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La liberté de la presse perd encore du terrain dans le monde: cas du Congo

mai 3, 2015
 

Au moment où Reporters sans frontières marque les 30 ans de sa création, le point annuel qu’il réalise sur l’état de la liberté de la presse dans le monde n’est guère réjouissant. Les indicateurs retenus par RSF sont sans appel : 2014 est l’année d’une régression brutale pour la liberté de l’information.

Quatre mois à peine après l’attentat meurtrier contre Charlie Hebdo en France, le rapport annuel de Reporters sans frontières (RSF) vient encore surligner la dégradation de la liberté de la presse dans le monde. Dans sa version 2015, et à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’association pointe une stabilité dans le classement de tête où on retrouve presque toujours les mêmes, des pays nordiques : la Finlande, première pour la cinquième année consécutive, la Norvège et le Danemark.

La chasse aux journalistes s’intensifie

A l’autre bout de l’échelle, dans un cadre noir, la Chine, la Syrie, le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Erythrée occupent la place peu enviable de pays où l’information est sous contrôle absolu. Aucun risque que la situation aille en s’améliorant d’après les indicateurs fournis par le rapport. En effet, les enquêtes menées par RSF montrent que parmi les vingt pays les moins respectueux de la liberté d’expression, « quinze ont fait pire que pour l’édition 2014 ».

A côté du pire, le mieux n’est guère plus encourageant. Les deux tiers des 180 pays figurant au Classement mondial de la liberté de la presse 2015 affichent en effet des performances moins bonnes qu’en 2014. Pour les mesurer, RSF a instauré un barème de points : plus les atteintes à la liberté de la presse sont intenses, plus les points sont élevés. A l’échelle mondiale, le score culmine à 3 719 points en 2015, soit une hausse de 8 % par rapport à 2013 et de près de 10 % depuis 2012.

Parmi les pays qui ont enregistré un net recul, RSF retient le Congo-Brazzaville au 107e rang cette année soit une perte de 25 places après une année « difficile pour les médias indépendants ». Dans ce pays, « le gouvernement a intensifié sa chasse aux journalistes critiques, usant parfois de méthodes extrêmement violentes: cas de Sadio Kanté et Élie Smith ».  Mieux lotie au 73e rang, l’Italie n’en perd pas moins 24 places conséquence « des menaces exercées par la mafia et de procédures en diffamation abusives dont le nombre a explosé ».

France et Etats-Unis : pas de quoi pavoiser

En Amérique du Sud, le Venezuela perd 20 places au 137e rang notamment à cause des agissements de « l’armée nationale bolivarienne qui tire sur les journalistes pendant les manifestations ». Les Etats-Unis sont également dans le collimateur de MSF ayant perdu 3 places, ils se classent au 49e rang. Cette régression est due avant tout « à la guerre contre l’information menée par l’administration Obama notamment dans le dossier WikiLeaks ».

Ce score médiocre n’a pas empêché d’ailleurs le président Obama de dénoncer le 1er mai les attaques contre la liberté de la presse à travers le monde. A cette occasion il recevait trois journalistes originaires d’Ethiopie, du Vietnam et de la Russie, des pays qui « limitent sévèrement », a-t-il insisté, cette composante « cruciale » de la démocratie.

Classée à la 38e position, la France progresse d’une place mais connaît toujours « un niveau élevé de conflits d’intérêt ». MSF regrette aussi que le secret des sources soit mal protégé. Il est à noter que les assassinats des journalistes de Charlie Hebdo ne sont pas inclus dans ce rapport ayant été perpétrés après la période prise en compte pour la compilation du Classement mondial 2015.
Madagascar remonte

Quelques pays, peu nombreux remarque Reporters sans frontières, ont connu cette année une amélioration de la liberté de la presse. La progression la plus remarquable a été accomplie par la Mongolie qui à la 54e place remonte de 34 échelons. Madagascar a également réalisé une remontée de 17 places se situant cette année au 64e rang. Pour RSF, « les effets bénéfiques des lois sur l’accès à l’information, en vigueur depuis 2012, et la mise en place de vrais médias de service public ont entraîné une vision positive de l’évolution de l’environnement de la presse ».

