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Madagascar-Limogeage de Vonjy : De ministre à DG, de DG à planton

octobre 18, 2021

Vonjy Andriamanga

Au cours du Conseil des ministres du 13 octobre 2021, il a été décidé sur proposition du Ministère de l’Energie et des Hydrocarbures, le limogeage de Vonjy Andriamanga par l’annulation   du décret n°2019-2261 du 18 décembre 2019 portant nomination du Directeur Général de la société JIRAMA.

Il convient donc de féliciter le Conseil des Ministres du 13 octobre 2021 pour la sage décision de limoger Vonjy Andriamanga de son poste de directeur général de la Jirama.

A été désigné par la même occasion, Radanielina Rivo, pour assurer les fonctions de Directeur Général à titre provisoire.  Qui aurait cru que le gouvernement se décide un jour à limoger le maître profiteur qui avait entraîné la société JIRAMA dans la pire situation qu’elle n’ait jamais connue depuis sa création ? A titre de rappel, il faut noter que ce séducteur, mari volage aux multiples concubines et maîtresses, s’est toujours vanté d’être « l’intouchable indéboulonnable », parce que protégé et soutenu par on ne sait quel parrain mafieux ou plutôt par des partenaires affairistes qui pillent sans vergogne les financements destinés par subventions à JIRAMA ?

Madagascar avait vécu des crises depuis la création de JIRAMA, mais jamais encore un cadre aussi vicieux ne s’est ainsi comporté en véritable voyou à la tête d’une société d’Etat. Mêlé à des combines qui puent l’arnaque et les utilisations abusives des deniers de l’Etat, Vonjy Andriamanga s’est permis des comportements que la morale réprouve, en plus de la gestion acrobatique et malsaine de la trésorerie de l’entreprise. L’intéressé a toujours largement payé Onja Rasamimanana et Angela Zasy à raison de 30.000.000 Ariary. Incroyable mais vrai et prouvable. Cette fois-ci, on peut dire que le ministre de l’Energie et des Hydrocarbures Andry Ramaroson a eu le courage politique de prendre la bonne décision en se débarrassant d’un élément pourri.

Vonjy Andriamanga, qui était déjà sur sellette, est donc tombé de sa selle. La situation n’était plus tenable pour lui. Il aurait dû démissionner en raison de son manque de performance à la tête de la Jirama qui a fait de lui l’homme le plus haï de Madagascar. Ses actes de corruption passive ont aggravé son cas. Son insubordination mêlée d’arrogance n’a pas joué en sa faveur. Ses frasques sexuelles entachées de népotisme ont fait déborder le vase. Sur ce dernier point, en s’accrochant à Onja Rasamimanana, il a fini par tomber avec elle.

En nommant l’une de ses maîtresses à une haute fonction d’une entreprise publique, sans l’aval de son ministre de tutelle et du conseil d’administration, il a scié la branche sur laquelle il était assis.

Pour profiter des commissions exorbitantes qu’il a touché de la part de plusieurs compagnies du secteur de l’énergie, Vonjy Andriamanga va probablement partir à l’étranger. S’il reste ici, il sera considéré comme la seule personnalité ayant glissé du statut de ministre à celui de directeur général et de directeur général à planton à… Antanimora.

Avec La Gazette de La Grande Ile par Noël Razafilahy et Ranary

En Tunisie, le PDG de la chaîne nationale démis de ses fonctions

juillet 28, 2021

Le président de la chaîne Wataniya a été remplacé par une journaliste qui avait déjà occupé ce poste par intérim.

Des journalistes travaillent ans la salle de rédaction de la chaîne de télévision nationale publique tunisienne Wataniya, le 14 novembre 2020
Des journalistes travaillent ans la salle de rédaction de la chaîne de télévision nationale publique tunisienne Wataniya, le 14 novembre 2020 FETHI BELAID / AFP

La présidence tunisienne a limogé, mercredi 28 juillet, le PDG de la chaîne de télévision nationale après qu’un militant et une représentante du syndicat des journalistes se sont vu brièvement interdire l’accès à la chaîne où ils devaient intervenir dans une émission.

