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Google sommé de s’expliquer après le licenciement d’une chercheuse noire

décembre 5, 2020

Plus de 1.200 employés de Google et plus de 1.500 universitaires et membres de la société civile avaient demandé vendredi des explications à l’entreprise tech à propos du licenciement d’une chercheuse noire travaillant sur les questions d’éthique liées à l’intelligence artificielle.

Le siège de Google à Menlo Park (Californie), le 4 novembre 2016

© JOSH EDELSON Le siège de Google à Menlo Park (Californie), le 4 novembre 2016

Timnit Gebru a tweeté mercredi que ses supérieurs hiérarchiques avaient accepté une démission qu’elle affirme n’avoir pas soumise, après qu’elle se fut plainte auprès d’un groupe interne du fait que la firme californienne « réduise au silence les voix marginalisées ».

Selon Mme Gebru, Google lui a reproché certains « aspects » du courriel envoyé à ce groupe interne, qui seraient « en contradiction avec ce qu’on attend d’un manager chez Google ».

Selon la radio publique américaine NPR, elle avait aussi confié à ce groupe avoir reçu l’ordre de rétracter un article scientifique sur l’éventuelle utilisation d’une intelligence artificielle pour imiter des propos haineux ou biaisés.

Justifiant la demande de rétractation dans un courriel rendu public, le chef du département intelligence artificielle de Google, Jeff Dean, a expliqué que l’article n’avait pas atteint les niveaux d’exigence en vue d’une publication.

En plus d’explications concernant cet article, les plus de 2.700 signataires de la pétition mise en ligne jeudi demandent un engagement « sans équivoque » de Google à respecter l’intégrité scientifique et la liberté académique.

Contacté par l’AFP à ce sujet, Google n’a pas répondu.

Militante en faveur de plus de diversité, Timnit Gebru a co-fondé le groupe « Black in AI », dont l’objectif est d’accroître la présence de personnes noires dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Américaine d’origine éthiopienne, elle a notamment étudié la propension des technologies de reconnaissance faciale à faire des erreurs d’identification de personnes de couleur.

Son licenciement intervient alors que Google a été sommé mercredi par une agence fédérale américaine de répondre à des accusations de surveillance à l’encontre de ses employés militants.

Par AFP avec gc/vgr/sdu

Harcèlement sexuel: l’orchestre royal d’Amsterdam licencie le chef Daniel Gatti

août 2, 2018

La Haye – Le prestigieux orchestre royal d’Amsterdam a annoncé jeudi le licenciement de son chef, l’Italien Daniele Gatti, soupçonné de harcèlement sexuel à la suite de témoignages diffusés par le Washington Post dans la foulée du mouvement #MeToo.

« Le Royal Concertgebouw Orchestra a mis fin à la collaboration avec le chef d’orchestre Daniele Gatti avec effet immédiat », a déclaré l’institution dans un communiqué, accusant l’Italien d’avoir causé un « dommage irréparable ».

M. Gatti, 56 ans, a dirigé l’Orchestre National de France de 2008 jusqu’en 2016, année où il a pris la tête du Royal Concertgebouw Orchestra d’Amsterdam.

Le musicien est mis en cause par plusieurs femmes dénonçant des actes de harcèlement sexuel commis en 1996 et en 2000. Daniele Gatti a nié ces accusations et fait part de ses excuses dans le cas où ces femmes « ne se seraient pas senties traitées avec respect », a rapporté le quotidien néerlandais de référence NRC.

Les témoignages, qui ciblent également d’autres grands noms de la musique, ont été recueillis et compilés par le Washington Post et publiés le 26 juillet.

« Ces accusations et les réactions de M. Gatti ont provoqué beaucoup d’agitation parmi les musiciens et le personnel », a poursuivi l’orchestre d’Amsterdam.

« Depuis la publication de l’article du Washington Post, un certain nombre de collègues féminins de l’Orchestre du Concertgebouw ont rapporté des expériences avec M. Gatti qui sont inappropriées au vu de son poste de chef d’orchestre », a ajouté l’institution. « Cela a causé un dommage irréparable à la confiance entre l’orchestre et le chef d’orchestre. »

Daniele Gatti, né à Milan, a notamment occupé le poste de directeur musical de l’académie Sainte-Cécile de Rome (1992 à 1997). Principal chef invité du Royal Opera House de Londres (1994 à 1997), il a été aussi directeur musical du Royal Philharmonic Orchestra de Londres (1996 à 2009) et du Teatro Communale de Bologne (1997 à 2007).

