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Un homme poignardé dans une mosquée à Londres, un suspect arrêté

février 20, 2020

La victime est un septuagénaire. Son pronostic vital n’est pas engagé. L’homme arrêté est soupçonné de tentative de meurtre, selon la police.

La mosquée de Regent's Park.
La mosquée de Regent’s Park. ISABEL INFANTES / AFP

Un homme a été arrêté après une attaque jeudi à l’arme blanche dans la Mosquée centrale de Londres qui a fait un blessé, a annoncé la police, pour laquelle il ne s’agit pas d’un acte de «nature terroriste». «Un homme de 29 ans, dont on pense qu’il assistait à la prière, a été arrêté à la mosquée, soupçonné de tentative de meurtre», a déclaré Scotland Yard. «L’incident n’est pas considéré à ce stade comme étant de nature terroriste», a-t-on ajouté de même source.

Un septuagénaire a été blessé dans cette attaque survenue près de Regent’s Park, dans le centre de la capitale britannique. La victime a été hospitalisée et ses jours ne sont pas en danger, a précisé la police. Il s’agit du muezzin, l’homme chargé d’appeler à la prière, qui a été attaqué pendant la prière d’Asr, vers 15H00 heures locale et GMT, a fait savoir la Mosquée centrale de Londres dans un communiqué posté son site internet. «L’assaillant a été appréhendé par les fidèles jusqu’à ce que la police arrive et l’arrête», a ajouté la mosquée.

«Je suis profondément attristé», a réagi sur Twitter le premier ministre conservateur Boris Johnson. «C’est vraiment horrible que cela puisse se produire, surtout dans un lieu de culte. Mes pensées vont à la victime et à toutes les personnes touchées».

«Choqués»

Des photos et des vidéos montrant un jeune homme qui porte un pull à capuche rouge, pieds nus, maintenu à terre par des policiers, ont circulé sur les réseaux sociaux. Un témoin de l’attaque a déclaré que le suspect avait été un habitué de la mosquée et qu’il avait été vu au moins six mois auparavant. «Nous avons été choqués, nous ne savions pas ce qui était en train de se passer, on a vu le type au sol, du sang sur son épaule et le couteau au sol», a dit ce témoin, Abi Watik, 59 ans, cité par l’agence de presse britannique PA.

Il a raconté que la victime avait été blessée à l’épaule juste après le début des prières. Le suspect était «derrière lui, puis il l’a poignardé», a-t-il poursuivi, soulignant que le suspect était resté «silencieux tout le temps» de l’attaque. Il y a eu «un coup de couteau, une frappe, au niveau du cou», a déclaré à des journalistes devant la mosquée Mustafa Fiel, le directeur du Faith Forums de Londres, une association interreligieuse.

Le maire de la capitale, Sadiq Khan, qui est musulman, s’est dit «profondément préoccupé» par l’incident. «Chaque Londonien a le droit de se sentir en sécurité dans son lieu de culte et je veux rassurer les communautés de Londres que les actes de violence dans notre ville ne seront pas tolérés», a-t-il écrit sur Twitter.

Par Le Figaro avec AFP

Brexit: Londres refusera que l’UE lui impose ses règles

février 17, 2020
Le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost.
Le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost. Reuters

Le gouvernement britannique n’acceptera pas que l’Union européenne lui impose certaines règles en matière d’environnement, de droit du travail ou d’aides d’Etat dans sa future relation avec le continent, a prévenu lundi le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost.

«Il est essentiel pour nous de pouvoir établir des lois qui nous conviennent, de revendiquer le droit que possède tout autre pays non membre de l’UE dans le monde», a-t-il affirmé lors d’une intervention à l’université libre de Bruxelles (ULB). «Il ne s’agit pas d’une simple position de négociation qui pourrait changer sous la pression. C’est l’objectif même de l’ensemble du projet», a insisté le négociateur du Royaume-Uni, qui est entré depuis son départ de l’UE le 31 décembre dans une période de transition jusqu’à la fin de l’année.

