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Deux militaires maliens tués par l’explosion d’une mine dans le nord du Mali

mars 30, 2013

BAMAKO – Deux soldats maliens ont été tués samedi par l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule dans la région de Gao (nord du Mali), a annoncé à l’AFP un officier de l’armée malienne.

Un véhicule de l’armée malienne a sauté samedi sur une mine posé par les islamistes entre Ansongo et Ménaka. Deux soldats maliens ont été tués sur le coup, a déclaré cette source, sans plus de précisions, notamment sur le nombre de passagers du véhicule et d’éventuels blessés.

La ville d’Ansongo est à 90 km au sud-est de Gao, et celle de Ménaka, plus à l’est, à environ 270 km de Gao.

L’explosion et le bilan a été confirmée par le ministère malien de la Défense dans un communiqué publié samedi soir.

Un véhicule d’un détachement des forces armées maliennes a sauté sur une mine à 110 km d’Ansongo. Le bilan est de deux morts et ledit véhicule détruit, selon ce texte signé du lieutenant-colonel Diarran Koné, responsable de la communication du ministère.

Ce détachement et une unité du contingent nigérien avaient quitté Ménaka pour Ansongo, et l’explosion n’a pas fait de blessés, a précisé à l’AFP cet officier.

Plus tôt samedi, une source militaire africaine jointe à Gao avait parlé de deux militaires maliens tués et d’un autre blessé. Elle avait exhorté les civils à la prudence, en estimant que d’autres mines pourraient être enfouies dans la région.

Le ministre malien des Forces armées invite les populations à redoubler de vigilance et à signaler le plus tôt possible aux unités les plus proches toute infiltration d’éléments suspects. Les forces armées (maliennes) et leurs alliés prennent toutes les mesures pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, conclut le lieutenant-colonel Koné dans son communiqué.

En février, quatre Maliens avaient été tués lorsque leur véhicule avait sauté sur une mine entre la ville de Douentza (centre) et celle de Gao. D’après la gendarmerie malienne et un syndicat local de transporteurs, il s’agissait de civils qui rentraient d’un marché hebdomadaire. Fin janvier, deux soldats maliens avaient déjà été tués dans une explosion similaire sur la même route.

Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un des groupes islamistes armés ayant occupé pendant plusieurs mois en 2012 le nord du Mali, avait affirmé en février à l’AFP avoir posé des mines dans ces régions et avait revendiqué des attaques de convois militaires et l’utilisation de kamikazes.

Romandie.com avec (©AFP / 30 mars 2013 23h27)

RDC : Jean-Marie Runiga, chef politique du M23, démis de ses fonctions

février 28, 2013
De g.à dr. Sultani Makenga, chef militaire du M23, et Jean-Marie Runiga, coordonnateur politique De g.à dr. Sultani Makenga, chef militaire du M23, et Jean-Marie Runiga, coordonnateur politique © AFP

Dans un communiqué publié le 28 février, le chef militaire du Mouvement du 23 mars (M23), Sultani Makenga, annonce la destitution de Jean Marie Runiga, le coordonnateur politique du groupe rebelle, accusé de connivence avec le général Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale.

Au Mouvement du 23 mars (M23), la rupture est consommée entre les pro-Nkunda et les pro-Ntaganda. Le chef militaire de la rébellion qui sévit dans l’est de la RDC, Sultani Makenga, réputé fidèle au général déchu Laurent Nkunda, a destitué, le 27 février, le président de sa branche politique, Jean-Marie Runiga, qu’il accuse de soutenir le général mutin Bosco Ntaganda. « Jean-Marie Runiga vient d’être destitué de ses fonctions de président du mouvement pour incapacité et incompétence. Il appuie financièrement un général recherché par la Cour pénale internationale : le général de brigade Bosco Ntaganda », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23.

L’intérim de la présidence politique est assuré par le « général » Sultani Makenga qui était jusqu’à présent responsable militaire du mouvement rebelle. « Jean-Marie Runiga a détourné les ressources financières du mouvement pour appuyer des activités illégitimes et prohibées, notamment le recrutement des cadres politiques et militaires pour le compte du général Bosco Ntaganda », rapporte un communiqué publié par la rébellion. Le document précise que cet appui, qualifié de « haute trahison », a permis au général mutin de « tenter une incursion dans l’espace sous notre contrôle pour y semer troubles et divisions ».

