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La fuite de la princesse Haya vers Londres fait craindre des tensions entre Dubaï et le Royaume-Uni

août 1, 2019

 

Haya de Jordanie, qui avait souhaité s’éloigner de son mari, le premier ministre des Emirats arabe unis, a demandé à la justice britannique des mesures de protection.
La princesse Haya Bint al-Hussein arrive à la Haute Cour de justice de Londres, mardi 30 juillet.
© Alastair Grant / AP La princesse Haya Bint al-Hussein arrive à la Haute Cour de justice de Londres, mardi 30 juillet.
 

C’est le genre d’histoires de princesse que l’on ne raconte pas aux enfants. Depuis plus d’un mois, la princesse Haya de Jordanie a fui son émir de mari, le souverain de Dubaï Mohammed Ben Rached al-Maktoum, qui est également vice-président, premier ministre et ministre de la défense des Emirats arabes unis. Réfugiée à Londres avec ses deux enfants de 7 et 11 ans, ses valises et quelque 34,5 millions d’euros, la sixième épouse du richissime dirigeant émirati a demandé à la justice britannique des mesures de protection exceptionnelles, faisant craindre des tensions diplomatiques accrues.

Mardi 30 juillet, le juge aux affaires familiales de la Haute Cour de justice de Londres a écouté les demandes de cette femme de 45 ans, fille du défunt roi Hussein de Jordanie. Lors de cette audience, qui s’est tenue à huis clos et avec des restrictions quant à sa diffusion publique, relate le quotidien britannique The Guardian, Haya Bint al-Hussein a demandé à bénéficier d’une mesure de protection contre un mariage forcé qui pourrait concerner l’un des deux enfants du couple. La princesse a également demandé une mesure de protection contre des brutalités et réclamé la garde de ses enfants.

« Vivante ou morte, peu m’importe »

L’affaire aurait pu en rester à un contentieux conjugal comme il en existe des centaines de milliers dans le monde, s’il n’entachait le plus haut sommet des Emirats arabes unis et la réputation de Mohammed Ben Rached al-Maktoum, 70 ans. Ce dernier n’a pas caché sa haine à l’égard de celle qu’il a épousée en 2004, y compris sur Instagram, où il a publié un poème se concluant par : « Vivante ou morte, peu m’importe. Tu n’as plus ta place dans ma vie. Pars avec qui tu veux. » Une accusation tacite d’adultère qui pourrait servir à jeter le discrédit sur Haya Bint al-Hussein et dédouaner sa parole.

Dans ce dossier exceptionnel, tout fait en effet l’objet d’une homérique bataille de communication. Nulle surprise, donc, si la princesse Haya, qui a fait ses études dans la prestigieuse université d’Oxford, a choisi pour avocate Fiona Shackleton, connue pour avoir représenté le prince Charles, héritier du trône britannique, lors de son divorce avec la princesse Diana. Mohammed Ben Rached al-Maktoum est, lui, représenté par Helen Ward, qui avait représenté le réalisateur britannique Guy Ritchie lors de son divorce avec la chanteuse américaine Madonna.

Après deux jours d’auditions préliminaires, la Haute Cour de justice de Londres a annoncé la tenue d’un procès pour le 11 novembre. D’ici là, nul doute que les deux protagonistes continueront à fourbir leurs armes, notamment pour obtenir la garde des deux enfants, Jalia, 11 ans, et Zayed, 7 ans.

Troisième princesse en exil

Car Haya Bint al-Hussein a assurément le pouvoir de ternir un peu plus l’image du vice-président, premier ministre et ministre de la défense des Emirats arabes unis. Plusieurs militants des droits de l’homme qui œuvrent à Dubaï espèrent ainsi que la dirigeante en fuite profitera de l’occasion pour faire des révélations sur certaines affaires ayant déjà conduit deux femmes de la famille à s’enfuir.

A l’été 2000, Shamsa al-Maktoum, l’une des vingt-trois enfants de l’émir, avait profité d’un séjour en Angleterre pour tenter l’exil, du haut de ses 17 ans. Elle avait été rattrapée rapidement par des proches et renvoyée de force à Dubaï, où elle n’est pas reparue en public depuis.