Via un communiqué de son avocat, Alberto Borbon, le chef d’orchestre a réfuté toutes les accusations portées contre lui. « Le maestro se dit stupéfait et a donné mandat à ses avocats de protéger sa réputation et d’entreprendre d’éventuelles actions si une telle campagne diffamatoire devait se poursuivre », a indiqué l’avocat.

Romandie.com avec(©AFP / 02 août 2018 18h21)                                                        

Julien Lepers: « J’ai donné 33 ans à France 3, pas un merci, pas un pot d’adieu

février 22, 2016

"J'ai donné 33 ans de ma vie à France 3 et pas un merci, pas un cadeau, pas un pot d'adieu. Rien", a regretté Julien Lepers. (Capture d'écran)

« J’ai donné 33 ans de ma vie à France 3 et pas un merci, pas un cadeau, pas un pot d’adieu. Rien », a regretté Julien Lepers. (Capture d’écran)

Le Supplément/Canal +

Invité ce dimanche du Supplément de Canal+, Julien Lepers a répondu aux accusations de Dana Hastier, la directrice des programmes de France 3. « Des insultes », selon lui.

Un partout entre Julien Lepers et Dana Hastier, balle au centre. Invité sur le plateau du Supplément de Canal + ce dimanche, l’ancien animateur de Questions pour un champion a réagi aux critiques de Dana Hastier, la directrice des programmes de France 3, qui avait tenu des propos très durs envers l’ancienne star de la chaîne.

« C’est un licenciement abusif »

« C’est difficile de se relever de telles insultes, parce qu’on en est aux insultes maintenant. […] Je suis dehors, donc libre de dire ce que je veux et la vérité, c’est un licenciement extrêmement agressif, abusif, irrégulier, sans cause réelle et sérieuse de A à Z », a expliqué, énervé, Julien Lepers.

Depuis plusieurs semaines, il est la cible des attaques de Dana Hastier. Cette dernière l’avait notamment qualifié « d’ingérable », avant d’ajouter: « On ne peut pas dialoguer avec lui. Il joue les victimes, mais il gagnait 40 000 euros par mois pour une semaine d’enregistrements et va toucher 1,3 million d’euro d’indemnités« .

« Pas un merci »

L’ex-animateur a pour sa part dénoncé un manque d’humanité dans les rapports professionnels au sein de la chaîne. « Je n’ai jamais vu une telle violence, une telle décision pour quelqu’un qui a donné 33 ans de sa vie pour une chaîne, France 3. Pas un mot, pas un merci Julien, pas un cadeau, pas un pot. Une main devant, une main derrière », a-t-il déploré.

Fifa: limogeage du secrétaire général français Jérôme Valcke

janvier 13, 2016

Zurich (awp/afp) – Le Français Jérôme Valcke, secrétaire général de la Fifa, a été licencié mercredi par l’instance suprême du football, après avoir déjà été relevé de ses fonctions en raison de sa mise en cause dans une affaire de revente de billets au marché noir, a indiqué la Fifa.

Valcke, ancien bras droit du président Joseph Blatter lui-même suspendu pour 8 ans, avait été relevé de ses fonctions le 17 septembre.

En plus des 9 ans de suspension requis le 5 janvier, la justice interne de la Fifa a réclamé contre l’ex-n°2 une amende de 100.000 francs suisses (92.165 euros). Le juge instructeur de la Fifa avait également demandé que sa suspension provisoire de 90 jours infligée le 8 octobre soit prolongée le 5 janvier de 45 jours.

Cette suspension est donc toujours en vigueur et va au-delà de son poste de secrétaire général puisqu’elle lui interdit toute activité liée au ballon rond.

Le Français est accusé d’avoir violé plusieurs articles du code d’éthique de la Fifa, en se rendant coupable notamment de conflit d’intérêts, d’avoir offert ou accepté des cadeaux et autres avantages ou d’avoir refusé de collaborer.

