Posts Tagged ‘Libye’

Libye: le Conseil de sécurité condamne le bombardement d’un camp de migrants

juillet 5, 2019

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné vendredi le raid aérien qui a fait 53 morts au début de la semaine dans un centre libyen de détention pour migrants, près de Tripoli, et a réclamé l’instauration d’un cessez-le-feu.

Le conseil s’était déjà réuni mercredi, au lendemain du raid, mais les Etats-Unis se sont opposés à la publication de la déclaration qui avait été rédigée, rapportent des diplomates. Les déclarations du Conseil sont adoptées par consensus. Le texte approuvé vendredi serait toutefois pratiquement similaire à celui de mercredi.

«Les membres du Conseil de sécurité ont souligné la nécessité pour toutes les parties de désamorcer de toute urgence la situation et de s’engager en faveur d’un cessez-le-feu», peut-on y lire. «La paix et la stabilité durables en Libye ne seront possibles que grâce à une solution politique.» Les forces fidèles au maréchal Khalifa Haftar, qui tiennent l’est du pays, ont lancé fin avril une offensive à Tripoli, où siège le gouvernement d’union reconnu internationalement. Le bombardement du centre pour migrants est le plus meurtrier depuis le début de ce siège. Haftar et ses hommes sont soutenus depuis des années par les Emirats arabes unis et l’Egypte, tandis que la Turquie a récemment expédié des armes à Tripoli pour aider les forces fidèles au gouvernement à se défendre, dit-on de sources diplomatiques.

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité exige «un respect absolu de l’embargo sur les armes de la part de tous les Etats membres» et les invite «à ne pas intervenir dans le conflit ni à prendre des mesures susceptibles de l’exacerber». Il exprime en outre «sa profonde préoccupation face à l’aggravation de la situation humanitaire» et «appelle les parties à autoriser les agences humanitaires à exercer pleinement leurs activités». Il se dit enfin «préoccupé par les conditions de vie dans les centres de détention relevant de la responsabilité du gouvernement libyen». Six mille personnes y sont détenues, souvent dans des conditions inhumaines, selon les mouvements de défense des droits de l’homme.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Libye: Washington dénonce l’attaque «abjecte» contre un centre de détention de migrants

juillet 3, 2019

 

Les Etats-Unis ont vivement dénoncé mercredi le bombardement «abject» la veille au soir d’un centre de migrants à Tajoura, en Libye, qui a fait plus de 40 morts.

«Ces pertes tragiques et inutiles, qui ont frappé l’une des populations les plus vulnérables, soulignent le besoin urgent pour toutes les parties libyennes de faire baisser d’intensité les combats à Tripoli et de revenir à un processus politique», a dit la porte-parole du département d’Etat Morgan Ortagus.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Libye: reprise des combats au sud de la capitale

septembre 18, 2018

Tripoli – Les combats entre milices rivales ont repris mardi au sud de la capitale libyenne Tripoli, provoquant une coupure générale d’électricité sur l’ouest et le sud du pays, selon la Compagnie nationale d’électricité.

Malgré un accord de cessez-le-feu conclu le 4 septembre sous l’égide de l’ONU, les affrontements ont repris en matinée, notamment sur la route de l’aéroport international de Tripoli, détruit en 2014 par des combats similaires, selon des témoins et un journaliste de l’AFP.

La Compagnie nationale d’électricité a elle déploré des dégâts sur son réseau de distribution, dus aux combats, qui ont provoqué une coupure généralisée sur les régions ouest et sud du pays.

Elle a précisé ultérieurement, dans un communiqué, avoir commencé à rétablir « progressivement » l’alimentation, « malgré des conditions de travail difficiles ».

La Libye fait déjà face à une pénurie d’électricité et la population souffre d’un rationnement de l’approvisionnement électrique.

S’agissant des récents combats enregistrés près de la capitale, l’émissaire de l’ONU en Libye Ghassan Salamé avait fait état la semaine dernière de 14 violations de la trêve observées par son organisation.

Il avait toutefois souligné que le cessez-le-feu était « globalement respecté », après les affrontements ayant coûté la vie à au moins 63 personnes fin août-début septembre.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, Tripoli est sous la coupe de milices en quête d’argent et de pouvoir. Elles se livrent à une lutte acharnée pour la domination de la capitale.

Le gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, a récemment annoncé une série de mesures en vue de sécuriser Tripoli et déloger les milices des institutions de l’Etat et des banques.

