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Annulation du vol britannique de migrants vers le Rwanda : Londres et Kigali inflexibles

juin 15, 2022

Avec son projet controversé d’envoyer au Rwanda des demandeurs d’asile arrivés clandestinement au Royaume-Uni, Londres prétend freiner les traversées illégales de la Manche. Mais le premier vol n’a pas décollé.

Le Boeing 767 qui était censé emmener des migrants expulsés du Royaume-Uni vers le Rwanda, à la base militaire d’Amesbury, le 14 juin 2022. © AFP

C’est un revers majeur pour le pacte migratoire qui unit Londres à Kigali. Après l’annulation, en raison de recours judiciaires, du premier vol censé expulser mardi 14 juin des migrants du Royaume-Uni vers le Rwanda, le gouvernement rwandais a affirmé mercredi qu’il n’était « pas découragé » et qu’il restait « engagé » dans ce partenariat.

« Le Rwanda reste pleinement engagé à œuvrer pour que ce partenariat fonctionne, a déclaré la porte-parole du gouvernement, Yolande Makolo. La situation actuelle, dans laquelle des personnes effectuent des voyages dangereux, ne peut plus durer car elle cause des souffrances indicibles à tant de personnes. Le Rwanda se tient prêt à accueillir les migrants lorsqu’ils arriveront et à leur offrir sécurité et opportunités dans notre pays. »

Politique « immorale »

Ce premier vol, qui devait décoller du Royaume-Uni à destination du Rwanda mardi soir, a été annulé à la suite d’une décision de dernière minute de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

Avec son projet d’envoyer des demandeurs d’asile arrivés clandestinement au Royaume-Uni à plus de 6 000 km de Londres, le gouvernement entend freiner les traversées illégales de la Manche, qui ne cessent d’augmenter malgré ses promesses répétées de contrôler l’immigration depuis le Brexit.

Cette politique a été qualifiée d’« immorale » par les responsables de l’église anglicane et a suscité de fortes critiques de l’agence des Nations unies pour les réfugiés jusqu’au prince Charles, qui juge le projet « consternant », selon le Times.

« On ne nous découragera pas »

Face à ce revers cinglant, le gouvernement britannique s’est montré inflexible, envisageant même, selon le quotidien conservateur The Telegraph, de reconsidérer son adhésion à la Convention européenne des droits de l’homme. « On ne nous découragera pas de faire ce qu’il faut et de mettre en œuvre nos plans pour contrôler les frontières de notre pays », a déclaré la ministre de l’Intérieur, Priti Patel, ajoutant que l’équipe juridique du gouvernement « examine chaque décision prise sur ce vol ». « La préparation du prochain vol commence maintenant », a-t-elle ajouté.

En vertu de son accord avec Kigali, Londres financera dans un premier temps le dispositif à hauteur de quelque 140 millions d’euros. La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a déclaré qu’elle ne pouvait pas chiffrer le coût du vol charter – estimé à plus de 288 000 euros – mais a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un « bon rapport qualité-prix » pour réduire le coût à long terme de la migration irrégulière.

Par Jeune Afrique avec AFP

Le souverain de Dubaï condamné à payer une somme record à son ex-épouse

décembre 21, 2021
Le souverain de Dubai condamne a payer une somme record a son ex-epouse
Le souverain de Dubaï condamné à payer une somme record à son ex-épouse© AFP/Archives/Giuseppe CACACE

C’est une somme record pour la justice anglaise en matière de divorce: le souverain de Dubaï, Mohammed ben Rached al-Maktoum, a été condamné mardi à Londres à payer la somme de plus de 640 millions d’euros à son ex-épouse et à leurs enfants.

Ce jugement constitue le dernier épisode d’une série de batailles juridiques révélant enlèvements, fuite en bateau et piratages informatiques au sein de la famille de l’émir de la cité-Etat stratégique du Golfe.

Le dirigeant de 72 ans, chef du gouvernement des Emirats arabes unis, devra payer 251,5 millions de livres (environ 300 millions d’euros) à sa sixième épouse, la princesse Haya de Jordanie, 47 ans, qui s’était enfuie à Londres en 2019, emmenant leurs deux enfants.