En gagnant 15 places, la Côte d’Ivoire au 86e rang « continue de s’extraire d’une crise politique et sociale qui avait plongé le pays en pleine guerre civile en 2010. La situation demeure néanmoins contrastée, dans un pays où la libéralisation de l’audiovisuel est attendue pour 2015, non sans quelques craintes qu’elle s’accompagne d’une censure institutionnelle », relativise RSF.  Moindre progression de 7 places pour la Tunisie qui, au 126e rang stagne dans l’absolu du fait notamment « du nombre toujours trop élevé d’agressions commises à l’encontre de journalistes ».

« Agissant souvent au nom de la sécurité nationale », Reporters sans frontières vise  les démocraties qui « prennent des largesses avec leurs valeurs ». « Face à une menace réelle ou fallacieuse, des gouvernements se créent tout un arsenal législatif afin de museler les voix indépendantes. Un phénomène qui touche aussi bien les régimes autoritaires que les démocraties ».

Autre observation intéressante, l’Union européenne qui montre « les limites de son modèle démocratique ». Parmi ses membres, le classement des pays s’étale de la 1ère (Finlande) à  la 106e place (Bulgarie), la preuve pour RSF que l’UE « semble débordée par les velléités de certains Etats membres à transiger avec la liberté de l’information ».

Rfi.fr par Claire Arsenault

RDC: atteintes à la liberté de la presse, les services de sécurité pointés du doigt

novembre 1, 2014

 

RDC: atteintes à la liberté de la presse, les services de sécurité pointés du doigt
RDC: atteintes à la liberté de la presse, les services de sécurité pointés du doigt © AFP

Les journalistes de la République démocratique du Congo (RDC) ont été visés par plus d’une centaine d’atteintes à la liberté de la presse cette année, dont 40% perpétrées par les forces de sécurité, selon une ONG congolaise.

Intitulé « L’armée, la police et les services de sécurité au banc des accusés », le rapport annuel de l’organisation « Journaliste en Danger » (JED) recense « 38 journalistes, arrêtés ou détenus en prison ou dans divers cachots ». De plus, « 42 journalistes, au moins, ont soit reçu des menaces directes de la part de personnes identifiables ou anonymes, soit ont été violemment agressés ou battus dans l’exercice de leur travail ».

« L’armée, la police et les services de renseignements totalisent près de 40% des cas, soit le record, en termes de violence subie par les journalistes en 2014 », souligne JED, partenaire de Reporters sans frontières (RSF).

Un journaliste a par ailleurs été tué dans une embuscade contre l’armée dans l’est du pays, où sévissent des groupes armés locaux et étrangers et dont sont originaires la plupart des journalistes tués cette dernière décennie.

En outre, une femme a été enlevée à Kinshasa pendant plusieurs jours par des hommes armés, qui l’ont violentée avant de la relâcher, et « 19 cas de pressions diverses ou de censures ont été exercés sur les médias par des autorités politiques ou des services de sécurité ».

La RDC doit commencer en 2015 un cycle d’élections qui doit s’achever en 2016 par la présidentielle. Le chef de l’Etat Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, ne peut pas briguer un troisième quinquennat, selon la constitution actuelle, mais l’opposition soupçonne le camp présidentiel de vouloir la modifier.

« JED appelle les autorités congolaises à engager des réformes nécessaires et urgentes dans le secteur des médias pour mettre fin aux obstacles et pesanteurs qui empêchent les médias congolais d’être à la hauteur de leurs responsabilités », conclut l’ONG.

La RDC occupe la 151e place (sur 180 pays) du classement mondial de la liberté de la presse 2014 établi par RSF. Le pays est régulièrement accusé de porter atteinte à la liberté d’expression et aux droits des journalistes.

Jeuneafrique.com avec AFP

Irak: assassinat de deux journalistes d’une télévision irakienne

octobre 5, 2013

MOSSOUL (Irak) – Deux journalistes d’une télévision irakienne ont été assassinés samedi dans la ville de Mossoul, dans le nord de l’Irak, a annoncé la chaîne pour laquelle ils travaillaient.

Il s’agit, selon la télévision Sharqiya, du correspondant Mohammed Karim al-Badrani et du caméraman Mohammed Ghanem. Les meurtres ont été confirmés par un officier de la police et un médecin, précisant que les deux journalistes ont été tués par balles.

Les reportages des deux journalistes sur les forces de l’ordre et des responsables de Mossoul leur avaient valu des menaces de morts de la part de groupes opposés au gouvernement, selon un journaliste de Sharqiya qui a requis l’anonymat.