Lundi, le ministre de l’Intérieur du GNA, Abdessalam Achour, a annoncé qu’une « force régulière » allait être chargée de sécuriser le seul aéroport encore opérationnel dans la capitale libyenne, fermé depuis plusieurs jours en raison de violences.

L’aéroport de Mitiga est situé dans une ancienne base de l’armée qui comprend également une prison et des entrepôts militaires. Le tout est contrôlé par la « Force de dissuasion », un groupe salafiste qui fait office de police à Tripoli et est impliqué dans les combats au sud de la capitale.

Mercredi dernier, des roquettes se sont abattues dans le périmètre de l’aéroport et les vols ont été suspendus depuis.

L’aéroport avait déjà été fermé du 31 août au 6 septembre en raison de combats entre groupes armés rivaux.

Il avait rouvert après la signature de l’accord de cessez-le-feu, lequel reste très fragile dans la mesure où les différents groupes rivaux tiennent toujours leurs positions sur les lignes de front.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2018 12h50)                                                        

Libye: au moins 27 morts en trois jours de combats près de Tripoli

août 30, 2018

Tripoli – Au moins 27 personnes ont été tuées et une centaine d’autres blessées, dont la plupart des civils, en trois jours de combats entre milices rivales au sud de la capitale libyenne Tripoli, selon un nouveau bilan jeudi du ministère de la Santé.

Les combats avaient éclaté lundi dans les banlieues sud de la capitale et se sont poursuivis jusqu’à mercredi soir malgré une trêve annoncée mardi qui n’a pas été respectée.

Les affrontements marquaient une pause jeudi après un accord de cessez-le-feu annoncé par des dignitaires des villes de l’ouest du pays, mais il n’était pas clair si les deux camps rivaux allaient continuer à le respecter.

Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, a chargé des forces des régions ouest et du centre du pays de veiller au respect du cessez-le-feu.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la capitale libyenne est au coeur d’une lutte d’influence entre milices en quête d’argent et de pouvoir.

Romandie.com avec(©AFP / 30 août 2018 14h02)                                                        

Libye: trois bébés morts, une centaine de disparus dans un naufrage

juin 29, 2018

Des migrants emmenés dans une base navale à Tripoli après avoir été secourus en mer au large de la Libye, le 24 juin 2018 / © AFP / MAHMUD TURKIA

Les corps de trois bébés ont été repêchés et une centaine de personnes sont portées disparues après le naufrage vendredi d’une embarcation de migrants au large de la Libye, ont indiqué des rescapés et des garde-côtes.

Quelque 120 migrants, en majorité africains, étaient à bord d’un canot pneumatique au moment du naufrage survenu à six kilomètres des côtes libyennes, ont indiqué à l’AFP des rescapés conduits dans la région d’Al-Hmidiya, à 25 km à l’est de la capitale Tripoli.

Au total, 16 migrants ont été secourus et sont tous de jeunes hommes, a constaté le correspondant de l’AFP.

L’embarcation avait quitté avant l’aube la ville côtière libyenne de Garaboulli, à quelque 50 km à l’est de Tripoli, ont raconté des rescapés à l’AFP.

Quelques heures plus tard, une explosion s’est produite à bord du canot et le moteur a pris feu. L’embarcation a commencé à prendre l’eau et les migrants ont tenté de s’agripper à une partie de l’embarcation ou à des bidons de carburant tombés à l’eau.

Selon les garde-côtes, ils ont été aperçus par des pêcheurs qui ont alerté la marine.

D’après les témoignages, de nombreuses familles marocaines étaient à bord, ainsi que des Yéménites. Parmi les disparus figurent deux bébés et trois enfants de 4 à 12 ans, ainsi que 10 à 15 femmes.

La marine libyenne a secouru des centaines de migrants depuis un peu plus de dix jours.

Le 18 juin, cinq corps de migrants ont été récupérés et plus d’une centaine de personnes secourues après le naufrage de leur embarcation au large de la Libye.

Et le 24 juin, près de 1.000 migrants, qui étaient en difficulté à bord de canots pneumatiques, ont été secourus au large de la Libye alors qu’ils tentaient de traverser la Méditerranée pour atteindre l’Europe.

La Libye est un pays de destination et de transit vers les côtes européennes pour des milliers de migrants africains.

