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Canada-Québec: Un jeune homme mutilé lors d’une « nuit de torture » dans un chalet de Lévis

janvier 30, 2023
Photo générique du Service de police de la Ville de Lévis.

Le juge a qualifié de « nuit d’horreur » l’événement qui serait survenu dans un chalet de Lévis. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada/Marc André Turgeon

Un trio de jeunes aurait frappé, brûlé et agressé sexuellement un jeune homme à Lévis dans ce que le juge a qualifié « de véritable nuit d’horreur ».

Selon la poursuite, trois accusés auraient soumis le plaignant à une nuit de torture dans le but de lui faire avouer qu’il avait violé l’ex-copine d’un membre du groupe.

Les circonstances très particulières de cette affaire ont été révélées lors de l’enquête sur remise en liberté de Roberto Chartier-Vézina tenue la semaine dernière au palais de justice de Québec.

Le jeune homme aux cheveux longs fixe la lentille.

Roberto Chartier-Vézina fait face à de graves accusations. Photo : Facebook Roberto Vézina

Le jeune homme de 21 ans est accusé d’avoir causé des lésions à la victime en commettant des voies de fait armées et d’agression sexuelle. Lucas Lambert, 18 ans et Cédric Bérubé, 19 ans, font face aux mêmes accusations.

La victime aurait été attirée dans un chalet de fortune, dans le secteur du chemin Petit-Saint-Jean, à Saint-Étienne-de-Lauzon, en octobre dernier.

Le plaignant était fortement intoxiqué et serait tombé dans une mare en se rendant sur place.

Frappé à coups de « botte à cap »

Une fois dans le chalet, un feu a été allumé pour qu’il se réchauffe. Il s’est ensuite déshabillé.

C’est à ce moment que ses malheurs auraient commencé, selon le récit fait par le procureur de la poursuite, Me Christian Gauthier.

Roberto Chartier Vézina aurait lancé les premiers coups, en frappant la victime à coup de botte à cap aux côtes, aux jambes et au visage.

Les présumés agresseurs étaient accompagnés de deux autres personnes qui ont assisté à la scène, sans y participer, selon Me Gauthier.

Selon lui, le coup à la tête était fort. Je ne réutiliserais pas le terme donné au policier, mais c’est épeurant, décrit le procureur.

Il ajoute qu’un témoin se demandait déjà, à ce moment, si la victime allait mourir.

Marqué au fer « comme les bêtes »

Chartier-Vézina aurait par la suite saisi un tisonnier pour le chauffer sur le poêle à bois, avant de brûler le plaignant un peu comme on fait avec les bêtes , précise Me Gauthier.

Selon l’avocat de la poursuite, la victime est brûlée à la hanche, au dos et sur plusieurs endroits de son corps.

Par la suite, le plaignant sera enduit d’une huile rouge, servant pour les scies à chaîne. Cette huile sera également versée dans sa bouche alors qu’il cherchait son air, selon un témoin.

Feu, scie et étau

Les présumés bourreaux auraient ensuite utilisé un briquet pour allumer l’huile.

Les cheveux seront allumés et ses poils brûlent, dont ceux du pubis, a indiqué Me Gauthier en ajoutant que le plaignant a dû se taper dessus, pour que le feu cesse de progresser.

« Ils sont trois à vouloir faire avouer le prétendu crime au plaignant. »— Une citation de  Me Christian Gauthier, procureur du Directeur des poursuites criminelles et pénales

Une scie aurait été appliquée sur la main de la victime pour tenter de le faire avouer.

On mettra également sa main dans un étau qu’on va serrer, a aussi relaté le procureur.

Après son arrestation, Roberto Chartier-Vézina aurait lui-même avoué qu’un manche à balai avait été utilisé pour agresser sexuellement le plaignant.

Les événements se seraient déroulés pendant plusieurs heures, jusqu’au lever du soleil.

Le trio de présumés agresseurs aurait discuté de la possibilité de tuer la victime, pour éviter d’être dénoncés à la police.

Ce choix aurait été écarté et le groupe de jeune a pris le chemin du retour. Le plaignant a cependant été poussé dans un fossé rempli d’eau, où il a été abandonné.