Cette décision intervient trois jours après la prise de pouvoir du président Kais Saied en Tunisie, qui a entraîné des craintes sur le respect des libertés dans la jeune démocratie, notamment après la fermeture des bureaux de la chaîne qatarie Al-Jazira.

Bloqués à l’entrée

La journaliste Amira Mohamed, vice-présidente du SNJT, a dit être restée bloquée à l’entrée de chaîne Wataniya par un agent de sécurité qui attendait l’autorisation de la direction de la télévision lui permettant d’y entrer. « Le PDG de la Wataniya m’a dit qu’il avait reçu des instructions d’un responsable militaire de ne pas laisser d’invités entrer au siège de la télévision », a ajouté le militant des droits de l’homme Bassem Trifi.

Le ministère de la défense et la présidence de la République ont affirmé qu’ils n’avaient donné aucune instruction dans ce sens.

Quelques heures plus tard, c’est le président de la chaîne, Laassad Dhahech, accusé d’avoir tenté de semer le trouble en limitant l’accès de la chaîne, qui a été limogé. Il a été remplacé par une journaliste qui a déjà occupé ce poste par intérim, Awatef Dali.

Le président Saied, qui a suspendu le Parlement pendant trente jours et limogé le premier ministre, a assuré qu’il était attaché aux libertés publiques, et ferait en sorte de les protéger.

Avec AFP

États-Unis: Trump limoge un responsable de la sécurité des élections qui a contesté ses accusations de fraude

novembre 18, 2020

 

© Copyright 2020, L’Obs

Donald Trump persiste à contester sa défaite à la présidentielle américaine en limogeant mardi 17 novembre le patron de l’agence gouvernementale en charge de la sécurité de l’élection, qui a défendu la probité du scrutin.Trump s’accroche, nous aussi : voici l’analyse la plus détaillée que vous aurez l’occasion de lire

Des machines qui auraient « changé » les votes pour Trump en voix pour Biden, les votes de personnes décédées… Deux semaines après l’élection du 3 novembre, le président sortant affirme toujours qu’il a gagné et fait état, sans preuves, d’irrégularités lors de l’élection.

« Protéger 2020 »

Il est, dans cette démarche, contredit par ses propres agences, qui ont déclaré que la présidentielle avait été « la plus sûre de l’histoire des Etats-Unis ».

Le limogeage mardi de Chris Krebs, directeur de l’agence de cybersécurité et de sécurité, qui s’efforçait ces derniers jours de rejeter les accusations de fraude électorale de grande ampleur, était attendu. Il a été annoncé par Donald Trump par un bref message sur son réseau social favori.

« La récente déclaration de Chris Krebs sur la sécurité des élections de 2020 était très inexacte, puisqu’il y a eu des irrégularités et des fraudes massives », a écrit le président sur Twitter.

« C’est pourquoi Chris Krebs a été démis de ses fonctions […] avec effet immédiat. »

The recent statement by Chris Krebs on the security of the 2020 Election was highly inaccurate, in that there were… https://t.co/bx5h9hqxxH—realDonaldTrump(@Donald J. Trump)

« Ce fut un honneur de servir », a réagi l’intéressé dans un tweet assorti du mot-dièse #Protéger2020.

Honored to serve. We did it right. Defend Today, Secure Tomrorow. #Protect2020—C_C_Krebs(@Chris Krebs)

Son agence avait souligné dans un communiqué publié la semaine dernière, et signé par d’autres organismes américains, qu’il n’y avait « aucune preuve d’un système de vote ayant effacé, perdu ou changé des bulletins, ou ayant été piraté de quelque façon que ce soit ».

Les agences américaines contredisent Trump et ne voient « aucune preuve » de bulletins perdus ou modifiés

L’annonce de Donald Trump a immédiatement été dénoncée par l’opposition démocrate qui appelle à accélérer le processus de transition vers la présidence de Joe Biden.

« Il est pathétique, mais tristement prévisible, que le maintien et la protection de nos processus démocratiques soient une cause de licenciement », a dénoncé le chef démocrate de la puissante commission du Renseignement de la Chambre des représentants, Adam Schiff.

