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Cameroun : nouveau scandale autour des primes des Lions indomptables

juin 18, 2022

La fuite du montant des rémunérations versées aux joueurs, au staff technique et à l’encadrement de la sélection nationale pour la qualification à la Coupe du Monde 2022 n’en finit pas de provoquer la polémique.

L’équipe du Cameroun lors du troisième tour de qualification pour la Coupe du Monde 2022, à Douala, le 25 mars 2022. © DANIEL BELOUMOU OLOMO/AFP

Le football camerounais a toujours su se réinventer. La preuve : pendant des années, il faisait essentiellement parler de lui pour des affaires de primes non versées ou détournées, et de préférence avant – et même pendant, sens du spectacle oblige – une grande compétition, comme la Coupe du Monde ou la CAN.

Les journalistes chargés de suivre l’actualité des Lions indomptables se souviennent encore des innombrables crises de nerfs et prises de tête entre les joueurs, leur fédération et le gouvernement chargé de payer les primes, des menaces de grèves, des palabres qui s’éternisent jusqu’au bout de la nuit, et des porteurs de valises envoyés par Yaoundé afin d’apaiser les conflits.

Un total de 807 000 euros

Cette fois-ci, alors que tout avait été négocié dans les règles de l’art entre toutes les parties concernées, et que le montant des primes devait être gardé secret, celui-ci a –opportunément ? – fuité sur les réseaux sociaux. On y apprend ainsi que Rigobert Song, le sélectionneur, a empoché 31 175 euros, et ses quatre adjoints (Sébastien Migné, Augustine Simo, Souleymanou Hamidou, Raphaël Fèvre) 19 000 euros chacun. Soit autant que la prime accordée à chacun des 27 joueurs retenus pour la double confrontation avec l’Algérie (0-1, 2-1) en mars dernier et au médecin de l’équipe. Bill Tchato, l’ancien international, a pour sa part touché un peu moins : son compte en banque a été crédité de 17 580 €.

Raymond Kall, « team manager », a de son côté été gratifié de 14 900 €, un peu plus que l’analyste vidéo (12 185 €), le kinésithérapeute (10 150 €), les deux agents de sécurité, l’officier de presse et les deux intendants en charge du matériel (9 480 €). Enfin, tout en bas du document qui n’aurait jamais dû se retrouver sur les réseaux sociaux, une prime de présence, attribuée à deux personnes à ce jour non identifiées, et d’un montant total de 29 100 €. Au final, la qualification des Lions indomptables aura coûté 807 630 € au budget de l’État.

CEUX QUI SONT À L’ORIGINE DE CE DÉBALLAGE PUBLIC ONT RÉUSSI LEUR COUP

La divulgation de ce document a évidemment produit son petit effet. La Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a rapidement publié un communiqué pour déplorer la fuite d’un document dont le seul ministère des Sports devait être le destinataire. Certains Camerounais y voient la main du pouvoir politique, lequel aurait fort peu goûté la spectaculaire sortie de Samuel Eto’o, président de la Fecafoot, le 9 juin dernier après la victoire face au Burundi (1-0) à Dar es Salaam, lors des qualifications pour la CAN 2023.

« Son discours dans le vestiaire était prémédité, puisqu’il portait un micro-cravate. Et il n’y a pas une seule fois fait référence au rôle de l’État auprès des Lions. Je peux vous assurer que cela a déplu à une partie des responsables politiques, souffle un proche de la sélection. Ici, beaucoup de gens pensent que cette fuite a été organisée par le milieu politique. Ceux qui sont à l’origine de ce déballage public ont réussi leur coup : bien rappeler à tout le monde que c’est l’État qui paye, pas la fédération. » Ce scénario n’a rien de farfelu, tant Samuel Eto’o s’est attiré l’inimitié de certains hauts responsables politiques.