Il devra aussi effectuer des paiements pour leurs enfants Al Jalila, 14 ans, et Zayed, neuf ans, qui pourraient atteindre au total 290 millions de livres (plus de 340 millions d’euros) pour couvrir la pension alimentaire et les frais liés à leur sécurité, selon un jugement du tribunal des affaires familiales.

Le montant total, qui comprend des dizaines de milliers de livres pour les vacances ou les frais liés à leurs animaux, pourrait varier en fonction de plusieurs facteurs, notamment si les enfants se réconcilient avec leur père.

Ces compensations financières record dépassent celles accordées en 2016 par un tribunal anglais à l’ex-épouse du milliardaire russe Farkhad Akhmedov, Tatiana Akhmedova (453 millions de livres, soit 531 millions d’euros, en 2016).

Un porte-parole de Mohammed ben Rached al-Maktoum a déclaré que ce dernier « a toujours veillé à ce que ses enfants soient à l’abri du besoin ». « Le tribunal a maintenant rendu sa décision sur l’aspect financier et il n’a pas l’intention de commenter davantage ».

Rendant sa décision, le juge Moor a estimé, que « compte tenu de leur statut et des menaces générales de terrorisme et d’enlèvement auxquelles ils sont confrontés dans de telles circonstances, (les enfants du souverains) sont particulièrement vulnérables et ont besoin d’une sécurité renforcée pour assurer leur sûreté dans ce pays ».

Il a ajouté que « la principale menace à laquelle ils sont confrontés vient du (souverain) lui-même, et non de sources extérieures. »

Enlèvements

La Haute Cour avait jugé en octobre que Mohammed ben Rached al-Maktoum, qui entretient de longue date des relations diplomatiques avec Elizabeth II et partage avec la reine son amour des chevaux, avait autorisé le piratage du téléphone de son épouse et de ceux de ses avocats britanniques.

Le juge avait souligné que le souverain avait « harcelé et intimidé la mère avant son départ pour l’Angleterre et depuis ».

En mars 2020, le tribunal des affaires familiales avait déterminé que le souverain avait « commandité et orchestré » l’enlèvement de deux de ses filles qu’il a eues d’une autre épouse, la princesse Shamsha en 2000 à Cambridge, et sa soeur Latifa. Cette dernière, qui avait tenté en vain de fuir Dubaï en bateau en 2018, se disait un temps être retenue en « otage » par son père. En juin dernier, elle s’est dite « libre de voyager » via son cabinet d’avocats.

Cadeaux

Cavalière de niveau olympique, la princesse Haya, demi-soeur du roi de Jordanie Abdallah II, était devenue en 2004 la sixième épouse du souverain émirati.

Le jugement rendu mardi a mis en lumière un train de vie fastueux. Jusqu’à leur départ de Dubaï, Mohammed ben Rached al-Maktoum payait à son ex-femme et leurs enfants plus de 100 millions de livres par an (117 millions d’euros).

Cette dernière, qui vit dans le quartier cossu de Kensington à Londres, et dispose d’une propriété en périphérie de la capitale, a soumis à la cour des justificatifs montrant des dépenses annuelles de 14 millions de livres, comprenant l’achat de cinq voitures l’an dernier. Elles les a financées en vendant des bijoux ou des chevaux.

Selon le jugement, elle avait payé pendant son mariage plusieurs millions de livres pour soudoyer son service de sécurité et acheter leur silence sur une aventure avec un agent de protection.

La défense de son ex-mari lui a également reproché l’achat de trois voitures comme cadeau pour son jeune fils, ce à quoi elle a répliqué qu’il était « habitué » à de telles largesses.

Avec Le Point avec AFP

Confrontée à l’arrivé massive de migrants illégaux, Londres menace de les refouler en mer

septembre 9, 2021

 

Le gouvernement britannique, exaspéré par des arrivées record de migrants illégaux sur les plages de la Manche, menace de refouler les bateaux en mer, selon la presse britannique, si la France n’intensifie pas ses efforts pour neutraliser les réseaux de passeurs qui opèrent à partir de ses côtes.

Le 6 septembre 2020, neuf migrants dérivent dans la Manche après une panne de leur moteur hors-bord à Douvres, en Angleterre.

© Christopher Furlong/Getty Images Le 6 septembre 2020, neuf migrants dérivent dans la Manche après une panne de leur moteur hors-bord à Douvres, en Angleterre.