Des centaines d’entre eux meurent tous les ans en traversant dans des conditions extrêmes la Méditerranée vers l’Italie, depuis les côtes libyennes, profitant de l’instabilité politique de ce pays.

Romandie.com avec(©AFP / 29 juin 2018 15h31)

A Paris, un pas positif pour la Libye mais des promesses fragiles

mai 30, 2018

/ © POOL/AFP / Etienne LAURENT

La réunion des quatre principaux protagonistes de la crise libyenne constitue un « pas positif », notamment l’annonce d’élections en décembre, mais la fragmentation du pays et l’absence à Paris de certains acteurs influents rendent les promesses fragiles, estiment des analystes.

Qualifiée d' »historique » par le président français Emmanuel Macron, la rencontre a réuni pour la première fois autour d’une même table le chef du gouvernement d’union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj et le président du Conseil d’Etat Khaled al-Mechri, basés à Tripoli, et leurs rivaux de l’est libyen, le maréchal Khalifa Haftar et le président de la Chambre des représentants Aguila Salah.

Ces deux camps se disputent le pouvoir en Libye, chacun contestant la légitimité de l’autre, au milieu d’une myriade de milices qui changent d’allégeance selon leurs intérêts et font régner un climat d’insécurité chronique.

Riche pays pétrolier, la Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 et ses côtes sont devenues un point de passage vers l’Europe pour nombre de migrants africains.

A Paris, les quatre personnalités libyennes ont endossé une déclaration orale prévoyant notamment l’organisation d’élections législatives et présidentielle le 10 décembre et le respect de leurs résultats, ainsi que l’unification des institutions, dont la banque centrale.

Le texte n’a pas été signé, illustrant sa fragilité. Une signature s’avérait compliquée entre des acteurs qui « ne se reconnaissent pas mutuellement », a concédé M. Macron.

« Mais même si la déclaration avait été signée, nous savons combien de politiciens (libyens) ont déjà failli à leur engagement », remarque Rachid Khechana, directeur du Centre maghrébin d’études sur la Libye, basé à Tunis, citant notamment l’accord interlibyen de 2015 qui a donné naissance au GNA mais n’a pas été respecté par plusieurs signataires.

– « Grande influence » –

M. Khechana estime par ailleurs que les quatre personnalités réunies à Paris « ne sont pas les seuls décideurs » libyens et souligne l’absence d’acteurs « de grande influence, dont les chefs tribaux et les groupes armés ».

Dans l’ouest, « certains de ces groupes sont plus influents que le (GNA) lui-même », dit-il.

Pour le centre d’analyses International Crisis Group (ICG), « la réunion de Paris risque d’être contre-productive sans un consensus plus large incluant d’autres acteurs politiques et militaires ».

L’ICG souligne notamment l’absence de la ville de Misrata, hostile au maréchal Haftar, et qui compte les groupes armés les plus puissants de l’ouest libyen.

Invité à Paris, le vice-Premier ministre Ahmed Meitig, qui représente Misrata au GNA, s’est fait excuser, selon un de ses conseillers.

Mais le général Ibrahim ben Rjab, chef du conseil militaire de Misrata, a indiqué à l’AFP que sa ville avait boycotté la réunion en raison de la présence de M. Haftar, accusé de vouloir instaurer une dictature militaire en Libye.

Haftar « n’avait rien à faire à Paris. (…) Il n’a aucun statut officiel », a-t-il dit.

L’initiative française suscite dans l’ensemble la méfiance de groupes et personnalités hostiles au maréchal Haftar, qui estiment que Paris n’est « pas neutre » et accusent la France de vouloir imposer un militaire sur la scène politique libyenne.

– « Irréaliste » –

« La solution en Libye est strictement liée aux groupes armés », assure de son côté Federica Saini Fasanotti du Brookings Institute à Washington.

Selon elle, la crise en en Libye ne sera pas résolue tant que la communauté internationale insistera pour traiter avec « des dirigeants politiques qui ne sont pas pleinement reconnus sur le terrain ».

Des analystes se disent par ailleurs sceptiques quant à la possibilité de tenir des élections le 10 décembre.

« D’un point de vue purement technique, c’est irréaliste. Ni le cadre juridique, ni le cadre constitutionnel ne sont en place et il paraît difficile de surmonter cet obstacle à court terme », estime l’ICG.

L’organisation de défense des droits de l’homme HRW considère, elle, que « le cadre légal pour la tenue d’élections reste opaque ».