Dix-huit ans plus tard, c’est sa sœur cadette, Latifa, qui avait à son tour tenté de s’échapper. La princesse, âgée de 32 ans, avait embarqué sur un yacht privé à destination de l’Inde, avant que le navire ne soit arraisonné par des militaires indiens qui l’avaient restituée à son pays malgré des accusations de mauvais traitements que lui aurait infligés son père.

Depuis, la jeune femme a, elle aussi, quasiment disparu des écrans radar. Régulièrement, on la dit objet de sévices et de rétention forcée. A Noël dernier, des photographies l’avaient toutefois montrée aux côtés de l’ancienne présidente irlandaise Mary Robinson, le regard légèrement fuyant. Une « opération photo totalement orchestrée », lors de laquelle la princesse Latifa était apparue « hébétée » et « sous sédatifs », selon Radha Stirling, la présidente de l’organisation Detained in Dubai, basée à Londres, qui tente d’aider juridiquement les victimes d’injustice aux Emirats.

« A la fois une victime et un témoin »

« Latifa aurait subi des abus indicibles de la part du cheikh Mohammed et n’avait pas d’autre choix que de s’échapper. Haya s’est apparemment retrouvée dans la même situation. Heureusement pour elle, elle a réussi à s’enfuir », avait déclaré Mme Stirling, début juillet, dans un communiqué. Elle avait estimé que la princesse Haya « est à la fois une victime et un témoin ». « Nous espérons donc qu’elle restera en sécurité et qu’elle coopérera avec les autorités internationales pour révéler les abus présumés perpétrés derrière les portes du palais royal de Dubaï », avait-elle ajouté.

De son côté, l’émir de Dubaï entend bien faire monter la pression sur son épouse. Comme le rappelle le quotidien israélien Haaretz, traduit par Courrier international, le dossier risque en effet de prendre un tour diplomatique et pourrait constituer une « bombe à retardement politique » entre les Emirats arabes unis et la Jordanie.

Haya est, en effet, la demi-sœur du souverain jordanien, le roi Abdallah II. Or ce dernier « sait que la moindre remarque déplacée pourrait causer préjudice aux 200 000 Jordaniens qui travaillent aux Emirats arabes unis, tarir l’aide financière qu’il reçoit du pays et bouleverser le fragile équilibre diplomatique entre la Jordanie et les Etats du Golfe », rappelle le quotidien israélien.

Quitte à abandonner à son sort d’exilée sa demi-sœur ? « Je me suis senti parmi les miens », a écrit la semaine passée sur Twitter le souverain jordanien à l’issue de sa visite à Abou Dhabi, le 28 juillet. Il a aussi précisé vouloir « maintenir des liens entre les deux pays et les deux peuples frères ».

Par Le Monde.fr

L’ex-convoyeur de fonds Toni Musulin arrêté à Londres

juin 27, 2019

 

L’ancien-convoyeur de fonds Toni Musulin a été arrêté cette semaine à Londres alors qu’il tentait de convertir une forte somme d’argent liquide dans un bureau de change, a rapporté ce jeudi une source policière française, confirmant une information du Progrès.

Condamné en 2010 à Lyon à cinq ans de prison ferme pour le vol de 11,6 millions d’euros en détournant le fourgon blindé qu’il conduisait, Toni Musulin était interrogé par Scotland Yard sur l’origine des fonds en espèces qu’il souhaitait changer, a précisé cette source. Selon le quotidien lyonnais, l’ancien convoyeur de 49 ans a changé une somme de 4000 livres sterling, puis a proposé de revenir le lendemain pour changer cette fois 75.000 livres, éveillant les soupçons du personnel du bureau.

Face aux enquêteurs anglais, Toni Musulin a affirmé que cet argent liquide provient de la vente d’une Ferrari, selon la source policière française. Mais son arrestation relance les interrogations sur la disparition d’une partie du butin du fourgon volé en novembre 2009 à Lyon. A l’époque, la police judiciaire avait rapidement retrouvé plus de 9 millions dans un garage souterrain loué par le convoyeur, mais celui-ci a toujours nié le vol des 2,5 millions manquants, alors que des emballages étaient retrouvés sur son parcours.

