Posts Tagged ‘Libération’

Espagne: quelques centaines de manifestants réclament la libération du rappeur Pablo Hasél

mars 20, 2021

Quelques centaines de manifestants rassemblés dans plusieurs villes d’Espagne, notamment à Madrid et Barcelone, ont réclamé samedi soir la libération du rappeur Pablo Hasél, emprisonné depuis mi-février pour des tweets attaquant la monarchie et les forces de l’ordre. Aux cris «Liberté pour Pablo Hasél» ou «nous sommes des antifascistes», plusieurs centaines de personnes s’étaient donné rendez-vous à Madrid et ont défilé dans le calme avant de se disperser à la demande de la police.

À Barcelone, épicentre des manifestations de soutien au rappeur catalan, une centaine de participants ont battu le pavé derrière une banderole réclamant «l’amnistie totale pour Pablo Hasél», là encore dans une ambiance paisible, selon un journaliste de l’AFP. Un calme contrastant avec les mobilisations de février, marquées par une fronde sociale intense et des échauffourées. Des rassemblements étaient prévus dans d’autres villes espagnoles comme à Palma de Majorque.

Débat sur la liberté d’expression

Pablo Hasél, 32 ans, a été condamné à neuf mois de prison pour apologie du terrorisme, pour avoir traité le roi Juan Carlos Ier de «mafieux», fait l’éloge de personnes impliquées dans des attaques et accusé la police d’avoir tué et torturé des migrants et des manifestants. Son arrestation le 16 février dans des circonstances assez spectaculaires au sein de l’université de Lérida, où il était barricadé avec des sympathisants, a entraîné des protestations marquées par des incidents dans plusieurs autres villes d’Espagne comme Madrid, Valence et Grenade.

L’emprisonnement de Pablo Hasél a également relancé le débat sur la liberté d’expression en Espagne et renforcé les divergences au sein de la coalition gouvernementale entre les socialistes du président Pedro Sanchez et le parti Podemos (gauche radicale) qui soutient les manifestations.

Par Le Figaro avec AFP

Libération des 42 personnes enlevées d’une école du nord du Nigeria

février 27, 2021

LAGOS, Nigéria — Les 42 personnes, dont 27 étudiantes, enlevées la semaine dernière d’une école du nord du Nigeria, ont été libérées.

© Fournis par La Presse Canadienne

C’est ce qu’a indiqué l’attachée de presse du gouverneur de l’État de Niger (à ne pas confondre avec le pays voisin), Mary Noel-Berje, à l’agence The Associated Press, samedi.

«Les otages libérés sont arrivés dans la capitale de l’État (Minna). Nous les avons accueillis», a souligné Mme Noel-Berje.

Les étudiantes, les enseignants et des membres de leur famille avaient été enlevés par des hommes armés d’une école secondaire de Kagara.  

L’annonce de leur libération survient au lendemain de l’enlèvement de 317 filles d’un pensionnat du nord du Nigeria, dans l’État de Zamfara.

Un résident a raconté que les ravisseurs avaient également attaqué une base militaire et un point de contrôle, situés à proximité, pour empêcher les militaires d’intervenir.

Plusieurs groupes armés, les «bandits» comme les surnomment le gouvernement, sont connus pour réclamer des rançons ou la libération de leurs proches de prison lors de ces kidnappings de masse.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a affirmé vendredi que la priorité de son gouvernement était d’assurer le retour des adolescentes et des autres otages, et ce, sans qu’il y ait de menace à leur vie ou à leur sécurité.

«Nous ne succomberons pas au chantage de bandits et de criminels qui ciblent des personnes innocentes dans l’espoir d’empocher d’énormes rançons, a-t-il affirmé. Que ces bandits, kidnappeurs et terroristes ne se fassent pas d’illusion. Ils ne sont pas plus puissants que le gouvernement», a ajouté le président nigérian.

Quoi qu’il en soit, le Nigeria a connu plusieurs enlèvements de masse au fil des ans, dont celui de 276 adolescentes d’une école secondaire de Chibok, dans l’État de Borno, en avril 2014 par le groupe djihadiste Boko Haram qui avait fait les manchettes. Plus d’une centaine de ces filles manquent toujours à l’appel.

