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France: «Passions», le nouveau livre de Nicolas Sarkozy sort le 27 juin

juin 21, 2019

 

L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy publie un ouvrage le 27 juin prochain. Intitulé «Passions», le livre de 360 pages retrace, entre autres, le parcours de Nicolas Sarkozy de ses débuts à l’élection présidentielle de 2007.

Trois ans après La France pour la vie, Nicolas Sarkozy revient non pas en politique mais en librairie. Ce nouvel opus sera tiré à 200 000 exemplaires.

L’ancien président revient sur ses premiers pas au RPR et retrace en toile de fond l’évolution de la droite ces trois dernières décennies. Il y raconte aussi son rapport personnel à la conquête du pouvoir.

L’ouvrage s’achève sur la date du 16 mai 2007, jour de son entrée à l’Élysée. Peut-être réserve-t-il son expérience du quinquennat pour un troisième livre.

Par Le Figaro.fr

Wall Street rattrapée par la crise turque

août 13, 2018

La Bourse de New York a terminé dans le rouge lundi / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / Drew Angerer

La Bourse de New York a terminé dans le rouge lundi, rattrapée en cours de séance par les inquiétudes liées à l’effondrement de la livre turque et à un éventuel effet de contagion sur d’autres économies.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,50% à 25.187,70 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a cédé 0,25% à 7.819,71 points.

L’indice élargi S&P 500 a reculé de 0,40% à 2.821,93 points.

Les trois indices avaient débuté la journée dans le vert avant d’hésiter sur la direction à suivre.

« Le marché a été sans aucun doute guidé par la situation en Turquie et toutes les craintes sur les conséquences qu’elle pourrait déclencher, même si au final la réaction est plutôt contenue », a remarqué Karl Haeling de LBBW en mettant en avant les faibles volumes d’échanges.

Sur fond de tensions diplomatiques entre Ankara et Washington, la livre turque a de nouveau chuté lundi à son plus bas niveau historique.

Dans l’espoir de rassurer les marchés, la Banque centrale de Turquie a bien assuré qu’elle prendrait les « mesures nécessaires » pour assurer la stabilité financière mais cela n’a pas suffi à enrayer l’effondrement de la devise, jetant un froid sur les marchés mondiaux.

Certains observateurs craignent en particulier l’exposition de quelques grandes banques européennes à ces risques.

A Wall Street les valeurs financières ont été particulièrement affectées, à l’instar de JPMorgan Chase (-1,59%), Citigroup (-1,57%) ou Bank of America (-2,28%).

Le repli de la place new-yorkaise dans ce contexte « correspond peut-être juste à un nouvel accès de nervosité du marché, qui va se stabiliser et rapidement remonter à des niveaux record. Mais on ne peut pas non plus écarter tout risque et les comparaisons avec la crise asiatique de 1997, déclenchée par la chute de la monnaie thaïlandaise, ne doivent pas être complètement négligées », a relevé M. Haeling.

« De nombreux pays ont emprunté beaucoup d’argent en dollar, qui grimpe fortement, ce qui va rendre les remboursements plus chers », a-t-il souligné. Dans le même temps, « la liste des pays confrontés à des problèmes économiques ne s’amoindrit pas, qu’il s’agisse de la Chine, de la Russie, de l’Argentine, de la Turquie ou de l’Italie », a-t-il ajouté.

Le marché obligataire se tendait un peu: le rendement sur la dette américaine à dix ans montait vers 20H15 GMT à 2,875% contre 2,873% à la clôture vendredi, et celui à 30 ans à 3,044% contre 3,030% en fin de semaine dernière.

– Trump s’en prend à Harley –

Tesla a pris 0,26% alors que son PDG Elon Musk a indiqué être en discussion avec le fonds souverain saoudien (PIF) et d’autres investisseurs dont il ne dévoile pas l’identité pour financer le possible retrait de la Bourse du constructeur de véhicules électriques haut de gamme.