« Abus de pouvoir »

L’ancienne candidate à la présidentielle, la sénatrice Elizabeth Warren, a qualifié pour sa part le limogeage « d’abus de pouvoir » par un président « faible et désespéré ».

Si une poignée d’élus républicains du Congrès ont rapidement reconnu la victoire du démocrate, de nombreux autres sont restés silencieux ou ont soutenu publiquement les accusations de fraudes lancées par Donald Trump.Que faire de Trump et que fera Trump ? Voilà les deux questions cruciales

Le 45e président des Etats-Unis, qui a échoué à se faire réélire, contrairement à ses trois prédécesseurs directs Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton, a dès le jour de l’élection adopté une posture très belliqueuse, promettant une véritable guérilla judiciaire.

Depuis l’annonce, le 8 novembre, de la victoire de Joe Biden, la plupart des dirigeants de la planète l’ont félicité, renforçant l’idée que personne – ni aux Etats-Unis, ni ailleurs – ne prenait véritablement au sérieux les actions en justice engagées par l’équipe Trump.

Recours rejetés pour la plupart

En l’absence d’éléments probants accréditant l’hypothèse de fraudes électorales massives, la plupart de ces recours ont d’ailleurs depuis été rejetés par les tribunaux.

Comme dans une réalité parallèle, ses ministres et conseillers les plus fidèles assurent pourtant préparer le terrain pour « un second mandat Trump ».L’Europe au défi de l’éclipse américaine

Et les partisans du président, une marée de casquettes rouges « Make America Great Again », desquels Donald Trump n’a cessé de s’entourer dans les dernières heures de sa campagne, continuent d’être bombardés de demandes de participation financière pour « défendre l’élection ».

En face, Joe Biden poursuit ses préparatifs pour son futur mandat. L’ancien vice-président démocrate a nommé mardi une dizaine de membres de son équipe de campagne, dont une moitié de femmes et un influent élu noir, pour l’entourer à la Maison-Blanche, où il prendra ses fonctions le 20 janvier.

Avec Le NouvelObs

États-Unis: Trump justifie le limogeage d’un collaborateur ayant témoigné contre lui

février 8, 2020

 

Le président américain Donald Trump a justifié ce samedi le limogeage d’un membre de son administration ayant livré un témoignage embarrassant pour lui au cours de la procédure de destitution qui le visait.

Le lieutenant-colonel Alexander Vindman, conseiller sur les affaires européennes au sein du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, a été démis vendredi de ses fonctions peu avant un diplomate ayant également témoigné lors de l’enquête parlementaire. Acquitté mercredi par le Sénat dans son procès en destitution, M. Trump se défend de vouloir mener depuis des «représailles» contre ceux n’ayant pas abondé dans son sens ces derniers mois. Il a affirmé sur Twitter ne pas connaître M. Vindman et ne lui avoir «jamais parlé».

Il avance que le militaire, né en Ukraine et arrivé aux Etats-Unis à l’âge de 3 ans, a été accusé par sa hiérarchie d’«insubordination», d’avoir des «problèmes de jugement» et d’avoir «fait fuiter des informations». Il lui reproche également d’avoir «rapporté de façon erronée» le contenu de son «appel parfait» en juillet avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, au cœur de la procédure qui a valu au milliardaire républicain une mise en accusation pour abus de pouvoir et entrave au travail du Congrès.

Donald Trump avait demandé lors de cet échange que Kiev annonce l’ouverture d’une enquête sur son adversaire démocrate Joe Biden. Une requête jugée «inappropriée» par Alexander Vindman, qui avait écouté l’appel en direct et décidé d’alerter les juristes de la présidence. Il était revenu sur cet épisode en novembre lors d’une audition au Congrès très embarrassante pour le président.

L’avocat de M. Vindman a dénoncé ce samedi dans un communiqué transmis aux médias américains les «déclarations manifestement inexactes» du président à l’encontre de son client, évoquant une «campagne d’intimidation» de la part de «l’homme le plus puissant du monde». Donald Trump a par ailleurs rappelé vendredi l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union européenne, Gordon Sondland, qui avait aussi livré devant les parlementaires un témoignage compromettant à son égard.