A Paris, les quatre responsables libyens se sont engagés à trouver une « base constitutionnelle » pour ces élections avant le 16 septembre, sans décider si cela passerait par un référendum sur le projet de constitution proposé par l’Assemblée constituante en juillet 2017.

Mais ce processus, très contesté, pourrait prendre beaucoup plus de temps que prévu, affirment des analystes et responsables libyens.

Si « les résultats de la réunion de Paris sont bons », ils « resteront des mots et des souhaits sur du papier en l’absence d’un mécanisme clair pour les appliquer », résume ainsi Fathi Bach Agha, un député de Misrata.

Romandie.com avec (©AFP / 30 mai 2018 15h24)                

Libye: accord à Paris sur des élections le 10 décembre

mai 29, 2018

/ © POOL/AFP / Etienne LAURENT

Les quatre responsables libyens réunis à Paris par le président français Emmanuel Macron se sont engagés mardi à travailler ensemble pour que des élections législatives et présidentielle se tiennent le 10 décembre, selon une déclaration lue à l’issue de la conférence.

« Nous nous sommes engagés (…) à œuvrer de manière constructive avec les Nations-Unies pour organiser (…) des élections dignes de foi et pacifiques et à respecter les résultats des élections lorsqu’elles auront lieu », indique « la déclaration politique » endossée par le Premier ministre du gouvernement d’union nationale Fayez al-Sarraj, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est du pays, le président de la Chambre des représentants, Aguila Salah, et celui du Conseil d’Etat, Khaled al-Mechri.

La déclaration a été lue en arabe et approuvée oralement par les quatre responsables libyens, à la demande de M. Macron, mais n’a pas donné lieu à une signature devant les caméras comme cela était prévu initialement.

« Donc tout le monde travaille ensemble sur cette base, bravo! », a lâché le président français, tout sourire.

M. Macron a ensuite évoqué lors d’une conférence de presse une « rencontre historique, accompagnée par l’ensemble de la communauté internationale » ainsi qu’une « étape clé pour la réconciliation » dans ce pays plongé dans le chaos sept ans après la chute de Mouammar Kadhafi.

Cette réunion a été également qualifiée d' »historique » par l’envoyé spécial de l’ONU, Ghassan Salamé. « Nous ne remplaçons pas les Libyens, ce sont eux qui s’entendent entre eux. C’est capital », a-t-il ajouté, en se montrant « optimiste » sur le processus lancé.

Pour sa part, le Premier ministre Fayez al-Sarraj a appelé « à arrêter les combats partout en Libye » car « assez de sang a coulé ». « Nous appelons tout le monde au dialogue », a-t-il ajouté en s’exprimant avec MM. Macron et Salamé.

Les responsables libyens se sont engagés à procéder à l’adoption d’une « base constitutionnelle pour les élections » et des « lois électorales nécessaires » d’ici le 16 septembre 2018.

Les forces de sécurité libyennes « seront chargées de garantir le processus électoral », avec « le soutien approprié » de l’ONU, des organisations régionales et de la communauté internationale, est-il ajouté, sans plus de précisions.

Les responsables de toute « obstruction » au processus électoral auront à « rendre des comptes », ajoute la déclaration, sans préciser quelles sanctions ils pourraient encourir.

Certaines milices et mouvances jihadistes risquent de s’opposer à la tenue d’un tel scrutin, y compris par la violence. Douze personnes ont été tuées dans un attentat du groupe Etat islamique (EI) contre le siège de la Commission électorale le 2 mai à Tripoli.

Afin « d’améliorer le climat en vue des élections nationales », la Chambre des Représentants basée à Tobrouk devra se réinstaller à Tripoli et le gouvernement parallèle instauré dans l’Est du pays devra être démantelé à terme.

Les deux chambres devront « s’employer immédiatement à unifier la Banque centrale de Libye et d’autres institutions », ont-ils convenu, alors que le pays est secoué par une grave crise monétaire.

Les forces militaires et de sécurité, aujourd’hui émiettées en de multiples milices outre l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée du maréchal Haftar, devront aussi être unifiées sous l’égide des Nations Unies.

Romandie.com avec (©AFP / 29 mai 2018 14h46)

Libye: 12 morts dans un accident contre la commission électorale

mai 2, 2018

Au moins douze personnes ont été tuées et sept autres blessées mercredi à Tripoli dans un attentat contre le siège de la Haute commission électorale libyenne (HNEC), chargée d’organiser des élections cruciales pour le pays, selon des sources sécuritaire et sanitaire.