Harley-Davidson a lâché 4,32% alors que le président américain s’en est de nouveau pris dimanche au groupe, qu’il a conseillé de boycotter si le constructeur de motos déplaçait une partie de sa production en Europe comme il l’a annoncé.

Nielsen, le groupe spécialisé dans la mesure d’audience, a bondi de 12,06% alors que la société d’investissement Elliott Management a pris une participation de 8% et souhaite, selon le Wall Street Journal, pousser la société à se vendre.

Netflix a reculé de 1,32% après l’annonce du départ de son directeur financier, à ce poste depuis huit ans.

Le géant des semi-conducteurs Qualcomm, qui a accepté vendredi de payer à Taïwan une amende largement revue à la baisse pour abus de position dominante, s’est apprécié de 0,03%.

La société VF Corp, propriétaire des marques de jeans emblématiques Wrangler et Lee, a perdu 3,60% après avoir confirmé qu’elle avait l’intention de scinder ses activités en deux sociétés indépendantes, avec d’un côté les vêtements et chaussures et de l’autre les jeans et les magasins d’usines.

Romandie.com avec(©AFP / (13 août 2018 22h49)

Turquie: les cinq raisons de l’effondrement de la livre

août 13, 2018

La livre turque en chute libre face au dollar, sur fond de crise diplomatique entre la Turquie et les Etats-Unis / © AFP / Yasin AKGUL

L’hémorragie de la livre turque face au dollar pose le plus sérieux défi économique à la Turquie de Recep Tayyip Erdogan depuis la crise financière de 2001. Les raisons sont à la fois conjoncturelles et structurelles.

Le 10 août, déjà baptisé « Vendredi noir » par des économistes, a vu la livre perdre quelque 16% de sa valeur face au dollar, une débâcle accélérée par un tweet de Donald Trump annonçant le doublement des taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium turcs.

M. Erdogan a tenté lundi de rassurer les marchés en affirmant que les fondements de l’économie turque étaient « solides ».

Mais les économistes estiment que des explications aux difficultés de la Turquie –17ème puissance économique mondiale qui connaît une forte croissance– sont à rechercher au-delà des politiques économiques du gouvernement.

– Crise avec les Etats-Unis –

Début août, les Etats-Unis ont imposé des sanctions contre deux ministres de M. Erdogan pour protester contre l’emprisonnement d’un pasteur américain, Andrew Brunson. Ankara a répliqué avec des mesures similaires.

Cette crise entre deux membres importants de l’Otan, la plus grave en plus de 40 ans, a donné des sueurs froides aux investisseurs et a provoqué une chute de la livre turque face au dollar la semaine dernière.

Le tweet de M. Trump sur le doublement des taxes vendredi n’a fait qu’aggraver la situation.

Les sanctions américaines « assèchent le flux de capitaux » en direction de la Turquie, souligne Capital Economics.

– Problèmes structurels –

Chute de la livre turque / © AFP / Laurence CHU

Avant même la crise avec les Etats-Unis, des économistes mettaient en garde contre l’imminence d’une tempête financière. C’est d’ailleurs pour la devancer que M. Erdogan a avancé à juin dernier des élections prévues en 2019, estiment les observateurs.

Le président turc a été confortablement réélu pour un mandat de cinq ans aux prérogatives renforcées.

Les tensions entre Ankara et Washington « n’ont fait qu’exacerber » une crise économique émergente, décrypte Paul T. Levin, directeur de l’Institut des études turques à l’université de Stockholm.

Les problèmes structurels de la Turquie sont illustrés par une forte inflation qui a atteint près de 16% en glissement annuel en juillet et un déficit des comptes courants qui ne cesse de se creuser.

– Politique hétérodoxe –

M. Erdogan a bâti une grande partie de sa popularité depuis son arrivée au pouvoir en 2003 sur une forte croissance et des grands projets d’infrastructures qui ont transformé le pays.