«Lupin du XXIe siècle»

Le matin du 5 novembre 2009, cet homme employé depuis 10 ans de la société de transports de fonds Loomis avait faussé compagnie à ses deux collègues et disparaissait avec son fourgon. Le véhicule était retrouvé trois heures plus tard à quelques centaines de mètres, entièrement vide. Le vol spectaculaire avait aussitôt enflammé les réseaux sociaux, où beaucoup saluaient «l’Arsène Lupin du XXIème siècle». Un peu trop vite, car deux jours plus tard, la police mettait la main sur l’essentiel du butin jeté en vrac au fond d’un box, loué par Toni Musulin à Lyon sous une fausse identité. Manquaient toutefois les 2,5 millions d’euros que Toni Musulin jure disparus, soit volés par un tiers, soit comptabilisés à tort.

En janvier 2011, l’affaire avait connu un rebondissement après la sortie du livre de la journaliste Alice Géraud-Arfi qui avait rencontré Musulin à la maison d’arrêt de Corbas. Selon elle, Musulin avait construit un faux mur dans le box où l’essentiel du butin a été retrouvé, l’arrivée inopinée de la police l’ayant empêché d’entreposer les billets dans cette cache. Après 11 jours d’une mystérieuse cavale, notamment en Italie, le convoyeur s’était rendu à la police monégasque.

Lors de ses deux procès, Musulin, se disant victime de brimades et d’humiliations, avait assuré que la rancoeur envers son employeur avait motivé son geste. Il est sorti de prison en février 2013. L’ancien agent de Loomis avait aussi été condamné pour tentative d’escroquerie, après la simulation d’un accident avec une Ferrari achetée aux enchères. La voiture aurait passé la frontière serbe, pays de ses origines familiales, à l’époque du vol du fourgon.

Par Lefigaro.fr avec AFP

Une rue de Londres rebaptisée Khashoggi, un mois après son meurtre

novembre 2, 2018

Un panneau rebaptisant une rue de Londres « Khashoggi street », dans le quartier de Westminster, le 2 novembre 2018 / © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

Une rue de Londres longeant l’ambassade d’Arabie saoudite a été brièvement rebaptisée Khashoggi par Amnesty International, vendredi à 13H14, l’heure exacte où le journaliste saoudien est entré dans le consulat de son pays en Turquie avant d’y être tué il y a un mois.

« Cela fait un mois que Jamal a été tué », a expliqué à l’AFP Kristyan Benedict, un militant de l’ONG de défense des droits de l’Homme. « C’est une action rapide pour montrer notre solidarité avec les amis de Jamal et sa famille ».

Des militants d’Amnesty ont temporairement recouvert un panneau de stationnement de Curzon Street, dans le cœur de Londres, d’une plaque de rue similaire à une vraie mais portant l’inscription « Khashoggi Street » et le logo de l’organisation, une bougie entourée de barbelés.

Amnesty International a demandé que les Nations unies enquêtent sur le crime. « On ne peut pas faire confiance au régime saoudien pour enquêter lui-même », a estimé Kristyan Benedict.

« Il est fondamental que nous ne laissions pas ce scandale s’évanouir sans que justice ait été rendue », a commenté Kate Allen, directrice d’Amnesty International UK, dans un communiqué.

L’éditorialiste Jamal Khashoggi, critique du pouvoir saoudien et collaborateur du Washington Post, a été tué le 2 octobre dans le consulat saoudien d’Istanbul où il s’était rendu pour des démarches administratives en vue de son mariage avec une Turque.

Des activistes d’Amnesty International mettent en place un faux panneau « Khashoggi Street », dans le quartier de Westminster à Londres, le 2 novembre 2018 / © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

Sous la pression internationale, Ryad a fini par reconnaître, après plusieurs jours de dénégations, le meurtre du journaliste dans son consulat lors d’une opération « non autorisée », mais a avancé plusieurs versions contradictoires qui ont suscité le scepticisme et une vague de critiques internationales contre le puissant royaume pétrolier.

Plusieurs responsables et médias turcs ont directement incriminé le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dit MBS, dans ce meurtre.

Le corps du journaliste n’a pas été retrouvé. Un conseiller du président turc cité vendredi par le quotidien Hürriyet a affirmé qu’il avait été démembré pour pouvoir être « dissous » plus facilement.

