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Les Libanais de Côte d’Ivoire votent avec l’espoir d’un changement pour leur pays

avril 29, 2018

Une responsable du bureau de vote explique la procédure à une électrice libanaise, à Abidjan le 29 avril 2018 / © AFP / ISSOUF SANOGO

La cour de l’école libanaise d’Abidjan est pleine d’une animation inhabituelle pour un dimanche : pour la première fois, l’importante diaspora libanaise en Côte d’Ivoire vote, en avance pour les législatives qui se tiendront le 6 mai au pays du Cèdre.

« On espère un changement au Liban, on veut du travail, la liberté », confie Ghassan Ghossein, émigré depuis sept ans en Côte d’Ivoire, et qui fait la queue pour entrer dans la salle de classe de l’école primaire qui abrite l’unique bureau de vote des Libanais dans la capitale ivoirienne.

Un autre bureau est ouvert à San Pedro, le deuxième port du pays.

« C’est la première fois qu’on vote ici, c’est vraiment important ! Ils nous donnent cette chance, alors bien sûr on vote », car « le Liban c’est notre pays », renchérit une femme qui préfère ne pas donner son nom. Elle vit en Côte d’Ivoire depuis 24 ans, et sa fille, qui y est née, l’aide à traduire de l’arabe au français.

Plus de 80.000 Libanais de l’étranger, inscrits dans 39 pays, ont commencé à voter depuis vendredi, autorisés pour la première fois depuis l’indépendance du pays à faire entendre leur voix. Un chiffre faible, comparé au nombre total de Libanais dans le monde, estimé au minimum à un million, selon des experts.

La diaspora dans son ensemble, incluant les descendants d’émigrants qui n’ont pas la nationalité, est elle évaluée entre 8 et 12 millions.

En Côte d’Ivoire, seulement 2.300 électeurs libanais se sont inscrits, sur une communauté qui compte entre 80 et 100.000 personnes – la plus importante d’Afrique- , précise l’ambassadeur du Liban Mohamed Khalil. « C’est la première fois, beaucoup de gens ne savaient pas comment faire », justifie-t-il. « Mais la prochaine fois, le nombre (de votants) va beaucoup augmenter ».

– On veut construire notre pays –

De fait, une femme dit ne pas avoir pu voter, bien qu’elle soit inscrite en ligne, son nom ne figurant pas sur les registres, minutieusement compulsés par une demi-douzaine d’assesseurs.

Fendant la foule, l’ambassadeur va et vient dans l’école pour régler les problèmes, assisté d’un important service de sécurité qui filtre les entrées.

Dans le bureau de vote, une caméra filme le scrutin, reliée en direct au ministère de l’Intérieur à Beyrouth, afin de garantir la transparence des opérations.

Les bulletins seront envoyés à Beyrouth, conservés à la Banque centrale avant d’être transmis le 6 mai aux circonscriptions d’origine des électeurs pour dépouillement.

« Moi je suis de Saïda » (centre-sud du Liban), « c’est très important que notre voix arrive » là-bas, affirme une électrice, Mirvat Kadoura-Al Mallah.

« On veut construire notre pays, mais les grandes personnalités politiques ne laissent pas faire », dit une autre électrice, anonyme, une désillusion sur la situation politique libanaise largement partagée par la diaspora, qui explique sa faible mobilisation pour cette élection, en même temps que le sentiment de peser très peu par rapport aux 3,7 millions d’électeurs inscrits au Liban.

« Nous espérons que le Liban arrive à faire la démocratie totale. Aujourd’hui c’est la démocratie confessionnelle », déclare avec un mince sourire le président du Comité libanais en Côte d’Ivoire, Najib Zahr, faisant référence au fragile équilibre politique qui prévaut entre les différentes communautés religieuses.

Selon la loi électorale, six sièges seront alloués à la diaspora aux prochaines législatives de 2022.

Romamandie.com avec (©AFP / 29 avril 2018 14h36)                  

Congo: un groupe autochtone menace d’enlever les Libanais à Pointe-Noire

mars 20, 2018

 

Dans une audio parvenue à ce média via whatsapp un groupe local dénommé « Bana Djidji » menace de se lancer dans le kidnapping des sujets Libanais installés dans le Kouilou. Cette volonté répondrait aux multiples dérapages envers les autochtones dont la communauté Libanaise est responsable.

Le viol de deux fillettes âgées de 5 et 7 ans par un sujet Libanais de 47 ans est la goutte d’eau qui a débordée le vase. « On ne peut plus tolérer que les Libanais qui nous traitent dans leur pays comme des esclaves viennent ici nous narguer » a-t-on pu entendre de cette déclaration de guerre contre cette communauté.