Désorienté

Un passant qui a aperçu la victime déambulant nue et saignant du nez a alerté la police de Lévis.

Les agents ont conduit le jeune homme à l’hôpital où il a été gardé pour être soigné pendant deux jours.

Le juge Stéphane Poulin a refusé de remettre Robert Chartier-Vézina en liberté pendant le processus judiciaire, même s’il n’a pas d’antécédent judiciaire depuis sa majorité.

Le jeune homme qui a affirmé boire une trentaine de bières par jour et consommer cannabis et cocaïne voulait aller dans une maison de thérapie.

« Je doute de ses motivations, qui semblent un prétexte pour éviter momentanément sa détention. »— Une citation de  Stéphane Poulin, juge à la Cour du Québec

Son avocate a fait valoir qu’une partie de la preuve reposait sur des aveux obtenus par les policiers et que la défense comptait en demander l’exclusion. Selon l’avocate de Chartier-Vézina, les agents n’ont peut-être pas respecté les procédures.

La défense pourra faire valoir ses arguments lors du procès, mais le juge a préféré ordonner la détention du jeune homme en raison des circonstances très particulières de cette affaire qui démontrent une agressivité importante, a-t-il dit.

Les trois accusés ont été arrêtés dans le temps des Fêtes. Lucas Lambert a, lui, obtenu une remise en liberté pendant le processus judiciaire, lors d’une audience entre Noël et le jour de l’An.

Cédric Bérubé est toujours en attente de son enquête sur remise en liberté.

Les faits allégués par la poursuite restent à prouver lors d’un procès, alors que la défense pourra présenter sa preuve pour contrer les accusations.

Avec Radio-Canada par Yannick Bergeron

Canada-Québec: Un agresseur sexuel en cavale

août 9, 2022
Portrait de Vincent Daigle, un homme dans la fin vingtaine ou au début de la trentaine aux cheveux bruns rasés, yeux bleus et boucles d'oreilles de type élargisseur.

Vincent Daigle a pris la fuite après sa remise en liberté conditionnelle. Photo : Courtoisie/Service de Police de la Ville de Lévis

Vincent Daigle, un résident de Lévis ayant reconnu lundi être coupable d’agressions sexuelles, a pris la fuite après sa remise en liberté conditionnelle.

L’homme de 31 ans se serait enfui de la maison de thérapie de Longueuil où il résidait tout de suite après avoir plaidé coupable de plusieurs chefs d’accusation au palais de justice de Québec.

Mardi matin, le procureur au dossier, Louis-Philippe Desjardins, a obtenu un mandat d’arrêt contre lui parce qu’il n’aurait pas respecté ses conditions de remise en liberté.

Plusieurs victimes

Daigle a reconnu avoir agressé sexuellement deux hommes de 18 et 19 ans qui offraient des services sexuels sur Internet en échange d’argent.

À la fin de la soirée, il a reconduit les deux jeunes hommes à leur domicile, sans payer à chacun les 100 $ promis.

Il a aussi reconnu avoir harcelé et menacé des membres de sa famille au mois d’avril. Il a notamment envoyé de nombreux messages textes menaçants à ses parents.

Le Lévisien a également plaidé coupable de conduite dangereuse après avoir roulé à haute vitesse sur l’autoroute, multipliant les manœuvres pour tenter d’échapper aux autopatrouilles qui le pourchassaient.

Vincent Daigle était détenu depuis son arrestation. Le juge lui avait ordonné lundi de séjourner dans une maison de thérapie en attendant l’audience visant à déterminer sa peine, prévue pour le mois de novembre.

Radio-Canada par Marie Maude Pontbriand avec la collaboration d’Audrey Paris

Canada-Québec/Troisième lien : Lévis accusée de faire une lecture tendancieuse de son étude économique

juin 27, 2022
Maquette de deux tunnels côte à côte sous le fleuve Saint-Laurent en face de la ville de Québec.

L’étude économique présentée jeudi dernier par la Ville de Lévis n’est pas crédible, selon un expert. Photo : Site du Réseau Express de la Capitale

En dévoilant une étude économique sur le troisième lien jeudi dernier, le maire de Lévis n’a pas donné l’heure juste à propos des véritables avantages du projet, dénonce un expert. Le professeur Jean-Philippe Meloche affirme même que les gains de productivité anticipés ont une « faible crédibilité » et relèvent d’une erreur méthodologique.