La chambre d’instruction de la commission d’éthique de la Fifa « a choisi d’ignorer la conduite exemplaire de Jérôme Valcke et ses extraordinaires contributions durant son long mandat de secrétaire général », avait protesté le 5 janvier Harry Berke, l’avocat américain de Valcke, dans un communiqué transmis à l’AFP.

L’ancien journaliste de Canal+ avait été relevé de ses fonctions « jusqu’à nouvel ordre » le 17 septembre suite à sa mise en cause par la presse anglaise.

Les médias britanniques avaient fait état d’un système qui aurait permis au Français de recevoir des commissions dans le cadre d’une opération de revente sur le marché noir de milliers de places lors de la dernière Coupe du monde au Brésil, en 2014.

Ces accusations se basent sur des courriers électroniques livrés en septembre à la presse par Benny Alon, ancien joueur professionnel israélien et consultant pour la société JB Sports Marketing.

Valcke, via un communiqué de son avocat, avait alors vigoureusement nié mi-septembre « les allégations fabriquées et outrageuses ».

La Fifa, sur demande de la justice suisse, a ensuite transmis les courriers électroniques de Valcke au bureau du procureur général suisse.

Ancien directeur du marketing, déjà écarté de la Fifa en décembre 2006 lors de l’affaire Visa/MasterCard — litige entre la Fifa et deux de ses principaux sponsors — avant d’être rappelé et promu six mois plus tard par Blatter, Valcke avait déjà été mis en cause en juin dans un transfert de 10 millions de dollars de l’Afrique du Sud vers un compte du sulfureux Jack Warner, un des anciens vice-présidents de la Fifa.

Romandie.com avec(AWP / 13.01.2016 12h56)

Afrique du Sud : après le massacre du 16 août, les mineurs de Marikana poursuivent la grève

août 20, 2012
Des mineurs grévistes à la mine de Marikana, le 18 août 2012, en Afrique du Sud. Des mineurs grévistes à la mine de Marikana, le 18 août 2012, en Afrique du Sud. © AFP

Alors que l’exploitant de la mine de Marikana, Lonmin, a maintenu son ultimatum à lundi, menaçant de licencier les mineurs grévistes, ces derniers ont choisi de poursuivre leur mouvement. Le bras de fer continue, malgré le massacre du 16 août et la semaine de deuil national décrétée par le président sud-africain Jacob Zuma.

Mis à jour à 11 heures.

La semaine s’annonce encore brûlante sur le front social en Afrique du Sud. Trois jours à peine après le massacre de 34 grévistes de la mine de Marikana – un drame portant à 44 (dont deux policiers) le nombre des victimes du conflit syndical -, l’exploitant Lonmin a réitéré son ultimatum. Alors que le président Jacob Zuma a de son côté annoncé une semaine de deuil national, cette décision de fermeté, voir d’intransigeance, ne va pas certainement dans le sens d’un possible apaisement.

« L’ultimatum final a été repoussé au lundi 20 à la suite des événements de jeudi », a indiqué la société britannique dans un communiqué, publié dans la nuit de dimanche à lundi. « Lonmin a confirmé avoir demandé à ses 3 000 employés en grève illégale de reprendre le travail lundi 20 août, faute de quoi ils s’exposent à un possible licenciement », explique Simon Scott, un haut responsable de Lonmin cité dans le communiqué.

« L’ultimatum ne s’applique qu’aux foreurs et assistants foreurs qui ont lancé une action illégale le 10 août », précise Lonmin. Les 25 000 employés et les 10 000 temporaires « qui ne sont pas en grève mais qui n’ont pas pu travailler à cause de la violence » pourront reprendre le travail sous protection de la police. Cette stratégie sera-t-elle payante ? Les mineurs grévistes n’ont semble-t-il pas l’intention de céder.

« Comme s’ils étaient morts pour rien »

« Je ne retourne pas au boulot. Où est l’argent ? », demande David Sikonyela, 52 ans, mineur du Lesotho. « Est-ce qu’ils vont virer aussi ceux qui sont à l’hôpital et à la morgue ? », s’exaspère son collègue Thapelo Modima, 46 ans. « De toute façon, c’est mieux d’être mis à la porte parce qu’ici, on souffre. Nos vies ne vont pas changer. Lonmin se fiche de notre bien-être, jusqu’à maintenant ils ont refusé de nous parler, ils ont envoyé la police pour nous tuer ».

