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Google Traduction parle désormais ewe, bambara et lingala

mai 15, 2022

Le géant de la tech a intégré à son service de traduction 24 nouvelles langues, dont dix africaines, jusqu’à présent largement sous-représentées.

Linda Kobusinge, qui espère poursuivre une carrière dans l’industrie de la technologie, travaille dans un cybercafé du centre de Kampala. Photo d’illustration. Linda Kobusinge, who hopes to pursue a career in the tech industry, at work in an internet cafe in central Kampala. *** Local Caption *** africa women youth technology portrait hair © Tommy Trenchard/PANOS-REA

Après l’amharique, le haoussa ou encore le swahili, ce sont dix nouvelles langues africaines qui pourront désormais être traduites par le service Google Traduction. Aux côtés de langues asiatiques ou sud-américaines, comme le bhojpuri (Inde, Népal, Fidji), le dhiveri (Maldives) ou le quechua (Pérou), une poignée de nouveaux idiomes, parmi les quelque 2 000 utilisés sur le continent africain, sont donc mis à disposition des internautes.

Ce service gratuit proposé par Google permet de traduire instantanément des phrases et textes entiers dans 133 langues différentes. Sont désormais proposés le bambara (Mali), l’ewe (Ghana, Togo), le krio (Sierra Leone), le lingala (Afrique centrale), le luganda (Ouganda, Rwanda), l’oromo (Éthiopie), le sepedi (Afrique du Sud), le tigrinya (Érythrée, Éthiopie), le tsonga (Afrique du Sud) et le twi (Ghana). Plus de 300 millions de personnes parlent couramment ces 24 nouveaux idiomes disponibles à la traduction.

Nouvelle technologie

Google se targue ainsi d’aider à « briser les barrières linguistiques » et « connecter les communautés du monde entier », assurant soutenir les peuples dont les langues restent sous-représentées dans la plupart des technologies. « Les utilisateurs de Google Traduction n’ont jamais été aussi nombreux, mais nous avons encore du travail à faire pour le rendre universel et accessible à tous », a déclaré le 11 mai le PDG du géant de la tech, l’Indien Sundar Pichai. Il s’exprimait à l’occasion de « Google I/O », une conférence annuelle de deux jours organisée par Google au Moscone Center de San Francisco, en Californie.

Cette innovation représente une « nouvelle étape importante » dans la technologie utilisée par Google Traduction, a insisté Isaac Caswell, ingénieur de Google. « Ces langues sont les premières qui ont été ajoutées via le logiciel de traduction ‘Zero-shot’», a expliqué l’ingénieur. Ce modèle d’apprentissage permet à cette machine de traduire une langue sans s’inspirer d’un exemple existant.

LES LANGUES REPRÉSENTÉES SONT PRINCIPALEMENT EUROPÉENNES ET NÉGLIGENT DES RÉGIONS LINGUISTIQUEMENT TRÈS VARIÉES, COMME L’AFRIQUE

À l’origine, pour élaborer le service Google Traduction, l’entreprise s’était servie de dictionnaires bilingues. Une approche coûteuse et chronophage, qui sera remplacée par la suite par une traduction automatique statistique, basée sur une importante base de données. Pour ces 24 nouvelles langues, la machine d’intelligence artificielle permet donc de traduire des textes, même sans base de données préalable.

Cette innovation participe à « l’extension de la couverture à de nombreuses communautés qui étaient très négligées, non seulement par Google mais aussi par d’autres technologies en général », a ajouté Isaac Caswell.

Les langues africaines négligées

Google s’est également appuyé sur des personnes dont ces 24 nouveaux idiomes sont les langues maternelles. « Leur aide a été fondamentale dans notre travail », a insisté l’entreprise, qui a collaboré avec plus de 100 personnes et institutions.

« Bien que les services de traduction couvrent les langues les plus parlées dans le monde, ils n’en incluent au final qu’une centaine au total, soit 1% seulement de l’intégralité des langues existantes, a concédé Google. De plus, les langues représentées sont principalement européennes et négligent des régions linguistiquement très variées, comme l’Afrique ou les Amériques. »

Avec Jeune Afrique par Marième Soumaré – Dakar

25 novembre 2009 – 25 novembre 2012, 3e Anniversaire du blog n3k6.wordpress.com

novembre 25, 2012

Baptisé World Vision, « Un regard sur le monde », ce blog a aujourd’hui trois ans. La maison mère  de WordPress, en cette journée solennelle de son anniversaire, lui a décerné une marque de reconnaissance et de fidélité couverte de lauriers, portant son symbole du W, pour le chemin parcouru dans la blogosphère. Je partage ce cadeau exceptionnel avec tous mes lecteurs et tous les blogeurs.

3th Anniversary n3k6.wordpress.com World Vision

3th Anniversary n3k6.wordpress.com World Vision

Le premier message qui inaugurait le blog était une salutation de bienvenue en français, anglais, espagnol, portugais, allemand, swahili, japonais, chinois, lingala, kongo, ivoirien. Une manière de s’ouvrir aux peuples du monde qui fait la fierté du blog car il est visité par plus des internautes de plus 140 pays. Il comptabilise actuellement plus de 86.375 visiteurs.

Par ailleurs, ce jour-là, le second article qui accompagnait le précédent était un article encore actuel de nos jours intitulé : La dance des glaciers.

Voici comment, il se présentait le jour de sa naissance, comme invite de publication dans le blog :

La dance des glaciers!

novembre 25, 2009

De l’Arctique à l’Antarctique, les glaciers se détachent de la banquise naturelle à laquelle, ils étaient toujours attachés.

Avec le réchauffement climatique, dont la température augmente du fait des gaz à effets de serres avoisinant les 40% entre 1900 et 2008,  ce phénomène, à l’approche du sommet de Copenhague,  devra interpeller la conscience humaine pour arrêter des stratégies communes afin de sauver la planète terre.

L’homme qui est l’héritier, par excellence, de cet espace vital est le premier concerné pour réfléchir à temps opportun pour trouver des solutions urgentes. Car chaque année, plus la calotte polaire se dégrade et se corrode, le réchauffement augmente de 2 degrés.

Au regard des signaux perceptibles sur la flotte de ces masses d’eaux qui augmentent aussi le niveau des mers sur le plateau terrestre, il faut craindre que certaines villes ne disparaissent de la carte géographique du monde. Des spécialistes en océanographie relèvent que le niveau des mers présente une montée actuelle de 3,4mm par an durant les quinze dernières années.

Les villes côtières d’Afrique sont exposées à cette progression car on assiste aux vagues qui lèchent les habitations construites, non loin des plages marines. Le phénomène est perceptible à Abidjan, Cotonou, Pointe-Noire etc.

Cependant aussi, certaines îles comme celles des Caraïbes et de l’océan indien, sont exposées à l’invasion des eaux. Il convient à souligner que dans le pacifique, la Nouvelle-Zélande est dans le collimateur de cette grave incursion des eaux de mers.

Bernard NKOUNKOU