Romandie.com avec(©AFP / (02 novembre 2018 17h15)

Khashoggi: Londres menace Ryad de « conséquences » si les accusations sont fondées

octobre 11, 2018

Londres – Le ministre des Affaires étrangères britannique a prévenu jeudi les autorités saoudiennes qu’elles s’exposeraient à de « graves conséquences » en cas de responsabilité dans la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

L’éditorialiste critique du pouvoir de Ryad et collaborateur du Washington Post n’a plus donné de signe de vie depuis son entrée le 2 octobre au consulat de son pays à Istanbul, où il s’était rendu pour obtenir un document en vue de son mariage avec une Turque.

Des responsables turcs ont affirmé samedi que, selon les premiers éléments de l’enquête, M. Khashoggi a été assassiné à l’intérieur du consulat.

« Si ces allégations sont vraies, il y aura de graves conséquences car notre amitié et nos partenariats sont fondés sur des valeurs communes », a déclaré Jeremy Hunt à l’AFP.

« Si les Saoudiens veulent parvenir à une conclusion satisfaisante (dans cette affaire), nous devons trouver M. Khashoggi. Ils disent que ces accusations ne sont pas vraies, alors où est M. Khashoggi? », a poursuivi le ministre.

Ankara affirme que Jamal Khashoggi n’est jamais ressorti du bâtiment, mais Ryad assure le contraire.

« Nous sommes extrêmement inquiets », a déclaré Jeremy Hunt, expliquant avoir transmis sa « vive préoccupation » à l’ambassadeur saoudien à Londres et au ministre des Affaires étrangères saoudien.

« Les gens qui se considèrent comme les amis de longue date de l’Arabie saoudite estiment qu’il s’agit d’un sujet très très grave », a-t-il déclaré, faisant notamment référence aux Etats-Unis qui ont demandé des explications à Ryad.

Le président américain a déclaré mercredi s’être entretenu « au plus haut niveau » avec les Saoudiens, et ce « plus d’une fois », au sujet du journaliste.

« Nous sommes très déçus de voir ce qui se passe. Nous n’aimons pas ça » et « nous voulons savoir ce qui se passe là-bas », a assuré Donald Trump.

Selon le Washington Post, les services de renseignement américains avaient connaissance d’un projet saoudien, impliquant le prince héritier Mohammed Ben Salmane, consistant à attirer le journaliste de 59 ans dans un piège pour l’arrêter.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a averti jeudi que son pays ne resterait pas silencieux au sujet de cette disparition.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 12h49)                                                        

A Londres, le début de la fin de l’argent liquide

septembre 5, 2018

La chanteuse de rue Charlotte Campbell utilise un lecteur de carte bancaire sans contact pour récolter des dons, au pied du London Eye (grande roue) à Londres le 1er septembre 2018 / © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

Pendant des siècles, les artistes et vendeurs de rue ont pu compter à Londres sur la menue monnaie amassée auprès des passants pour vivre. Mais avec la disparition progressive de l’usage de l’argent liquide dans la capitale britannique, la nécessité de s’adapter s’impose.

C’est ce qu’a rapidement compris la chanteuse Charlotte Campbell, l’une des premières à adopter un lecteur de carte bancaire sans contact pour faire rémunérer ses prestations à l’ombre du London Eye, surnom donné à la grande roue posée sur la rive sud de la Tamise.

« Les gens ont pris l’habitude de tout payer par carte », dit la jeune femme de 28 ans à l’AFP, une couronne de fleurs artificielles posée sur ses cheveux blonds. Or « si les gens n’ont plus de monnaie, l’art de rue risque de disparaître », ajoute-t-elle en cet après-midi de fin d’été.

Désormais, 5 à 10% de ses revenus ne proviennent plus de pièces de monnaie jetées dans sa housse de guitare mais de paiements effectués sur le petit lecteur portable de cartes, qu’elle a programmé pour débiter 2 livres (2,22 euros).