Les économistes décrivent le président turc comme un partisan de la « croissance à tout prix ». A commencer par celui d’un fort endettement.

M. Erdogan provoque régulièrement des haussements de sourcil en soutenant des thèses à rebours de la pensée économique classique. Il affirme par exemple que baisser les taux d’intérêt fait baisser l’inflation, alors que la plupart des économistes défendent l’inverse.

« Il était évident depuis un certain temps (…) que la mauvaise gouvernance économique finirait par avoir des conséquences », souligne M. Levin.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan devant ses partisans dans la ville de Trabzon, le 12 août 2018 / © TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP / Cem OKSUZ / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE / AFP

– Taux d’intérêt –

La banque centrale de Turquie est censée être indépendante, mais de nombreux économistes considèrent qu’elle est de plus en plus sous la pression de M. Erdogan.

Sa décision de ne pas relever ses taux d’intérêt le mois dernier en dépit d’une forte hausse de l’inflation a sidéré les marchés.

La banque centrale a annoncé lundi une série de mesures pour rassurer les investisseurs, notamment des facilités pour les liquidités, mais elle n’a pas mentionné les taux.

« Les mesures concernant les liquidités ne s’attaquent pas au problème principal qui est la chute de la livre », souligne Konstantinos Anthis, analyste pour ADS Securities.

– Equipe économique –

Les élections de juin ont marqué une refonte de la politique en Turquie. Le pays est passé à un système hyperprésidentiel qui concentre dans les mains du chef de l’Etat tous les pouvoirs exécutifs.

M. Erdogan n’a pas gardé dans son gouvernement le vice-Premier ministre Mehmet Simsek, une figure respectée et appréciée des marchés.

Il a en outre confié les manettes de l’économie à son gendre relativement inexpérimenté, Berat Albayrak, bombardé ministre du Trésor et des Finances. Sa nomination a été accueillie par une chute de la livre.

« C’est sans aucun doute l’absence d’une réponse rapide, ferme et rationnelle de la part des autorités turques qui a envoyé la livre dans les abysses », note M. Levin.

Romandie.com avec(©AFP / (13 août 2018 16h29)

Turquie: la livre s’écroule après l’annonce de Trump, Erdogan droit dans ses bottes

août 10, 2018

La livre turque en chute libre face au dollar, sur fond de crise diplomatique entre la Turquie et les Etats-Unis / © AFP / Yasin AKGUL

La livre turque, à l’agonie depuis plusieurs jours, enregistrait vendredi une chute abyssale de sa valeur accélérée par l’annonce américaine d’une forte hausse des taxes à l’importation et des déclarations virulentes du président Erdogan dénonçant une « guerre économique ».

La situation s’est encore aggravée en fin d’après-midi avec l’annonce par le président américain Donald Trump d’une forte augmentation des taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium turcs qui s’élèveront désormais respectivement à 50% et 20%.

La livre turque, qui a perdu près de 40% de sa valeur face au billet vert depuis le début de l’année, s’échangeait à 6,6115 livres contre un dollar à 13H35 GMT, soit une baisse vertigineuse de 19% sur la journée. La livre turque a même brièvement atteint 6,87, son plus bas historique.

Devant cette déroute, le président Recep Tayyip Erdogan a appelé ses concitoyens à la « lutte nationale » en échangeant leurs devises étrangères pour soutenir leur monnaie, dénonçant une « guerre économique » contre la Turquie. Son appel n’a fait qu’accélérer la chute de la livre.

Cet effondrement qui pousse la Turquie vers une crise monétaire survient sur fond de fortes tensions diplomatiques entre Ankara et Washington et de défiance croissante des marchés envers l’équipe économique de M. Erdogan.

La bérézina de la livre turque a eu un impact au-delà des frontières et fait chuter les titres de plusieurs banques européennes et conduit Wall Street à ouvrir en baisse, illustrant la crainte d’une contagion à l’économie mondiale.