Inspiré des actions de représailles que mènent des groupes autochtones Nigérians contre les étrangers inciviques, ces autochtones du Kouilou veulent donner une bonne leçon aux Libanais.

Flore Barros une jeune Vili a perdu la mobilité de ses membres suite à une décharge électrique par un pistolet Taser infligé par, toujours un sujet Libanais. Vu que justice n’a pas été faite et que le Libanais s’en moque même, la justice populaire s’avère être la solution efficace.

« Nous avons le Mayombe que personne ne maîtrise comme nous, c’est là bas que nous garderons les Libanais que nous allons enlever et libérer après paiement d’une forte rançon…Si les Noirs ne sont pas en paix au Liban, les Libanais non plus ne doivent l’être chez nous… » est le message véhiculé par le chef de ce groupe.

Au Nigeria, plusieurs groupes locaux kidnappent des étranges travaillons dans le pétrole qu’ils accusent de polluer leurs localités et de se comporter en conquérant. Ils sont libérés après le paiement de fortes sommes d’argent. Les Bana djidji ont décidé d’en faire autant avec les immigrés Libanais du Kouilou.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Congo/Pointe-Noire: les Libanais proposent 10 millions de FCFA pour libérer leur violeur

mars 2, 2018

liban

La même scène va-t-elle se répéter des années après ? C’est l’histoire interminable d’un Libanais qui abuse d’une Congolaise et sa communauté corrompt l’autorité policière pour obtenir sa liberté. On l’a vu avec Flore Barros et maintenant avec les deux fillettes de 2 et 5 ans victimes de viol par un Libanais de 47 ans.

Tout ce qui n’est pas juste irrite les personnes normales. C’est le cas de certains policiers de la ville de Pointe-Noire qui voient d’un très mauvais œil que la communauté Libanaise de cette ville tente d’épargner leur ressortissant violeur de la force de la loi par la corruption.

Consciente d’être en face d’une famille pauvre incapable de leur mener la guerre, les Libanais de Pointe-Noire, habitués à manquer de respect et considération aux autorités sécuritaires Congolaises dont ils connaissent la faiblesse face à l’argent, tentent depuis un moment de négocier le prix de la libération de leur compatriote Hussein Baydon de 47 ans, détenu pour pédophilie et viol sur mineures de 2 et 5 ans.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Un Libanais arrêté pour le meurtre d’une domestique philippine au Koweït

février 24, 2018

Manille – L’un des deux principaux suspects du meurtre d’une domestique philippine dont le corps a été retrouvé dans un congélateur au Koweït a été arrêté et est détenu au Liban, ont annoncé les autorités philippines.

Le corps de Joanna Demafelis, qui présenterait des signes de torture, avait été découvert début février alors que ses employeurs, un Libanais et son épouse syrienne, avaient disparu en 2016.

A Beyrouth, un responsable judiciaire a confirmé samedi l’arrestation du Libanais mais aussi de son épouse.

Le meurtre, devenu un symbole des sévices parfois infligés aux domestiques philippines à l’étranger, a contribué à une crise diplomatique entre le Koweït et Manille qui a décidé une interdiction totale de signer de nouveaux contrats de domestiques dans le petit Etat du Golfe d’où quelque 1.700 Philippins ont été rapatriés à leur demande.

Le ministère philippin des Affaires étrangères a indiqué vendredi soir que Manille avait été averti par le Koweït la veille de la détention au Liban du Libanais Nader Essam Assaf accusé du meurtre de la jeune femme.

Le couple était recherché par Interpol depuis la découverte du corps de la domestique, selon le ministère.

« Le président (Rodrigo Duterte) se félicite des informations selon lesquelles Nader Essam Assaf se trouve actuellement aux mains des autorités au Liban », selon un communiqué du ministre philippin des Affaires étrangères Alan Cayetano.

Cette arrestation « constitue une première étape essentielle dans notre quête de justice pour Joanna et nous sommes reconnaissants à nos amis au Koweït et au Liban pour leur aide », a-t-il ajouté.

De son côté, le responsable judiciaire libanais a précisé que le couple avait été arrêté dans la capitale syrienne Damas où il s’était rendu après avoir fui le Koweït.

« Les autorités syriennes ont livré le mari au Liban (…). La Syrie a gardé l’épouse en détention, car il s’agit d’une ressortissante syrienne », a précisé ce responsable s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Le corps de Joanna Demafelis, 29 ans, avait été découvert plus d’un an après que sa famille eut signalé sa disparition.