Selon le professeur Meloche, dont les recherches portent notamment sur les finances publiques et sur le transport urbain au Québec, présenter une étude d’impacts économiques n’est tout simplement pas pertinent pour déterminer si le tunnel Québec-Lévis constitue un bon ou un mauvais projet.

Il faut faire des études comparatives, dit-il. Mettre l’accent sur le fait que le tunnel pourrait faire croître le produit intérieur brut (PIB) de 630 millions de dollars par année dès son entrée en service, en 2032, ne nous renseigne pas adéquatement sur la valeur du projet, selon lui.

« Comme on n’a aucune étude comparative, on nous dit : « Mettre 6,5 milliards de dollars à Lévis, ça génère de l’activité économique. » C’est certain! Ça génère de l’activité économique, peu importe où on va le mettre, de n’importe quelle façon, dans n’importe quel secteur! L’étude, en soi, n’est pas pertinente. »— Une citation de  Jean-Philippe Meloche, professeur et directeur de l’École d’urbanisme et d’aménagement du paysage de l’Université de Montréal

Jean-Philippe Meloche.

Jean-Philippe Meloche, professeur et directeur de l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’Université de Montréal Photo: Jean-Philippe Meloche

Le professeur Meloche estime donc que le maire Gilles Lehouillier a offert une lecture biaisée lors de la présentation de cette étude réalisée par la firme WSP à la demande de la Ville de Lévis au coût de 65 000 $ avant taxes.

D’ailleurs, dans le sommaire de l’étude, on constate que le mandat donné à la firme WSP consistait à faire ressortir les impacts positifs du tunnel dans un contexte où le projet […] a suscité plusieurs critiques et des débats sur les effets négatifs qu’il pourrait créer.

Des avantages économiques insuffisants

Une section de l’étude sur les avantages économiques du futur troisième lien pour la société dans son ensemble a cependant retenu l’attention du professeur Meloche. On y calcule les montants que les automobilistes pourraient épargner en carburant et en entretien de leur véhicule, par exemple.

On y calcule aussi les avantages économiques du troisième lien en ce qui a trait à la diminution des accidents routiers ainsi que les bienfaits environnementaux liés à la réduction des émissions de certains polluants dans l’air.

En additionnant tous ces avantages économiques, l’étude conclut que les gains s’élèveraient à un peu moins de 550 000 $ par année aux heures de pointe.

C’est encore pire que ce que je pensais, s’exclame Jean-Philippe Meloche. Même en doublant ces gains économiques pour tenir compte de l’ensemble de la journée, le total serait très loin d’égaler les sommes nécessaires à l’exploitation et à l’entretien du troisième lien, évaluées à 25,6 millions de dollars par année.

« C’est comme si je vous demandais d’investir dans un projet qui va coûter 25 fois plus cher que ce qu’il pourrait générer comme bénéfices en vous disant : « C’est un super bon projet pour notre région! » »— Une citation de  Jean-Philippe Meloche, professeur et directeur de l’École d’urbanisme et d’aménagement du paysage de l’Université de Montréal

C’est sans compter les coûts d’amortissement de l’infrastructure, ajoute le professeur. Sous l’angle d’un gestionnaire de fonds publics, il n’y a personne qui devrait trouver que c’est un bon investissement, analyse-t-il.

Invité à commenter, le directeur du développement économique et de la promotion à la Ville de Lévis rappelle que les gains du tunnel ont été calculés uniquement pour quatre secteurs, c’est-à-dire l’approche des ponts de Québec et Pierre-Laporte dans les deux directions.

C’est uniquement ça. On n’a pas extrapolé à l’ensemble de la région, soutient M. Meurant, parce que les données fournies par le Bureau de projet du troisième lien ne permettaient pas de calculer au-delà de ces secteurs précis.

« Ce sont des gains significatifs pour quatre petits secteurs, géographiquement très limités, aux abords des ponts de Québec et Laporte. »— Une citation de  Philippe Meurant, directeur du développement économique et de la promotion à la Ville de Lévis

Tirée par les cheveux

Lors de sa conférence de presse, le maire Gilles Lehouillier avait aussi souligné que le troisième lien entraînerait une hausse de la productivité des travailleurs de 0,62 $ de l’heure.