Mossoul est l’une des zones les plus dangereuses en Irak, des activistes menant régulièrement des attaques, et extorquant de l’argent aux commerçants de la ville.

L’Irak fait par ailleurs l’objet de critiques récurrentes à propos de ses lacunes en matière de liberté de la presse.

De nombreux journalistes irakiens sont exposés de façon systématique à des menaces, des tentatives de meurtre, des attaques, des difficultés pour obtenir des accréditations, des refus d’accéder à certains endroits, la confiscation de leur équipement, etc…, avait affirmé plus tôt cette année l’organisation de défense de la liberté de la presse, Reporters sans frontières (RSF).

Des journalistes accrédités par le gouvernement se voient régulièrement refuser l’accès aux sites d’attaques et sont empêchés d’effectuer librement des reportages dans Bagdad.

L’usage d’une caméra ou d’un appareil photo attire souvent la suspicion des forces de sécurité.

Introduire une caméra dans la zone verte de la capitale, zone ultra-protégée qui abrite notamment les locaux du gouvernement, se révélé difficile même pour des évènements ou des conférences de presse officiels.

L’Irak connaît un regain de violences inédit depuis cinq ans du fait de l’aggravation des tensions confessionnelles entre chiites et sunnites.

Plus de 4.750 personnes ont été tuées depuis le début de cette année dans des actes de violences, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources sécuritaires et médicales.

Romandie.com avec (©AFP / 05 octobre 2013 15h35)

L’Afrique centrale championne des violations de la liberté de presse, selon l’USYPAC

juillet 18, 2013

La liberté de la presse est sérieusement mise à mal dans beaucoup de pays, déplorent les organisations professionnelles membres de l’Union des syndicats des professionnels de la presse d’Afrique centrale (USYPAC), regrettant en outre que cette partie du continent ‘’soit devenue la championne des violations de cette liberté et l’adversaire acharné de la dépénalisation des délits de presse’’.

Dans un document intitulé ‘’Déclaration de Douala » et concernant la liberté syndicale, elles relèvent avec inquiétude qu’elle n’est pas reconnue dans certains États, ‘’ce qui constitue une violation flagrante des conventions internationales en la matière ».

Les délégués venus du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée Équatoriale, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, de Sao Tome et Principe et du Tchad achevaient ainsi, mercredi dans la métropole économique camerounaise, un atelier de deux jours consacré au bien-être des journalistes et à la liberté de la presse au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Après avoir constaté, ‘’unanimement, l’état de précarité dans lequel travaillent et vivent les journalistes de la sous-région ainsi que la menace qui pèse dangereusement sur la liberté d’expression », ils ont appelé les employeurs du secteur des médias de la zone à œuvrer à l’humanisation des conditions de vie et de travail des journalistes, ce qui passe par la mise en place et l’application des textes juridiques, notamment les conventions collectives, accords d’établissement et contrats de travail.

Les participants ont invité les chefs d’État et de gouvernement du Cameroun, de la République démocratique du Congo et du Tchad à libérer, sans condition, les nombreux journalistes qui croupissent dans les prisons.

Ils ont invité les gouvernements de l’espace CEEAC à tout mettre en œuvre pour garantir les libertés ainsi que le droit des citoyens à l’information publique.

Ils ont également demandé aux dirigeants politiques de la sous-région de conjuguer leurs efforts pour mettre fin aux guerres récurrentes, dont les médias constituent la cible privilégiée, lesquelles endeuillent les populations et entravent le développement de leurs États.

L’USYPAC, à l’issue de cet atelier, s’est dotée d’un plan d’action sur deux ans destiné à s’attaquer à la précarité des travailleurs des médias et à la liberté d’informer dans la sous-région.

APA-Douala (Cameroun)

Un journaliste américain porté disparu aux mains du renseignement syrien

mai 3, 2013

BOSTON (Etats-Unis) – Le journaliste américain James Foley, porté disparu depuis six mois en Syrie, serait détenu par des agents des services du renseignement syrien dans un centre de détention près de Damas, a déclaré vendredi un porte-parole de sa famille à Boston.

Ce reporter indépendant de 39 ans, qui a fourni des reportages pour le GlobalPost, l’Agence France-Presse et d’autres médias internationaux, a été enlevé dans le nord-ouest de la Syrie le 22 novembre 2012 et n’est plus réapparu depuis.