– A l’Eglise aussi –

Le lecteur de carte sans contact de la chanteuse britannique de rue Charlotte Campbell, à Londres le 1er septembre 2008 / © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

Les chiffres du gouvernement lui donnent raison. Selon un rapport du Trésor publié cette année, la part des paiements en liquide au Royaume-Uni est tombée de 62% en 2006 à 40% en 2016. Une proportion qui devrait chuter à 21% en 2026, pronostique le document. Le ministère encourage le mouvement en interdisant depuis janvier aux commerçants de faire payer des frais pour l’utilisation de cartes de paiement.

Autre signe que la disparition des pièces et billets de banque est en route dans la capitale britannique, un certain nombre d’adresses pour déjeuner dans la City, l’épicentre de la finance du pays, ne les acceptent plus.

Quant aux vendeurs du magazine The Big Issue, dont les recettes sont destinées à aider les personnes pauvres ou sans-abri, ils ont aussi adopté des lecteurs de cartes sans contact pour faire face à l’absence de monnaie des passants.

A l’église Christ Church East Greenwich, dans le sud-est de Londres, on utilise encore une corbeille pour la quête du dimanche, mais depuis l’an dernier, la révérende Margaret Cave a aussi déployé un lecteur sans contact.

Les dons affluent encore en pièces de monnaie pour les artistes de rue, mais aussi dorénavant par lecteur de carte sans contact. A Londres le 1er septembre 2018 / © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

« Les montants sont crédités de manière sûre sur votre compte bancaire, personne ne peut s’en emparer, donc c’est mieux que l’argent liquide de ce point de vue », estime-t-elle.

– « Guerre contre le cash » –

Le phénomène n’a cependant pas l’heur de plaire à tous.

« Une société sans liquide pose des problèmes de trois ordres », juge ainsi l’expert financier Brett Scott, auteur d’un guide sur la finance mondiale: « Celui de la surveillance – on sait ce que vous faites; celui de l’exclusion financière – vous pouvez être exclu du système; et la question de la cybersécurité », énumère-t-il.

A Londres, le début de la fin de l’argent liquide / © AFP / joe stenson, Kilian Fichou

Selon lui, banques, sociétés de service de paiement, gouvernement et entreprises de technologie financière sont engagés depuis deux décennies dans « une guerre froide contre le cash », essayant de convaincre le public que pièces et billets constituent un inconvénient.

« On peut envisager ça un peu comme une gentrification du paiement », estime l’analyste. « On essaie de pousser toute forme d’activité informelle ou non institutionnelle dans un enclos numérique que l’on peut surveiller et utilisable par de grandes institutions ».

Les sans-abri, les réfugiés et ceux qui ont du mal à obtenir l’ouverture d’un compte bancaire pourraient être exclus de cette nouvelle économie, met-il en garde.

L’histoire récente semble donner raison aux pourfendeurs d’une trop grande confiance placée dans les technologies de paiement par carte: au mois de juin, quelque 5,2 millions de transactions par carte Visa – dont 2,4 millions rien qu’au Royaume-Uni – avaient été bloquées pendant plusieurs heures, laissant commerçants et consommateurs bien dépourvus.

Romandie.com avec(©AFP / (05 septembre 2018 13h06)

Un ballon représentant le maire de Londres en bikini vole près du Parlement britannique

septembre 1, 2018

Des opposants au maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, ont fait voler samedi près du Parlement britannique un ballon géant le représentant en bikini, en réponse au « Bébé Trump » géant qui avait flotté au même endroit en juillet.

L’action a été initiée par Yanny Bruere, qui se revendique comme un « partisan de la liberté d’expression ».

Des opposants au président américain Donald Trump avaient déployé un ballon le caricaturant en bébé joufflu et colérique pendant sa visite officielle au Royaume-Uni, en juillet.

« Faisons un +bébé Khan+ et voyons si la LIBERTÉ D’EXPRESSION s’applique à tous », a écrit Yanny Bruere sur une page de crowdfunding (financement participatif), récoltant près de 60.000 livres sterling (67.000 euros) pour son projet.

Il y explique son désaccord avec la politique du maire de Londres et dénonce une hausse de la criminalité dans la capitale britannique.

Le maillot de bain fait référence à l’interdiction en 2016 d’une publicité pour des produits amincissants dans les transports londoniens. Jugée sexiste, la publicité représentait une mannequin au corps élancé et vêtue d’un bikini jaune demandant « Votre corps est-il prêt pour la plage? ».