«Relation d’égal à égal»

Le discours très attendu de David Frost a lieu au moment où les États membres de l’UE élaborent un mandat pour leur propre négociateur, Michel Barnier, fixant leurs objectifs et leurs lignes rouges dans la négociation. Les Européens souhaitent que le Royaume-Uni s’engagent dans la future relation à respecter les mêmes règles que l’UE, voire à s’y adapter «au fil du temps» dans plusieurs domaines (environnement, concurrence, fiscalité, droit du travail…) afin d’éviter les distorsions de concurrence, en échange d’un accès privilégié au marché européen.

Ces garanties semblent indispensables aux Européens étant donné la proximité géographique et économique du Royaume-Uni. L’UE aimerait également que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) garde le dernier mot pour interpréter le droit de l’Union, en cas de différend entre Londres et Bruxelles. «Penser que nous pourrions accepter une supervision de l’UE sur des questions dites d’égalité des conditions de concurrence («level playing field», ndlr), c’est ne pas comprendre l’intérêt de ce que nous faisons», a commenté David Frost. «Comment réagiriez-vous si le Royaume-Uni exigeait que, pour se protéger, l’UE s’harmonise de manière dynamique avec nos lois nationales décidées à Westminster et les décisions de nos propres régulateurs et tribunaux ?», a-t-il interrogé.

Le négociateur du Royaume-Uni a rappelé que Londres espérait conclure un accord de libre-échange du même type que ceux récemment négociés par l’UE avec le Canada ou le Japon. «Pour fait court, tout ce que nous voulons c’est ce dont bénéficient les autres pays indépendants», a-t-il résumé. «S’il est donc vrai, comme nous l’ont dit nos amis de la Commission et des 27, que l’UE souhaite une relation durable et viable (…), la seule façon de progresser est de s’appuyer sur cette approche d’une relation d’égal à égal», a-t-il conclu. Les négociations entre Londres et Bruxelles devraient commencer début mars et s’achever d’ici la fin de l’année.

Par Le Figaro avec AFP

Mort de Caroline Flack : l’ex du prince Harry s’est suicidée à 40 ans

février 16, 2020

Ce samedi 15 février, la mort de Caroline Flack, animatrice télé britannique et ex du prince Harry a été annoncée. Elle s’est suicidée à l’âge de 40 ans.

Une tragédie. Ce samedi 15 février, le corps inanimé de Caroline Flack a été retrouvé dans son appartement londonien comme l’a annoncé sa famille, confirmant un article publié dans le Sun : « Nous pouvons confirmer que Caroline est décédée aujourd’hui le 15 février ». Dans leur déclaration, les proches de la quarantenaire demandent à ce que leur « intimité » soit respectée. L’animatrice de l’émission Love Island s’est suicidée à l’âge de 40 ans, comme l’indique toujours le Sun

Mort de Caroline Flack : l’ex du prince Harry s’est suicidée à 40 ans

© Backgrid UK/ Bestimage Mort de Caroline Flack : l’ex du prince Harry s’est suicidée à 40 ans

Elle devait comparaître le mois prochain, le 4 mars plus exactement, devant la justice. Elle était accusée d’avoir agressé son petit-ami, le mannequin et ancien tennisman Lewis Burton. Ce dernier avait de son côté souhaité que toutes les poursuites soient abandonnées, soulignant le fait qu’il n’avait pas été gravement blessé. De son côté, la star de télé avait plaidé non coupable pour ces faits à la suite d’une première comparution devant la justice en décembre 2019. Lewis Burton a appris la mort de sa compagne pendant des vacances au ski avec des copains. Il avait posté un adorable message à son encontre pour la Saint-Valentin.

Depuis l’annonce de ce suicide, les amis et la famille de la star britannique n’en finissent plus de lui rendre hommage. C’est le cas de ses parents Christine et Iran son frère Paul et ses soeurs Elizabeth et Jody. Tous la décrivaient comme « vulnérable ». La célèbre présentatrice outre-Manche était connue pour être l’ex du prince Harry. Elle avait dévoilé elle-même son histoire d’amour avec la tête couronnée en 2009. Leur idylle n’avait duré que quelques semaines à la suite de leur rencontre en boite de nuit.