Deux bénéficiaires non identifiés

Journaliste à CRTV-Radio, Raphaël Nkoa se fait quant à lui l’écho d’une autre polémique soulevée par la divulgation de ces paiements : « Concernant cette prime de présence, deux bénéficiaires n’ont pas été identifiés. Cela fait parler, les gens cherchent à savoir de qui il s’agit. » Un autre débat porte sur l’utilité des primes perçues par les joueurs camerounais évoluant en Europe, dans le Golfe persique ou aux États-Unis, pour qui ces sommes ne représentent qu’une infime partie de leurs confortables salaires.

Cette question sensible devrait resurgir à l’approche de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, puisque la Fifa versera 8,6 millions d’euros à chacune des 32 fédérations concernées. Un montant qui augmentera en fonction du parcours des sélections. Lors de son intervention dans les vestiaires de Dar es Salaam, Eto’o a expliqué aux Lions qu’il ambitionnait de remporter la compétition. Le vainqueur du Mondial devrait empocher 40 millions d’euros, versés par la Fifa. Si le Cameroun parvient à se hisser sur le toit du football mondial, cela promet de joyeuses – et juteuses – négociations.

Avec Jeune Afrique par Alexis Billebault

CAN – Patrick Mboma : « Les Lions indomptables font plaisir à voir »

janvier 24, 2022
Vincent Aboubakar célèbre le premier but de son équipe lors du match contre le Cap Vert, au stade d’Olembé, à Yaoundé, le 17 janvier 2022 © KENZO TRIBOUILLARD/AFP

Les performances de l’équipe camerounaise sont suivies de près par leur ancien capitaine, vainqueur de la CAN en 2000 et 2002. À quelques heures des 8e de finale contre les Comores, il se montre confiant mais prudent.

Sur le papier, le 8e de finale de ce lundi 24 janvier au stade d’Olembé est le plus déséquilibré de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). D’un côté, le Cameroun, cinq fois vainqueur de la compétition, qui a déjà bouclé le premier tour avec sept points. De l’autre, les Comores, qui participent pour la première fois à la phase finale et qui sont fortement affectés par le Covid-19.

Les Lions indomptables seront évidemment les grands favoris et se voient déjà rencontrer le 29 janvier le vainqueur du match Guinée-Gambie. Mais leur ancien capitaine, Patrick Mboma (56 sélections, 33 buts) incite ses compatriotes à une certaine prudence, tout en saluant leurs premières performances et surtout leur esprit d’équipe.

Patrick Mboma, à Abidjan en 2016.
Patrick Mboma, à Abidjan en 2016. © SIA KAMBOU/AFP

Jeune Afrique : Le Cameroun a terminé le premier tour invaincu. Que retenez-vous des trois matchs de votre ancienne équipe ?

Cette sélection a rempli sa mission en se qualifiant logiquement. Elle n’est pas enthousiasmante, mais elle fait plaisir à voir. Je ne me suis pas ennuyé, et ce qu’elle a montré lors du premier tour est très encourageant. Il émane de cette sélection beaucoup d’envie et de détermination, et une vraie cohésion. Lors des deux premiers matchs, contre le Burkina Faso (2-1) et l’Éthiopie (4-1), l’équipe a été rapidement menée au score mais elle ne s’est jamais affolée. On sent que les joueurs aiment évoluer ensemble, qu’ils ont un objectif commun : aller le plus loin possible. Grâce à ce comportement, ils bénéficient de l’appui du public, qui croit en eux.

Vous ressentez beaucoup d’engouement autour des Lions ?       

Les Camerounais apprécient ce qu’ils voient depuis le début de la CAN. La qualification pour le dernier tour des éliminatoires de la Coupe du Monde, en novembre dernier après la victoire face à la Côte d’Ivoire (1-0), avait déjà eu beaucoup d’impact. Les gens savent que le Cameroun n’est pas forcément la meilleure équipe du tournoi, mais qu’elle peut rivaliser avec les autres favoris que sont le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou le Maroc.

Pourtant, il y a encore quelques jours, beaucoup de Camerounais disaient ne pas croire aux chances de victoire de leur équipe…

Oui, c’est le Cameroun dans toute sa splendeur ! Souvent, avant un tournoi, les Camerounais disent que leur équipe n’a aucune chance. Mais quand la compétition débute, ils vous répètent qu’elle va gagner !