« Aveux »

La destitution a été prise « devant le haut-commandement militaire et devant le congrès », réunis le 27 février, a indiqué le lieutenant-colonel Kazarama. Selon lui, Jean-Marie Runiga « a reconnu qu’il avait collaboré » avec Ntaganda, « donc il a avoué », a-t-il dit. Le porte-parole a expliqué que l’ex-président politique a quitté la résidence qu’il habitait à Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda, pour « rejoindre » le général Ntaganda dans le « parc des Virunga », à la frontière du Rwanda et de l’Ouganda – deux pays accusés par l’ONU de soutenir le M23, ce qu’ils réfutent. Il a par ailleurs souligné que des militaires pro-Ntaganda ont quitté le M23 avec Runiga, mais n’a pas pu donner leur nombre.

Cette rupture intervient alors que des affrontements ont opposé, quatre jours plus tôt, les deux factions rivales du mouvement rebelle. Selon une source hospitalière à Rutshuru, ceux-ci auraient fait 10 morts, mais selon le gouvernement 17 morts ont été dénombrés après des échanges de tirs. Dès le premier jour de sa création, en mai, le M23 a réfuté tout lien avec le général Ntaganda, sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, dont l’enrôlement présumé d’enfants soldats.

Mais plusieurs ONG et des rapports de l’ONU affirment que le M23 était en réalité dirigé par Bosco Ntaganda, ex-chef l’état-major du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), une rébellion intégrée dans l’armée en 2009 et dont sont issus la plupart des membres du M23.

Jeuneafrique.com avec AFP

Nigeria: l’armée affirme avoir tué un commandant de Boko Haram

février 27, 2013
Nigeria: l'armée affirme avoir tué un commandant de Boko Haram Nigeria: l’armée affirme avoir tué un commandant de Boko Haram © AFP

L’armée nigériane a annoncé mardi avoir tué un commandant présumé du groupe islamiste Boko Haram et trois de ses lieutenants au cours d’un affrontement armé dans la ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria.

« Le commandant (de Boko Haram) et ses trois lieutenants ont été tués dans un échange de tirs », a déclaré dans un communiqué de presse le porte-parole de la Joint Task Force (JTF – force conjointe armée police), le lieutenant Colonel Sagir Musa.

Selon lui, ces affrontements ont eu lieu lundi à Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno, qui est le quartier-général de Boko Haram.

La JTF a mené des opérations de recherche du commandant et de ses hommes dans Maiduguri à la suite de récentes attaques lancées par le groupe islamiste contre des patrouilles militaires.

La JTF a récupéré des armes et des munitions, a-t-il poursuivi, ajoutant qu’aucun militaire ni civil n’a été blessé au cours des affrontements.

Un engin explosif lancé contre un véhicule militaire avait tué mercredi deux civils dans la ville. Le lendemain, une attaque suicide contre un véhicule militaire avait entrainé la mort d’un autre civil, et blessé six militaires, selon l’armée.

Mais des habitants ont ensuite affirmé que le civil avait été tué par des militaires qui, en ripostant, avaient tiré un peu partout.

Les attaques de Boko Haram dans le centre et le nord du Nigeria, et leur répression par l’armée, ont fait au moins 3. 000 tués depuis 2009.

Les ravisseurs de la famille de sept Français enlevés au Cameroun le 19 février se sont réclamés de Boko Haram, dans une vidéo postée lundi sur YouTube.

Jeuneafrique.com  avec AFP

Trois jours de deuil national après la bousculade mortelle d’Abidjan

janvier 2, 2013

Une soixantaine de personnes ont été tuées et une cinquantaine d’autres blessées dans une bousculade pendant les festivités de la nuit du Nouvel An à Abidjan. Le président Alassane Ouattara a décrété un deuil national de trois jours à compter du mercredi 2 janvier. Une enquête des services de sécurité est en cours pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Des tas de chaussures et de vêtements étaient encore éparpillés sur la chaussée, traces de la bousculade survenue vers 02h00 du matin dans le quartier administratif du Plateau (centre). Selon les autorités, plus de 50 000 personnes étaient rassemblées dans l’enceinte du stade Félix Houphouët-Boigny pour assister aux feux d’artifice de la Saint-Sylvestre.

D’après le chef des sapeurs-pompiers militaires d’Abidjan, le lieutenant-colonel Issa Sakho, la bousculade a fait « 61 » morts. De son côté, le gouvernement a parlé de « 60 morts », dont la moyenne d’âge est de 18 ans.