«L’ambassadeur Sondland et le lieutenant-colonel Alexander Vindman sont des fonctionnaires courageux, des héros et des patriotes», a réagi sur Twitter l’élu démocrate Mark DeSaulnier. «La vengeance de Trump contre eux pour avoir dit la vérité est une action digne de dictateurs et de criminels, pas du président de la plus grande démocratie du monde».

Par Le Figaro avec AFP

Tunisie : limogeage des ministres de la Défense et des Affaires étrangères

octobre 29, 2019

Les ministres tunisiens des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui (à gauche), et de la Défense, Abdelkrim Zbidi. © DR

 

La présidence du gouvernement tunisien a annoncé mardi le limogeage d’Abdelkrim Zbidi et de Khemaies Jhinaoui, respectivement ministre de la Défense et des Affaires étrangères, au moment où des négociations ont démarré pour la formation d’un nouveau cabinet dans le sillage des élections législatives et présidentielle.

Abdelkrim Zbidi (Défense) et Khemaies Jhinaoui (Affaires étrangères) ont été démis de leurs fonctions, après concertation avec le président de la République Kaïs Saïed, en fonctions depuis près d’une semaine, selon la même source.

L’intérim sera assuré respectivement par Karim Jamoussi, l’actuel ministre de la Justice, et par Sabri Bachtobji, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Hatem Ferjani, le secrétaire d’Etat à la diplomatie économique, a aussi été démis de ses fonctions. Le communiqué ne donne pas d’explications sur ces limogeages.

Consultations pour un nouveau gouvernement

Abdelkrim Zbidi a été candidat à l’élection présidentielle, où il est arrivé en quatrième position lors du premier tour en septembre, avec 10,1 % des voix. Le limogeage de Khemaies Jhinaoui intervient quant à lui au lendemain d’informations sur la visite d’une délégation tunisienne en Israël, partagées sur les réseaux sociaux mais démenties par son ministère.

Ces décisions surviennent en outre au moment où les islamistes d’Ennahdha, arrivés en tête des législatives du 6 octobre, ont débuté mardi des entretiens avec des chefs de partis politiques sur la formation d’un nouveau cabinet.

Mercredi, le président Kaïs Saïed devrait officiellement charger le parti à la colombe de former le gouvernement. La formation aura un mois, renouvelable une fois, pour dégager une majorité, une tâche ardue du fait du morcellement du Parlement – Ennahdha n’ayant remporté que 52 sièges sur 217.

Le 20 octobre, elle a annoncé au terme d’une réunion de son conseil consultatif qu’elle choisirait une personnalité issue de ses rangs pour présider le futur gouvernement.

Par Jeune Afrique avec AFP

Burkina : la directrice de la police judiciaire limogée après le décès de onze personnes

juillet 18, 2019

Des policiers burkinabè en août 2018 (photo d’illustration). © DR / Police nationale du Burkina Faso

 

À la suite de la mort de onze personnes dans les locaux de l’Unité antidrogue de la police à Ouagadougou, les autorités continuent la purge au sein de la police judiciaire. Cette fois, la directrice de cette entité stratégique a été limogée de ses fonctions.

Alors que les premiers résultats de l’enquête ouverte par la procureure du Faso, à la suite de la mort de onze personnes dans les locaux de l’Unité antidrogue de la police nationale à Ouagadougou, ne sont pas encore connus, les sanctions commencent à tomber.

Après la suspension du commissaire de l’Unité antidrogue, le commissaire Richard Bélem, les autorités continuent de faire le ménage au sein de la police judiciaire, avec le limogeage de la directrice de la police judiciaire Néné Ouedraogo, commissaire principal de police. « Je vous informe que vous êtes suspendue de vos fonctions de directrice de la police judiciaire à la Direction générale de la police à compter de ce jour, le 17 juillet 2019, l’a informé Ousséni Compaoré, le ministre de la Sécurité, dans un courrier confidentiel. En attendant la nomination de votre successeur, un intérimaire sera désigné par Monsieur le directeur général de la police nationale pour la gestion des affaires courantes ».