En décembre dernier, 344 étudiantes d’une école secondaire de Kankara ont été enlevées puis libérées par la suite.

Par Sam Olukoya, The Associated Press. avec La Presse Canadienne

Algérie : le journaliste Khaled Drareni libéré

février 20, 2021
Khaled Drareni fait le V de la victoire après avoir été libéré de prison, à Alger, le 19 février 2021.

Khaled Drareni, libéré vendredi après presque un an de détention, a commencé sa carrière comme un présentateur télé vedette avant de devenir un symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie.

Relâché après une longue journée d’attente pour ses proches, les militants et collègues journalistes rassemblés devant le centre pénitencier de Koléa, à l’ouest d’Alger, il est apparu serein, en bonne forme, masque sanitaire sur le visage.

« Je remercie tous ceux qui m’ont soutenu et qui ont soutenu les détenus d’opinion car votre soutien est essentiel pour nous tous et il est la preuve de notre innocence », a-t-il réagi dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux.

À sa sortie de prison, il fait le V de la victoire avec les doigts, un signe qu’il a brandi ces dernières années face aux intimidations des autorités.

Né à Alger le 10 mai 1980 dans une famille aisée, Khaled Drareni, allure athlétique et charismatique, a étudié le droit et les sciences politiques à la faculté de Ben Aknoun à Alger, avant d’entamer une carrière de journaliste.

Professionnalisme et rigueur

Après des débuts dans les médias publics, Khaled Drareni est propulsé comme présentateur vedette sur des chaînes privées à partir de 2013, notamment grâce à ses émissions sur Dzair TV et Echourouk TV.

Respecté par ses collègues pour son professionnalisme et sa rigueur, il crée en 2017 le site d’information Casbah Tribune qui couvre l’actualité algérienne, et bloqué par les autorités depuis décembre 2020. Il travaille en même temps comme correspondant en Algérie de la chaîne francophone TV5 Monde et de l’ONG Reporters sans frontières (RSF).

Le journaliste de 40 ans est condamné mi-septembre à deux ans de prison ferme pour « incitation à attroupement non armé » et « atteinte à l’unité nationale ». Il était apparu amaigri lors de son procès et l’on s’était inquiété sur ses conditions de détention.

JE N’AI FAIT QU’EXERCER MON MÉTIER

Khaled Drareni, célibataire, a été menacé à plusieurs reprises par les services de sécurité qui lui reprochaient sa proximité avec le Hirak, le mouvement de protestation populaire. Il avait été arrêté en mars 2020 à Alger, en marge d’une manifestation.

Mais le journaliste se défend devant le tribunal : « Je n’ai fait qu’exercer mon métier ».

Il couvre les marches du Hirak dès le début du mouvement en février 2019, notamment via son compte Twitter, suivi par des centaines de milliers de personnes, où il partage photos, slogans et déclarations en direct des défilés de la contestation.

« Détention arbitraire »

Tandis que les procédures judiciaires s’enchaînent contre lui, journalistes et militants des droits humains se mobilisent en Algérie, mais aussi à l’étranger pour exiger sa libération immédiate.

Le président Abdelmadjid Tebboune –celui là même qui a permis sa libération en décrétant une grâce présidentielle en faveur de détenus du Hirak-– avait laissé entendre que Khaled Drareni était un espion au service d’ambassades étrangères, sans jamais citer son nom.

« Enfin libre! Après 11 mois de détention arbitraire pour avoir exercé son métier, notre correspondant en Algérie Khaled Drareni retrouve la liberté qu’il n’aurait jamais dû perdre! », a réagi RSF sur Twitter.

Par Jeune Afrique avec AFP

Le plus ancien assigné à résidence de France libéré

février 3, 2021

La cour d’appel de Riom dans le Puy-de-Dôme a décidé la remise en liberté de Kamel Daoudi, un Algérien condamné pour terrorisme et assigné à résidence depuis 2008.