« C’est un véritable drame pour ce jour de l’An », « nous sommes tous sous le choc », a réagi le président Alassane Ouattara, venu sur les lieux. Il a décrété un deuil national de trois jours à compter de mercredi.

Quarante-neuf blessés, dont deux dans un état très grave, ont été évacués par les secours vers des centres hospitaliers de la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Une cellule de crise a été mise en place pour les familles.

Enquête

L’accident a eu lieu près du grand stade de la ville, à la fin des feux d’artifice, lorsque les spectateurs repartaient vers leurs quartiers. Le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, a affirmé que les « circonstances précises » du drame « font l’objet d’enquêtes par les services de sécurité ». Selon une responsable policière, la bousculade s’est produite quand deux flots de spectateurs se dirigeant en sens contraire se sont rencontrés, d’autant que des troncs d’arbres se trouvaient par terre.

Les secours ont « mis du temps pour arriver », a souligné une source sécuritaire interrogée par l’AFP. « Cela révèle la faible capacité de réponse ivoirienne en termes de sécurité », s’est inquiété un diplomate.

Nombreux enfants blessés

Parmi la quarantaine de blessés évacués à l’hôpital de Cocody (quartier chic du nord d’Abidjan), où s’est rendu le président Ouattara, figuraient de nombreux enfants d’une dizaine d’années, visiblement sonnés.

Zeinab, mère de famille d’une quarantaine d’années, a retrouvé à cet hôpital l’un de ses deux enfants qui l’accompagnaient pour le spectacle. Son petit garçon, allongé sur un lit, était encore groggy. La maman elle-même avait encore « mal partout » et, soulevant son grand boubou, montrait les éraflures sur son corps. « Je ne sais pas ce qui s’est passé mais je me suis retrouvée couchée par terre avec des gens qui me piétinaient, me tiraient les cheveux ou me déchiraient les vêtements ».

Pour la deuxième année consécutive, la ville d’Abidjan avait offert des feux d’artifice pour marquer le passage du Nouvel An. Ces festivités, de même que les illuminations de Noël, étaient présentées comme un symbole du renouveau du pays vanté par le régime Ouattara, après la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui a fait environ 3 000 morts. Dans son discours de voeux lundi soir, le chef de l’État avait délivré un message résolument optimiste.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC – Kazarama (M23) : « Si la population nous y invite, nous irons jusqu’à Kinshasa »

novembre 21, 2012

Vianney Kazarama, quelques instants avant son discours, le 21 novembre à Goma. Vianney Kazarama, quelques instants avant son discours, le 21 novembre à Goma. © Pierre Boisselet/J.A.

Au lendemain de la prise de Goma, le M23 a convié les éléments des FARDC encore présents dans la ville à se rendre et à intégrer la rébellion. Plus de 2 000 soldats loyalistes et 700 policiers auraient déjà répondu à l’appel, selon le mouvement qui prétend désormais vouloir « aller libérer Kinshasa ».

« Joseph Kabila est un mauvais dirigeant : il vous a promis les cinq chantiers [programme du président congolais pour la reconstruction de la RDC en 2006, NDLR], rien n’a été fait ». En ce mercredi 21 novembre au matin, le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole du M23, harangue la foule venue assister à la reddition des derniers éléments de l’armée régulière encore présents à Goma.

Le mouvement rebelle affirme avoir enregistré « 2 100 militaires des FARDC et 700 policiers » qui sont venus déposer leurs armes. « Il n’y aura pas de règlements de comptes », a rassuré Kazarama.

Après la chute, mardi 20 novembre, de Goma, les forces loyalistes se sont retirées à Saké, localité située à quelque 20 km à l’ouest de la capitale du Nord-Kivu, qu’elles auraient cependant quitté dans la matinée de mercredi. Le président ougandais, Yoweri Museweni, a convoqué, dans la foulée, une réunion extraordinaire des chefs d’État de la région pour tenter de trouver une solution pacifique à la détérioration de la situation à l’est de la RDC. « Le président Kabila et le président Kagame se sont rencontrés pendant deux heures la nuit dernière » à Kampala, a affirmé à l’AFP mercredi le ministre ougandais des Affaires étrangères, Sam Kutesa. Et à New York, quelques heures après la chute de Goma, le Conseil de sécurité des nations a pris une nouvelle résolution contre l’avancée des troupes rebelles, exigeant notamment « le retrait immédiat du M23 de Goma ».