Avec Gala par GIPSY DAUGE

Londres : la police abat un homme après «un incident de nature terroriste»

février 2, 2020

Au moins deux personnes ont été blessées dans la quartier de Streathal avant l’intervention de la police.

La police a demandé d'éviter la zone, sur la rive Sud de la Tamise.
La police a demandé d’éviter la zone, sur la rive Sud de la Tamise. REUTERS/Antonio Bronic

Une attaque au couteau considérée comme «terroriste» dans une rue commerçante du sud de Londres a fait deux blessés dimanche 2 février, a annoncé la police. L’assaillant a été abattu. Cette attaque intervient un peu plus de deux mois après une attaque au couteau qui a fait deux morts à London Bridge, en plein centre de la capitale britannique, et qui a conduit le gouvernement conservateur de Boris Johnson à annoncer un durcissement de la législation antiterroriste.

Les faits ont eu lieu vers 14 heures, heure locale, dans le quartier d’habitation de Streatham. Après avoir déclaré que des agents armés avaient tiré sur un homme ayant «poignardé plusieurs personnes», la police a fait savoir que deux personnes avaient été blessées. «Nous attendons des nouvelles quant à leur état», a précisé la Metropolitan police sur Twitter, assurant que l’attaque avait été «contenue». «Nous pouvons confirmer que l’homme sur lequel la police a tiré a été déclaré mort», a-t-elle poursuivi. «Les circonstances sont en train d’être étudiées, l’incident a été qualifié de terroriste», a ajouté la police.

Armé d’une machette

Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des policiers armés entourant un homme étendu sur le sol sur Streatham High Road. Les forces de l’ordre reculent ensuite brusquement et demandent aux témoins de la scène de faire de même, au moment où d’autres véhicules d’urgence arrivent sur les lieux. Un témoin a raconté à l’agence de presse PA avoir vu un homme portant une machette pourchassé par un homme en civil : «Il s’est fait tirer dessus. Je pense avoir entendu trois coups de feu», a dit Gulled Bulhan, un étudiant de 19 ans.

Sur Twitter, le premier ministre Boris Johnson a remercié les services de secours, ajoutant que ses pensées allaient aux «blessés et à tous ceux qui ont été affectés». Le maire Sadiq Khan a également réagi : «Les terroristes cherchent à nous diviser et à détruire notre mode de vie. À Londres, nous ne les laisserons jamais y parvenir.» Londres a été le théâtre de plusieurs attentats terroristes ces dernières années. Fin novembre, une attaque au couteau avait fait deux morts à London Bridge, un pont du centre de la capitale britannique, avant que l’assaillant ne soit abattu par la police.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’État islamique revendique l’attaque de Londres

novembre 30, 2019

L’Etat islamique a déclaré que l’attaque du London Bridge vendredi a été menée par l’un de ses combattants, a rapporté samedi l’agence de propagande du groupe. Le groupe n’a fourni aucun élément de preuve.

Londres: les images du lieu de l’attaque au couteau

Le 29 novembre, deux personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées dans une attaque à l’arme blanche. Un homme a été abattu par les forces de l’ordre. Selon la police londonienne, il s’agit d’un acte terroriste.

La police britannique a abattu l’assaillant vendredi. Il portait alors un faux gilet explosif et avait poignardé deux personnes à mort et en a blessé cinq autres, selon les dernières informations de la police britannique..

«Les opérations de Daech reprendront tôt ou tard dans le monde»

Après la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi, tué par les forces américaines en Syrie, Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro, fait le point sur l’avenir du mouvement islamiste.

Attaque à Londres : qui sont les victimes ?

novembre 30, 2019

 

Deux personnes ont perdu la vie et cinq autres ont été blessées dans l’attaque survenue sur le London Bridge.

