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Lesotho : le Premier ministre part en Afrique du Sud à la veille de son inculpation pour meurtre

février 21, 2020

Un officier et le commissaire de police adjoint Paseka Mokete, au centre, avec des gardes de sécurité à l'extérieur de la Cour de justice de Maseru, le 21 février 202.

Un officier et le commissaire de police adjoint Paseka Mokete, au centre, avec des gardes de sécurité à l’extérieur de la Cour de justice de Maseru, le 21 février 202. © AP / Sipa 

Le Premier ministre Thomas Thabane, sur le point d’être inculpé vendredi du meurtre de sa précédente épouse, est « parti » pour l’Afrique du Sud voisine. Ses proches invoquent des « raisons médicales ».

« S’il est établi qu’il a en réalité essayé d’éviter l’inculpation, nous lancerons un mandat d’arrêt » contre le Premier ministre, a prévenu le numéro 2 de la police du Lesotho, Paseka Mokete.

Thomas Thabane devait être officiellement accusé vendredi du meurtre de sa précédente épouse, Lipolelo Thabane, assassinée le 14 juin 2017 alors qu’elle rentrait chez elle en voiture dans la capitale Maseru.

Ce crime est intervenu deux jours seulement avant la prestation de serment de Thomas Thabane au poste de Premier ministre. Le couple était alors en instance de divorce.

Après avoir piétiné pendant plus de deux ans, l’enquête s’est accélérée ces dernières semaines.

« Contrôle médical »

La nouvelle épouse de Thomas Thabane, Maesaiah, âgée de 43 ans, a été inculpée début février du meurtre de sa rivale. Elle est actuellement en liberté sous caution.

Vendredi, le Premier ministre lui-même était convoqué devant un tribunal de Maseru pour se voir notifier formellement son inculpation pour meurtre dans cette même affaire.

« Il ne vient pas au tribunal, il est parti pour un contrôle médical en Afrique du Sud », a cependant annoncé à son secrétaire, Thabo Thakalekoala, précisant que Thomas Thabane, âgé de 80 ans, était arrivé jeudi en Afrique du Sud voisine.

« C’est un contrôle de routine. Il va régulièrement en Afrique du Sud », a ajouté Thabo Thakalekoala. « Quand les médecins estimeront qu’il va bien, ils le laisseront partir », a-t-il encore dit.

« Nous avons été informés qu’il est parti pour un contrôle médical de routine », a confirmé le numéro 2 de la police, Paseka Mokete. « Selon des sources, il est en Afrique du Sud. On attend de parler avec son avocat qui doit nous dire où il se trouve exactement », a-t-il ajouté.

Appel téléphonique suspect

La police a assuré avoir « beaucoup d’éléments contre le Premier ministre ». « Son téléphone n’est pas la seule preuve que vous avons. Il y a beaucoup d’autres preuves », a affirmé Paseka Mokete sans plus de détails.

Un appel téléphonique suspect, passé depuis le téléphone portable du Premier ministre, a été localisé à l’endroit du meurtre le jour du crime, selon la police.

« La réalité est qu’à mon âge, j’ai perdu l’essentiel de mon énergie », a-t-il expliqué.

Avant de prendre ses fonctions de chef de gouvernement en juin 2017, Thomas Thabane avait déjà occupé ce poste de 2012 à 2015. Il avait été contraint momentanément à l’exil en Afrique du Sud après une tentative de coup d’Etat militaire en 2014.

Lors de sa dernière investiture, le 16 juin 2017, deux jours seulement après le meurtre de Lipolelo Thabane, Thomas Thabane avait prêté serment aux côtés de celle qui allait devenir sa nouvelle épouse, Maesaiah.

Le couple a ensuite assisté aux obsèques de Lipolelo Thabane, avant de convoler en justes noces deux mois plus tard.

Par Jeuneafrique avec AFP

Assassinat au Lesotho: l’épouse du premier ministre accusée de meurtre par la police

février 4, 2020

 

L’épouse du premier ministre du Lesotho, Maesaiah Thabane, qui s’est rendue à la police plus tôt dans la journée après avoir disparue des radars pendant près d’un mois, a été accusée mardi 4 février du meurtre en 2017 de la précédente épouse de Thomas Thabane, a annoncé la police.

«Elle a été accusée de meurtre ainsi que huit autres personnes qui se trouvent au Lesotho et en Afrique du Sud,» a déclaré à la presse le commissaire de police adjoint Paseka Mokete.