DANS L’HISTOIRE DE LA CAN, PEU DE JOUEURS ONT ÉTÉ AUSSI PERFORMANTS QUE VINCENT ABOUBAKAR

Il y avait une sorte de défiance avant la CAN, car les prestations n’étaient pas toujours convaincantes. Le sélectionneur, le Portugais Toni Conceicao, était critiqué, car on ne comprenait pas toujours son système de jeu. On ne le comprend d’ailleurs pas toujours et certains disent qu’il n’a pas beaucoup de charisme, mais pour le moment, les résultats sont là, et c’est l’essentiel. Il a l’intelligence d’impliquer beaucoup de joueurs, en faisant les changements qu’il faut. Et pour aller loin dans une grande compétition, il faut que tous les joueurs soient concernés, car il peut y avoir des blessures, des suspensions, des cas de Covid, de la fatigue. Si tout n’a pas été parfait depuis qu’il a été nommé, fin 2019, le bilan est positif.

On dit souvent que, pour aller loin dans un tournoi, il faut un bon gardien et un vrai buteur…

Et c’est le cas du Cameroun ! André Onana, notre gardien, a certes commis une erreur lors du premier match, qui nous a coûté un but, mais depuis, il est très performant. Quant à Vincent Aboubakar, il en est déjà à 5 buts en trois matches, et je pense que peu de joueurs, dans l’histoire de la CAN, ont réussi une telle performance. C’est un véritable atout que d’avoir un buteur si performant.

Il y a d’autres joueurs qui ont montré des choses intéressantes, comme le défenseur Nouhou Tolo. J’attends plus d’André Zambo Anguissa au milieu, car il a un gros potentiel, et il peut apporter davantage.

LES COMORIENS N’AURONT RIEN À PERDRE, AUCUNE PRESSION

Le Cameroun sera favori face aux Comores lundi. Est-ce le 8e de finale idéal, au moins sur le papier ?

Les Comoriens n’auront rien à perdre, aucune pression. Ils ont déjà réussi leur CAN en battant le Ghana (3-2) et en se qualifiant pour la phase finale. Tout ce qui peut intervenir après ne sera que du bonus. Ce n’est pas l’équipe qui a fait la meilleure impression au premier tour, mais ce n’est pas ce qu’on attendait d’elle. Les joueurs font bien ce qu’ils savent faire, leur parcours est respectable. Il faudra prendre cette équipe au sérieux, la respecter. Les Lions auraient pu tomber sur un adversaire plus fort, mais il faudra confirmer leur statut de favori.

Avec Jeune Afrique par Alexis Billebault

CAN : quand les Lions indomptables refusent d’embarquer pour l’Égypte

juin 22, 2019

Match Brésil/Cameroun, le 20 novembre 2018 © Frank Augstein/AP/SIPA 

À moins d’une semaine de son premier match, l’équipe camerounaise et le ministère des Sports ont négocié ferme autour du montant de la prime individuelle de participation à la phase finale de la CAN, repoussant au 21 juin le départ des footballeurs pour l’Égypte, initialement prévu la veille.

Après des stages à Madrid (Espagne) et Doha (Qatar), les Lions indomptables étaient de retour au Cameroun pour saluer leurs supporters. Et pour discuter, menaces de grève à l’appui, du montant de la prime individuelle de participation à la phase finale de la CAN. Une réunion s’est tenue dans la nuit du 20 au 21 juin au cabinet du ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi. Celui-ci était entouré de plusieurs joueurs dont Carlos Kameni, Eric-Maxim Choupo-Moting et Fabrice Ondoa, du président de la fédération, Seidou Mbombo Njoya ou encore de Clarence Seedorf, le sélectionneur néerlandais.

Le gouvernement proposait 20 millions de FCFA (30 500 euros), les joueurs voulaient le double. Mais les internationaux, qui ont décidé de décliner la dernière proposition qui leur a été faite, (5 millions de francs CFA), ont cependant décidé de mettre fin aux négociations et de monter dans leur avion pour rejoindre l’Égypte.