Selon les journaux britanniques, la police des frontières aurait déjà reçu l’ordre de s’entraîner en vue d’intercepter et de retourner en France les bateaux chargés de migrants illégaux qui tentent chaque jour de traverser la Manche.

D’après le Times, la ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel, a même demandé que soit réécrite l’interprétation par le Royaume-Uni du droit maritime international afin d’autoriser la Border Force à refouler ces bateaux, ce qui est contraire au droit maritime, proteste Paris.

Cette stratégie, qui a reçu l’assentiment du premier ministre Boris Johnson, ne serait utilisée que dans des circonstances très limitées» pour les plus gros bateaux et quand la situation est jugée sûre, rapporte pour sa part The Telegraph.

Le gouvernement britannique de Boris Johnson, qui a fait du durcissement de la lutte contre l’immigration une priorité depuis le Brexit, est confronté depuis des mois à une augmentation marquée du nombre de migrants illégaux qui échouent sur les plages du pays en provenance de la France.

En dépit des efforts concertés de Londres et de Paris pour endiguer ce flot migratoire illégal, plus de 14 000 migrants ont débarqué sur les côtés du sud de la Grande-Bretagne depuis le début de l’année. C’est près du double des arrivées de l’an dernier (8000), souligne l’agence de presse britannique PA.

Du chantage», selon Paris

Ces migrants tentant de traverser la Manche dans un canot gonflable ont été interceptés par une embarcation de l'association française Les Sauveteurs en mer le 4 août 2018, au nord de Calais.

© Pigiste/Getty Images Ces migrants tentant de traverser la Manche dans un canot gonflable ont été interceptés par une embarcation de l’association française Les Sauveteurs en mer le 4 août 2018, au nord de Calais.

Décidée à obtenir des résultats », la ministre Patel a menacé en début de semaine, selon la presse britannique, de ne pas verser plus de 60 millions d’euros promis par son gouvernement pour financer le renforcement de la présence des forces de l’ordre françaises sur les côtes.

À Paris, on dénonce ce chantage». La France n’acceptera aucune pratique contraire au droit de la mer ni aucun chantage financier», a réagi sur Twitter le ministre de l’Intérieur français, Gérald Darmanin.

Pour Paris, refouler ces embarcations est contraire au droit maritime international et dangereux pour les passagers de ses embarcations de fortune qui bravent une mer froide et capricieuse, parfois violente, pour tenter de gagner le sol britannique à partir des côtes françaises.

La Manche, qui sépare la France de la Grande-Bretagne, fait 41 kilomètres de largeur à son point le plus rapproché entre les deux côtes et jusqu’à 176 kilomètres dans sa partie la plus large.

Les passeurs raffinent leurs méthodes

Un migrant près de la clôture de 4 mètres à Calais, en France, payée par les Britanniques et érigée pour diminuer les tentatives d'intrusions massives de migrants.

© Pascal Rossignol/Reuters Un migrant près de la clôture de 4 mètres à Calais, en France, payée par les Britanniques et érigée pour diminuer les tentatives d’intrusions massives de migrants.

Selon Paris, l’augmentation du nombre de migrants qui gagnent les côtes anglaises n’est pas due au manque de vigilance des autorités françaises, mais surtout au recours à des bateaux de plus grande capacité par les passeurs. Les bateaux utilisés aujourd’hui peuvent accueillir une soixantaine de personnes contre une quinzaine environ auparavant, souligne Paris.

Les passeurs ont aussi recours à des bateaux appâts » qui servent à attirer et saturer les forces frontalières françaises de façon à laisser le champ libre aux bateaux chargés de migrants. La circulation maritime très dense sur ce bras de mer complique également le travail des autorités frontalières.

En août, il y a eu jusqu’à 828 traversées en une seule journée, un record, affirme Londres.

À la mi-août, le naufrage d’une embarcation a provoqué la mort d’un migrant érythréen. L’an dernier, quatre membres d’une famille kurde iranienne étaient morts et leur enfant d’un an avait disparu avant d’être retrouvé, selon des médias britanniques, plusieurs mois plus tard sur les côtes norvégiennes.

Cette arrivée importante de migrants illégaux ne passe pas non plus inaperçue sur les plages britanniques où la population voit défiler chaque jour des dizaines de personnes courir à toutes jambes après avoir débarqué de canots pneumatiques sur les plages.