Selon les chiffres officiels, quelque 252.000 Philippins travaillent au Koweït –sur plus de 2 millions dans la région–, une bonne partie en tant que domestiques. Les récits de sévices et de surexploitation abondent dans les médias.

M. Duterte a accusé les employeurs de l’émirat de régulièrement violer leurs domestiques, de les forcer à travailler 21 heures par jour et leur donner les restes à manger.

Environ dix millions de Philippins au total travaillent à l’étranger et leurs envois de fonds constituent une contribution essentielle à l’économie du pays où la manière dont ils sont traités dans les pays où ils se trouvent fait souvent l’objet de débats politiques.

M. Duterte, qui envisage d’étendre à d’autres pays l’interdiction décrétée pour le Koweït, a envoyé cette semaine une équipe dans l’émirat pour négocier une meilleure protection des travailleurs philippins émigrés.

Romandie.com avec(©AFP / 24 février 2018 11h23)                                            

Dix-huit migrants de retour au Liban après avoir survécu à un naufrage

octobre 6, 2013

BEYROUTH – Les 18 survivants libanais du naufrage d’une embarcation illégale survenu la semaine dernière au large de l’Indonésie sont rentrés dimanche à Beyrouth, exprimant leur colère contre l’Etat qu’ils accusent d’indifférence face à l’insécurité et au chômage.

A leur arrivée à l’aéroport, les survivants, l’air visiblement fatigués, certains hébétés, se sont jetés dans les bras de leurs familles.

Au total, 68 Libanais, la majorité originaires de régions très pauvres du nord du pays comme le Akkar, étaient à bord de l’embarcation de fortune qui se dirigeait illégalement vers l’Australie: 18 ont survécu, 28 corps ont été repêchés -dont femmes et enfants- et 22 sont toujours portés disparus. Le bateau transportait entre 80 et 120 personnes, dont d’autres ressortissants arabes.

Au milieu des familles en larmes, un des survivants s’est évanoui avant d’être aidé par ses proches, tandis qu’une mère dont le fils a survécu a crié à plusieurs reprises Que Dieu soit loué avant d’éclater en sanglots.

Tout ce dont je me rappelle, c’est d’avoir vu le ciel, puis je me suis retrouvé sous l’eau, raconte Louaï Baghdadi, 25 ans, qui dit avoir nagé pendant une demi-heure jusqu’à atteindre une île.

Ce qui me brise le coeur surtout, c’est que j’ai vu des enfants flottant dans l’eau, sans que je puisse les aider. Ces enfants sont morts alors qu’ils étaient affamés car il n’y avait plus à manger sur le bateau, dit-il, les yeux rougis, serrant sa mère dans ses bras.

Le député du Nord Hadi Hbeich, présent à l’aéroport, a affirmé que le naufrage était une sonnette d’alarme pour les autorités libanaises, mais aussi pour la communauté internationale.

Le chômage dans la région du Akkar est effrayant. La société est au bord de l’explosion. Ces gens sont allés au bout du monde pour nourrir leurs enfants car ils ont perdu tout espoir dans leur pays et dans l’Etat, a-t-il affirmé à l’AFP.

Selon lui, les dernières statistiques sur le Akkar montrent que pour 6 Libanais, il y a 4 Syriens. Ce sont des données catastrophiques (…).

Le Liban est sans gouvernement depuis six mois. Ce pays de 4 millions d’habitants accueille en outre quelque 770.000 réfugiés de la Syrie voisine.

C’est l’insécurité surtout qui m’a poussé à tenter ma chance. Au Liban, il n’y a rien à faire pour nous, ajoute Louaï Baghdadi, qui rêvait de commencer une vie nouvelle en Australie. Il s’insurge contre le chômage et le fardeau que représente l’afflux des réfugiés syriens fuyant la guerre dans leur pays.

Les Syriens sont devenus plus que les Libanais chez nous, dans le Nord, dit-il.

Il crie toute sa colère contre son pays, miné depuis des années par des dissensions politico-confessionnelles exacerbées par le conflit en Syrie.

J’ai vu la mort dans la mer, mais je la voyais déjà à Tripoli, commente-t-il, en référence aux combats ponctuels dans cette ville entre partisans et adversaires du régime syrien. Vous marchez dans la rue, et votre copain se fait tuer par balles.

Il affirme, comme les autres, avoir payé 10.000 dollars pour ce voyage de la mort organisé par un certain Abou Saleh, un Irakien que tous accusent de gérer un réseau d’immigration illégale à partir de sa prison en Indonésie, des informations non confirmées officiellement.