La manifestation de samedi a été autorisée et le maire de Londres a déclaré à ITV London: « si les gens veulent passer leur samedi à me regarder en bikini jaune, ils ont tout à fait le droit de le faire -bien que je ne pense pas que le jaune soit ma couleur ».

Romandie.com avec(©AFP / (01 septembre 2018 13h26)                                                        

Attentat à la voiture-bélier à Londres: l’agresseur inculpé de tentative de meurtre

août 18, 2018

Londres – Le Britannique de 29 ans accusé d’avoir commis mardi un attentat à la voiture-bélier ayant fait trois blessés devant le parlement à Londres a été inculpé samedi de « tentative de meurtre », a annoncé la police.

Salih Khater, un homme d’origine soudanaise habitant à Birmingham (centre) et accusé d’avoir précipité son véhicule sur des cyclistes et des policiers, comparaîtra lundi devant le tribunal de Westminster, à Londres, a précisé la police.

« Cette inculpation intervient après un incident au cours duquel M. Khater a lancé sa voiture sur un groupe de passants immobiles à l’extérieur du parlement », a indiqué la police de Londres dans un communiqué.

« En raison de la méthodologie employée, de l’endroit choisi et du choix présumé de prendre pour cibles des civils et des policiers, la police traite cette affaire comme relevant du terrorisme », a-t-elle précisé.

Selon la BBC, Salih Khater est arrivé en 2010 comme réfugié au Royaume-Uni, après avoir séjourné en Libye. Il y a poursuivi des études en sciences à Birmingham et obtenu la nationalité britannique. Il aurait également obtenu un permis de l’Autorité de l’industrie de sécurité (SIA) et travaillé comme garde de sécurité à Nottingham (centre).

Cette attaque présente de nombreuses similitudes avec celle perpétrée en mars 2017 par Khalid Masood, un Britannique converti à l’islam, qui avait fait cinq morts et des dizaines de blessés. Khalid Masood avait percuté des passants avec son véhicule avant de poignarder mortellement un policier devant le parlement, un attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique.

Romandie.com avec(©AFP / 18 août 2018 21h12)                                                        

Manifestation de Sikhs à Londres pour l’indépendance du Pendjab

août 12, 2018

Des Sikhs manifestent à Londres pour réclamer un référendum sur l’indépendance du Pendjab, le 12 août 2018 / © AFP / DANIEL LEAL-OLIVAS

Des centaines de Sikhs ont manifesté dimanche après-midi à Londres pour réclamer un référendum sur l’indépendance du Pendjab à l’appel de Sikhs For Justice, un mouvement soutenu par la diaspora sikhe.

Cette manifestation appelée « Déclaration de Londres » s’inscrit dans le cadre d’une « campagne pacifique en faveur d’un référendum non contraignant sur la question du droit des Sikhs à l’autodétermination, garanti par la Charte des Nations Unies et la Convention internationale sur les droits civils et politiques », ont expliqué les organisateurs dans un communiqué.

Les indépendantistes sikhs militent pour un « Khalistan », ou « pays des purs ». Ils invoquent le fait que « les Sikhs sont le peuple autochtone du Pendjab », région frontalière du Pakistan et du Cachemire, disposent d' »une identité religieuse, culturelle et linguistique distincte, et qu’ils ont été réprimés par l’Etat indien ».

Les manifestants se sont rassemblés à Trafalgar square, parfois en famille, les hommes portant sur la tête des turbans orange ou bleu. Certains arboraient des T-shirts blancs sur lesquels étaient inscrits « Je soutiens le Khalistan. Notre peuple, notre terre, notre eau » et d’autres agitaient des drapeaux jaunes avec le mot Khalistan.

« Nous militons pour la liberté du Pendjab », a déclaré à l’AFP Jas Singh, un Londonien de 26 ans, dénonçant l’ « oppression indienne » envers les Sikhs. Avec l’indépendance, « nous pourrions être autosuffisants et décider de notre propre destin ».

Un peu à l’écart, quelques dizaines de contre-manifestants indiens tentaient de faire le maximum de bruit.