C’est un peu intimidant», avoue Alan Purchase, un antiquaire de 66 ans qui habite près des plages de galets de Dungeness, à une quarantaine de kilomètres de Douvres.

Avec le Brexit, on était censé avoir des frontières plus dures : c’est ce pour quoi la plupart des gens ont voté», rappelle Alan Purchase qui estime que son pays est une bonne poire» en matière d’immigration.

Ça empire, constate pour sa part Matt Briffit, un ouvrier du bâtiment de 27 ans. J’ai vu ça plusieurs fois récemment : des bateaux sur la plage, des gens prenant la fuite.»

Je pense que le gouvernement devrait faire quelque chose, mais ils ne font rien» pour empêcher les arrivées, juge-t-il, prônant la manière forte et le recours à l’armée s’il le faut.

À Londres, le premier ministre Boris Johnson a assuré mercredi que son gouvernement mettait tout en œuvre pour arrêter les traversées, ayant fait de la lutte contre l’immigration illégale une priorité depuis le Brexit

Avec CBC/Radio-Canada

Empoisonnement de Navalny: Londres et Washington sanctionnent des hauts responsables russes

août 20, 2021
Empoisonnement de Navalny: Londres et Washington sanctionnent des hauts responsables russes
Empoisonnement de Navalny: Londres et Washington sanctionnent des hauts responsables russes© Instagram account @navalny/AFP/Archives/Handout

Londres et Washington ont annoncé vendredi de nouvelles sanctions contre des hauts responsables des services de sécurité russes pour leur rôle présumé dans l’empoisonnement de l’opposant au Kremlin Alexeï Navalny, survenu il y a exactement un an à bord d’un avion en Sibérie.

Le ministère britannique des Affaires étrangères a ciblé sept personnes, identifiées comme étant membres des services de sécurité russes (FSB). Ces individus sont frappés par des interdictions de voyager et par le gel de leurs avoirs, des mesures « prises aux côtés de nos alliés américains », a-t-il précisé dans un communiqué.

Le Trésor américain a, lui, indiqué dans un communiqué distinct que neuf hauts responsables et deux laboratoires scientifiques étaient visées au total par cette troisième vague de sanctions américaines.

Le département d’État américain a désigné « deux laboratoires scientifiques du ministère russe de la Défense qui se sont engagés dans des activités visant à développer les capacités d’armes chimiques de la Russie« , a expliqué le Trésor.

Parallèlement, le secrétaire d’Etat américain a annoncé son intention de bloquer la propriété de deux navires russes et sanctionner deux autres ressortissants russes impliqués dans le projet de gazoduc Nord Stream 2.

« Avec l’action d’aujourd’hui, l’administration a désormais sanctionné 7 personnes et identifié 16 de leurs navires comme des biens bloqués », détaille-t-il.

M. Blinken rappelle l’opposition de principe des Etats-Unis au gazoduc Nord Stream 2.

Les gouvernements américain et allemand avaient annoncé le 21 juillet un accord pour clore leur dispute au sujet du gazoduc controversé. Le projet peut se poursuivre mais il n’empêche pas d’éventuelles sanctions contre la Russie si Moscou utilise ce projet pour « commettre des actes agressifs à l’égard de l’Ukraine« .

Les Etats-Unis déplorent que Nord Stream passe par la mer Baltique, mais pas par l’Ukraine, menaçant de priver ce pays d’une partie des revenus perçus sur le transit, mais aussi d’un moyen de pression sur Moscou.

Les sanctions annoncées vendredi par le Royaume-Uni dans l’affaire Navalny sont les secondes après celles annoncées en octobre 2020 contre six responsables, dont le patron du FSB Alexandre Bortnikov et l’un des responsables de l’administration présidentielle Sergueï Kirienko, en lien avec cet empoisonnement.

Les individus sanctionnés cette fois-ci « sont directement responsables de la préparation ou de l’exécution de l’attaque contre M. Navalny à Tomsk le 20 août 2020 ».

Parmi eux, trois agents présumés du FSB, Alexeï Alexandrov, Vladimir Panyaev et Ivan Vladimirovich Ossipov qui, selon Londres, étaient présents à Tomsk au moment de l’empoisonnement de Navalny. Quatre membres de haut rang du FSB dont un général et un colonel sont aussi visés.