Lors du discours de Vianney Kazarama, le 21 novembre à Goma.

© Capture d’écran de vidéo/Pierre Boisselet/J.A.

« Chasser Kabila »

Comme pour braver la communauté internationale, le M23 assure se préparer à « aller libérer la ville de Bukavu [capitale du Sud-Kivu », toujours sous contrôle des FARDC. « Nous sommes au service de la population, prétend Vianney Kazarama. Si la population de Bukavu nous invite, nous irons la libérer. De même pour la population de Kinshasa », lance-t-il.

Devant des milliers des personnes rassemblées au stade des volcans, Vianney Kazarama a tenu un discours offensif contre le président congolais. Il a demandé « le soutien » de la population de Goma pour permettre à son mouvement de « chasser Kabila » du pouvoir.

Au titre des griefs du M23 à l’encontre du régime de Kinshasa, le porte-parole du M23 est longtemps revenu sur la corruption et l’injustice dans la répartition des richesses nationales. « À un soldat, le gouvernement paye 50 dollars alors qu’un député national touche 4 500 », a-t-il dénoncé.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula  avec Pierre Boisselet, envoyé spécial

Afghanistan: l’armée française a quitté la Kapisa

novembre 20, 2012
L'armée française a quitté mardi la Kapisa, dernière province d'Afghanistan où elle combattait et celle où elle a perdu le plus de soldats, dans le cadre de son retrait accéléré du pays
  • L’armée française a quitté mardi la Kapisa, dernière province d’Afghanistan où elle combattait et celle où elle a perdu le plus de soldats, dans le cadre de son retrait accéléré du pays
  • Plus de 60% (54 sur 88) des soldats français morts en Afghanistan depuis 2001 ont péri dans la province de KapisaPlus de 60% (54 sur 88) des soldats français morts en Afghanistan depuis 2001 ont péri dans la province de Kapisa
Les 400 derniers militaires français déployés dans cette province instable située au nord-est de la capitale afghane ont commencé à 10H00 (05H30 GMT) à partir en convoi de Nijrab, la dernière base qu’occupaient encore les Français en Kapisa, pour Kaboul, au terme d’une cérémonie d’adieux sur place.

Sur les quelque 2.200 soldats français présents en Afghanistan aujourd’hui, environ 700, les dernières « forces combattantes », rentreront dans leurs casernes de France d’ici à la fin de l’année, selon une source militaire.

En 2013, il ne restera donc que 1.500 soldats français en Afghanistan. Un millier d’entre eux organiseront le rapatriement des véhicules et conteneurs français d’Afghanistan, avant de partir à leur tour d’ici à « l’été 2013 », selon le lieutenant-colonel Guillaume Leroy, porte-parole de l’armée française.

Après cette échéance, et pour un nombre d’année à déterminer, la présence française en Afghanistan se limitera à 500 soldats, actifs dans des programmes de formation ou de coopération, selon la même source. Hormis 50 formateurs à l’oeuvre dans le Wardak (ouest de Kaboul), les 1.500 soldats français restants en 2013 seront stationnés dans la capitale afghane.

En se repliant sur Kaboul, l’armée française revient à une configuration proche de celle existant avant 2007, avant que le président de l’époque Nicolas Sarkozy ne décide d’accroître la présence militaire nationale pour, à la demande des Américains qui dirigent l’Isaf (force de l’Otan), aller davantage au contact des insurgés en Surobi et Kapisa.

Entamée en 2008, la mission en Kapisa, province très infiltrée par les rebelles talibans et du Hezb-e-Islami, était considérée comme la plus difficile pour les Français en Afghanistan depuis leur arrivée dans le pays à la fin 2001.

Les affrontements avec les insurgés s’y sont multipliés. Plus de 60% (54 sur 88) des soldats français morts dans le pays depuis 2001 ont péri dans cette région.

Optimiste sur les capacités des troupes afghanes à contenir la rébellion dans cette région stratégique, l’encadrement militaire français dit laisser derrière lui un territoire relativement apaisé. Aucun chiffre n’a toutefois été avancé pour valider cette thèse et les incidents n’ont pas cessé.

Après plusieurs attaques meurtrières pour les Français en 2011 et 2012, l’ancien président Nicolas Sarkozy avait décidé d’anticiper à 2013 le retrait français. Son successeur, le président François Hollande, a avancé l’échéance à la fin 2012, soit deux ans avant la date de retrait prévu des forces combattantes de la force de l’Otan, qui compte un peu plus de 100.000 soldats aujourd’hui).

