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Centrafrique: l’ONU accuse les soldats tchadiens d’avoir tiré sans avoir été provoqués sur la foule

avril 4, 2014

GENEVE – Les soldats de l’armée tchadienne ont tiré sans avoir été provoqués sur la foule à Bangui en Centrafrique le week-end dernier, tuant au moins 30 personnes et faisant au moins 300 blessés, a indiqué vendredi l’ONU.

Dès que le convoi de l’armée nationale tchadienne a atteint la zone de marché du (quartier) PK12, ils auraient ouvert le feu sur la population sans qu’il y ait eu de provocation, a déclaré à Genève un porte-parole de l’ONU aux droits de l’Homme, Rupert Colville, présentant aux médias les premiers résultats des enquêteurs des Nations unies sur l’incident.

Alors que les gens fuyaient dans la panique dans toutes les directions, les soldats ont continué à tirer de façon indiscriminée, a-t-il ajouté.

Pourquoi ont-ils commencé à tirer ? Ce n’est pas clair, a-t-il indiqué, répondant à plusieurs questions des médias sur ce sujet.

Il semble que les tirs aient cessé lorsque des troupes congolaises sont arrivés, a-t-il dit.

Selon les premiers résultats de l’enquête, au moins 30 personnes ont été tuées et au moins 300 autres blessées, dont des enfants, des handicapés, des femmes enceintes et des personnes âgées.

Il a précisé que les soldats tchadiens impliqués étaient des membres de l’armée tchadienne, et non pas de la force africaine en Centrafrique (Misca).

Il semble que ces soldats soient venus du Tchad pour évacuer des Tchadiens et des habitants centrafricains musulmans, qui sont menacés par des milices locales.

Selon les informations recueillies par les enquêteurs de l’ONU, il semble que l’action des forces tchadiennes a été totalement disproportionnée, puisqu’ils ont tiré sur un marché bondé de civils non armés, a insisté M. Colville.

Le porte-parole a également estimé que le nombre de soldats tchadiens impliqués ne devait pas être très élevé et que ces individus avaient dû repartir directement dans leur pays.

Les enquêteurs de l’ONU se sont rendus sur les lieux des faits, une zone de marché, ainsi que dans deux centres médicaux où ils ont parlé avec des blessés.

Acteur clé de la crise centrafricaine et incontournable puissance régionale, le Tchad a claqué jeudi la porte de la Misca, dénonçant une campagne malveillante contre ses soldats, à nouveau mis en cause après avoir tué des civils le 29 mars à Bangui.

Il s’agit de l’incident le plus grave impliquant des troupes étrangères en Centrafrique depuis le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par la Séléka, une coalition à dominante musulmane appuyée par le Tchad.

Le contingent tchadien, qui avec environ 850 soldats aguerris est l’un des principaux fournisseurs de la Misca (6.000 hommes au total), va donc se retirer alors que les forces africaine et française Sangaris (2.000 soldats) réclament au contraire des renforts pour pacifier le pays, notamment en province, où l’armée française a commencé à se déployer cette semaine dans l’Est.

M. Colville n’a pas souhaité faire de commentaire sur le retrait du contingent tchadien, mais il a souligné que des soldats tchadiens (qui n’appartiennent pas à la Misca) ont déjà opéré en Centrafrique. Dans beaucoup de cas, ils ont sauvé des vies, ils ont évacué des Tchadiens et d’autres musulmans vers le Tchad.

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka, groupes formés à l’origine de paysans chrétiens de l’ouest de la Centrafrique, s’en prennent depuis à la population musulmane, qui fuit massivement le pays plongé dans les tueries interreligieuses.

Romandie.com avec(©AFP / 04 avril 2014 14h15)

Les forces russes ont occupé une deuxième base ukrainienne en Crimée

mars 19, 2014

NOVOOZERNE – Les forces russes, qui ont occupé mercredi matin le quartier général de la marine ukrainienne à Sébastopol, ont pris ensuite le contrôle de la base ukrainienne à Novoozerne, dans l’ouest de la Crimée, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Quelque cinquante militaires ukrainiens ont quitté la base, sous la surveillance de soldats russes, tandis que des miliciens pro-russes hissaient le drapeau russe.

Le commandant adjoint de la base a déclaré à l’AFP par téléphone que les hommes des milices pro-russes sont entrés les premiers, précédés par un groupe de femmes et d’enfants.

Les soldats russes sont arrivés derrière eux.