Dans la foulée de cette décision, neuf policiers de l’Unité antidrogue ont été mutés en attendant les résultats de l’enquête ouverte pour déterminer les causes de ces décès. Mardi, une source proche de l’enquête reconnaissait auprès de Jeune Afrique, sous couvert de l’anonymat, « la négligence et l’irresponsabilité des agents de la police judiciaire dans ce drame ».

Des conditions inadaptées ?

Cette affaire soulève néanmoins l’épineuse question des capacités d’accueil des services de police. « Tant que les politiques ne vont pas améliorer les conditions de détention dans nos cellules de garde à vue, c’est de la poudre aux yeux, a déploré sous couvert de l’anonymat un membre de l’Unapol, le syndicat de la police nationale burkinabè qui a dépêché une délégation sur place. Le bâtiment de l’Unité antidrogue est inadapté aux gardes à vue, et les conditions de détention y sont dégradantes pour les détenus ».

Les onze personnes décédées – principalement des Burkinabè – étaient en garde à vue avec une trentaine d’autres détenus dans les locaux de l’Unité, chargée de lutter contre la consommation et le trafic de stupéfiants. Officiellement, aucune information concernant les circonstances exactes de leur mort dans la nuit du dimanche à lundi n’a pour l’instant été confirmée. Selon les informations de Jeune Afrique, les conditions de leur détention pourraient être mises en cause dans le déclenchement des événements.

Selon une source proche du dossier, les victimes seraient probablement décédées à la suite d’asphyxie et de déshydratation. Une hypothèse que les autopsies en cours devraient permettre de confirmer ou infirmer. Signe que les conclusions de l’expertise médico-légale sont très attendues par les autorités et les familles des victimes, le syndicat des avocats a appelé à une enquête indépendante pour élucider l’affaire.

Pas de bavures policières, selon le syndicat de la police

Pour sa part, l’Unapol s’insurge dans une déclaration que de telles situations se produisent dans un État de droit. Affirmant avoir eu des entretiens avec les responsables de l’Unité antidrogue, les policiers de garde durant la nuit des événements et un groupe de détenus ayant survécu, le syndicat de police certifie qu’aucune bavure n’a été constatée, pointant du doigt des détériorations. « Les conditions de détention et de commodité du violon (notamment d’hygiène, d’exiguïté du violon, d’aération et d’absence de toilettes) ont été jugées très délétères par les gardés à vue et susceptibles de causer le décès de leur codétenus », fustige l’Unapol.

Par Nadoun Coulibaly – à Ouagadougou

Gabon: Guy-Bertrand Mapangou et Pierre Claver Maganga Moussavou limogés

mai 22, 2019

Guy Bertrand Mapangou, ministre gabonais de la Communication et porte-parole du gouvernement. © DR

 

Le vice-président gabonais, Pierre Claver Maganga Moussavou, et le ministre des Eaux, des Forêts et de l’Environnement, Guy-Bertrand Mapangou, ont été limogés mardi 21 mai.

L’affaire du kevazingo n’aura pas tardé à faire sa première victime au gouvernement : mardi 21 mai, dans la soirée, Guy-Bertrand Mapangou a été limogé du ministère des Forêts et de l’Environnement, selon un décret du chef de l’État lu par le secrétaire général de la présidence, Jean-Yves Teale.

L’ancien ministre de la Communication, mis en cause à mots couverts ces derniers jours par le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale dans une affaire de trafic de bois précieux présumé – dans lequel il nie être impliqué -, n’est pas remplacé à son poste. Le portefeuille des Forêts et de l’Environnement est désormais rattaché directement à la primature.

Plus de vice-président

Depuis plusieurs semaines, Guy-Bertrand Mapangou, un proche de Marie-Madeleine Mborantsuo et – surtout – du président Ali Bongo Ondimba, se savait sur la sellette. Certains proches du gouvernement le disaient en délicatesse avec le directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga, ce que le palais du bord de mer dément.

« C’est une décision du président de la République, qui illustre son retour aux affaires, y compris les plus sensibles », confie une source proche de la présidence. Le chef de l’État s’était engagé il y a une semaine, dans un communiqué, à prendre des sanctions contre les officiels impliqués dans l’affaire du kevazingo.