Malgré onze années de combats aux côtés des quelque 350.000 soldats et policiers afghans, la coalition n’a jamais pu se défaire de l’insurrection menée par les talibans qu’elle avait chassés du pouvoir, faisant craindre à certains une guerre civile après le départ de l’Otan fin 2014, alors que d’autres évoquent un possible retour au pouvoir des talibans.

20minutes.fr

RDC: la rébellion aux portes de Goma, civils et militaires fuient

novembre 18, 2012

 

  • Militaires, autorités et civils congolais ont commencé dimanche à fuir Goma, la capitale régionale du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) étant aux portes de la ville, a-t-on appris de sources concordantes

    Militaires, autorités et civils congolais ont commencé dimanche à fuir Goma, la capitale régionale du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) étant aux portes de la ville, a-t-on appris de sources concordantes

  • "En ce moment, nous sommes à Kibati, à 5 kilomètres de Goma", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire de la rébellion. Affirmant n'avoir pas l'ambition de prendre la ville, il a ajouté: "Si toutefois l'armée de Kabila (le président) nous attaque, nous allons poursuivre l'ennemi jusqu'à ce qu'il soit rejeté très loin de Goma"

    « En ce moment, nous sommes à Kibati, à 5 kilomètres de Goma », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire de la rébellion. Affirmant n’avoir pas l’ambition de prendre la ville, il a ajouté: « Si toutefois l’armée de Kabila (le président) nous attaque, nous allons poursuivre l’ennemi jusqu’à ce qu’il soit rejeté très loin de Goma »

  • Dimanche, les Casques bleus n'ont pas bougé pour protéger Goma, ont constaté différentes sources dont un photographe de l'AFP réfugié dans la base de Munigi, principale base des Nations unies au nord de la ville. Dans leur avancée vers Goma, les rebelles ont dépassé ce camp situé à environ 5 kilomètres de la ville, a constaté le photographe

    Dimanche, les Casques bleus n’ont pas bougé pour protéger Goma, ont constaté différentes sources dont un photographe de l’AFP réfugié dans la base de Munigi, principale base des Nations unies au nord de la ville. Dans leur avancée vers Goma, les rebelles ont dépassé ce camp situé à environ 5 kilomètres de la ville, a constaté le photographe

  • Les Casques bleus de la Monusco étaient intervenus samedi pour appuyer l'armée régulière congolaise avec des hélicoptères de combat, ce qui n'avait pas empêché les rebelles de prendre la petite ville de Kibumba, à 25 kilomètres au nord de GomaAfficher la photo

    Les Casques bleus de la Monusco étaient intervenus samedi pour appuyer l’armée régulière congolaise avec des hélicoptères de combat, ce qui n’avait pas empêché les rebelles de prendre la petite ville de Kibumba, à 25 kilomètres au nord de Goma

 

Militaires, autorités et civils congolais ont commencé dimanche à fuir Goma, la capitale régionale du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) étant aux portes de la ville, a-t-on appris de sources concordantes.

« Beaucoup de militaires et d’autorités (de la province) sont partis » de Goma, a déclaré à l’AFP par téléphone une source onusienne, qui attendait à un point de ralliement mis en place dans la ville par l’ONU pour ses personnels.

Une source humanitaire occidentale a évoqué une « débâcle des forces armées de RDC qui évacuent la ville de Goma ».

« Nous sommes en panique générale », a déclaré à l’AFP un chauffeur de taxi de Goma. « C’est comme si les rebelles étaient en train de repousser nos militaires. En ville, les boutiques sont fermées. Moi, comme d’autres, je vais rejoindre ma famille », a-t-il dit.

En fin de matinée, les rebelles avaient eux-même annoncé qu’ils se trouvaient tout près de Goma.

« En ce moment, nous sommes à Kibati, à 5 kilomètres de Goma », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire de la rébellion. Affirmant n’avoir pas l’ambition de prendre la ville, il a ajouté: « Si toutefois l’armée de Kabila (le président) nous attaque, nous allons poursuivre l’ennemi jusqu’à ce qu’il soit rejeté très loin de Goma ».

Selon une source militaire occidentale, des officiers des forces armées ont commencé à partir par bateaux vers Bukavu, la capitale du Sud-Kivu distante d’environ 80 kilomètres au sud. Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, est parti sur l’un de ces bateaux, a déclaré une source administrative à Bukavu.

