet à une puissante vague de manifestations hostiles qui a fait quelque 125 morts, a impliqué les Etats-Unis dans ce plan de sabotage, comme il l’avait fait dans le passé en accusant régulièrement Washington de vouloir le renverser ou l’assassiner.

Romandie.com avec(©AFP / 04 octobre 2017 03h35)                

Venezuela: les deux chefs de l’opposition arrêtés car ils cherchaient à s’enfuir (Cour suprême)

août 1, 2017

Caracas – Les deux chefs de l’opposition vénézuélienne Leopoldo Lopez et Antonio Ledezma, qui étaient tous deux assignés à résidence, ont été arrêtés car ils cherchaient à s’enfuir et à cause de leurs déclarations politiques, a annoncé mardi la Cour suprême.

« Nous avons reçu des information des services de renseignement qui faisaient état d’un plan d’évasion », a indiqué la Cour suprême dans un communiqué où il est également précisé que les deux opposants n’ont pas respecté leurs « conditions de détention » à domicile interdisant tout « prosélytisme politique » pour l’un et toute « déclaration à un quelconque média » pour l’autre.

Leopoldo Lopez, assigné à résidence à son domicile depuis sa sortie de prison le 8 juillet après trois ans et cinq mois derrière les barreaux, et Antonio Ledezma, en résidence surveillée depuis avril 2015, sont deux chefs emblématiques de l’opposition vénézuélienne.

Ils avaient appelé la semaine dernière à ne pas participer au scrutin qui a élu dimanche dernier une Assemblée constituante voulue par M. Maduro, une élection marquée par des violences qui ont fait dix morts.

M. Lopez avait été condamné en 2014 à 14 ans de prison pour son rôle dans une vague de manifestations qui avaient fait 43 morts.

M. Ledezma, maire de Caracas, avait été accusé de corruption et d’association de malfaiteurs.

Plus de 120 personnes au total ont été tuées en quatre mois de manifestations anti-Maduro. Selon l’ONG Foro Penal, le Venezuela compte quelque 490 « prisonniers politiques ».

La coalition de l’opposition Table de l’unité démocratique (MUD) a appelé à une nouvelle manifestation mercredi à Caracas afin de dénoncer « l’illégitimité » de la nouvelle Assemblée.

Romandie.com avec(©AFP / 01 août 2017 16h28)

Venezuela: l’opposant Lopez « très affaibli » après une infection généralisée

juillet 9, 2017

La figure emblématique de l’opposition vénézuélienne Leopoldo Lopez, le 8 juillet 2017 à Caracas / © AFP / Federico PARRA

La figure emblématique de l’opposition vénézuélienne Leopoldo Lopez, assigné à résidence après être sorti samedi de prison, est « très affaibli » par une infection généralisée dont il a souffert en détention, a déclaré dimanche son père à l’AFP.

« Il est très affaibli parce qu’il a eu une infection généralisée en prison », a dit Leopoldo Lopez Gil à Madrid après s’être entretenu au téléphone avec son fils.

Leopoldo Lopez et d’autres prisonniers « ont souffert de vomissements pendant plus d’une semaine » et l’opposant de 46 ans « a perdu quatre ou cinq kilos » avant de sortir de prison samedi, a ajouté son père qui réside dans la capitale espagnole depuis que le gouvernement de Mariano Rajoy lui a accordé la nationalité espagnole en 2015.

La Cour suprême vénézuélienne avait annoncé samedi que l’opposant avait été autorisé à sortir de prison « pour raisons médicales » et qu’il était assigné à résidence à son domicile à Caracas. Cette décision est intervenue dans un contexte de grave crise économique, politique et institutionnelle au Venezuela.

Leopoldo Lopez avait été condamné en 2014 à quasiment 14 ans de prison pour « incitation à la violence » pendant des manifestations contre le chef de l’Etat, Nicolas Maduro, de février et mai 2014 qui s’étaient soldées par 43 morts.