Romandie.com avec (©AFP / 06 octobre 2013 16h23)

Lobbyistes, financiers…Ce que deviennent les ‘’Libanais de Gbagbo’’

juin 19, 2011

Même s’ils ne sont pas, pour la plupart, encore inquiétés, plusieurs membres de la communauté libanaise, réputés proches de Laurent Gbagbo, risquent de connaître une traversée du désert avec le changement de régime à la tête de l’Etat. Signe de la fin de l’état de grâce pour eux, certains Libanais ont quitté temporairement le pays pour se mettre à l’abri. Où se cachent-ils ?

Roland Dagher

Son soutien à Laurent Gbagbo allait, selon plusieurs sources, au-delà des dividendes financières qu’il espère en tirer. En effet, pour justifier sa proximité avec l’ancien chef de l’Etat, Roland Dagher a toujours évoqué des raisons idéologiques. Il était donc à l’avant-garde du pseudo-combat contre le néocolonialisme, engagé par Laurent Gbagbo. Toute chose qui lui a valu d’être bombardé Conseiller économique et social, aux côtés de Laurent Dona Fologo. « On ne peut pas ignorer que tôt ou tard, l`Ivoirien, acculé, finira par trouver un bouc-émissaire. Ce bouc-émissaire, ce n`est pas l`Europe, puisqu`elle se trouve loin. Mais nos pauvres frères burkinabè, maliens, nigérians qui travaillent avec nous depuis 30 voire 40 ans », avait-il critiqué le parti pris de la communauté internationale dans le bras de fer qui a mis aux prises Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, à propos des vrais résultats de la présidentielle de la fin de l’année 2010. Et, comme beaucoup de barons de l’ancien régime, il a reçu sa part du coup de bâton administré par la communauté internationale. Le 2 février dernier, son nom a été rajouté à la liste des soutiens de M. Gbagbo, sanctionnés. « Nous nous dresserons comme un seul homme contre la Communauté européenne et les ambassades des pays de l’Ue », avait-il réagi, le 3 février à ces sanctions-là. Depuis lors, les choses sont allées très vite. Son mentor a fini par être vaincu. Et, dans le cafouillage qui a suivi cette chute de Laurent Gbagbo, il a dû se terrer. Il y a un mois et demi, des éléments des forces républicaines lui ont rendu visite en vue de l’interroger sur ses rapports avec Laurent Gbagbo. Il s’est ensuite réfugié au Ghana pour deux à trois semaines. Revenu incognito au pays, il vit dans une sorte de clandestinité. Il reste cependant injoignable sur tous ses téléphones mobiles.

Roger Abinader

Cet industriel ivoiro-libanais avait-il d’autres choix que de se jeter dans les bras de Laurent Gbagbo ? Difficile de répondre de manière tranchée par un oui ou par un non. Car, de sources proches de sa communauté, il a connu beaucoup de péripéties sous Félix Houphouet-Boigny. Selon les témoignages que nous avons pu recueillir dans le cadre de nos investigations, de proches collaborateurs du ‘’père de la nation’’ ont tenté de déposséder cet amoureux de la petite reine, de toutes ses sociétés alors qu’il était malade. Une fois remis de son mal, il a pris ses distances d’avec le clan Houphouet, tout en gardant une amitié avec Laurent Dona Fologo. C’est d’ailleurs l’ancien secrétaire général du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda) qui l’amènera avec lui à La majorité présidentielle de Laurent Gbagbo. En attendant de lui ouvrir d’autres portes pour se relancer dans ses affaires, celui-ci lui avait offert un marron au Conseil économique et social. Tout comme Roland Dagher, il était Conseiller économique et social jusqu’à la chute de Laurent Gbagbo. Avant même la fin du règne de son ‘’parapluie’’, il avait déjà quitté la Côte d’Ivoire pour la capitale française, Paris. Il y serait toujours, attendant que la bourrasque se calme totalement.

Jalal Kawar

Lors de l’inauguration de son nouveau magasin, le 17 juillet 2008, Jalal Kawar, patron de Orca Déco, eut l’idée d’inviter le chef de l’Etat d’alors, Laurent Gbagbo. Erreur de casting ou signe d’une vraie collusion ? Toujours est-il que la présence de Laurent Gbagbo à cette cérémonie a apporté beaucoup d’eau au moulin de ceux qui assuraient que le clan Gbagbo avait sa main dans ce business. Toujours entre deux avions, Jalal Kawar n’a pas attendu que la situation pourrisse avant de quitter Abidjan. Le richissime homme d’affaires aurait pris la direction de l’Europe où il demeure reclus jusqu’à aujourd’hui.