L’aéroport, situé à quelques centaines de mètres du centre-ville, a été fermé et seuls quelques éléments de la Garde républicaine congolaise y sont encore stationnés, a ajouté cette source militaire occidentale. Un vol civil qui devait y atterrir a été détourné, a indiqué un proche d’un passager.

Dans la matinée, un colonel congolais avait affirmé à l’AFP que des affrontements se déroulaient « au camp de Kanyarucinya », à une dizaine de kilomètres de Goma. Ce camp regroupait vendredi selon le Haut commissariat aux réfugiés 30.000 personnes déplacées. Mais des milliers d’autres personnes y sont arrivées depuis, dont un grand nombre de femmes et d’enfants.

Fuyant les combats, des colonnes de centaines de déplacés – et des militaires ayant quitté le front – étaient arrivés aux portes de Goma avec leurs effets personnels et leurs chèvres, en espérant rejoindre d’autres camps de déplacés, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Débandade »

Le porte-parole de la province du Nord-Kivu, Célestin Sibomana, très inquiet, a évoqué « une débandade » et pointé l’inaction des Casques bleus dimanche, selon lui. La mission de l’ONU en RDC, « la Monusco actuellement ne fait absolument rien! », a-t-il dit.

Dimanche, les Casques bleus n’ont pas bougé pour protéger Goma, ont constaté différentes sources dont un photographe de l’AFP réfugié dans la base de Munigi, principale base des Nations unies au nord de la ville. Dans leur avancée vers Goma, les rebelles ont dépassé ce camp situé à environ 5 kilomètres de la ville, a constaté le photographe.

Les Casques bleus de la Monusco étaient intervenus samedi pour appuyer l’armée régulière congolaise avec des hélicoptères de combat, ce qui n’avait pas empêché les rebelles de prendre la petite ville de Kibumba, à 25 kilomètres au nord de Goma.

Mais le M23 a exigé, dimanche matin, que la Monusco cesse de soutenir l’armée. « Nous mettons en garde la Monusco qui est en train de bombarder nos zones au lieu de montrer sa neutralité sur le terrain (…) S’ils continuent à nous bombarder, nous allons réagir », a déclaré le porte-parole du mouvement.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni samedi soir à New York, a demandé l’arrêt de l’avance de la rébellion vers Goma, et que « tout soutien extérieur et toute fourniture d’équipement au M23 cessent immédiatement ».

La RDC et l’ONU accusent le Rwanda, frontalier de la région du Kivu, de soutenir les rebelles, ce que Kigali dément. Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, avait affirmé samedi soir que « 4.000 hommes en colonnes motorisées et à pied » étaient arrivés « en provenance du territoire rwandais », mais le Rwanda a réfuté.

Le M23 a été créé début mai dans le Nord-Kivu (est) par des militaires congolais qui avaient pour la plupart combattu au sein de la rébellion pro-rwandaise du Congrès national pour la défense du peuple. Ils ont officiellement intégré l’armée en 2009 après un accord avec le gouvernement, mais se sont mutinés en avril dernier, arguant que Kinshasa n’avait pas respecté ses engagements.

AFP

RDC: reprise des combats entre l’armée et les rebelles du M23

novembre 17, 2012
RDC: reprise des combats entre l'armée et les rebelles du M23 RDC: reprise des combats entre l’armée et les rebelles du M23 © AFP

Les combats ont repris samedi matin entre l’armée et la rébellion Mouvement du 23 mars (M23) à Kibumba, une localité de l’est de la République démocratique du Congo frontalière du Rwanda, a-t-on appris samedi auprès des belligérants et de la société civile.

Les combats ont commencé à l’aube dans la même zone où des affrontements avaient opposé jeudi les deux camps, poussant plus de 7. 000 personnes à regagner le camp de déplacés de Kanyarucinya, à une dizaine de kilomètres de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu.

Une fois encore, l’armée et le M23 s’accusent mutuellement d’avoir déclenché les hostilités.

« Hier (vendredi) soir, le M23 nous a attaqué vers 17h00, on les a repoussés, et on avait l’ordre de ne pas les poursuivre. Ce matin tôt, à 04h00 (02h00 GMT) ils nous ont attaqués » de nouveau, a déclaré samedi matin le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée pour le Nord-Kivu.