La chute de la livre vendredi « montre que les investisseurs sont de plus en plus inquiets de l’imminence d’une crise monétaire totale », souligne dans une note David Cheetham, analyste chez XTB.

– « Nous avons Allah » –

La devise turque connaît une érosion inexorable depuis plusieurs années, mais l’hémorragie s’est accélérée ces derniers jours en raison de la grave crise diplomatique avec les Etats-Unis liée à la détention en Turquie d’un pasteur américain.

Ces deux alliés au sein de l’Otan ont imposé des sanctions réciproques contre des responsables gouvernementaux. Si ces mesures sont avant tout symboliques, elles ont inquiété les investisseurs étrangers dont l’économie turque est dépendante.

En annonçant sur Twitter qu’il autorisait la hausse des taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium turcs, M. Trump a d’ailleurs mentionné la baisse de la livre turque face au dollar et déclaré : « Nos relations avec la Turquie ne sont pas bonnes en ce moment ».

En l’absence d’annonce de mesures fortes, le président turc et son ministre des Finances n’ont pu enrayer l’inexorable chute de la livre tout au long de la journée.

« Si vous avez des dollars, des euros ou de l’or sous votre oreiller, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques. C’est une lutte nationale », a exhorté M. Erdogan dans un discours à Bayburt (nord-est).

Pendant son intervention, la livre turque a chuté encore plus fort, signalant l’insatisfaction des marchés.

Face à cette situation, le président Erdogan a pointé vendredi un doigt accusateur en direction d’un mystérieux « lobby des taux d’intérêt » dont il n’a pas défini les contours.

« S’ils ont des dollars, nous, nous avons notre peuple, nous avons le droit et nous avons Allah ! », avait-il lancé dans un précédent discours, dans la nuit de jeudi à vendredi.

– Crédibilité en jeu –

Outre ces tensions, les marchés s’inquiètent des orientations de la politique économique du président Erdogan, la banque centrale turque rechignant à relever ses taux pour contrer une inflation qui a pourtant atteint près de 16% en juillet en rythme annuel.

Nombre d’économistes estiment qu’il faudrait une hausse massive des taux de la banque centrale pour réguler l’inflation et soutenir la livre, mais M. Erdogan y est fortement hostile.

Visiblement soucieux d’envoyer des signaux positifs aux marchés, le nouveau ministre des Finances Berat Albayrak, qui est également le gendre du président Erdogan, a insisté sur l' »importance » selon lui de l' »indépendance de la banque centrale » turque.

Depuis sa nomination à ce poste après la réélection de M. Erdogan en juin, M. Albayrak s’est efforcé sans succès d’apaiser les marchés qui voient d’un mauvais oeil la mainmise croissante sur les affaires économiques du président.

« Les pouvoirs renforcés du président Erdogan (…) ont rendu encore plus incertain de savoir si les responsables politiques auront la capacité d’agir pour stabiliser l’économie », souligne William Jackson, de Capital Economics.

L’agonie de la livre turque cette semaine n’a quasiment pas été traitée par les principales chaînes de télévision et les journaux à grand tirage, pour la plupart contrôlés par le pouvoir.

Romandie.com avec(©AFP / (10 août 2018 16h35)

Rwanda: dans un livre a paraître, un ancien officier français brise l’omerta sur l’opération Turquoise

mars 7, 2018

 

Guillaume Ancel, 10 avril 2016. © Jean Saibienpeu /CC/wikipédia

Dans « Rwanda, la fin du silence », qui sortira en librairies le 16 mars, l’ex-officier Guillaume Ancel relate en détails plusieurs pans obscurs de l’opération Turquoise, en 1994, et les menaces reçues pour l’inciter à respecter la « loi du silence ».