Des Sikhs manifestent à Londres pour réclamer un référendum sur l’indépendance du Pendjab, le 12 août 2018 / © AFP / DANIEL LEAL-OLIVAS

Les appels à organiser ce référendum en 2020 sont relayés par la diaspora sikhe à travers le monde, en particulier aux Etats-Unis, Canada et en Europe.

Le gouvernement indien a fait part aux autorités britanniques de sa préoccupation quant à l’activisme sikh. Interrogé par l’AFP, le ministère des Affaires étrangères britannique a confirmé avoir discuté du rassemblement avec la Haute Commission indienne mais un porte-parole du ministère a souligné l’attachement de Londres à la liberté d’expression et de manifestation.

« Les manifestations pacifiques sont une composante vitale d’une société démocratique », a dit ce porte-parole.

Vendredi, quelques centaines de manifestants hindous s’étaient rassemblés devant le haut commissariat britannique à Delhi pour exiger l’interdiction de la manifestation londonienne.

Romandie.com avec(©AFP / (12 août 2018 17h47)

« Stop Trump »: des dizaines de milliers de personnes défilent à Londres

juillet 13, 2018

Manifestants à Londres le 13 juillet 2018 contre la visite au Royaume-Uni du président américain Donald Trump. / © AFP / Tolga AKMEN

« #DumpTrump » (« Trump à la poubelle »): des dizaines de milliers de personnes ont défilé bruyamment vendredi contre la visite de Donald Trump au Royaume-Uni, un « carnaval de la résistance » contre le président américain jugé « misogyne, homophobe, xénophobe ».

« #DumpTrump », « Ceci est le carnaval de la résistance », « Même ma mère, qui aime pourtant tout le monde, ne peut pas t’encadrer », pouvait-on lire sur les pancartes et banderoles brandies par les participants.

« Non à Trump, non au KKK (Klu Klux Klan, ndlr), non à l’Amérique fasciste! », chantaient-ils en descendant sous un soleil resplendissant la grande artère commerciale d’Oxford Street pour se rendre à Trafalgar Square, en plein coeur de Londres.

Dans la foule, certains frappaient sur des casseroles ou des poêles, d’autres jouaient de la trompette ou brandissaient des ballons orange, couleur clairement destinée à moquer le teint du milliardaire américain.

La manifestation londonienne, divisée en deux marches, l’une de femmes, l’autre regroupant une coalition d’organisations, constitue le point d’orgue du mouvement de protestation contre la visite de Donald Trump au Royaume-Uni. Celle-ci avait été longtemps différée par crainte de la réaction des détracteurs du président américain, ulcérés à l’idée que leur pays lui déroule le tapis rouge.

Manifestants à Trafalgar Square à Londres le 13 juillet 2018 contre la visite au Royaume-Uni du président américain Donald Trump. / © AFP / Tolga AKMEN

« Donald Trump est misogyne, chauvin, homophobe, xénophobe et promeut le sectarisme », a déclaré Georgina Rose, 42 ans, participante de la « Marche des femmes ».

Grant White, 32 ans, portait lui une pancarte représentant une caricature de Trump en symbole de l’oiseau de Twitter, réseau social dont le président américain a fait un porte-voix, avec une croix gammée autour du bras.

« Je suis anti-Brexit, anti-Trump. Il y a une vague de fascisme dont nous devons nous débarrasser », a-t-il dit.

Passant devant le 10, Downing Street, la résidence de la Première ministre britannique, des manifestants ont sifflé et crié: « Honte (à Theresa May)! », qui avait été la première dirigeante étrangère à se rendre à Washington pour rencontrer M. Trump après son investiture, début 2017.

A Londres le 13 juillet 2018 devant le Parlement, des manifestants se préparent à défiler contre la visite au Royaume-Uni du président américain Donald Trump / © AFP / Niklas HALLEN

– « Immature », « raciste » –

Dawn, 49 ans, est elle venue avec sa fille de 11 ans, Sadie. « Trump est l’homme avec le plus grand ego aux commandes de la plus grande puissance mondiale. Il n’a pas la moindre idée de ce dont le monde a besoin », a estimé cette mère de famille. « Il n’accepte pas les gens qui ont une religion différente », a renchéri sa fille.

Une vingtaine d’artistes drag queen ont pris part au défilé, dont Joey « Bourgeoisie » Frenette, 27 ans, originaire de Washington et installé au Royaume-Uni depuis huit ans.