Par Le Figaro avec AFP

Le 5e plus gros diamant du monde découvert au Lesotho

janvier 15, 2018

Photo fournie par la société minière britannique Gem Diamonds le 15 janvier 2018 d’un diamant d’une masse exceptionnelle de 910 carats découvert dans une mine du Lesotho / © GEM DIAMONDS/AFP / HO

La société minière britannique Gem Diamonds a annoncé lundi avoir récemment extrait au Lesotho un diamant d’une masse exceptionnelle de 910 carats, déjà considéré comme l’un des cinq plus gros jamais découverts sur la planète.

Cette pierre, extraite de la très prolifique mine de Letseng, pourrait valoir jusqu’à 33 millions d’euros, a estimé dans une note l’analyste Ben Davis, du cabinet Liberum Capital.

« Depuis que Gem Diamonds a acquis la mine de Letseng en 2006, elle a produit quelques uns des diamants les plus intéressants au monde », s’est réjoui son PDG, Clifford Elphick.

« Ce diamant de pureté exceptionnelle est toutefois le plus gros extrait à ce jour de la mine de Letseng et illustre sa qualité, a ajouté le patron dans un communiqué.

Cette découverte a été saluée lundi matin à la bourse de Londres par une hausse de 14% du titre Gem Diamonds.

Petit royaume enclavé au coeur de l’Afrique du Sud, le Lesotho est l’un des pays les plus pauvres du monde.

Le plus gros diamant au monde est le Cullinan de 3.106 carats, qui avait été trouvé en Afrique du Sud en 1905.

Il a été fractionné en plusieurs énormes pierres, dont les principales ornent le sceptre de sa majesté britannique et la couronne impériale qui font partie des joyaux de la Couronne britannique précieusement gardés à la Tour de Londres.

Le plus gros diamant jamais découvert depuis un siècle, d’un poids de 1.111 carats, a été extrait en 2015 d’une mine du Botswana.

Romandie.com avec(©AFP / 15 janvier 2018 11h15)                

Lesotho: le commandant des forces armées abbatu dans son bureau

septembre 6, 2017
Des militaires stationnent devant le quartier général de l’armée à Maseru, lors d’une tentative de coup d’État au Lesotho en août 2014. © AP/SIPA

Le général Khoantle Motsomotso a été abattu mardi dans des circonstances troubles après l’intrusion de deux hauts gradés dans son bureau. Le royaume du Lesotho est régulièrement sujet à des coups d’État de l’armée, très influente dans le pays. La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a annoncé l’envoi d’une mission d’enquête dès ce jeudi 7 septembre.

« Le commandant (des forces armées) a été déclaré mort », a affirmé à l’AFP un responsable militaire sous couvert de l’anonymat. D’après cette source, l’incident s’est produit au moment où deux autres officiers supérieurs, le colonel Tefo Hashatsi et le général Bulane Sechele, « ont tenté de pénétrer dans le bureau du chef d’état-major. ».

« Il y a eu une fusillade entre un de leur complice qui a pris la fuite et les gardes du corps du commandant », indique le responsable militaire, qui précise que les deux hauts gradés ont également été abattus.

Une mission d’enquête de la SADC

La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a condamné ce mercredi cet « assassinat » qu’elle considère comme « un recul dans les efforts actuels pour le retour de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans le royaume du Lesotho ». La SADC a également annoncé le « déploiement immédiat d’une mission d’enquête ministérielle » qui se rendra au Lesotho dès ce jeudi 7 septembre, qu’elle devrait quitter le 10 septembre.

La mission comprendra notamment des représentants de la « troïka », l’organe de sécurité de la SADC, ainsi que des experts en défense et sécurité.  La mission aura pour mandat de mener une « évaluation de la situation sécuritaire » dans le pays et « d’établir les causes profondes de l’assassinat ».

Coups d’État en série

Cet incident intervient trois mois après les élections qui ont porté au pouvoir le Premier ministre Thomas Thabane. Chassé du pays par l’armée en 2014, suite à un coup d’État manqué, il avait été contraint momentanément à l’exil en Afrique du Sud. Il était brièvement revenu dans son pays en 2015 pour des législatives où il avait été battu par son prédécesseur, Pakathila Moisili. Ce n’est qu’en février dernier qu’il s’y est réinstallé.

Le Lesotho a une longue histoire d’instabilité, illustrée par des coups d’État militaires en 1986 et 1991 et des tentatives de coup, comme en 2014.

Jeuneafrique.com avec AFP

L’épouse du Danois accusé d’avoir mutilé des femmes tuée au Lesotho

octobre 22, 2015

Maseru (Lesotho) – L’épouse d’un Danois poursuivi en Afrique du Sud pour agression sexuelle après la découverte de 21 organes génitaux féminins dans son congélateur a été tuée par balles au Lesotho, a indiqué la police jeudi.