Les trois politiciens prennent la pose devant la salle de la conférence de presse.

Le préfet de la MRC de Bellechasse, Yvon Dumont, la députée de Bellechasse, Stéphanie Lachance, et le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, lors de la conférence de presse sur l’étude des impacts économiques du tunnel Québec-Lévis. Photo : Radio-Canada/Louise Boisvert

C’est notamment ce gain de productivité qui permet d’affirmer que le PIB de la grande région de Québec augmenterait avec l’entrée en service du tunnel.

La firme WSP s’est notamment basée sur une étude américaine qui démontre que les efforts d’aménagement destinés à réduire les distances parcourues en voiture peuvent avoir des effets positifs sur les économies locales.

Or, le professeur Meloche rappelle que cette étude s’applique non pas aux projets autoroutiers mais plutôt aux projets d’aménagement qui favorisent les déplacements non motorisés, notamment le vélo et la marche.

De plus, la firme WSP semble avoir calculé les gains de productivité pour Lévis en les appliquant à l’ensemble des emplois sur le territoire de la ville. C’est une autre erreur, selon le professeur Meloche, car tous les travailleurs ne verront pas leur temps de déplacement réduit par l’avènement du troisième lien.

Il donne l’exemple des cyclistes, des piétons et des automobilistes qui n’ont pas à emprunter les ponts ou qui ne circulent pas à leurs abords.

« Non seulement on cite une étude hors contexte – on reprend un résultat d’étude dans un contexte qui n’est pas approprié – mais on l’extrapole ensuite à une population qui n’est pas touchée par l’infrastructure. »— Une citation de  Jean-Philippe Meloche, professeur et directeur de l’École d’urbanisme et d’aménagement du paysage de l’Université de Montréal

L’augmentation projetée du PIB est donc tirée par les cheveux, déplore le professeur Meloche. Ce n’est pas intellectuellement très rigoureux.

Là aussi, Philippe Meurant affiche son désaccord. Selon lui, la congestion routière actuelle déborde sur les réseaux routiers municipaux des deux côtés du fleuve, ce qui justifie qu’on extrapole les gains de productivité à tous les travailleurs.

C’est évident que ça affecte les conditions de circulation, la mobilité de l’ensemble du territoire de Lévis, soutient le directeur du développement économique et de la promotion de la Ville.

« L’étude, ce qu’elle confirme, c’est que les employeurs et les employés vont bénéficier de la réalisation de ce projet parce que le temps de déplacement va être raccourci, [non seulement] la durée mais également la distance de déplacement. »— Une citation de  Philippe Meurant, directeur du développement économique et de la promotion à la Ville de Lévis

Selon lui, l’étude est même conservatrice dans son évaluation de l’augmentation de la productivité et du PIB.

Infrastructures vieillissantes

M. Meurant ajoute que l’actualité des dernières semaines avec les craintes liées à l’état des suspentes du pont Pierre-Laporte est un autre argument qui rend nécessaire le tunnel Québec-Lévis.

On ne peut pas être tributaire de deux ponts qui sont menacés pour l’un ou pour l’autre de graves conséquences étant donné l’état dans lequel ils se trouvent. On n’a pas le choix. C’est vraiment une nécessité, dit-il.

Jeudi dernier, après le dévoilement de l’étude, la Coalition Non au troisième lien avait publié un communiqué pour dénoncer les incohérences contenues dans le document.

L’analyse des retombées économiques perd en crédibilité de par l’absence de comparatif et l’inexistence d’une étude d’opportunité sur le projet de troisième lien Québec-Lévis, écrivait la Coalition.

Aux détracteurs du projet, Philippe Meurant réplique que contrairement à la Ville de Lévis, ils n’ont produit aucune étude sur le troisième lien.

Avec Radio-Canada par Alexandre Duval

Canada-Québec et Lévis n’imposeront pas la vaccination à leurs employés

août 19, 2021

Les villes de Québec et de Lévis n’obligeront pas leurs fonctionnaires à se faire vacciner contre la COVID-19, tant et aussi longtemps que cette mesure ne fera pas l’objet d’une recommandation de la part des autorités sanitaires.