Crises récurrentes

Mais ceux-ci n’ont pas hésité à adresser une lettre aux médias, où ils ont pris soin de détailler tous les petits (ou gros) soucis rencontrés depuis le début de la préparation. Ils ont ainsi précisé que certains d’entre eux ont payé de leur poche, en totalité ou en partie, les billets d’avion pour rejoindre Madrid, que les primes prévues lors des stages n’avaient pas été payées, où encore que celles de TOP Sponsor tombent de manière très irrégulière.

Ce n’est pas la première crise qui oppose ainsi joueurs et administration camerounaise. À l’issue d’une de ces périodes de tension, un décret du président de la République, daté du 26 septembre 2014, imposait d’arrêter le montant des primes trois mois avant le coup d’envoi d’une CAN. Les Lions, dans leur courrier aux médias, déplorent que ce décret n’ait pas été appliqué pour la CAN 2019.

En revanche, les Camerounais n’encourent aucune sanction de la Confédération africaine de football (CAF) du fait de leur arrivée retardée en Égypte. « Le règlement stipule que les sélections sont tenues d’arriver au plus tôt cinq jours avant leur premier match », a expliqué à Jeune Afrique Constant Omari, le vice-président de l’instance. Or, celui des Lions indomptables contre la Guinée-Bissau est programmé au 25 juin.

Jeuneafrique.com par Alexis Billebaut et Franck Foute

CAN 2017 : Roger Milla dénonce la « trahison » des joueurs absents de la sélection camerounaise

janvier 16, 2017

Roger Milla pose aux côtés de la Coupe du monde lors d’une tournée promotionnelle à istanbul avant le début de l’édition 2010 en Afrique du Sud. © IBRAHIM USTA/AP/SIPA

La grande star camerounaise Roger Milla ne s’est pas montrée tendre avec les Lions indomptables qui ont préféré snober la CAN et la sélection pour rester dans leurs clubs en Europe. L’ancien attaquant parle tout simplement de « trahison ».

Sur les terrains, il allait droit au but. Depuis qu’il a terminé sa carrière il y a plus de 20 ans déjà, Roger Milla est resté tout aussi direct. En atteste sa déclaration de lundi au sujet des joueurs camerounais qui ont snobé leur sélection à l’occasion de la CAN: « C’est une trahison de dire non à son pays ! » a tempêté l’ancien attaquant des Lions indomptables depuis les couloirs de l’hôtel de la délégation du Cameroun à Libreville.

Matip et Choupo-Moting dans le viseur

« Vous ne pouvez pas faire de chantage à votre pays. Ça, jamais de la vie. S’ils préfèrent jouer dans leurs clubs, ils resteront dans leurs clubs et c’est tout. Le Cameroun est plein de joueurs, on n’a pas de souci de ce côté », a développé l’ex-joueur de Monaco et Saint-Étienne, désireux de faire comprendre à ces joueurs, parmi lesquels figurent Joël Matip (Liverpool) et Eric Choupo-Moting (Schalke 04), qu’ils n’étaient pas indispensables.

Fort de plusieurs décennies d’expérience dans le monde du football, le plus vieux buteur de l’histoire de la Coupe du monde (à 42 ans passés lors de la Coupe du monde 94) rappelle à qui veut l’entendre l’importance de figurer sous le maillot d’une équipe nationale pour se construire une grande carrière : « Ils sont fils du Cameroun et le seront toujours. C’est grâce au Cameroun qu’ils seront demain de grands footballeurs. S’ils ne sont pas en équipe nationale, il n’y a aucun grand club qui va les recruter. »

Hormis les deux joueurs déjà cités, pas moins de sept Lions indomptables sur 23 ont préféré rester dans leurs tanières en Europe. Matip se trouve d’ailleurs au centre d’un imbroglio puisque son club de Liverpool ne sait pas s’il peut le faire jouer, au risque d’être sanctionné par la Fifa, qui interdit à un joueur de disputer des matchs pour son club alors que sa sélection participe à une compétition.