Autre grand changement annoncé ce 21 mai : Ali Bongo Ondimba a décidé de mettre fin aux fonctions du vice-président, Pierre Claver Maganga Moussavou. Ce dernier avait fait savoir, durant la convalescence du président, qu’il était disponible pour effectuer davantage de missions officielles. L’appel du pied n’a visiblement pas plu.

Le fils du désormais ex-vice-président reste quant à lui au gouvernement. Biendi Maganga Moussavou conserve en effet son poste de ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de l’Alimentation.

Jeuneafrique.com par Mathieu Olivier

Congo: Limogé de l’UDR-Mwinda, Guy-Romain Kifoussia refuse de quitter son poste de président et garder toujours les clés de son bureau

septembre 13, 2018

 

Guy Romain Kinfoussia

 

Guy Romain Kinfoussia fait dans la résistance. Le président de l’UDR-Mwinda ne reconnaît pas sa radiation par le Conseil national à l’issue de sa sixième session extraordinaire du 8 septembre à Brazzaville, estimant que le congrès est la seule instance habilitée à le démettre de ses fonctions.

Selon Guy Romain Kinfoussia, la décision du Conseil national de son parti était un non-événement parce qu’elle n’est pas conforme aux textes fondamentaux régissant l’Union pour la démocratie et la République (UDR-Mwinda).

Il a déclaré avoir été élu au cours d’un congrès et ne peut être démis que par cette instance.

Au cours d’une réunion extraordinaire tenue à Brazzaville samedi 8 septembre, le conseil national de l’UDR-Mwinda a décidé du limogeage du président Guy Romain Kinfoussia, au motif que ses méthodes de travail conduisent inéluctablement à la mort du parti créé par André Milongo.

Le secrétaire général du parti, Paul Dihoulou qui a mené la fronde assure la présidence par intérim, jusqu’au prochain congrès qu’il a promis de convoquer dans les délais, afin de remettre le parti en ordre de marche et raviver la lampe allumée par André Milongo depuis avril 1992.

Quant au prochain président du parti, Paul Dihoulou qui n’a pas affiché ses ambitions a relevé que des personnalités devant en assurer le rôle existent et qu’en temps opportun, les militants porteront leur choix sur l’une d’elles.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville

Incendie meurtrier en Grèce: le ministre chargé de l’ordre public limogé

août 3, 2018

Le ministre-adjoint chargé notamment de l’Ordre public et de la Protection des citoyens, Nikos Toskas, à Athènes, le 26 novembre 2015 / © AFP/Archives / LOUISA GOULIAMAKI

Le ministre-adjoint chargé notamment de l’Ordre public et de la Protection des citoyens, Nikos Toskas, a été limogé vendredi après l’incendie qui a fait 88 morts à l’est d’Athènes le 23 juillet, a annoncé le bureau du Premier ministre.

« Le Premier ministre a accepté la démission de M. Toskas », affirment les services d’Alexis Tsipras dans un communiqué. La gestion de la catastrophe par les pouvoirs publics a valu au gouvernement les critiques de l’opposition qui a réclamé la démission des responsables.

La semaine dernière, M. Toskas avait indiqué avoir proposé sa démission à M. Tsipras, mais que celui-ci l’avait refusée. Dans un bref communiqué, les services du Premier ministre indiquent avoir accepté la démission au cours « d’une brève réunion » avec M. Toskas, au cours de laquelle il l’a « remercié pour la coopération de toutes ces années ».

Les pouvoirs de protection civile ont été transférés au ministre de l’Intérieur Panos Skourletis.

M. Tsipras était sous pression depuis la semaine dernière, pour s’être contenté d’avoir simplement reconnu « la responsabilité politique » du terrible incendie, qui s’est propagé très vite d’une colline surplombant la ville de Mati et ses environs, à la ville elle-même, construite en grande partie dans une pinède.

Les feux de forêt les plus meurtriers dans le monde / © AFP / Alain BOMMENEL

Il était notamment reproché à M. Tsipras de n’avoir prononcé aucune sanction.