Vendredi 29 novembre, deux personnes ont perdu la vie et cinq autres ont été blessées par Usman Khan, 28 ans, lors d’une attaque aux couteaux sur le London Bridge. Parmi les victimes se trouvait Jack Merritt. Si son nom n’a pas été officiellement annoncé, plusieurs médias britanniques l’affirment.

Le jeune homme de 25 ans, originaire de Cottenham, avait étudié le droit à l’université de Cambridge. D’après le Cambridge Independant , Jack Merritt était le coordinateur du cours «Learning Together» (apprendre ensemble), un programme permettant à des étudiants de l’université de Cambridge et à des étudiants en prison d’étudier ensemble et dirigé par l’Institut de criminologie de l’Université de Cambridge.

Vendredi, le jeune homme organisait la conférence sur la réhabilitation des prisonniers au Fishmonger’s Hall à laquelle participait Usman Khan.

Sur Twitter, un homme du nom de David Merritt a publié dans un commentaire :«Mon fils, Jack, qui a été tué dans cette attaque, ne voudrait pas que sa mort serve de prétexte à des peines plus draconiennes ou à la détention inutile de personnes. R.I.P. Jack : tu étais un bel esprit qui a toujours pris le parti des outsider.»

La deuxième personne décédée serait une femme. Nous ignorons son identité pour l’instant. Il y aurait, parmi les cinq blessés, deux femmes et un homme.

Armé de deux couteaux, Usman Khan a poignardé au hasard les personnes qu’il croisait sur le London Bridge, vers 14 heures. Il a été maîtrisé par plusieurs passants armés d’un extincteur et d’une dent de narval décrochée d’un mur du Fishmonger’s Hall. L’assaillant, déjà condamné pour terrorisme, avait été incarcéré pendant un an et portait un bracelet électronique.

Par Le Figaro.fr

Grande-Bretagne: Plusieurs blessés dans un incident sur le pont de Londres

novembre 29, 2019

 

LONDRES — La police britannique a évacué vendredi la zone entourant le pont de Londres, dans le centre de la capitale britannique, à la suite d’une attaque à coups de couteau ayant fait plusieurs blessés.

© (Dominic Lipinski/PA via AP)
 

La police a déclaré qu’un homme avait été arrêté, et des témoins ont rapporté avoir vu des agents armés tirer sur un homme.

La police métropolitaine a déclaré que les agents avaient été appelés juste avant 14 heures, vendredi, «sur les lieux d’une attaque au couteau près du pont de Londres».

© La Presse canadienne

Un homme a été arrêté et «plusieurs personnes ont été blessées», selon la police. Les services ambulanciers de Londres ont déclaré avoir envoyé des équipes sur les lieux.

Des témoins ont rapporté avoir vu une bagarre sur le pont et avoir entendu plusieurs coups de feu. Sky News a rapporté que la police avait tiré sur le présumé agresseur.

Amanda Hunter a raconté qu’elle se trouvait dans un autobus en train de traverser le pont lorsqu’elle a entendu des coups de feu.

«(L’autobus) s’est soudainement arrêté et il y a eu du chaos, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu ces trois policiers se diriger vers un homme», a-t-elle raconté à la BBC.

«On aurait dit qu’il y avait quelque chose dans sa main, je ne suis pas tout à fait sûre, mais un des policiers a tiré sur lui.»

Le journaliste de la BBC, John McManus, était dans le secteur et a dit avoir vu des personnes se quereller sur le pont. Il a ajouté: «Je pensais au début que c’était une bagarre», mais des coups de feu ont ensuite retenti.

Des dizaines de policiers se sont rendus dans le secteur et ont emmené les gens loin du pont, qui relie le quartier des affaires de la ville à la rive sud de la Tamise.

Les voitures et les autobus sur la voie se sont arrêtés, et un camion blanc était immobile en diagonale sur les voies. Une vidéo montre des policiers pointant des armes à feu sur le camion avant de vérifier son conteneur.

La police britannique des transports a annoncé que la station London Bridge, l’une des plus fréquentées de la ville, était fermée et que les trains ne s’y arrêtaient pas.

La police de la ville de Londres, responsable du quartier des affaires, a exhorté la population à rester à l’écart de la zone.