« Des gens sont morts. On est en colère. Si on reprenait le travail, ce serait comme s’ils étaient morts pour rien », ajoute Fezile Magxaba, un contremaître de Marikana. Mais les revendications irréalistes des mineurs ne favorisent pas les négociations. Ils réclament plus qu’un triplement de leur salaire à 12 500 rands par mois (1 250 euros) au lieu de leur 4 000 rands (400 euros) en moyenne. Selon la direction de Lonmin, un peu plus d’un mineur sur quatre était présent à son poste lundi matin, alors qu’un millier de grévistes étaient toujours rassemblés à l’extérieur du site sud-africain.

De son côté, le président Zuma traverse la pire crise depuis son arrivée au pouvoir en 2009. « La nation est sous le choc et dans la peine », a-t-il déclaré dans un communiqué annonçant le deuil national. Mais il ne s’est pas exprimé sur les racines de la crise – les inégalités criantes de salaires entre cadres blancs et ouvriers noirs qui s’aggravent, 18 ans après la chute de l’apartheid.

Des mineurs réagissent au discours de Julius Malema, ex-leader de la ligue jeunesse de l’ANC, à la mine de Marikana le 18 août 2012.

© AFP

Zuma critiqué

« Cette semaine (…) nous devons nous unir contre la violence, quelle qu’elle soit. Nous devons réaffirmer notre foi en la paix, la stabilité et l’ordre, et dans la construction d’une société solidaire débarrassée du crime et de la violence ». Dans le même communiqué, Zuma a également annoncé la composition de la commission inter-ministérielle chargée d’enquêter sur la tragédie du jeudi 23 août.

Les critiques fusent contre le président, nombreuses étant les personnalités – comme le prix Nobel de Littérature Nadine Gordimer – à demander sa démission, l’accusant d’avoir été passif tout au long de la crise. Du coup, c’est le très populiste Julius Malema qui a paru tirer son épingle du jeu en surfant sur la crise.

Après avoir été exclu en avril de l’ANC, l’ancien leader de la ligue de jeunesse de l’ANC a fait son retour sur la scène médiatique. Il s’est rendu auprès des mineurs et s’est adressé à eux, refusant toute forme de protection policière, accusant le président Zuma d’être responsable du massacre et l’appelant à démissionner. « Zuma ne s’intéresse pas aux mineurs. Il est venu ici hier soir (vendredi) et il a rencontré des blancs. Il ne sait même pas si les mineurs sont sains et saufs ou pas », a-t-il lancé.

Jeuneafrique.com avec AFP

Eric Naulleau avec Stéphane Bern sur RTL à la rentrée

août 4, 2011

Dans l’équipe de Bern

Eric Naulleau avec Stéphane Bern sur RTL à la rentrée Stéphane Bern a embauché Eric Naulleau pour son émission quotidienne sur RTL à compter du 22 août prochain.

Stéphane Bern, fraîchement arrivé sur RTL, a recruté Eric Naulleau pour une chronique hebdomadaire « insolente » révèle Le Parisien dans son édition du jour.

Evincé de l’émission de Laurent RuquierOn n’est pas couché après quatre ans de bons et loyaux services, Eric Naulleau ne s’était pas privé pour balancer sur l’émission à l’annonce de son départ. On se souvient qu’il l’avait eu vraiment mauvaise en mai dernier et dans un élan de modestie, il avait déclaré sur l’antenne de RTL : « Je suis meurtri. Je ne sais pas si quelqu’un prendrait ça de bon coeur d’être traité comme un citron qui a fini de donner son jus et dont il faut se débarrasser. Je suis à la fois triste pour moi et pour la liberté d’expression en général. »

Mais il faut croire que se répandre sur son licenciement a porté ses fruits. À la rentrée, il animera un programme sur Paris Première en compagnie d’Eric Zemmour et Stéphane Bern l’embauche dans son émission sur RTL. Il rejoint ainsi Régis Mailhot (qui officiait sur France Inter) et Didier Porte (disparu de l’antenne de France Inter après une chronique acerbe sur Dominique de Villepin) dans le club des congédiés pour irrévérence à qui Stéphane « pôle emploi » Bern offre une nouvelle chance.

Voici.fr par A.R.