« Nous sommes en train de nous battre maintenant », a-t-il ajouté, alors qu’il se rendait sur la ligne de front à Kibumba.

« Il y a eu des combats très tôt matin dans nos positions. Les FARDC (Forces armées de RDC – armée régulière) sont venues nous attaquer avec des hélicoptères, des chars de combat », a déclaré de son côté le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23, samedi à l’AFP.

« Le M23, du coup, a fait aussi offensive et il a repoussé l’ennemi. Nous avons pris le siège administratif (du territoire) de Nyaragongo », a-t-il affirmé, expliquant que l’armée attaque sur plusieurs axes mais que les rebelles « repoussent l’ennemi vers la route qui mène à Goma ».

« Les combats sont violents. Nous sommes appuyés par des hélicoptères des FARDC et même les blindés sont engagés dans les combats », a déclaré à l’AFP un officier supérieur qui participe aux combats.

L’armée a demandé aux populations des localités proches de Kibumba de descendre vers Goma, où la Mission de l’ONU (Monusco) a été placée vendredi en état « d’alerte élevée » et dont des « équipes de réaction rapide » ont été déployées dans des lieux périphériques clés, en particulier près de l’aéroport.

Mais des habitants de Nyaragongo sont « bloqués dans leur maison », tandis que « tout le personnel administratif de l’Etat qui n’était pas juste au niveau de Nyaragongo est parti déjà », a déclaré à l’AFP un responsable de la société civile du Nord-Kivu, affirmant que des troupes rwandaises soutiennent le M23.

Jeudi, Kinshasa avait affirmé que « 51 corps portant des uniformes de l’armée rwandaise ont été ramassés », mais Kigali a dénoncé vendredi une « vieille technique de propagande facile pour tenter d’entraîner le Rwanda dans leur désordre ».

Le M23 est surtout formé d’anciens rebelles qui, après avoir été intégrés en 2009 dans l’armée, se sont mutinés en avril dernier et combattent depuis l’armée régulière dans la région du Kivu. Deux pays voisins, le Rwanda et l’Ouganda, sont accusés par l’ONU de soutenir les rebelles, ce qu’ils démentent.

Jeuneafrique.com avec AFP

Nord-Kivu : 113 rebelles tués après la reprise des combats

novembre 16, 2012
L'armée congolaise à la poursuite des rebelles du M23, le 26 juillet 2012 près de Goma. L’armée congolaise à la poursuite des rebelles du M23, le 26 juillet 2012 près de Goma. © Phil Moore/AFP

La trêve relative observée par le M23 et les FARDC depuis trois mois a volé en éclats, jeudi 15 novembre au matin. D’après le gouverneur de la province du Nord-Kivu, les combats ont fait 113 morts parmi les rebelles.

Mis à jour le 16/11/2012 à 09h00.

Les combats entre la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) et l’armée régulière congolaise ont repris jeudi près de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), après une trêve de trois mois. Selon le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku, ces affrontements ont fait 113 morts parmi les rebelles et « quelques blessés » dans les rangs de l’armée régulière.

En début de soirée le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, avait annoncé que les affrontements avaient fait 51 morts. Selon le porte-parole de l’armée régulière à Goma, le lieutenant colonel Olivier Hamuli, un commandant des Forces armées de la RDC (FARDC) a été tué.

De son côté, le porte-parole militaire du M23, le lieutenant-colonel Vianney Kazarama s’est refusé à donner des chiffres sur les victimes de ces combats.

Les combats ont repris jeudi 15 novembre, vers 5 heures du matin,  près de Goma. L’armée a lancé des « offensives contre les éléments du M23 dans ses positions sur les axes de Rugari, à 30 kilomètres de la ville », indique un communiqué de la rébellion. « Six corps des assaillants en tenue des forces loyalistes rwandaises ont été retrouvés sur le site par les Forces armées de la RDC (FARDC) », a déclaré jeudi après-midi à la presse à Kinshasa, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

« Les FARDC [Forces armées de la RDC, NDLR] ont progressé pour nous attaquer (…) nous sommes obligés de nous défendre », a affirmé jeudi matin le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23, tout en dénonçant la rupture d’une trêve relative qui était observée depuis trois mois. La version de la riposte « auto-défensive » du M23 est démentie par les FARDC. « Nous ne les avons pas attaqués, c’est un prétexte, et nous savions qu’ils étaient en train de renforcer leurs positions depuis plus de deux semaines », répond le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée congolaise pour le Nord-Kivu.