Empoisonné par un agent neurotoxique du groupe Novitchok, une substance conçue par des spécialistes soviétiques à des fins militaires, Alexeï Navalny avait été deux jours dans le coma dans un hôpital sibérien avant d’être transféré à Berlin pour y être soigné.

L’opposant de 45 ans est emprisonné en Russie, où il est revenu en janvier 2021.

Dans une déclaration conjointe, Londres et Washington « appellent la Russie à se conformer pleinement à la Convention sur les armes chimiques (CAC), y compris à ses obligations de déclarer et de démanteler son programme d’armes chimiques. »

Les deux alliés « regrettent que les autorités russes n’aient pas mené d’enquête et n’aient pas expliqué de manière crédible l’utilisation d’une arme chimique contre M. Navalny sur le territoire russe ».

Par Le Point avec AFP

Angleterre: Pluies torrentielles et chaussées inondées à Londres

juillet 25, 2021
Pluies torrentielles et chaussees inondees a Londres
Pluies torrentielles et chaussées inondées à Londres© AFP/JUSTIN TALLIS

Des pluies torrentielles orageuses sur le sud-est de l’Angleterre ont entraîné dimanche en fin de journée des inondations jusque dans les rues de Londres.

Dans le sud de la capitale britannique, près de la station de Queens Town Road station, la police a bloqué la circulation sur une rue devenue impraticable, la chaussée étant inondée, particulièrement sous des ponts ferroviaires, a constaté une journaliste de l’AFP.

En pleine rue étaient bloqués trois bus à impériale rouge, dont un des chauffeurs a raconté à l’AFP que l’eau avait atteint le plancher de son véhicule. « C’est mouillé partout ! », a rapporté l’homme qui ne s’est présenté que par son prénom, Eric.

Les pompiers de Londres ont indiqué sur Twitter avoir reçu environ 300 appels signalant des inondations dans le sud-ouest de la capitale.

Le service britannique de météorologie Met Office a déclenché une alerte orange pour les orages à Londres et ses environs jusqu’à 19H00 locales (18H00 GMT), mais orages et pluies torrentielles sont attendus jusqu’à lundi dans le sud du pays. Certains endroits du Sud risquent même de voir s’abattre 100mm de pluie en quelques heures dimanche soir.

Par Le Point avec AFP

Pandémie: les taxis londoniens broient du noir

juin 6, 2021

« La pandémie a fait des ravages », confesse Barry Ivens, qui comme ses collègues chauffeurs des emblématiques taxis noirs londoniens a beaucoup souffert financièrement et psychologiques de l’année écoulée.

Le chauffeur Barry Ivens devant son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

© Niklas HALLE’N Le chauffeur Barry Ivens devant son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

Le chauffeur de 53 ans, qui parcourt les rues londoniennes depuis un quart de siècle, explique n’avoir jamais rien vécu de comparable. Avec les trois confinements qui ont frappé le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d’Europe par la pandémie avec près de 128.000 morts, les clients se sont faits extrêmement rares, explique-t-il en recherchant une course.

Le chauffeur Barry Ivens dans son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

© Niklas HALLE’N Le chauffeur Barry Ivens dans son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

L’homme a puisé dans tous les moyens possibles – demandant les aides du gouvernement, mettant sur pause les remboursements de ses prêts – pour s’en sortir financièrement. Mais la crise sanitaire a aussi durement affecté son moral. 

Lui qui fait partie d’un collectif de taxis proposant des visites de la capitale souffre du manque de contact social qu’il aimait tant dans son travail. « J’étais presque comme un guide de Londres, ça me manque tout le temps », soupire Barry Ivens.

 Le chauffeur Barry Ivens dans son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

© Niklas HALLE’N Le chauffeur Barry Ivens dans son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

« J’essaye de me concentrer sur le fait que je suis toujours là, que ma famille va bien et que je peux conduire mon taxi », essaye-t-il de relativiser, dressant un parallèle avec « l’attitude de (sa) grand-mère pendant la guerre ». 

– « Plein d’espoir » –

Alors que le Royaume-Uni sort progressivement de son dernier confinement, les clients reviennent peu à peu, donnant à des milliers de « cabs » londoniens l’espoir que le pire est derrière eux. 