Anna Matseliso Molise, 28 ans, a été blessée par balles mardi soir entre 19 et 20 heures devant sa maison à Maseru, la capitale du Lesotho, a expliqué un porte-parole de la police du Lesotho, Clifford Molefe.

Elle raccompagnait un ami à une station de taxi, quand des assaillants non identifiés lui ont tiré dessus, a-t-il précisé.

Elle a été transportée d’urgence au Queen Mamohato Memorial Hospital (à Maseru) où elle a été déclarée morte, a-t-il ajouté.

Nous ne sommes pas en mesure de confirmer s’il s’agit ou non s’agit d’un crime commandité, a ajouté Clifford Molefe.

La police sud-africaine avait proposé de fournir une protection à la jeune femme, mais elle avait refusé, a précisé un porte-parole de la police sud-africaine Hangwani Mulaudzi. Aucun suspect n’a été arrêté, a-t-il ajouté, refusant de spéculer sur le ou les auteurs de ce crime.

Anna Matseliso Molise, originaire du Lesotho, était un témoin clé dans le procès de son mari, qui est en détention provisoire depuis fin septembre. Elle avait elle-même été victime d’agression sexuelle de la part de son époux, a ajouté le brigadier Mulaudzi, refusant de donner des précisions.

Ce dernier, âgé de 58 ans, doit comparaître le 4 novembre à Bloemfontein, dans le centre de l’Afrique du Sud, pour demander sa libération sous caution, selon la police sud-africaine.

Vingt-et-un morceaux d’organes génitaux féminins avaient été retrouvés dans son congélateur. Des anesthésiants et du matériel chirurgical ont également été découverts au domicile de ce propriétaire d’armureries à Bloemfontein.

Selon la législation sud-africaine, son identité ne peut pas être divulguée avant que l’accusé plaide coupable ou non coupable.

Romandie.com avec(©AFP / 22 octobre 2015 12h52)      

Lesotho: le Premier ministre de retour après le coup de force de l’armée

septembre 3, 2014

Lesotho: le Premier ministre de retour après le coup de force de l'armée
Lesotho: le Premier ministre de retour après le coup de force de l’armée © AFP

Le Premier ministre du Lesotho a pu rentrer sain et sauf dans son pays mercredi et regagner sa résidence, quatre jours après un coup de force de l’armée qui a déstabilisé ce petit pays enclavé dans l’Afrique du Sud, a indiqué un conseiller.

« Il a passé la frontière et est rentré en toute sécurité », a indiqué à l’AFP au téléphone Samonyane Ntsekele, un conseiller qui avait accompagné Thomas Thabane accompagné dans sa fuite en Afrique du Sud juste avant le coup de force. « Nous sommes maintenant dans sa résidence officielle », a-t-il ajouté.

L’armée du Lesotho dément avoir mené un coup d’Etat

août 30, 2014

Johannesburg – L’armée du Lesotho a formellement démenti avoir perpétré un coup d’Etat samedi, contrairement à ce qu’a affirmé le Premier ministre Thomas Thabane, réfugié en Afrique du Sud.

Selon un porte-parole militaire, l’opération militaire de samedi avait pour seul but de désarmer la police, accusée de vouloir livrer des armes à des partis politiques.

Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais un coup d’Etat au Lesotho perpétré par l’armée, a déclaré le major Ntele Ntoi sur la chaîne de télévision sud-africaine ANN7.

L’armée s’est lancée dans une opération pour désarmer la police qui, selon des renseignements collectés par ses services, s’apprêtait à armer certains partis politiques au Lesotho, a ajouté ce porte-parole.

Pour éviter un bain de sang, le commandement des Forces Armées du Lesotho a pris en toute conscience la décision de faire intervenir l’armée, en particulier dans deux commissariats de police de la capitale Maseru, a-t-il poursuivi.

Toutes les armes qui y étaient stockées sont été confisquées. Actuellement, les militaires sont rentrés dans leurs casernes et tout va bien au Lesotho au moment où je vous parle.

Cette déclaration de l’armée contredit les propos du Premier ministre Thomas Thabane, qui a fui en Afrique du Sud dans la matinée pour protéger sa vie. J’ai été évincé non par le peuple mais par les forces armées et c’est illégal, a-t-il affirmé.

L’organisation du Commonwealth, à laquelle appartient le Lesotho, a réagi en affirmant dans un communiqué: Il est impératif que l’armée prenne des mesures urgentes et immédiates pour rentre le pouvoir à un gouvernement civil et rentre dans ses casernes.

Romandie.com avec(©AFP / 30 août 2014 15h52)