Nous pensons que Jim a vraisemblablement été arrêté par un groupe de miliciens pro-régime, connu sous le nom de Shabiha, et qu’il a ensuite été livré aux forces gouvernementales syriennes, a affirmé lors d’une cérémonie le PDG et cofondateur du média en ligne GlobalPost, Phil Balboni, qui fait également office de porte-parole de la famille de M. Foley.

Nous avons obtenu de multiples rapports indépendants provenant de sources confidentielles très crédibles ayant un accès direct et indirect, qui confirment notre évaluation que Jim est à présent détenu par le gouvernement syrien, a-t-il ajouté.

Ces nouvelles informations sur James Foley nous confortent dans l’espoir de le voir recouvrer la liberté aussi vite que possible. Il est plus que temps que James soit rendu à sa famille et à ses proches, a déclaré le PDG de l’Agence France-Presse Emmanuel Hoog.

En cette journée mondiale de la liberté de la presse, je lance un nouvel appel à tous ceux qui pourraient contribuer à un tel dénouement, et en particulier aux autorités syriennes, a ajouté M. Hoog dans un communiqué.

Selon M. Balboni, le centre de détention où James Foley serait retenu est situé près de la capitale Damas dans une zone toujours contrôlée par le régime.

James Foley, un journaliste expérimenté ayant travaillé dans de nombreuses zones de conflit, a été arrêté le 22 novembre par des hommes armés dans la province d’Idlib, dans le nord du pays, selon des témoins, et il n’a pas été revu depuis.

Romandie.com avec (©AFP / 03 mai 2013 17h15)

3 mai: Journée mondiale de la liberté de la presse

mai 3, 2013

A l’occasion de la Journée mondiale de la Liberté de la Presse, célébrée le 3 mai de chaque année, je souhaite une plus grande liberté de circulation de l’information, des idées dans le respect constant et permanent de cette catégorie de métier.

Que la liberté de la Presse soit un excellent droit accordé aux journalistes amateurs et professionnels voire aux blogueurs de jouir d’une plus grande sécurité de leur vie, de leur espace de communication (blogs et autres), afin de disposer à leur gré de leurs outils de travail, sans privation aucune, leur donnant la possibilité et la pleine mesure du grand champ de fonctionnement et d’investigation !

Que les gouvernants et les individus cessent toutes formes de menaces, de sévices, d’intimidations, d’emprisonnements, d’empoisonnements, d’enlèvements, de disparitions, d’otages, de tortures, d’exécutions, d’attentats aux journalistes tout en préférant le débat contradictoire pour un métier libre, dans un monde libre et meilleur !

Bernard NKOUNKOU

RDC : arrestation de quatre journalistes accusés de « chantage » contre Aubin Minaku

mai 1, 2013
Un Congolais manifeste pour la liberté de la presse, en 2012. Un Congolais manifeste pour la liberté de la presse, en 2012. © AFP

Soupçonnés de « chantage » contre le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, les éditeurs des journaux « Le Monde », « Le Réseau », « Le Monitor » et « Le Futur » paraissant à Kinshasa ont été arrêtés mardi 30 avril.  

Quatre responsables d’organes de presse, Albert Tshibende (Le Monde), Norbert Nkonde (Le Réseau), Pascal Mulunda (Le Monitor) et Jenny Avedila (Le Futur), ont été arrêtés mardi 30 avril, en République démocratique du Congo (RDC), révèle le site de Radio Okapi. Ils sont soupçonnés de « chantage » contre le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku.

Aubin Minaku assure avoir reçu lundi en audience les quatre journalistes. « Munis de leurs journaux en chantier comportant des titres sulfureux contre le président Minaku », ces derniers auraient alors « demandé au président une somme colossale d’argent pour taire l’information », affirme Mulenga Mwalaba Sam, conseiller principal en charge des questions juridiques du président de l’Assemblée nationale. « Ces journalistes nous ont dit qu’ils sont commandités par certains politiciens de la majorité présidentielle. En ordonnant leur arrestation, le cabinet du président Minaku veut connaître les politiciens qui se cachent derrière ce dossier », a-t-il ajouté.