Quatre individus armés ont attaqué le bâtiment de la HNEC dans la matinée, selon Mohamad al-Damja, un haut responsable de sécurité à Tripoli.

« Ils ont abattu les gardes avant de tirer sur les personnes présentes sur les lieux », a-t-il déclaré à l’AFP.

Au moins deux assaillants ont ensuite fait détoner leur charge explosive à l’arrivée des forces de sécurité, a-t-il ajouté, précisant que le siège de la HNEC avait pris feu et été gravement endommagé.

Les forces de sécurité maîtrisent désormais la situation, a-t-il souligné.

L’attaque, qui n’a pas été revendiquée, a fait au moins 12 morts et sept blessés, a indiqué le ministère de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon des témoins, des tirs ainsi qu’au moins deux explosions ont été entendus aux abords de la HNEC.

Un périmètre de sécurité a été installé autour des lieux empêchant les journalistes et badauds de s’approcher.

Dans un communiqué, le Gouvernement d’union nationale (GNA) a dénoncé une « attaque terroriste ».

« Cette attaque lâche n’empêchera pas le GNA de continuer à apporter son soutien à la HNEC », a indiqué le cabinet de Fayez al-Sarraj, affirmant son « engagement à (respecter) le processus démocratique pour la tenue des élections afin de mener la Libye à bon port ».

La mission de l’ONU en Libye (Manul) a également condamné l’attentat, « avec la plus grande fermeté ».

« De telles attaques terroristes ne dissuaderont pas les Libyens d’avancer dans le processus de consolidation de l’unité nationale et de construction de l’Etat du droit et des institutions », a ajouté la Manul sur son compte Twitter, appelant « les autorités libyennes à poursuivre et traduire les auteurs (de l’attaque) en justice le plus rapidement possible ».

La Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Deux autorités s’y disputent aujourd’hui le pouvoir: d’un côté, le GNA reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli, de l’autre, une autorité exerçant son pouvoir dans l’est du pays, avec le soutien du puissant et controversé maréchal Khalifa Haftar.

La communauté internationale presse les autorités du pays de tenir des élections en 2018, espérant le rétablissement de l’ordre dans ce riche pays pétrolier.

Mais aucune date pour ces élections n’a été encore fixée, alors que leur tenue doit être précédée par un référendum sur un projet de constitution et la rédaction d’une loi électorale.

En attendant, 2,4 millions d’électeurs ont été enregistrés par la HNEC, sur une population de 6 millions.

La HNEC, considérée parmi les rares institutions crédibles et indépendantes du pays, avait organisé les deux premières législatives en 2012 et 2014, réinstaurant cet exercice après 42 ans d’interdiction sous la dictature.

En mars, l’organisation Human Rights Watch (HRW) avait estimé que la situation sécuritaire en Libye ne permettait pas la tenue d’élections libres et transparentes.

Romandie.com avec (©AFP / 02 mai 2018 14h52)                                            

Plus de 250 migrants secourus au large de la Libye

mars 10, 2018

Des migrants secourus au large de la Libye débarquent sur la base navale de Tripoli, le 10 mars 2018 / © AFP / MAHMUD TURKIA

Au moins 252 migrants, qui tentaient de rejoindre l’Europe par la mer en profitant d’une météo calme, ont été secourus samedi par les garde-côtes libyens lors de deux opérations distinctes, a indiqué la marine libyenne.

Le capitaine Rami al-Hadi Ghomed a expliqué à l’AFP que 140 migrants, dont 14 femmes et quatre enfants, avaient été récupérés sur une embarcation « à 16 milles marins au nord de Zawia » (ville 45 km à l’ouest de Tripoli).

Selon cet officier de la marine, ils ont été ramenés à la base navale de Tripoli avant d’être transférés vers un centre de rétention.

La deuxième opération s’est déroulée à 30 milles marins de Garaboulli (60 km à l’est de Tripoli) où « 112 migrants, dont 30 femmes et trois enfants, à bord d’un pneumatique » ont pu être secourus, a indiqué à l’AFP le général Ayoub Kacem, porte-parole de la marine libyenne.