Les soldats ukrainiens, bien qu’armés, n’ont pas opposé de résistance, a-t-il ajouté, et personne n’a souffert.

Des militaires ukrainiens sont restés sur le terrain de la base et certains d’entre eux, en collaboration avec des soldats russes, gardent maintenant le dépôt d’armes de l’unité, a encore indiqué l’officier.

En occupant plus tôt le quartier général des forces navales ukrainiennes à Sébastopol, les milices pro-russes se sont saisies du chef de la marine, Serguiï Gaïdouk.

Une agence locale, Kryminform, reprise par plusieurs médias russes, a affirmé qu’il avait été conduit au siège du parquet pour interrogatoire sur l’ordre transmis de Kiev autorisant les soldats ukrainiens à utiliser leurs armes.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mars 2014 16h05)

Soudan : 1200 soldats sud-soudanais tués à Heglig, selon Khartoum

avril 23, 2012

Les soldats soudanais célébraient lundi 23 avril la reprise de la zone pétrolière de Heglig, en présence du président Omar el-Béchir. Khartoum affirme avoir fait 1200 morts dans les rangs de l’armée sud-soudanaise.

Dans les rangs de l’armée sud-soudanaise, le bilan est lourd. Plus d’un millier de soldats ont trouvé la mort dans les combats pour le contrôle de la zone pétrolière de Heglig, selon Khartoum. « Le nombre de morts est de 1200 pour le SPLM (les anciens rebelles sudistes, aujourd’hui au pouvoir, ndlr), a annoncé le commandant de l’armée soudanaise, Kamal Marouf, lundi 23 avril, alors qu’un précédent bilan, dimanche, faisait état de 400 morts.

« Nous négocions avec des fusils et des balles »

Trois jours après avoir annoncé la reprise de la zone pétrolière disputée par les deux États, le président Omar el-Béchir s’est rendu à Heglig pour célébrer l’évènement aux côtés de l’armée soudanaise. Aucune information n’a été donnée quant au bilan humain dans ses propres troupes.

« Pas de négociations avec ces gens », a promis le président à propos du gouvernement sud-soudanais. « Avec eux, nous négocions avec des fusils et des balles », a-t-il ajouté, en dépit des appels de la communauté internationale.

Le site pétrolier, géré par la compagnie Greater Nile Petroleum Operating Company (GNPOC), a été pris le 10 avril par l’armée sud-soudanaise, avant que Khartoum n’annonce le 21 avril, partir à la reconquête de son installation pétrolière. Djouba avait, elle, affirmé s’être totalement retirée dimanche, sous la pression de la communauté internationale.

Dans la zone d’Heglig, jonchée de cadavres de soldats sud-soudanais, le principal site d’exploitation pétrolière soudanais était très endommagé après les combats de ces dernières semaines, un réservoir ainsi que huit générateurs ayant été détruits par des incendies.

Les installations de Heglig représentaient la moitié de la production pétrolière soudanaise depuis la partition en juillet 2011. Selon Abdel Azim Hassan, un ingénieur soudanais de la GNPOC, les troupes sud-soudanaises ont saboté le site.

« Ils ont détruit la principale centrale électrique alimentant les champs de pétrole et la centrale de traitement », a-t-il accusé, ajoutant que des saboteurs « professionnels » avaient également détruit les salles de contrôle ainsi que le système de sécurité de la centrale de traitement.

« Escalade »

Objectif pour la compagnie désormais : relancer manuellement les unités de production « aussi vite que possible », a expliqué Abdel Azim Hassan, alors que l’arrêt de la production pétrolière de Heglig depuis le 10 avril a plongé encore un peu plus l’économie soudanaise dans la crise.

Dans le même temps, des avions soudanais ont mené un nouveau raid à Bentiu, la capitale de l’État sud-soudanais d’Unity, situé à une soixantaine de kilomètres au sud de Heglig. Un bombardement a fait au moins deux morts, dont un enfant.

« Ceci est une grave escalade et une violation du territoire du Soudan du Sud (…). Il s’agit d’une provocation évidente », a accusé Mac Paul, le directeur adjoint des services sud-soudanais de renseignement.

« Nous avons répondu aux appels (internationaux) à évacuer Heglig (…) mais ils continuent de nous bombarder » a pour sa part estimé Barnaba Marial Benjamin, le ministre sud-soudanais de l’Information.

Jeuneafrique.com avec AFP