Les manifestations de l’opposition qui se succèdent depuis 100 jours contre le président socialiste ont fait 91 morts.

« Cent jours et je reste en rébellion contre la tyrannie », pouvait-on lire sur des pancartes brandies par nombre des quelque 2.000 manifestants rassemblés dans l’est de Caracas.

« Nous arrivons aujourd’hui au centième jour de résistance au Venezuela et nous continuons à manifester dans la rue avec encore plus de fermeté face au plébiscite » que Nicolas Maduro entend organiser, a déclaré le député Juan Andres Mejia, au cours d’une conférence de presse du mouvement d’opposition MUD.

L’opposition prépare une consultation populaire symbolique le 16 juillet contre le projet d’assemblée constituante voulue par Nicolas Maduro et que la Table de l’unité démocratique (MUD) qualifie de « fraude » du chavisme (du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013) pour maintenir « une dictature ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 juillet 2017 20h37)                

Trump demande à Caracas de libérer « immédiatement » un célèbre opposant

février 15, 2017

Washington – La tension s’est accentuée mercredi entre Caracas et Washington, Donald Trump demandant la libération « immédiate » d’un célèbre opposant au président vénézuélien Nicolas Maduro, qui avait peu avant mis les Etats-Unis en garde contre toute agression.

Le président américain a une nouvelle fois choisi Twitter pour lancer un message depuis la Maison Blanche et réclamer la libération de Leopoldo Lopez, figure de l’aile dure de l’opposition au gouvernement vénézuélien, emprisonné depuis trois ans.

« Le Venezuela devrait autoriser Leopoldo Lopez, un prisonnier politique et époux de @liliantintori (que je viens de rencontrer avec @marcorubio) à sortir de prison immédiatement », a écrit Donald Trump sur le réseau social.

Il a accompagné son message d’une photo le montrant, le pouce levé, au côté de Lilian Tintori, en compagnie du vice-président Mike Pence et du sénateur républicain Marco Rubio.

Retweetant le président américain, Lilian Tintori a écrit: « Continuons avec plus de force à conquérir notre liberté! »

« Je leur ai parlé de la crise humanitaire que nous vivons au Venezuela et de nos prisonniers politiques », a-t-elle ajouté dans un autre message, dénonçant « une dictature ».

Fondateur du parti d’opposition Volonté populaire, Leopoldo Lopez a été condamné à 14 ans de prison pour incitation à la violence lors de manifestations contre le gouvernement vénézuélien qui avaient fait 43 morts en 2014.

– CNN suspendu –

L’intervention du président américain est survenue après plusieurs jours déjà tendus entre Caracas et Washington.

Peu avant son tweet, Nicolas Maduro avait ainsi averti mercredi son homologue américain qu’il répondrait avec fermeté à toute agression contre son gouvernement.

Ces déclarations faisaient suite aux sanctions infligées lundi à son vice-président, Tareck El Aissami, pour trafic de drogue. Cet homme de 42 ans est considéré comme le probable successeur de M. Maduro et représente l’aile dure du parti socialiste au pouvoir.

« S’ils (les Etats-Unis) nous agressent, nous n’allons pas nous taire ; Le Venezuela va répondre avec fermeté. (…) Celui qui nous cherchera recevra une réponse adaptée », a déclaré M. Maduro, sans plus de précision, lors d’un événement en public.

Le chef de l’Etat a aussitôt ajouté qu’il ne voulait pas de « problème avec M. Donald Trump », tout en estimant que « l’impérialisme était en train de nous menacer », en référence aux sanctions américaines visant son vice-président.

Ce dernier s’est vu geler lundi ses avoirs éventuels aux Etats-Unis et interdire tout échange commercial transitant par le système financier américain. Des mesures qu’il a qualifiées de « misérable et infâme agression ».

Mercredi encore, toujours en lien avec ces sanctions, le gouvernement vénézuélien a suspendu le signal de CNN en espagnol, principale chaîne d’information d’Amérique latine, l’accusant de « propagande de guerre ».