Si Guillaume Ancel n’est pas le premier ex-officier français à avoir consacré un livre à son expérience au Rwanda durant l’opération Turquoise, en 1994, il est en revanche le seul à ce jour à y dénoncer « les errements » de cette intervention militaire controversée.

Dans Rwanda, la fin du silence, à paraître le 16 mars aux éditions Les Belles Lettres, cet ancien lieutenant-colonel revient en détail sur le déroulement de sa mission (25 juin-5 août 1994). « Sous le couvert d’une opération humanitaire destinée à mettre fin aux massacres, cet officier comprend vite que la France soutient le gouvernement génocidaire rwandais », résume la quatrième de couverture.

Il me fallait retranscrire intégralement ce que j’ai vécu en 1994, afin que cela ne soit plus jamais effaçable

Dans ce récit écrit à la première personne, Guillaume Ancel revient en outre sur les menaces, voilées ou plus explicites, qu’il a reçues depuis qu’il a rompu l’omerta en 1994 – notamment à travers une interview à Jeune Afrique, publiée en avril 2014 – sur le dossier sensible du rôle de la France durant le génocide des Tutsis.

« Pendant plus trois ans, j’ai livré des témoignages oraux à des journalistes ou lors de conférences, nous confie-t-il. J’ai fini par comprendre que ce n’était pas suffisant et qu’il me fallait retranscrire intégralement ce que j’ai vécu en 1994, afin que cela ne soit plus jamais effaçable. »

Jeuneafrique.com

L’ancien argentier de Kadhafi, Béchir Saleh, visé par des tirs à Johannesburg

février 26, 2018

 

 

La piste d’un crime crapuleux serait privilégiée par les proches de M. Saleh, qui précisent néanmoins que ce dernier « se sentait particulièrement menacé ces dernières semaines ».

Bachir Saleh en 2003. MARWAN NAAMANI / AFP

 

L’ancien argentier du régime de Mouammar Kadhafi, Bechir Saleh, homme-clé de l’affaire du présumé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a été victime d’une agression violente, vendredi 23 février dans la soirée, sur la route de l’aéroport de Johannesburg, alors qu’il rentrait d’un déplacement bref et discret au Zimbabwe.

« Ce serviteur de la Libye en réserve », comme il s’était lui-même qualifié lors d’une rencontre avec Le Monde en septembre 2017, a essuyé des tirs alors qu’il se trouvait dans sa berline en compagnie de son chauffeur sud-africain. Gravement blessé par balle, M. Saleh, 71 ans, a été traité en urgence à l’hôpital privé de Milpark. Ses jours ne seraient pas en danger, mais il ne peut pas s’exprimer. Son avocat en France, Eric Moutet, a confirmé l’agression au Monde.

Malgré la personnalité de l’intéressé, son parcours et les nombreux secrets qu’on lui prête, son entourage, prudent, se refuse pour l’instant à envisager une tentative d’assassinat, même si le spectre de Choukri Ghanem est dans toutes les têtes. L’ancien ministre du pétrole libyen (2006-2011), qui consignait tout dans ses carnets, avait été retrouvé mort « noyé » dans le Danube, à Vienne, entre les deux tours de l’élection présidentielle française de 2012.

Sollicité par la justice dans l’affaire du financement libyen de Sarkozy

La route de l’aéroport est réputée prisée des gangs de voleurs. D’ailleurs, précise-t-on au Monde, ce genre de mésaventure est arrivé il y a peu au chef d’état-major du Togo ou encore à une députée sénégalaise. La piste d’un crime crapuleux serait ainsi privilégiée par des proches de M. Saleh, qui précisent néanmoins que ce dernier « se sentait particulièrement menacé ces dernières semaines » et s’étonnent que les agresseurs n’aient rien dérobé dans le véhicule.