Présomption d’innocence

« Le premier article qui devait être publié dans le journal Le Réseau, [était titré] : Le président de l’Assemblée nationale pris la main dans le sac. Le deuxième article: Aubin Minaku creuse la tombe de l’Assemblée, journal Point Chaud. Troisième article du journal Le Monde : Le président Minaku le plus médiocre des présidents », a précisé l’intéressé à Radio Okapi.

De son côté, l’ONG congolaise Journalistes en danger (JED) affirme que cette audience a eu lieu mardi et non lundi. « Après un bref échange avec le président de l’Assemblée nationale, les journalistes ont été mis aux arrêts et conduits au quartier général de police judiciaire, communément appelé Casier judiciaire pour y être interrogés », écrit l’ONG.

JED « déplore la rapidité avec laquelle ces journalistes ont été arrêtés et demande que ces personnes puissent bénéficier de leur présomption d’innocence jusqu’à l’aboutissement des enquêtes judiciaires en cours. »

Jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire : le siège d’un groupe éditant un journal pro-Gbagbo attaqué

août 19, 2012
Des policiers et militaires après l'attaque contre le siège du parti de Laurent Gbagbo à Abidjan. Des policiers et militaires après l’attaque contre le siège du parti de Laurent Gbagbo à Abidjan. © Issouf Sanogo

Le siège du groupe éditant le journal ivoirien Le Temps, proche de l’ex-président Laurent Gbagbo, a été attaqué par des inconnus dans la nuit de samedi à dimanche à Abidjan, a déclaré à l’AFP Yacouba Gbané, son directeur de publication.

Le siège du groupe éditant le journal ivoirien Le Temps, proche de l’ex-président Laurent Gbagbo, a été attaqué par des inconnus dans la nuit de samedi à dimanche à Abidjan, a déclaré à l’AFP Yacouba Gbané, son directeur de publication.

« Aux environs de 00H00 (locale et GMT), le siège du groupe Cyclone (qui édite Le Temps et deux autres journaux, ndlr), a été attaqué par six hommes en civil, qui ont passé à tabac le vigile », a-t-il raconté.

Une grille a été forcée, une salle au rez-de-chaussée incendiée, et les assaillants ont tenté sans succès de mettre le feu à deux autres bureaux, a constaté un photographe de l’AFP. Des photos étaient également éparpillées par terre. Du matériel informatique a aussi été dérobé, a souligné M. Gbané.

« On ne va jamais se taire »

« Il faut qu’on arrête de mettre à mal la liberté de la presse, la sécurité doit être pour tout le monde », a-t-il plaidé. « On ne va jamais se taire », a-t-il assuré, annonçant que Le Temps, adversaire virulent du régime du président Alassane Ouattara, sortirait mardi prochain, après une suspension de dix parutions décidée par l’autorité de régulation à la suite d’un écrit contesté.

L’attaque des locaux du groupe Cyclone survient après l’expédition menée samedi à Abidjan au siège du Front populaire ivoirien (FPI), parti de M. Gbagbo, par des inconnus armés qui ont fait trois blessés légers.

La Côte d’Ivoire est en plein regain de tension, après deux semaines au cours desquelles les Forces républicaines (FRCI), l’armée ivoirienne, ont essuyé des assauts en série à Abidjan, dans ses environs et dans l’Ouest, y perdant dix hommes.

Jeuneafrique.com avec AFP

Carla Bruni-Sarkozy porte plainte contre le magazine Closer

août 2, 2012
Carla Bruni-Sarkozy
 
A la fin du mois de juin, le magazine Closer annonçait que l’épouse de l’ancien président de la République, Carla Bruni-Sarkozy, mère de Giulia et Aurélien, attendait de nouveau un enfant. Ce 2 août, à travers un communiqué transmis à l’AFP, l’artiste annonce qu’elle porte plainte contre cette revue.

« Au nom de la liberté de la presse, j’ai toujours supporté sans broncher la publication d’articles mensongers à mon sujet et de photographies volées. J’ai pensé que leur prolifération au cours des dernières années était due à la singularité de ma position, » écrit Carla Bruni-Sarkozy.

Mais « je constate aujourd’hui qu’une certaine presse continue à bafouer sans relâche mon droit à la vie privée, ceci à des fins purement mercantiles. C’est donc à regret et de guerre lasse que je me vois contrainte d’envisager des poursuites contre les journaux qui continueront à colporter des rumeurs et des informations portant gravement atteinte à ma vie privée ou à celle de ma famille. J’ai donc décidé de poursuivre le magazine Closer du 30 juin 2012« , ajoute-t-elle.