Le pont de Londres a été le théâtre d’une attaque en juin 2017 lorsque des assaillants inspirés par Daech (groupe armé État islamique) ont abattu deux personnes sur le pont, avant d’en poignarder plusieurs autres dans le quartier de Borough Market.

En mars 2017, un attaquant avait tué quatre personnes avec une voiture sur le pont de Westminster, situé tout près, puis avait poignardé un policier avant que les forces de sécurité l’abattent dans une cour devant le Parlement.

The Associated Press

Des corps retrouvés dans un camion près de Londres rapatriés au Vietnam

novembre 26, 2019

Seize des 39 cadavres de ressortissants vietnamiens retrouvés le mois dernier dans un camion frigorifique près de Londres ont été rapatriés au Vietnam, ont déclaré un représentant et les médias locaux mercredi. Les cadavres de 31 hommes et huit femmes avaient été découverts dans la nuit du 22 au 23 octobre après l’arrivée dans la zone portuaire de Purfleet, près de Londres, d’un camion immatriculé en Bulgarie en provenance de Zeebrugge, en Belgique.

Le chauffeur du poids lourd, un Nord-Irlandais de 25 ans, a été inculpé de 39 chefs d’accusation de meurtre, de trafic d’être humain et de blanchiment d’argent. Huit personnes ont été arrêtées ce mois-ci au Vietnam, portant le nombre d’arrestations dans ce pays à 10.

D’après le site d’information VnExpress, les dépouilles sont arrivées mercredi matin à l’aéroport de Hanoi. Les autres cadavres seront rapatriés par la suite. Les familles des victimes devront s’acquitter des frais de rapatriement, selon un communiqué du ministère vietnamien des Affaires étrangères que Reuters a pu consulter. Le document, daté du 14 novembre, stipule que le gouvernement vietnamien va avancer les frais que les familles rembourseront ultérieurement.

Par Le Figaro avec Reuters

La fuite de la princesse Haya vers Londres fait craindre des tensions entre Dubaï et le Royaume-Uni

août 1, 2019

 

Haya de Jordanie, qui avait souhaité s’éloigner de son mari, le premier ministre des Emirats arabe unis, a demandé à la justice britannique des mesures de protection.
La princesse Haya Bint al-Hussein arrive à la Haute Cour de justice de Londres, mardi 30 juillet.
© Alastair Grant / AP La princesse Haya Bint al-Hussein arrive à la Haute Cour de justice de Londres, mardi 30 juillet.
 

C’est le genre d’histoires de princesse que l’on ne raconte pas aux enfants. Depuis plus d’un mois, la princesse Haya de Jordanie a fui son émir de mari, le souverain de Dubaï Mohammed Ben Rached al-Maktoum, qui est également vice-président, premier ministre et ministre de la défense des Emirats arabes unis. Réfugiée à Londres avec ses deux enfants de 7 et 11 ans, ses valises et quelque 34,5 millions d’euros, la sixième épouse du richissime dirigeant émirati a demandé à la justice britannique des mesures de protection exceptionnelles, faisant craindre des tensions diplomatiques accrues.

Mardi 30 juillet, le juge aux affaires familiales de la Haute Cour de justice de Londres a écouté les demandes de cette femme de 45 ans, fille du défunt roi Hussein de Jordanie. Lors de cette audience, qui s’est tenue à huis clos et avec des restrictions quant à sa diffusion publique, relate le quotidien britannique The Guardian, Haya Bint al-Hussein a demandé à bénéficier d’une mesure de protection contre un mariage forcé qui pourrait concerner l’un des deux enfants du couple. La princesse a également demandé une mesure de protection contre des brutalités et réclamé la garde de ses enfants.