Le sélectionneur Hugo Broos critiqué

Roger Milla a aussi mis en garde le sélectionneur du Cameroun, le Belge Hugo Broos, deux jours après un début de CAN en demi-teinte samedi (1-1 contre le Burkina Faso). « Si Hugo Broos continue de cette manière, je ne pense pas que cela marchera avec le Cameroun, parce que les Camerounais sont exigeants », a expliqué la figure tutélaire de la délégation.

« Je prends le cas par exemple de Zoua, qui est un avant-centre type. Moi j’ai joué avant-centre. Je ne peux pas accepter qu’un avant-centre puissant et technique comme lui quitte la défense adverse pour aller chercher le ballon dans la défense du Cameroun », a déclaré Roger Milla.

« Nous voulons retrouver notre rang. S’il n’y a pas de résultat, il va partir », a-t-il lancé à l’adresse d’Hugo Broos. « C’est à lui de faire des efforts pour que le Cameroun puisse être rayonnant », a conclu Roger Milla alors que le Cameroun doit affronter mercredi la Guinée-Bissau.

Jeuneafrique.com avec AFP

CAN 2015 : Le Mali et le Cameroun dos à dos

janvier 20, 2015

Les supporters maliens ont cru à la victoire face au Cameroun.
Les supporters maliens ont cru à la victoire face au Cameroun. © Photo AFP

 Pas de vainqueur dans le choc entre le Mali et le Cameroun dans le groupe D (1-1). Les Aigles pensaient tenir leur victoire mais les Lions Indomptables ont égalisé en fin de partie. La « poule de la mort » s’annonce très indécise.

Dans la deuxième rencontre de ce groupe D, le choc entre le Mali et le Cameroun (1-1) s’est révélé très équilibré. Dans un match fermé, les occasions n’ont pas été nombreuses, mais les deux adversaires se sont rendus coup pour coup. Si Sambou Yatabaré a ouvert le score à la 71e et pensait avoir mis les Aigles sur le chemin du succès, c’est Oyongo qui lui a répondu à six minutes du coup de sifflet final en égalisant. Après le nul entre la Guinée et la Côte d’Ivoire plus tôt dans la journée sur le même score, ce groupe D s’annonce donc très indécis.

La révélation Fabrice Ondoa

Comme un symbole dans ce passage de génération dans la sélection du Cameroun, le gardien Fabrice Ondoa, quatrième gardien du FC Barcelone, a fait ses classes à la Fondation Samuel Eto’o de Yaoundé avant de rejoindre l’Espagne. Si l’attaquant vedette des Lions Indomptables a été écarté par Volker Finke pour cette CAN, Fabrice Ondoa est bien lui la révélation camerounaise. Face au Mali, il n’a pas bronché face à la pression, immense, qui pesait sur ses épaules et son jeune âge (19 ans). C’est même lui qui a sauvé a plusieurs reprises son camp en première mi-temps, alors que le Mali dominait, en sortant notamment deux frappes de Sako (10e, 27e). Mais il n’a rien pu faire sur l’ouverture du score de Sambou Yatabaré, laissé libre de tout marquage par la défense des Lions.

Une histoire de Yatabaré

Les deux frères Yatabaré, Mustapha et Sambou, ont profté de leur complicité pour bousculer la défense du Cameroun. Si Mustapha a souvent initié les offensives maliennes, c’est Sambou qui a trouvé les filets et fait basculer la rencontre. Sur un coup-franc qu’il a lui même obtenu, l’attaquant de Trabzonspor a profité d’une déviation malienne pour, libre de tout marquage au second poteau, surprendre Fabrice Ondoa d’une puissante demi-volée.

L’égalisation tardive du Cameroun

Sur son banc de touche, Volter Finker, le coach allemand du Cameroun, devait déjà s’imaginer revivre le cauchemar de la Coupe du monde 2014. Mais cette fois, le Cameroun n’a pas coulé et a réagi après l’ouverture du score malienne. Sur un long ballon de Loé dans la surface de réparation, c’est Oscar Oyongo qui d’un superbe contrôle s’est emmené la balle à deux mètres du but de Diakité, qu’il a fusillé à bout portant (1-1, 83e).

Jeuneafrique.com par Camille Belsoeur