« Les migrants, originaires de pays africains (…), ont bénéficié de soins médicaux avant d’être transférés au centre de rétention de Tajoura », localité située à une trentaine de kilomètres à l’est de Tripoli, a précisé le général Kacem.

Au temps du régime de Mouammar Kadhafi, des milliers de migrants africains traversaient déjà les frontières sud de la Libye pour tenter la traversée de la Méditerranée vers l’Europe mais la situation a empiré après la chute du dictateur en 2011.

Depuis, la Libye, minée par les violences et l’insécurité, est en effet devenue une plaque tournante pour des centaines de milliers de migrants d’Afrique subsaharienne cherchant à rallier l’Italie, dont les côtes ne sont qu’à environ 300 km de celles de l’ouest libyen.

Certains migrants restent parfois en Libye et travaillent plusieurs années pour pouvoir mettre de côté le prix de leur passage par la mer.

C’est le cas de Sunday Adeleghe, un Nigérian de 42 ans, marié et père de quatre enfants, qui a été secouru samedi au large de Zawia.

« J’ai quitté mon pays en juin. (…) Je ne pouvais pas rentrer au Nigeria sans rien », a-t-il raconté à l’AFP. « Je me suis mis à laver des voiture pour économiser de l’argent pour ma famille ».

« Je suis désespéré (…) mais un homme ne peut mourir qu’une fois, pas deux », a-t-il ajouté.

« Si nos gouvernants étaient bons pour nous, les Nigérians ne quitteraient pas leur pays », a expliqué Sunday Adeleghe.

Romandie.com avec (©AFP / 10 mars 2018 18h55)                

Congo: Brazzaville, l’esclavage en Libye divise les Francs-maçons

décembre 3, 2017

Un document signé et publié par Alphonse Obambi-Itoua, grand-Maître de la de la Franc Maçonnerie au Congo, condamne la vente aux enchères des migrants en Libye comme l’a fait le Grand Orient de France. Mais d’autres franc-maçons désapprouvent cette morale élastique, à géométrie variable.

Charité bien ordonnée commence par soi-même. En publiant une lettre pour interpeller la communauté internationale sur l’esclavagisme en Libye, la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique d’Afrique (GLTSA), tranche sur le silence qui dut le sien lors des massacres perpétrés par le régime de Sassou dans la région du Pool. Beaucoup de “Frères” voient dans la démarche d’Alphonse Obambi-Itoua l’ombre d’une émotion . “Il doit aussi rompre le silence sur la détresse des populations du Pool, sur les prisonniers politiques et sur la privation des libertés au Congo”, martèle une franc-maçonne congolaise.

Une avalanche de critiques

“Comment ce Grand Maître maçon peut-il être sensible à ce qui se passe en libyeet fermer les yeux sur la situation du Pool qui brûle dans son propre pays ? La vision intellectuelle tronquée de ce frère et Grand Maître m’oblige à briser le silence”, fulmine un franc-maçon congolais sous couvert d’anonymat.  “Opportuniste”; “Grand farceur”, s’emportent d’autres francs-maçons congolais.

Alphonse Obambi-Itoua n’en finit plus de susciter les critiques chez ses frères congolais. S’exprimant au nom de ses frères, le grand-Maître de la GLTSA (Grande Loge Traditionnelle et Symbolique d’Afrique) s’est étonné, dans un communiqué, du ” silence assourdissant et incompréhensible de la Communauté Internationale sur cette traite des migrants subsahariens en passe de se banaliser dans cette partie instable de l’Afrique”. Et de préconiser “la mise en place, dans un délai très bref, d’une commission d’enquête internationale ouvrant la voie à des poursuites judiciaires à l’encontre des responsables et complices de ces pratiques anachroniques”.

 Guerre à huis-clos dans le Pool

Dans la région du Pool, en effet, alors que les violences des miliciens du pouvoir ont fait des centaines de milliers de déplacés, le Grand-Maître Alphonse Obambi-Itoua n’a jusqu’à présent pas émis la moindre réserve. Il s’est réfugié dans un silence assourdissant, comme lors les violences qui ont précédé le référendum sur le Changement de la Constitution de 20002. Cette attitude, de nombreux francs maçons la regrettent. “J’aimerais lui faire parvenir les Sentences de Phocylide de Milet ( VIe s. av. J.-C.) : “Accorde aux étrangers les mêmes égards qu’à tes concitoyens”, cite un Vénérable maître.

Mondafrique.com par Bedel Bouna