Le chauffeur de M. Saleh, légèrement blessé, a été entendu par les autorités sud-africaines qui mènent l’enquête. Les services de sécurité ont depuis considérablement renforcé le dispositif de protection policière autour de cette personnalité libyenne particulièrement exposée. Exfiltré de France en toute discrétion en mai 2012, M. Saleh, pourtant sous notice rouge d’Interpol, avait rejoint le Niger avant de s’installer à Johannesburg. Le président sud-africain d’alors, Jacob Zuma, de même que les caciques du Congrès national africain (ANC), avaient volontiers accueilli ce proche conseiller de Mouammar Kadhafi, important soutien dans la lutte contre l’apartheid.

Ces derniers mois, alors qu’il vit en exil en Afrique du Sud, M. Saleh a repris une intense activité diplomatique dans l’objectif de jouer à nouveau un rôle de premier plan dans la reconstruction de la Libye. Il a ainsi entrepris, fin 2017, une série de déplacements sur le continent africain, où il entretient des relations avec plusieurs chefs d’Etat. L’ancien directeur de cabinet du colonel Mouammar Kadhafi et ancien patron du fonds souverain libyen avait par ailleurs été sollicité à plusieurs reprises par la justice française pour témoigner dans le cadre de l’enquête sur un possible financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, sans jamais y donner suite.

Au Monde, il avait confirmé la tenue d’un déjeuner, le 9 avril 2007, dans sa ferme des environs de Tripoli, en présence du premier ministre, Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, et de son ami Choukri Ghanem, qui consignera dans son carnet qu’à cette occasion Bechir Saleh avait prétendu « avoir envoyé 1,5 million d’euros à Sarkozy ». Au Monde, M. Saleh avait simplement affirmé : « Kadhafi a dit qu’il avait financé Sarkozy. Sarkozy a dit qu’il n’avait pas été financé. Je crois plus Kadhafi que Sarkozy. 

Lemonde.fr par Joan Tilouine et Simon Piel

États-Unis: Trump dénonce un « livre bidon », ses proches saluent son « génie politique »

janvier 7, 2018

Le président américain Donald Trump lors d’une rencontre avec son cabinet à la Maison Blanche à Washington, DC le 20 décembre 2017 / © AFP / SAUL LOEB

Le président américain Donald Trump a de nouveau raillé dimanche un livre polémique qui met en doute sa capacité à gouverner, le qualifiant de « livre bidon » alors que des responsables de son administration ont défendu son « génie politique ».

Le débat sur la personnalité du 45e président des Etats-Unis a été relancé par la publication vendredi du livre du journaliste Michael Wolff « Fire and Fury: Inside the Trump White House » (« Le feu et la colère, dans la Maison Blanche de Trump »).

L’auteur y dresse un portait au vitriol de l’ancien magnat de l’immobilier, affirmant notamment que tout son entourage doute de sa capacité à gouverner. Il pointe notamment son incapacité à se concentrer, ses pertes de mémoire et sa préférence pour la télévision comme source principale d’information.

« Je dois supporter un livre bidon écrit par un auteur complètement discrédité », a tweeté le président américain dans la matinée après s’être qualifié, la veille, de « génie très stable ».

Des membres de la Maison Blanche ont également défendu dans les émissions politiques du dimanche matin la capacité de M. Trump à diriger le pays.

« Le président est un génie politique qui a gagné contre 17 personnes incroyablement talentueuses (lors des primaires républicaines, ndlr), qui a renversé la dynastie Bush, qui a renversé la dynastie Clinton », a ainsi affirmé sur CNN le conseiller à la Maison Blanche Stephen Miller.

« Le livre est considéré comme un travail de fiction très mal écrit », a ajouté M. Miller, qualifiant Michael Wolff d' »auteur pourri d’un livre pourri ».

L’ouvrage de Michael Wolff, une compilation de confidences rassemblées sur une période de 18 mois, se moque du conseiller politique qui a notamment été chargé de préparer le décret présidentiel sur l’interdiction d’entrée sur le territoire de ressortissants de plusieurs pays, en majorité musulmans. Le décret a dû être amendé deux fois après avoir été contesté devant la justice.