A travers sa déclaration, la chanteuse explique que les prétendues sources proches qui alimentent ces journaux le font sans aucune autorisation de sa part et lui sont pour la plupart inconnues. Elle regrette que d’autres publications osent, sur leur couverture, mentionner de pseudo-déclarations qu’elle n’a jamais formulées. Si dédommagements financiers il y a, Carla Bruni précise qu’ils seront reversés à sa Fondation afin de financer des programmes d’accès à l’éducation et à la culture au profit de personnes défavorisées.

Peu après l’annonce de sa prétendue grossesse, Voici et Gala rapportaient que l’entourage de Carla Bruni affirmait que l’ancienne première dame n’attendait pas de nouvel enfant et qu’elle était furieuse d’être encore la cible des médias.

 
Purepeople.com

Inquiétudes pour des journalistes couvrant les suites du putsch au Mali

mars 30, 2012

La France et des organisations maliennes de défense de la  liberté de la presse et de défense des droits de l’Homme se sont déclarées  vendredi inquiètes pour les journalistes couvrant les suites du coup d’Etat du  22 mars au Mali, dont certains ont été brièvement interpellés.

« Plusieurs journalistes maliens et étrangers ont été inquiétés, dont certains  interpellés puis relâchés, hier (jeudi) à Bamako alors qu’ils exerçaient leur  métier », a affirmé le ministère français des Affaires étrangères, sans plus de  détails, dans un message sur son site Internet.

« La France proteste contre de telles arrestations et rappelle son attachement  au respect de la liberté de la presse et du libre exercice du métier de  journaliste partout dans le monde », a-t-il ajouté.

Jointe par l’AFP, la rédaction d’un média international a parlé de  « harcèlement » contre son correspondant au Mali parmi cinq journalistes nationaux  et étrangers.

« Hier (jeudi), certains journalistes se sont sentis menacés par des  militaires et des civils non identifiés » lors des affrontements ayant opposé  détracteurs et partisans des putschistes, a de son côté dit un responsable de  syndicat malien.  Selon lui, certains journalistes et responsables politiques et  syndicaux ont été brièvement conduits à Kati (15 km au nord de Bamako), au  quartier général de la junte militaire ayant pris le pouvoir le 22 mars.   Officiellement, « c’était pour leur sécurité », a-t-il indiqué.

Aucune des sources n’a souhaité fournir de détails.

Ibrahima Famakan Coulibaly, président de l’Union nationale des journalistes  du Mali (Unajom) s’est de son côté déclaré préoccupé pour les journalistes  depuis le putsch, notamment ceux de la radio et de la télévision publiques ORTM  contrôlées par les militaires le 21 mars.

« Pratiquement tout a été volé: équipement de production, ordinateurs, effets  personnels. . .  Et les agents travaillent aujourd’hui au milieu d’un arsenal de  guerre, avec des militaires partout.  Ce n’est pas cela, la sécurité » et la  liberté de la presse, a affirmé à l’AFP M.  Coulibaly.

Me Moctar Mariko, président de l’Association malienne pour la défense des  droits de l’Homme (AMDH) a regretté « des cas de violation de la liberté de  presse et d’opinion lors des évènements d’hier (jeudi).

« Ceci est condamnable », a déclaré à l’AFP Me Mariko, dont l’ONG condamne le  coup d’Etat.

Il a par ailleurs déploré « l’incident regrettable de l’aéroport » de Bamako,  où une manifestation de partisans de la junte a provoqué jeudi l’annulation  d’une réunion de dirigeants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique  de l’Ouest (Cédéao) sur le Mali.

« On aurait dû laisser atterrir les avions des chefs d’Etat de la Cédéao,  écouter leurs messages » et en discuter « pour essayer de définir un plan de  sortie de crise », a-t-il estimé, en rejetant l’éventualité d’une intervention  militaire de la Cédéao « sur le sol malien » évoquée pour obliger les putschistes  à rétablir l’ordre constitutionnel.

La Cédéao a menacé la junte d’un embargo « diplomatique et financier » faute  d’un retour à l’ordre constitutionnel d’ici à lundi, sans exclure l’éventualité  d’une intervention de sa force.

Jeuneafrique.com avec AFP