Barry Ivens estime avoir récupéré deux tiers de ses courses, mais c’est à peine suffisant pour survivre. Le tiers restant constituait en effet sa « marge de profit », explique-t-il: « C’est ce tiers-là qui payait pour ma vie ». 

Le secteur est « plein d’espoir » et commence à voir « les premiers signes de relance », nuance Steve McNamara, de l’Association des Conducteurs de Taxis (LTDA). 

Mais il souligne que les chauffeurs ont malheureusement dû consommer toute leur épargne pour survivre à l’année écoulée.  « Toute marge de manœuvre a disparu », soupire-t-il.

Les dernières statistiques officielles montrent le lourd tribut que le secteur a payé à la pandémie: le nombre de licences officielles a diminué de 5.000 en un an, pour tomber à environ 13.700. 

« De nombreux chauffeurs ont mis leur véhicule à la casse, d’autres l’ont vendu ou ont rendu leur licence », explique M. McNamara, évoquant de « terribles histoires » de « véhicules saisis et d’huissiers qui frappent aux portes ».

C’est pourquoi M. McNamara craint une « pénurie massive de taxis, quand les choses commenceront véritablement à reprendre ». D’autres, au contraire, s’inquiètent que le télétravail se pérennise, leur confisquant une partie de leur clientèle. 

Les travailleurs « reviennent au compte-gouttes », observe Paul, 59 ans et 20 ans de métier. « Mais ce qui nous inquiète, c’est que les gens ne reviendront travailler que deux ou trois jours » par semaine.

– « Londres à cœur » –

Autre manque à gagner pour les taxis: les touristes étrangers, actuellement peu nombreux à se rendre au Royaume-Uni en raison de la quarantaine obligatoire en arrivant depuis la plupart des pays. 

Pour M. McNamara, le retour des touristes fera en effet « une énorme différence », même si en attendant « les choses continuent de s’améliorer ». 

Mais après des années difficiles face à la concurrence d’applications de chauffeurs moins chers, certains craignent que le futur des taxis londoniens ait été définitivement compromis par la pandémie malgré les efforts nécessaires. 

Les chauffeurs de ces emblématiques taxis bombés – conçus à l’origine pour accueillir des passagers dotés de chapeaux haut-de-forme – ont en effet dû passer un examen diaboliquement difficile. Testant leur mémoire des rues et itinéraires, il dote la capitale de conducteurs particulièrement qualifiés, mais nécessite des années d’études et pas mal d’argent. 

« Il faut faire perdurer ces professions -c’est là-dessus que Londres s’est construite », plaide M. Ivens.

Avec FAP par jj-cdu/gmo/uh

Coup d’État: Londres convoque l’ambassadeur de Birmanie

février 1, 2021

Des manifestants birmans se sont réunis à Katmandou ce lundi pour protester contre l’arrestation d’Aung San Suu Kyi, la dirigeante démocratiquement élue du pays. 

Londres a convoqué ce lundi l’ambassadeur birman au Royaume-Uni pour condamner le «coup d’État» et appeler à la «libération immédiate» de la cheffe de facto du gouvernement civil Aung San Suu Kyi et des civils arrêtés «illégalement», a annoncé la diplomatie britannique.

L’ambassadeur birman Kyaw Zwar Minn a été convoqué au ministère des Affaires étrangères et le secrétaire d’État britannique chargé de l’Asie, Nigel Adams, a «condamné le coup d’État militaire et l’emprisonnement illégal de civils, dont Aung San Suu Kyi», selon un porte-parole du ministère. Le secrétaire d’État a demandé des «assurances quant à la sécurité de tous ceux qui sont détenus et a appelé leur libération immédiate.

Birmanie : Biden appelle l’armée à rendre le pouvoir «immédiatement»

Le président américain Joe Biden a appelé lundi 1er février l’armée birmane, qui a mené un coup d’État et arrêté Aung San Suu Kyi, à rendre «immédiatement» le pouvoir, menaçant d’imposer des sanctions contre le pays.

«La communauté internationale doit parler d’une seule voix pour exiger de l’armée birmane qu’elle rende immédiatement le pouvoir», a indiqué Biden dans un communiqué. Le locataire de la Maison Blanche annonce par ailleurs un examen «immédiat» des sanctions qui ont été levées au cours de la décennie écoulée, menaçant de les remettre en place.

Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion d’urgence mardi matin sur la situation en Birmanie, indique un programme de travail de l’actuelle présidence britannique de cette instance, approuvé lundi 1er février par ses membres.

Cette réunion, par vidéoconférence, se tiendra à huis clos, précise le programme.

Par Le Figaro avec AFP

L’UE déplore le refus «inamical» de Londres de reconnaître son ambassadeur

janvier 25, 2021

«C’est le premier signal adressé par le Royaume-Uni depuis son départ et il augure assez mal de la suite des événements», dit le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell.

L’Union européenne déplore le refus «inamical» du Royaume-Uni d’accorder le statut diplomatique à sa représentation à Londres et espère résoudre ce différend de «manière satisfaisante», a déclaré lundi 25 janvier le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell.

Le sujet a été discuté au cours d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE à Bruxelles et «l’unité a prévalu pour considérer que ce geste n’est pas des plus amicaux», a commenté Josep Borrell. «C’est le premier signal adressé par le Royaume-Uni depuis son départ de l’UE et il augure assez mal de la suite des événements», a averti le responsable espagnol. «Nous avons 143 représentations de l’UE a travers le monde et toutes ont le statut diplomatique conformément à la Convention de Vienne qui permet la réciprocité. C’est la norme», a-t-il affirmé. «Le Royaume-Uni serait le seul pays au monde à ne pas accepter de reconnaître à la représentation de l’UE le statut diplomatique auquel elle a droit», a-t-il souligné, ajoutant avoir «bon espoir de résoudre ce différend de manière satisfaisante pour les deux parties».

Le Royaume-Uni a de son côté annoncé jeudi la nomination de Lindsay Croisdale-Appleby comme représentant du pays auprès de l’UE. Des négociations sont en cours pour déterminer si l’ambassadeur de l’UE à Londres Joao Vale de Almeida et son équipe doivent bénéficier d’une immunité diplomatique complète en vertu de la Convention de Vienne, au même titre que les diplomates d’un État souverain, comme le soutient Bruxelles, ou de l’immunité conférée aux organisations internationales, une position privilégiée par Londres.

Le Royaume-Uni est sorti de l’Union européenne le 31 janvier 2020, et à l’issue d’une période de transition de onze mois s’est affranchi de toutes les règles européennes en quittant le 31 décembre le marché unique et l’union douanière.

Par Le Figaro avec AFP

Un homme poignardé dans une mosquée à Londres, un suspect arrêté

février 20, 2020

La victime est un septuagénaire. Son pronostic vital n’est pas engagé. L’homme arrêté est soupçonné de tentative de meurtre, selon la police.

La mosquée de Regent's Park.
La mosquée de Regent’s Park. ISABEL INFANTES / AFP

Un homme a été arrêté après une attaque jeudi à l’arme blanche dans la Mosquée centrale de Londres qui a fait un blessé, a annoncé la police, pour laquelle il ne s’agit pas d’un acte de «nature terroriste». «Un homme de 29 ans, dont on pense qu’il assistait à la prière, a été arrêté à la mosquée, soupçonné de tentative de meurtre», a déclaré Scotland Yard. «L’incident n’est pas considéré à ce stade comme étant de nature terroriste», a-t-on ajouté de même source.

Un septuagénaire a été blessé dans cette attaque survenue près de Regent’s Park, dans le centre de la capitale britannique. La victime a été hospitalisée et ses jours ne sont pas en danger, a précisé la police. Il s’agit du muezzin, l’homme chargé d’appeler à la prière, qui a été attaqué pendant la prière d’Asr, vers 15H00 heures locale et GMT, a fait savoir la Mosquée centrale de Londres dans un communiqué posté son site internet. «L’assaillant a été appréhendé par les fidèles jusqu’à ce que la police arrive et l’arrête», a ajouté la mosquée.

«Je suis profondément attristé», a réagi sur Twitter le premier ministre conservateur Boris Johnson. «C’est vraiment horrible que cela puisse se produire, surtout dans un lieu de culte. Mes pensées vont à la victime et à toutes les personnes touchées».