M. Miller y est dépeint comme un auteur de discours « incapable de construire des phrases », un conseiller politique « qui connaissait peu la politique » ou un spécialiste de la communication « qui braquait tout le monde ».

Sur Fox News, le directeur de la CIA Mike Pompeo a pour sa part assuré que « le président est impliqué, il comprend la complexité, il pose des questions difficiles à nos équipes de la CIA ». M. Trump, un « fervent consommateur » des compte-rendus de l’agence, est « tout à fait apte » à la fonction présidentielle a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 07 janvier 2018 16h50)                

Un navire viking retrouvé du Mississpi ? Michel Onfray berné par un canular satirique

juillet 28, 2017

Dans son livre « Décadence », le philosophe reprend au premier degré un canular d’un site parodique américain.

CE QU’A ÉCRIT MICHEL ONFRAY

Dans Décadence, Michel Onfray entend raconter le déclin de la civilisation judéo-chrétienne en retraçant deux mille ans d’histoire. Mais un internaute, Lorenzo, nous a interpellés sur un passage précis de l’ouvrage. Le philosophe y écrit que « Christophe Colomb n’a pas découvert l’Amérique » car les Vikings y ont mis les pieds avant lui. Il narre ensuite un épisode précis, sans en donner la source :

« Un knarr, un navire de guerre de 16 mètres de long, a été découvert à Memphis (Missouri) près du confluent des rivières Wolf et du Mississippi. La datation au carbone 14 donne une fourchette entre 950 et 1050. L’Amérique a été découverte par les Vikings fin du Xe, début du XIe siècle, autrement dit : cinq siècles avant Christophe Colomb.

Pourquoi c’est faux

En réalité, aucun navire viking n’a jamais été découvert à Memphis. Il s’agit d’un canular inventé de toutes pièces par le site satirique américain World News aily Report.com en 2014. Dans cet article, on lit qu’un vaisseau viking gravement endommagé aurait été retrouvé près « du confluent des rivières Wolf et du Mississippi », avec une description correspondant en tout point à celle de Michel Onfray.

Tout est donc évidemment faux dans ce récit : la prétendue photo du navire est en fait celle d’un autre vaisseau découvert au Danemark et celle de l’épée censée avoir été découverte sur le site a été trouvée en Ecosse. Quant au « professeur James Milbury », présenté par le site satirique américain comme le directeur de l’équipe à l’origine de cette découverte, il s’agit en réalité de Nicolò Marchetti, un enseignant-chercheur italien. Et ainsi de suite.

Michel Onfray n’est pas la seule victime de ce canular : de nombreux sites qui nous apparaissent comme peu fiables dans le Décodex ont repris l’histoire au premier degré en 2014, comme l’américain Before It’s News.com ou les sites français Contre-info.com, Islamisme.fr ou Fdesouche.com (l’article a été supprimé depuis).

En réalité, les deux seuls probables sites vikings connus à ce jour se situent sur l’île canadienne de Terre-Neuve : l’un à l’Anse aux Meadows, au nord, l’autre au sud-ouest. Rien ne prouve donc que les Vikings seraient descendus jusqu’aux alentours de Memphis, au cœur des actuels Etats-Unis, comme l’a écrit Michel Onfray

Lemonde.fr  par Adrien Sénécat

Afrique du Sud: retrait du livre sur la fin de vie de Mandela

juillet 24, 2017

Johannesburg – L’éditeur d’un livre révélant des détails intimes sur la fin de vie de Nelson Mandela, décédé en 2013, a retiré lundi l’ouvrage après les réactions très négatives de la famille de l’ancien président sud-africain.

« Nous avons décidé de retirer immédiatement de la vente +Les Dernières Années de Mandela+ (…) par respect pour la famille de feu M. Mandela », a annoncé Penguin Random House, la maison d’édition dans un communiqué, sans préciser combien d’exemplaires du livre avaient déjà été vendus.