Attaque depuis le Rwanda

« Cela fait plus d’une semaine qu’ils ont menacé de faire la guerre. Le communiqué n’est qu’un prétexte que nous avons considéré comme une déclaration de guerre. On nous a attaqués, nous sommes en train de reprendre nos positions », a-t-il indiqué. 

« Un petit groupe nous a attaqués depuis le Rwanda », a ajouté Hamuli, alors que l’armée congolaise combattait une autre offensive sur l’axe principal de la ligne de front entre Rugali et Kibumba, frontalière du Rwanda. Interrogé sur l’identité des éléments du « petit groupe », il s’est interrogé : « Comment distinguer s’ils étaient du M23 ou de l’armée rwandaise, puisqu’ils portent la même tenue ? »

En début d’après-midi, le lieutenant-colonel Kazarama a écarté toute idée d’offensive vers la capitale provinciale. « Ce n’est pas notre mission. Nous avons repoussé l’ennemi et nous sommes dans nos positions », a-t-il dit. Sur le plan militaire, la situation est encore confuse. Selon le lieutenant-colonel Hamuli, les combats ont cessé et l’armée procédait à un « ratissage » de la zone. Mais selon le porte-parole du M23, « l’ennemi continue à larguer des bombes sur nos positions » à Rugari, au nord avec des chars de combat et des hélicoptères, et l’armée a attaqué sur « trois autres axes ».

Goma la peur au ventre

Les FARDC comptent environ 20 000 hommes sur place et les Nations Unies 5 000, selon un diplomate occidental. Des blindés de l’ONU ont pris position à l’extérieur de Goma au cours de la matinée de jeudi. « Les gens sont en train de vivre la peur au ventre », a confié Omar Kavota, porte-parole de la fédération d’ONG Société civile du Nord-Kivu.

Plusieurs camps de réfugiés ceinturent la ville de Goma, ce qui avait poussé la Monusco à intervenir avec des hélicoptères pour arrêter l’avancée des rebelles, en juillet dernier. Avec l’attaque de jeudi, « on observe un afflux de déplacés vers le camp de Kanyarucinya, à une dizaine de kilomètres de Goma, a ajouté M. Kavota.

Jeuneafrique.com avec AFP

 

RDC : reprise des combats au Nord-Kivu

novembre 15, 2012
L'armée congolaise à la poursuite des rebelles du M23, le 26 juillet 2012 près de Goma. L’armée congolaise à la poursuite des rebelles du M23, le 26 juillet 2012 près de Goma. © Phil Moore/AFP

La trêve relative observée par le M23 et les FARDC a volé en éclat, jeudi 15 novembre au matin.

L’armée congolaise et la rébellion Mouvement du 23 mars (M23) s’accusent mutuellement d’avoir ouvert le feu. Jeudi 15 novembre, vers 5 heures du matin, des combats ont repris près de Goma. L’armée a lancé des « offensives contre les éléments du M23 dans ses positions sur les axes de Rugari, à 30 kilomètres de la ville », indique un communiqué de la rébellion.

« Les FARDC [Forces armées de la RDC, NDLR] ont progressé pour nous attaquer (…) nous sommes obligés de nous défendre », a affirmé jeudi matin le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23, qui dénonce la rupture d’une trêve relative qui était jusque-là observée.

La version de la riposte « auto-défensive » du M23 est démentie par les FARDC. « Nous ne les avons pas attaqués, c’est un prétexte, et nous savions qu’ils étaient en train de renforcer leurs positions depuis plus de deux semaines », répond le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée congolaise pour le Nord-Kivu.

Attaque depuis le Rwanda

« Cela fait plus d’une semaine qu’ils ont menacé de faire la guerre. Le communiqué n’est qu’un prétexte que nous avons considéré comme une déclaration de guerre. On nous a attaqués, nous sommes en train de reprendre nos positions », a-t-il indiqué.

« Un petit groupe nous a attaqués depuis le Rwanda », a ajouté Hamuli, alors que l’armée congolaise combattait une autre offensive sur l’axe principal de la ligne de front entre Rugali et Kibumba, frontalière du Rwanda. Interrogé sur l’identité des éléments du « petit groupe », il s’est interrogé : « Comment distinguer s’ils étaient du M23 ou de l’armée rwandaise, puisqu’ils portent la même tenue ? »

Jeuneafrique.com avec AFP