« Je pense qu’il incarne une représentation particulièrement négative de ce que l’Amérique doit donner au monde », a-t-il déclaré.

Les Londoniens manifestent contre la visite de Trump / © AFP / joe stenson

Plus insolite: dans la matinée, un ballon géant représentant un Trump en couche-culotte a flotté près du Parlement, une initiative qui a reçu le feu vert du maire de Londres, le travailliste Sadiq Khan, objet de nombreuses attaques verbales du président américain.

« En tant qu’Américain, je trouve ça génial. C’est une façon pacifique de protester », a commenté Brett Kirchner, 25 ans, originaire de Caroline du Nord, sur la côte est américaine.

Même si, comme il en a convenu, « il y aura aux États-Unis des gens qui sont très contrariés par cette protestation et qui pensent que c’est insultant ».

« Je pense que c’est hilarant », pense de son côté Paul Fonseca, 23 ans. « C’est une exacte représentation de sa politique qui est tellement immature ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 juillet 2018 17h49)

Grande-Bretagne: Uber devant la justice pour pouvoir continuer à travailler à Londres

juin 25, 2018

Londres – La société de réservation de voitures avec chauffeur Uber a assuré lundi avoir « changé » en matière de procédure de sécurité, défendant devant un tribunal son droit à continuer ses activités à Londres, une ville stratégique pour son activité.

L’autorité des Transports de Londres (TfL) avait décidé fin septembre de ne pas renouveler la licence de la compagnie américaine, lui reprochant en particulier son laxisme dans la dénonciation de crimes et des failles dans les contrôles des casiers judiciaires de ses conducteurs.

Uber avait fait appel de cette interdiction, ce qui lui a permis de poursuivre ses activités dans la capitale britannique, où elle dit compter 3,6 millions d’utilisateurs réguliers et 45.000 chauffeurs.

Lundi, lors du début du procès en appel devant le tribunal londonien de Westminster, l’avocat d’Uber, Thomas de La Mare, a déclaré qu’Uber avait « accepté » la décision prise en septembre par TfL, et assuré que celle-ci avait conduit la compagnie à opérer des « changements profonds ». Cité comme témoin, le directeur général d’Uber au Royaume-Uni, Tom Elvidge, a assuré que sa compagnie « travaille en étroite collaboration avec la police », sur les questions de sécurité.

Uber « a pris des mesures », a déclaré pour sa part l’avocat de TfL, Martin Chamberlain, mais l’autorité des Transports « a toujours des questions ». Il a plaidé pour que des « conditions strictes » s’appliquent à Uber si une licence devait lui être accordée.

S’interrogeant sur la portée des changements opérés par Uber, l’avocat a souligné que certaines des personnes aux commandes de la branche britannique de la compagnie au moment où sa licence n’avait pas été renouvelée étaient toujours en poste aujourd’hui.

Certes? a reconnu Tom Elvidge, mais « la culture (d’entreprise) a énormément changé ».

« Il y a eu une série d’évènements en 2017 qui ont forcé la compagnie à examiner de long en large la manière dont elle opère », a-t-il assuré, alors qu’en février, le groupe avait dévoilé des mesures visant à renforcer la sécurité de ses clients au Royaume-Uni.

Me Chamberlain s’en est également pris aux méthode de contrôle des chauffeurs Uber, soulignant que les examens oculaires de certains d’entre eux étaient effectués en ligne.

« C’était une mauvaise idée », a admis Tom Elvidge, assurant là encore que la compagnie avait engagé un travail de réforme.

La juge Emma Arbuthnot, qui doit déterminer si Uber est apte à continuer ses activités, a estimé qu’une licence accordée pour 18 mois serait « trop longue ».

Uber a subi plusieurs revers au Royaume-Uni ces derniers mois, avec la perte de la licence à York (nord-est de l’Angleterre) et à Brighton (sud), même si comme à Londres la compagnie continue à avoir des activités dans les deux villes en attendant un appel.

Le procès en appel doit durer trois jours et son issue devrait intéresser tout particulièrement les investisseurs au moment où le groupe se prépare à une entrée en Bourse en 2019.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juin 2018 16h25)