Covid vaccination clinique mobîe la ronde montreal seringue

© Jean-Claude Taliana/Radio-Canada Covid vaccination clinique mobîe la ronde montreal seringue

Les deux municipalités n’emboîteront donc pas le pas, du moins à court terme, à Ottawa et à Toronto qui souhaitent imposer la vaccination à leurs employés. Elles vont continuer à suivre les règles de l’INSPQ et de la CNESST sur les mesures sanitaires en milieu de travail.

Il est clair qu’il n’est pas dans notre intention, pour le moment, d’obliger la vaccination de l’ensemble du personnel. Ça, c’est clair», affirme sans hésitation le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

Gilles Lehouillier n'a pas l'intention d'imposer la vaccination aux employés de la Ville de Lévis.

© /Radio-Canada Gilles Lehouillier n’a pas l’intention d’imposer la vaccination aux employés de la Ville de Lévis.

Selon lui, les mesures sanitaires que la Ville a mises de l’avant sont suffisantes pour contrer la propagation du virus, comme en témoigne l’absence d’éclosion parmi les employés municipaux.

Pas une compétence des villes

Le maire ajoute que de toute façon, la décision d’imposer ou non la vaccination ne relève pas de sa compétence.

Il faudra d’abord que le gouvernement du Québec statue parce que nous, on n’a pas de pouvoir là-dessus. Il y a des droits individuels qu’il faut respecter. Alors, nous, actuellement, on applique à la lettre l’ensemble des règles gouvernementales. C’est ça notre travail», insiste Gilles Lehouillier.

Le maire de Toronto, John Tory, a annoncé jeudi son intention d'imposer la vaccination aux fonctionnaires municipaux.© / CBC Le maire de Toronto, John Tory, a annoncé jeudi son intention d’imposer la vaccination aux fonctionnaires municipaux.

De l’autre côté du fleuve Saint-Laurent, la vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Québec, Marie-Josée Savard, abonde dans le même sens.

On s’est toujours collé aux directives de la santé publique. Alors, au moment où on se parle, l’obligation n’est pas là», rappelle la candidate à la mairie.

Elle précise que la Ville se rangerait derrière les autorités sanitaires si celles-ci décidaient d’imposer la vaccination aux employés municipaux.

Allez vous faire vacciner!»

Les partis d’opposition ne partagent toutefois pas cette position. S’il n’en tenait qu’à lui et à la faisabilité technique de la mesure, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, imposerait la vaccination aux fonctionnaires de la Ville. L’aspirant-maire soutient qu’il s’agit d’une mesure essentielle pour sortir de la pandémie.

Si je suis maire de Québec, moi, je l’exige […] Allez vous faire vacciner! C’est pas compliqué, mais je ne jouerai pas à la police [en allant] vérifier les codes QR à tous les matins. Je veux que tout le monde se fasse vacciner», martèle M. Gosselin.

Jean-François Gosselin appuie la vaccination obligatoire pour tous les employés de la Ville de Québec.

© Pierre-Alexandre Bolduc/Radio-Canada Jean-François Gosselin appuie la vaccination obligatoire pour tous les employés de la Ville de Québec.

Pour le chef de Démocratie Québec, Jean Rousseau, qui brigue également la mairie, le temps commence à presser. Il invite l’administration Labeaume à imposer dès maintenant la vaccination à tous les employés municipaux. La Ville, dit-il, doit montrer l’exemple.

Je demande à ce que la Ville de Québec mandate et oblige ses fonctionnaires à se faire vacciner s’ils désirent travailler sur leur lieu de travail […] On est rendu à un point où une minorité impose des comportements à une majorité», fait valoir M. Rousseau.

Commission parlementaire

À court terme, le gouvernement Legault ne prévoit pas rendre la vaccination obligatoire, sauf pour certains travailleurs du réseau de la santé.

Pour l’instant, ça ne fait pas partie des orientations qu’on a données», a rappelé jeudi la vice-première ministre, Geneviève Guilbault.

Québec a annoncé mardi que la vaccination obligatoire ferait l’objet d’un débat à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une commission parlementaire. Cette dernière pourrait débuter dès la semaine prochaine.

Par  Louis Gagné avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc et Marie Maude Pontbriand