«Choqués»

Des photos et des vidéos montrant un jeune homme qui porte un pull à capuche rouge, pieds nus, maintenu à terre par des policiers, ont circulé sur les réseaux sociaux. Un témoin de l’attaque a déclaré que le suspect avait été un habitué de la mosquée et qu’il avait été vu au moins six mois auparavant. «Nous avons été choqués, nous ne savions pas ce qui était en train de se passer, on a vu le type au sol, du sang sur son épaule et le couteau au sol», a dit ce témoin, Abi Watik, 59 ans, cité par l’agence de presse britannique PA.

Il a raconté que la victime avait été blessée à l’épaule juste après le début des prières. Le suspect était «derrière lui, puis il l’a poignardé», a-t-il poursuivi, soulignant que le suspect était resté «silencieux tout le temps» de l’attaque. Il y a eu «un coup de couteau, une frappe, au niveau du cou», a déclaré à des journalistes devant la mosquée Mustafa Fiel, le directeur du Faith Forums de Londres, une association interreligieuse.

Le maire de la capitale, Sadiq Khan, qui est musulman, s’est dit «profondément préoccupé» par l’incident. «Chaque Londonien a le droit de se sentir en sécurité dans son lieu de culte et je veux rassurer les communautés de Londres que les actes de violence dans notre ville ne seront pas tolérés», a-t-il écrit sur Twitter.

Par Le Figaro avec AFP

Brexit: Londres refusera que l’UE lui impose ses règles

février 17, 2020
Le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost.
Le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost. Reuters

Le gouvernement britannique n’acceptera pas que l’Union européenne lui impose certaines règles en matière d’environnement, de droit du travail ou d’aides d’Etat dans sa future relation avec le continent, a prévenu lundi le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost.

«Il est essentiel pour nous de pouvoir établir des lois qui nous conviennent, de revendiquer le droit que possède tout autre pays non membre de l’UE dans le monde», a-t-il affirmé lors d’une intervention à l’université libre de Bruxelles (ULB). «Il ne s’agit pas d’une simple position de négociation qui pourrait changer sous la pression. C’est l’objectif même de l’ensemble du projet», a insisté le négociateur du Royaume-Uni, qui est entré depuis son départ de l’UE le 31 décembre dans une période de transition jusqu’à la fin de l’année.

«Relation d’égal à égal»

Le discours très attendu de David Frost a lieu au moment où les États membres de l’UE élaborent un mandat pour leur propre négociateur, Michel Barnier, fixant leurs objectifs et leurs lignes rouges dans la négociation. Les Européens souhaitent que le Royaume-Uni s’engagent dans la future relation à respecter les mêmes règles que l’UE, voire à s’y adapter «au fil du temps» dans plusieurs domaines (environnement, concurrence, fiscalité, droit du travail…) afin d’éviter les distorsions de concurrence, en échange d’un accès privilégié au marché européen.

Ces garanties semblent indispensables aux Européens étant donné la proximité géographique et économique du Royaume-Uni. L’UE aimerait également que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) garde le dernier mot pour interpréter le droit de l’Union, en cas de différend entre Londres et Bruxelles. «Penser que nous pourrions accepter une supervision de l’UE sur des questions dites d’égalité des conditions de concurrence («level playing field», ndlr), c’est ne pas comprendre l’intérêt de ce que nous faisons», a commenté David Frost. «Comment réagiriez-vous si le Royaume-Uni exigeait que, pour se protéger, l’UE s’harmonise de manière dynamique avec nos lois nationales décidées à Westminster et les décisions de nos propres régulateurs et tribunaux ?», a-t-il interrogé.

Le négociateur du Royaume-Uni a rappelé que Londres espérait conclure un accord de libre-échange du même type que ceux récemment négociés par l’UE avec le Canada ou le Japon. «Pour fait court, tout ce que nous voulons c’est ce dont bénéficient les autres pays indépendants», a-t-il résumé. «S’il est donc vrai, comme nous l’ont dit nos amis de la Commission et des 27, que l’UE souhaite une relation durable et viable (…), la seule façon de progresser est de s’appuyer sur cette approche d’une relation d’égal à égal», a-t-il conclu. Les négociations entre Londres et Bruxelles devraient commencer début mars et s’achever d’ici la fin de l’année.

Par Le Figaro avec AFP