Le livre, écrit par Vejay Ramlakan, médecin de Nelson Mandela, révèle des détails intimes sur les dernières semaines de « Madiba » et notamment sur la façon dont ce dernier crachait du sang en raison d’une infection pulmonaire persistante.

Il raconte également comment une ambulance transportant M. Mandela vers un hôpital avait pris feu en juin 2013 ou encore qu’une caméra d’espionnage avait été découverte dans la morgue où reposait son corps.

« Le livre devait dépeindre le courage et la force de Nelson Mandela jusque dans les derniers moments de sa vie. A aucun moment il ne se voulait être irrespectueux », note l’éditeur.

« Mais vu les déclarations des membres de la famille nous avons décidé de le retirer », ajoute-t-il.

Graça Machel, la veuve de Nelson Mandela, avait menacé la semaine dernière de poursuivre en justice l’auteur et la maison d’édition, accusant le médecin d’avoir trahi le secret médical dans l’ouvrage sorti le 18 juillet.

Dimanche, le médecin avait assuré à la chaîne d’information Enca que « toutes les parties qui devaient être sollicitées avaient été consultées » avant la publication de l’ouvrage.

L’aîné des petits-fils de Mandela, Mandla Mandela, a salué lundi la décision de retirer le livre controversé, estimant qu’il représentait une « violation du nom et de l’héritage de Mandela ».

Il a estimé que le retrait du livre envoyait « un message clair pour dire que certaines choses ont plus de valeur que l’argent ».

Dans un communiqué, les exécuteurs testamentaires de Nelson Mandela ont estimé que le contenu du livre était « profondément regrettable et fâcheux et constitue une divulgation illicite ».

Ils affirment également que la maison d’édition Penguin et M. Ramlakan ne les ont pas sollicités avant la publication, et que Graça Machel n’a pas non plus été consultée.

Premier président démocratiquement élu en Afrique du Sud (1994-1999), icône de la lutte anti-apartheid et prix Nobel de la paix, « Madiba » est décédé le 5 décembre 2013 à l’âge de 95 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2017 21h51)                                            

Nabilla : son nouveau livre pour vous apprendre à deve­nir la « reine du buzz »

avril 6, 2017

Sa recette du succès

Nabilla : son nouveau livre pour vous apprendre à deve­nir la « reine du buzz »

Nabilla va sortir un deuxième livre. Cette fois, elle propo­sera tous ses petits secrets pour deve­nir célèbre.

L’an­née dernière, Nabilla se confiait sans détour dans son livre Trop vite. Son succès, sa rela­tion avec Thomas Vergara ou son passage en prison : la jeune femme dévoi­lait une autre facette de sa person­na­lité. Mais après s’être assa­gie et avoir démé­nagé à Londres, l’an­cienne candi­date de Anges est deve­nue une véri­table blog­geuse et icône de mode.

Forte de son expé­rience, à 25 ans, Nabilla a donc décidé d’ini­tier ses petits sham­poings à la célé­brité. Le 24 mai prochain, la jeune femme sera de retour en librai­ries avec un nouveau livre inti­tulé Reine du buzz où elle donnera tous ses conseils pour « arri­ver et, surtout, rester sur le devant de la scène », comme l’ex­plique son éditeur Michel Lafon.

« Entre humour et glamour, ce livre est un condensé des petites recettes pour capter les tendances, maîtri­ser comme personne les réseaux sociaux, adop­ter les looks qui vous valo­risent », annonce Michel Lafon. Au programme, les admi­ra­teurs de Nabilla appren­dront comment faire le meilleur selfie ou encore comment gérer un bad buzz, le tout agré­menté de photo, d’illus­tra­tions inédites, de tutos et de ques­tion­naires. Autant de conseils pour survivre dans la jungle de Twit­ter et Insta­gram. Si ça vous tente…

Voici.fr par Sonia Ouadhi