La cour ne s’est pas prononcée sur le fond du dossier, demandant au ministère public de fournir «des éléments factuels» pour appuyer l’assignation à résidence de Daoudi, d’ici une nouvelle audience fixée au 24 février. Elle a toutefois décidé la remise en liberté de Kamel Daoudi, 45 ans, condamné en octobre par le tribunal correctionnel d’Aurillac à un an de prison ferme pour ne pas avoir respecté les conditions de son assignation.

Lors de l’audience devant la cour d’appel le 27 janvier, le parquet avait requis la confirmation de sa condamnation à un an de prison. «C’est un soulagement pour M. Daoudi et sa famille. La cour ne considère pas en l’état que Kamel Daoudi est dangereux contrairement aux affirmations sans preuves du ministère de l’Intérieur reprises telles quelles par le ministère public», a déclaré son avocat Emmanuel Daoud. «Lorsque des magistrats, gardiens des libertés d’ordre individuel, sont saisis et font leur travail, les affirmations du ministère de l’Intérieur ne sont pas prises pour argent comptant et c’est réconfortant pour nos libertés», au-delà du cas de Daoudi, a ajouté le conseil. Pour Nicolas Krameyer, responsable Libertés à Amnesty International, cette décision «est une première étape et une bonne nouvelle pour la justice en France. Le tribunal reproche au ministère public de ne pas avoir fourni de preuves qui attesteraient de la dangerosité supposée de M. Daoudi», sur laquelle se fonde son assignation à résidence.

Daoudi avait été arrêté fin septembre dans un café alternatif d’Aurillac où il préparait des repas et avait été écroué pour ne pas avoir respecté les horaires de son assignation qui lui imposait un couvre-feu entre 21H00 et 07H00. En 2005, l’homme avait été condamné en appel à six ans de prison et à une interdiction définitive du territoire pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» et déchu de sa nationalité française. Il était membre d’un groupe islamiste affilié à Al-Qaïda, soupçonné d’avoir préparé un attentat contre l’ambassade des États-Unis à Paris. Interdit de territoire, il n’est toutefois pas expulsable en Algérie au vu des risques de torture encourus. Il est donc resté assigné à résidences successives depuis 2008, une assignation «à perpétuité» qu’il dénonce et qui en faisait, selon ses soutiens, le plus ancien assigné à résidence de France.

Par Le Figaro avec AFP

RDC: Propos d’un fils de Laurent Kabila sur la libération d’Eddy Kapend

janvier 2, 2021

Par Congo Euro Bis

Côte d’Ivoire : Pascal Affi N’Guessan remis en liberté provisoire

décembre 30, 2020
Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, lors d’une conférence de presse le 1er novembre au domicile d’Henri Konan Bédié à Abidjan.

La justice a prononcé la remise en liberté provisoire de l’opposant ivoirien, qui avait été arrêté le 7 novembre dernier. Le président du Front populaire ivoirien (FPI) reste cependant toujours poursuivi pour « atteinte à l’autorité de l’État ».

Pascal Affi’N’Guessan va recouvrer sa liberté, mais sera soumis à un contrôle judiciaire. L’opposant, qui avait été arrêté dans la nuit du 6 au 7 novembre dernier, a été présenté ce mercredi devant un juge de la cellule judiciaire spéciale mise en place fin novembre par décret présidentiel pour traiter les dossiers relatifs à la crise pré et postélectorale.

À l’issue de l’audition, le magistrat a prononcé la remise en liberté provisoire du président officiellement reconnu du Front populaire ivoirien (FPI). Ce dernier, qui a co-fondé avec Henri Konan Bédié le Conseil national de transition (CNT), dont il fut le porte-parole, reste cependant sous le coup de poursuites pour « atteinte à l’autorité de l’État », a précisé une source judiciaire à Jeune Afrique.

Contrairement aux autres personnalités incarcérées dans le cadre des enquêtes en cours concernant la crise électorale, Pascal Affi N’Guessan n’était pas détenu à la prison de la Maca, mais était à l’isolement dans une villa de l’École de gendarmerie, dans le quartier de Cocody, à Abidjan.