Le bilan, qui dépassait les 90 morts, a été revu à la baisse vendredi à 88, un disparu, et 40 hospitalisés dont neuf dans un état critique.

Les partis d’opposition ont martelé que le gouvernement n’avait pas suffisamment prévenu la population du danger, alors que des vents très violents soufflaient depuis l’ouest, et n’avait pas pris suffisamment de dispositions pour une éventuelle évacuation.

Ils l’ont accusé aussi d’avoir tenté de cacher pendant plusieurs heures l’étendue du désastre.

« A qui la faute? »: la polémique enfle en Grèce après les feux / © AFP / William Edwards, Farid Addala

La dernière personne à avoir succombé à ses brûlures, vendredi, est une jeune femme de 35 ans qui avait déjà perdu son bébé de six mois dans l’incendie, et dont le mari est un pompier qui avait été mobilisé ce jour-là pour lutter contre les flammes.

Les victimes ont péri pour la plupart carbonisées, ou asphyxiés, ou encore noyées en tentant de fuir par la mer.

Au cours des jours suivants, la police et les pompiers, deux services placés sous la responsabilité de M. Toskas, avaient passé leur temps à se renvoyer la responsabilité des carences de ce soir-là.

Outre l’horreur des faits, toute cette situation politique était devenue difficile pour M. Tsipras, alors que le Premier ministre pouvait jusqu’alors espérer sortir en grande pompe le 20 août de huit ans de plans d’aide à son pays.

Romandie.com avec(©AFP / 03 août 2018 18h35)

Algérie: Bouteflika limoge le patron de la gendarmerie nationale

juillet 4, 2018

 
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika. © Sidali Djarboub/AP/SIPA

 

Après le limogeage du chef de la police Abdelghani Hamel, c’est au tour du patron de la gendarmerie nationale, le général-major Menad Nouba, d’être démis de ses fonctions, a annoncé ce mercredi 4 juillet le ministère algérien de la Défense.

Dommage collatéral de l’affaire des 701 kilos de cocaïne, qui tourne à l’affaire d’État. Le patron de la gendarmerie nationale, le général-major Menad Nouba, a été démis de ses fonctions mercredi 4 juillet, annonce un communiqué officiel du ministère algérien de la Défense.

Une conséquence de l’affaire de saisie de cocaïne ?

En poste depuis 2013, Menad Nouba a été remplacé par le général Ghali Belekcir. « Au nom de Son Excellence, Monsieur le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, et conformément au décret présidentiel du 03 juillet 2018, je nomme officiellement, commandant de la gendarmerie nationale, le général Ghali Belekcir, en succession au général-major Menad Nouba », indique le communiqué du ministère. Ancien chef du commandement régional d’Alger et de Blida, le nouveau patron de la gendarmerie assurait depuis octobre 2017 les fonctions de chef d’état-major de la gendarmerie nationale.

Aucune explication ou motif officiel n’ont été fournis par le ministère de la Défense pour justifier le départ du général Nouba. Sans doute que celui-ci est lié aux péripéties de l’affaire des 701 kilos de cocaïne saisis le 26 mai dernier à Oran. Un importateur connu sur la place d’Alger, des magistrats ainsi que des pontes dans l’administration font l’objet de plusieurs enquêtes par la gendarmerie et la justice.

Après le limogeage du puissant chef de la police

Le limogeage de Nouba, à la tête d’une des plus importantes institutions de l’armée, intervient donc une semaine après le débarquement du général Abdelghani Hamel de son poste de chef de la Sûreté nationale (DGSN). Proche du cercle présidentiel et donné par certains comme un éventuel prétendant à la succession du président Bouteflika, malade et âgé de 83 ans, le général Hamel paie certainement pour ses déclarations publiques faites mardi 26 juin devant des caméras de télévision.

Réputé homme pondéré, Hamel avait ce jour-là indirectement accusé la gendarmerie nationale, chargée de l’enquête sur la saisie de 701 kilos de cocaïne, de dépassements et de violations dans la procédure judiciaire autour de ce dossier. Il avait aussi indirectement attaqué les responsables de ce corps de sécurité en affirmant que « celui qui veut lutter contre la corruption doit être propre. »

Jeuneafrique.com par