Ibrahim Ezzédine

Homme d’affaires très prospère dans le secteur de l’importation de riz (70% de part de marché avec Uncle Sam), Ibrahim Ezzédine s’est toujours gardé d’afficher publiquement son soutien à Laurent Gbagbo. Et pourtant, sa collusion avec le régime de la ‘’Refondation’’ n’avait guère besoin de se conter. Selon les milieux d’affaires ivoiriennes, c’est grâce à ses entrées dans le palais de Laurent Gbagbo qu’il a pu asseoir son hégémonie dans son secteur. En contrepartie du quasi-monopole sur le commerce du riz qu’il escomptait garder, Ibrahim Ezzédine, patron de Sdtm-CI, aurait sorti d’importants fonds pour soutenir la résistance de son ange-gardien. Ce qui lui valut d’être rajouté à la liste rouge de l’Union européenne, le 2 février 2011. Avec cette épée de Damoclès sur sa tête, il n’eût d’autres choix que de se refugier dans la sous-région ouest-africaine où il a également développé plusieurs autres business. Mais, même en son absence, ses affaires continuent de tourner.

Oudaye Chalhoub

Tout comme Ezzédine Ibrahim, Oudaye Chalhoub était bien connu pour ses activités commerciales. Mais, sans doute poussé par la survie de ses affaires, il s’est engagé aux côtés de Simone Gbagbo, pour bénéficier du bon parapluie et pour fructifier ses commerces. Et, comme politique et affaires ne font pas toujours bon ménage, Oudaye Chalhoub a été soupçonné de gérer des fonds occultes au profit du clan Gbagbo. Plus tard, le nom du Dg de Cipex-ci a été associé à l’entretien de miliciens. Dès qu’il sentit le pouvoir changer de main, il quitta le pays sans crier gare. Il aurait transité par Paris, sur la route qui le conduisait à Beyrouth (Liban).

Elie Hallassou

S’il a continué à faire parler de lui dans les médias, c’est parce que, dit-il, il en a gros sur le cœur contre le régime de Laurent Gbagbo. En gros, le ‘’Libanais de Gbagbo’’ confesse qu’il n’a jamais pu réussir à entrer dans les bonnes grâces de l’ancien chef de l’Etat. Et, pourtant, c’est à cause de son engagement aux côtés du chef de file de la ‘’Refondation’’ que cet Ivoirien d’origine syrienne (abusivement appelé Libanais) a perdu son emploi. Un emploi qu’il occupait dans une firme dirigée par un Libanais et pour lequel, il gagnait un salaire mirobolant. Aujourd’hui, amer et toujours à Abidjan, il tente de rallier le camp Ouattara pour, soutient-il, contribuer à la réconciliation nationale. Dans l’entre-deux-tours de la présidentielle, il avait d’ailleurs fustigé les dérives tribalistes du clan Gbagbo. Après la chute de son ancien mentor, il a vainement milité pour un rapprochement entre la nouvelle direction de La majorité présidentielle et le nouveau pouvoir, à travers la formation d’un vrai gouvernement d’union nationale. Toujours engagé dans son créneau (respect des institutions), il en appelle au respect du devoir de l’Etat envers tous ses fils.

Sam l’Africain

En bon Libanais, il a tenu son commerce jusqu’à se laisser piquer par le virus de la politique. Et, l’homme qu’il choisit de soutenir, est Laurent Gbagbo. Plus bouffon qu’engagé véritablement dans la politique de la ‘’Refondation’’, il espérait sans doute gagner en célébrité et renforcer sa surface financière. Il n’hésitait donc pas à donner dans le scandale pour se faire attirer les regards sur lui. « Comment le président du Faso peut cautionner les résultats provisoires donnés par la Cei (Commission électorale indépendante, Ndlr) en Côte d’Ivoire, alors que dans le mois d’octobre dernier, c’est la Cour constitutionnelle du Faso qui l’a proclamé vainqueur de l’élection que ses adversaires ont contestée ? Le président du Faso avait opté avec la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Ndlr) de venir tuer les Ivoiriens en Côte d’Ivoire. Son pays sert de base d’entraînement aux rebelles et aux déstabilisateurs du régime du président Laurent Gbagbo. Sur la base de tous ces faits, le président du Faso est mal placé car il ne peut pas être arbitre et joueur dans le même match », a-t-il critiqué le 2 février 2011 le panel des cinq chefs d’Etat africains, mis en place, pour trouver une solution à la crise post-électorale ivoirienne.

Le Mandat Marc Dossa