Avec Jeune Afrique par Baudelaire Mieu

Plus de 340 écoliers libérés au Nigeria six jours après leur enlèvement

décembre 17, 2020

PLUS DE 340 ÉCOLIERS LIBÉRÉS AU NIGERIA SIX JOURS APRÈS LEUR ENLÈVEMENT

© Reuters/AFOLABI SOTUNDE 

KATSINA, Nigeria (Reuters) – Les forces de sécurité nigérianes ont réussi à libérer plus de 340 adolescents enlevés vendredi soir dernier dans un établissement scolaire du nord du Nigeria et conduits dans une vaste forêt de la région, a annoncé le gouverneur de l’Etat de Katsina.

Les jeunes garçons, du nombre de 344 exactement, dont l’enlèvement avait été revendiqué mardi par le groupe djihadiste Boko Haram dans un message vocal, sont en route pour la ville de Katsina, a ajouté Aminu Bello Masari. Détenus dans la forêt pendant plusieurs jours, ils vont subir un examen médical et pourront retrouver leurs familles vendredi.

« Nous avons récupéré la plupart des garçons, pas tous », a précisé le gouverneur.

Lors de l’opération, les forces de sécurité ont encerclé la zone où les jeunes gens étaient détenus, avec pour instruction de ne pas tirer un seul coup de feu, a déclaré le gouverneur.

« Nous avions établi un contact indirect pour nous assurer que nous pourrions procéder à la libération sans faire de mal aux enfants », a-t-il dit.

Le rapt du 11 décembre a provoqué un choc au Nigeria et rappelé l’enlèvement de plus 270 lycéennes à Chibok en 2014.

Avec Reuters par (Afolabi Sotunde et Ismail Abba, version française Jean-Stéphane Brosse

Cameroun : le cardinal Christian Tumi a été libéré après son enlèvement par des séparatistes ambazoniens

novembre 6, 2020
Le cardinal Christian Tumi, ici en 2018 au Vatican, a été enlevé jeudi 5 novembre 2020 par des séparatistes.

Le cardinal Christian Tumi a été libéré ce vendredi 6 novembre. Il avait été enlevé la veille dans le Nord-Ouest par un groupe de sécessionnistes ambazoniens.

Le cardinal et archevêque émérite de Douala, Christian Tumi, a été libéré vendredi 6 novembre, selon des informations confirmées à Jeune Afrique par l’évêché de Bamenda. Il avait été enlevé jeudi 5 novembre vers 18 heures, en compagnie de onze autres personnes parmi lesquelles Fon Sehm Mbinglo II, le chef traditionnel des  Nso.

La délégation avait été interceptée par des séparatistes ambazoniens au niveau de la commune de Baba, dans l’arrondissement de Babessi (département du Ngo-Ketunjia).

Les ravisseurs sont dirigés par un « général » des Ambazoniens, dont le nom de guerre est Chao Mao, un ancien pasteur entré en rébellion contre le pouvoir central de Yaoundé. Celui-ci semble reprocher au cardinal Tumi d’avoir soutenu la reprise des cours dans les écoles des régions anglophones, que les Ambazoniens tentent actuellement d’empêcher.

Selon nos informations, Chao Mao avait été en contact dès les premières heures de l’enlèvement avec des proches du cardinal et leur a assuré que l’ecclésiastique serait rapidement libéré. Mais la libération de l’archevêque de Douala a pris du temps. Fon Sehm Mbinglo II et dix autres personnes sont toujours détenus.

Plusieurs manifestations spontanées de fidèles chrétiens du département avaient débuté dans la matinée de vendredi 6 décembre, réclamant la libération du cardinal et du chef traditionnel des Nso.

Avec Jeune Afrique par Franck Foute et Mathieu Olivier

Mali : l’ancien Premier ministre Boubou Cissé libéré par la junte

octobre 8, 2020
L'ancien Premier ministre Boubou Cissé.

Arrêté le 18 août lors du coup d’État militaire, Boubou Cissé a été libéré en même temps que 11 autres personnalités civiles et militaires qui étaient détenues par la junte.

«Le vice-président de la transition [et chef des putschistes, le colonel Assimi Goïta] informe l’opinion publique (…) de l’élargissement ce jour des personnalités politiques et militaires arrêtées suite aux événements du 18 août 2020», a indiqué dans un communiqué le Comité national pour le salut du Peuple (CNSP), qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta.