« Vivante ou morte, peu m’importe »

L’affaire aurait pu en rester à un contentieux conjugal comme il en existe des centaines de milliers dans le monde, s’il n’entachait le plus haut sommet des Emirats arabes unis et la réputation de Mohammed Ben Rached al-Maktoum, 70 ans. Ce dernier n’a pas caché sa haine à l’égard de celle qu’il a épousée en 2004, y compris sur Instagram, où il a publié un poème se concluant par : « Vivante ou morte, peu m’importe. Tu n’as plus ta place dans ma vie. Pars avec qui tu veux. » Une accusation tacite d’adultère qui pourrait servir à jeter le discrédit sur Haya Bint al-Hussein et dédouaner sa parole.

Dans ce dossier exceptionnel, tout fait en effet l’objet d’une homérique bataille de communication. Nulle surprise, donc, si la princesse Haya, qui a fait ses études dans la prestigieuse université d’Oxford, a choisi pour avocate Fiona Shackleton, connue pour avoir représenté le prince Charles, héritier du trône britannique, lors de son divorce avec la princesse Diana. Mohammed Ben Rached al-Maktoum est, lui, représenté par Helen Ward, qui avait représenté le réalisateur britannique Guy Ritchie lors de son divorce avec la chanteuse américaine Madonna.

Après deux jours d’auditions préliminaires, la Haute Cour de justice de Londres a annoncé la tenue d’un procès pour le 11 novembre. D’ici là, nul doute que les deux protagonistes continueront à fourbir leurs armes, notamment pour obtenir la garde des deux enfants, Jalia, 11 ans, et Zayed, 7 ans.

Troisième princesse en exil

Car Haya Bint al-Hussein a assurément le pouvoir de ternir un peu plus l’image du vice-président, premier ministre et ministre de la défense des Emirats arabes unis. Plusieurs militants des droits de l’homme qui œuvrent à Dubaï espèrent ainsi que la dirigeante en fuite profitera de l’occasion pour faire des révélations sur certaines affaires ayant déjà conduit deux femmes de la famille à s’enfuir.

A l’été 2000, Shamsa al-Maktoum, l’une des vingt-trois enfants de l’émir, avait profité d’un séjour en Angleterre pour tenter l’exil, du haut de ses 17 ans. Elle avait été rattrapée rapidement par des proches et renvoyée de force à Dubaï, où elle n’est pas reparue en public depuis.

Dix-huit ans plus tard, c’est sa sœur cadette, Latifa, qui avait à son tour tenté de s’échapper. La princesse, âgée de 32 ans, avait embarqué sur un yacht privé à destination de l’Inde, avant que le navire ne soit arraisonné par des militaires indiens qui l’avaient restituée à son pays malgré des accusations de mauvais traitements que lui aurait infligés son père.

Depuis, la jeune femme a, elle aussi, quasiment disparu des écrans radar. Régulièrement, on la dit objet de sévices et de rétention forcée. A Noël dernier, des photographies l’avaient toutefois montrée aux côtés de l’ancienne présidente irlandaise Mary Robinson, le regard légèrement fuyant. Une « opération photo totalement orchestrée », lors de laquelle la princesse Latifa était apparue « hébétée » et « sous sédatifs », selon Radha Stirling, la présidente de l’organisation Detained in Dubai, basée à Londres, qui tente d’aider juridiquement les victimes d’injustice aux Emirats.

« A la fois une victime et un témoin »

« Latifa aurait subi des abus indicibles de la part du cheikh Mohammed et n’avait pas d’autre choix que de s’échapper. Haya s’est apparemment retrouvée dans la même situation. Heureusement pour elle, elle a réussi à s’enfuir », avait déclaré Mme Stirling, début juillet, dans un communiqué. Elle avait estimé que la princesse Haya « est à la fois une victime et un témoin ». « Nous espérons donc qu’elle restera en sécurité et qu’elle coopérera avec les autorités internationales pour révéler les abus présumés perpétrés derrière les portes du palais royal de Dubaï », avait-elle ajouté.

De son côté, l’émir de Dubaï entend bien faire monter la pression sur son épouse. Comme le rappelle le quotidien israélien Haaretz, traduit par Courrier international, le dossier risque en effet de prendre un tour diplomatique et pourrait constituer une « bombe à retardement politique » entre les Emirats arabes unis et la Jordanie.