La chaîne avait diffusé le 6 février un reportage sur un trafic supposé de visas et de passeports vénézuéliens depuis l’ambassade du Venezuela en Irak. Elle citait Tareck El Aissami parmi les organisateurs.

Dimanche, le président socialiste Nicolas Maduro s’en était déjà pris à la chaîne américaine dans sa version hispanophone, lors de son émission hebdomadaire. « Je veux que CNN sorte du Venezuela, dehors! », avait-il lancé.

Les journalistes de l’AFP ont constaté que la chaîne n’était plus diffusée mercredi après-midi par les différentes entreprises de câble au Venezuela. En revanche, CNN International, sa version anglophone, continuait d’être diffusée.

« CNN défend le travail journalistique de notre chaîne et notre engagement en faveur de la vérité et de la transparence », a réagi un porte-parole, annonçant que CNN en espagnol serait désormais disponible gratuitement au Venezuela sur YouTube.

Les relations entre Washington et Caracas sont tendues depuis 1999 et l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez, célèbre pour ses diatribes anti-américaines. Les tensions se sont poursuivies avec l’élection en 2013 de son successeur Nicolas Maduro, tout aussi virulent contre « l’empire ».

Les deux pays n’ont plus d’ambassadeur respectif depuis 2010.

Romandie.com avec(©AFP / 16 février 2017 02h52)             

Venezuela: le président critique les propos interventionnistes de Valls

décembre 17, 2015

Caracas – Le président vénézuélien Nicolas Maduro a critiqué jeudi les propos interventionnistes du Premier ministre français Manuel Valls, qui a félicité l’opposition pour sa victoire début décembre aux élections législatives et appelé à la libération de l’opposant Leopoldo Lopez.

Je rejette les déclarations interventionnistes et immorales du Premier ministre français, a déclaré M. Maduro lors d’une cérémonie, en annonçant que son gouvernement allait protester officiellement auprès de la France.

Le président du Venezuela a également accusé Manuel Valls d’avoir une vision coloniale et raciste et a estimé que ses propos de soutien à l’opposition étaient insolents et partiaux.

J’ai demandé à notre ministre des Affaires étrangères de protester officiellement et de convoquer l’ambassadeur de France au Venezuela (Frédéric Desagneaux, ndlr) pour lui dire clairement quelles étaient les conditions pour avoir des relations avec un pays libre et indépendant, a-t-il ajouté.

Félicitations à l’opposition démocratique de @unidadvenezuela (la Table de l’unité démocratique, MUD). Appel à la libération de Leopoldo Lopez, a écrit jeudi matin le chef du gouvernement socialiste français sur Twitter, avec un message similaire en espagnol.

Dans une lettre datée du 14 décembre adressée au leader du MUD, Jesus Chuo Torrealba, également publiée sur Twitter, Manuel Valls le félicite chaleureusement, ainsi que tous les démocrates vénézuéliens pour sa victoire large et incontestée.

La victoire de votre coalition ouvre de nouvelles perspectives pour la démocratie au Venezuela, selon le Premier ministre. Dans ces circonstances heureuses, mes pensées vont aux prisonniers d’opinion injustement condamnés, notamment Leopoldo Lopez, dont j’espère la libération prochaine, ajoute-t-il.

Le Venezuela, qui possède les plus grandes réserves pétrolières du monde, a vu son économie s’effondrer ces derniers mois au même rythme que les cours du brut. Pénuries au quotidien et inflation galopante (200% selon les experts) suscitent un mécontentement populaire qui a profité à l’opposition.

Réunie au sein de la coalition de la Table de l’unité démocratique (MUD), l’opposition a obtenu le 6 décembre la majorité des deux tiers au Parlement, soit 112 sièges sur 167. Le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) de M. Maduro, qui contrôlait le Parlement depuis 16 ans, est tombé à 55 sièges.

Romandie.com avec(©AFP / 17 décembre 2015 21h17)