« Toutefois, les intéressés restent à la disposition de la justice pour toutes fins utiles», ajoute le texte.

La libération des personnalités civiles et militaires arrêtées lors du coup d’État constituait l’une des requêtes de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Levée des sanctions

Suite à la nomination du diplomate Moctar Ouane comme Premier ministre de transition et à la formation de son gouvernement, l’organisation sous-régionale avait déjà décidé lundi 5 octobre de lever les sanctions qui pesaient sur le Mali.

Les chefs d’État et de gouvernement ont alors évoqué des « avancées notables vers la normalisation constitutionnelle » et leur volonté de « soutenir ce processus ».

D’autres demandes de la Cedeao restent toutefois encore en suspens, comme la dissolution du Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), qui a mené le coup d’État du 18 août et s’est engagé dans un processus de transition censé rendre le pouvoir aux civils.

Les États-Unis suspendent leur aide

Les États-Unis ont quant à eux annoncer suspendre leur assistance sécuritaire au Mali jusqu’à la mise en place d’un gouvernement issu d’élections, qui ne sont pas attendues avant 18 mois.

Washington considère la nomination du gouvernement de transition comme un « pas initial vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel par des élections libres et justes », a affirmé l’émissaire des Etats-Unis pour le Sahel, Peter Pham.

« Mais tant que celles-ci n’ont pas eu lieu et qu’un gouvernement constitutionnel n’a pas été rétabli, nous sommes obligés par la loi américaine de restreindre notre assistance (…) militaire au régime », a-t-il ajouté.

Il a toutefois souligné que cette assistance n’incluait pas l’aide humanitaire ou au développement qui transite par les partenaires non-gouvernementaux et internationaux.

Par Jeune Afrique avec AFP

                                                  

Zimbabwe: l’écrivaine Tsitsi Dangarembga libérée sous caution

août 1, 2020

 

Tsitsi Dangarembga a été remise en liberté sous caution samedi, au lendemain de son arrestation à Harare lors d’une manifestation contre la corruption, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’écrivaine du Zimbabwe, inculpée d’incitation à commettre des violences et d’avoir violé les mesures restrictives prises pour lutter contre le coronavirus, notamment l’interdiction des rassemblements, a été libérée contre paiement d’une caution de 65 dollars.

L’écrivaine et romancière zimbabwéenne Tsitsi Dangarembga, 61 ans, qui a connu le succès avec son roman The Book of Not, avait été arrêtée vendredi et emmenée dans un camion de police alors qu’elle manifestait dans le quartier huppé de Borrowdale dans la capitale zimbabwéenne, Harare.

«Arrêtée! À Borrowdale. Espère que ça ira», avait-t-elle tweeté peu après son arrestation. Son mari Olaf Koschke avait confirmé à l’AFP son arrestation.

Interdiction des manifestations

Arrêtée avec un autre manifestant, elle portait des pancartes appelant notamment à la libération du journaliste et lanceur d’alerte Hopewell Chin’ono. Hopewell Chin’ono avait révélé récemment des scandales de corruption dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 au Zimbabwe qui avaient conduit au limogeage, début juillet, du ministre de la Santé Obadiah Moyo. Sur les réseaux sociaux, il avait appelé à manifester vendredi. Il avait été arrêté la semaine dernière, pour incitation publique à la violence et accusé de tentative de coup d’État.

Les autorités avaient interdit les manifestations de vendredi lancées à l’appel d’un parti d’opposition, pour protester contre la corruption et la crise économique. Depuis la veille, les forces de sécurité étaient en état d’alerte dans les rues de la capitale Harare.

Quelques jours avant l’arrestation de Tsitsi Dangarembga, son livre This Mournable Body, dernier d’une trilogie, a été sélectionné pour le Booker Prize, prestigieux prix littéraire britannique.

Saluée comme une voix féministe, Tsitsi Dangarembga est devenue célèbre en 1988 avec Nervous Conditions («À fleur de peau» dans la version française), puis une suite intitulée The Book of Not, qui racontent le parcours d’une jeune fille au Zimbabwe.

Par Le Figaro avec AFP