Haya est, en effet, la demi-sœur du souverain jordanien, le roi Abdallah II. Or ce dernier « sait que la moindre remarque déplacée pourrait causer préjudice aux 200 000 Jordaniens qui travaillent aux Emirats arabes unis, tarir l’aide financière qu’il reçoit du pays et bouleverser le fragile équilibre diplomatique entre la Jordanie et les Etats du Golfe », rappelle le quotidien israélien.

Quitte à abandonner à son sort d’exilée sa demi-sœur ? « Je me suis senti parmi les miens », a écrit la semaine passée sur Twitter le souverain jordanien à l’issue de sa visite à Abou Dhabi, le 28 juillet. Il a aussi précisé vouloir « maintenir des liens entre les deux pays et les deux peuples frères ».

Par Le Monde.fr

L’ex-convoyeur de fonds Toni Musulin arrêté à Londres

juin 27, 2019

 

L’ancien-convoyeur de fonds Toni Musulin a été arrêté cette semaine à Londres alors qu’il tentait de convertir une forte somme d’argent liquide dans un bureau de change, a rapporté ce jeudi une source policière française, confirmant une information du Progrès.

Condamné en 2010 à Lyon à cinq ans de prison ferme pour le vol de 11,6 millions d’euros en détournant le fourgon blindé qu’il conduisait, Toni Musulin était interrogé par Scotland Yard sur l’origine des fonds en espèces qu’il souhaitait changer, a précisé cette source. Selon le quotidien lyonnais, l’ancien convoyeur de 49 ans a changé une somme de 4000 livres sterling, puis a proposé de revenir le lendemain pour changer cette fois 75.000 livres, éveillant les soupçons du personnel du bureau.

Face aux enquêteurs anglais, Toni Musulin a affirmé que cet argent liquide provient de la vente d’une Ferrari, selon la source policière française. Mais son arrestation relance les interrogations sur la disparition d’une partie du butin du fourgon volé en novembre 2009 à Lyon. A l’époque, la police judiciaire avait rapidement retrouvé plus de 9 millions dans un garage souterrain loué par le convoyeur, mais celui-ci a toujours nié le vol des 2,5 millions manquants, alors que des emballages étaient retrouvés sur son parcours.

«Lupin du XXIe siècle»

Le matin du 5 novembre 2009, cet homme employé depuis 10 ans de la société de transports de fonds Loomis avait faussé compagnie à ses deux collègues et disparaissait avec son fourgon. Le véhicule était retrouvé trois heures plus tard à quelques centaines de mètres, entièrement vide. Le vol spectaculaire avait aussitôt enflammé les réseaux sociaux, où beaucoup saluaient «l’Arsène Lupin du XXIème siècle». Un peu trop vite, car deux jours plus tard, la police mettait la main sur l’essentiel du butin jeté en vrac au fond d’un box, loué par Toni Musulin à Lyon sous une fausse identité. Manquaient toutefois les 2,5 millions d’euros que Toni Musulin jure disparus, soit volés par un tiers, soit comptabilisés à tort.

En janvier 2011, l’affaire avait connu un rebondissement après la sortie du livre de la journaliste Alice Géraud-Arfi qui avait rencontré Musulin à la maison d’arrêt de Corbas. Selon elle, Musulin avait construit un faux mur dans le box où l’essentiel du butin a été retrouvé, l’arrivée inopinée de la police l’ayant empêché d’entreposer les billets dans cette cache. Après 11 jours d’une mystérieuse cavale, notamment en Italie, le convoyeur s’était rendu à la police monégasque.

Lors de ses deux procès, Musulin, se disant victime de brimades et d’humiliations, avait assuré que la rancoeur envers son employeur avait motivé son geste. Il est sorti de prison en février 2013. L’ancien agent de Loomis avait aussi été condamné pour tentative d’escroquerie, après la simulation d’un accident avec une Ferrari achetée aux enchères. La voiture aurait passé la frontière serbe, pays de ses origines familiales, à l’époque du vol du fourgon.

Par Lefigaro.fr avec AFP