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L’ambassadeur de Côte d’Ivoire à l’ONU limogé pour une sortie peu diplomatique sur le Maroc

mars 13, 2015

Youssou Bamba avec Ban Ki-moon lors de son accréditation à l'ONU, en décembre 2010 à New-York.
Youssou Bamba avec Ban Ki-moon lors de son accréditation à l’ONU, en décembre 2010 à New-York. © Reuters/UN

Ayant qualifié le Sahara de « dernier territoire non autonome d’Afrique », en contradiction avec la ligne diplomatique de son pays, l’ambassadeur ivoirien aux Nations-unies a été démis de ses fonctions.

L’ambassadeur de la Côte d’Ivoire aux Nations unies, Youssouf Bamba, a été démis de ses fonctions suite à une prise de parole publique sur le dossier du Sahara qui contredit la ligne diplomatique adoptée par son pays, a annoncé RFI, jeudi 12 mars.

Dans son numéro 2825 (du 1er au 7 mars), Jeune Afrique avait fait état d’un incident diplomatique entre Abidjan et Rabat suite à une déclaration de l’ambassadeur ivoirien, en octobre dernier à l’ONU, où il a qualifié le Sahara de « dernier territoire non autonome d’Afrique » (et non de « dernière colonie d’Afrique » comme nous l’avons rapporté).

« Comité spécial de la décolonisation »

L’expression « dernier territoire non-autonome », selon la dénomination officielle de l’ONU, est en effet inacceptable pour les Marocains, d’où leur protestation auprès de la Côte d’Ivoire et la décision de celle-ci de leur donner raison en limogeant l’ambassadeur.

L’expression employée dénie de fait la marocanité du territoire en question et insinue que le Maroc est un pays colonisateur. De plus, au sein de l’ONU, toutes les affaires portant sur « les territoires non autonomes », qui sont 17 en tout, sont traitées au sein du « Comité spécial de la décolonisation ».

Abidjan a une position pro-marocaine sur le sujet, réaffirmée lors de la visite du président ivoirien Alassane Ouattara à Rabat en janvier dernier. Officiellement, la Côte d’Ivoire soutient la proposition marocaine d’accorder une large autonomie au Sahara dans le cadre de la souveraineté du Maroc.

Jeuneafrique.com par Nadia Lamlili

Mali: trois tués dont un soldat de l’ONU dans des tirs de roquette à Kidal

mars 8, 2015

Mali: trois tués dont un soldat de l'ONU dans des tirs de roquette à Kidal
Mali: trois tués dont un soldat de l’ONU dans des tirs de roquette à Kidal © AFP

Trois personnes, un soldat de l’ONU et deux civils, ont été tuées dimanche dans le nord-est du Mali par des tirs de roquettes visant un camp de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) à Kidal, qui ont fait une douzaine de blessés, a annoncé la Minusma.

« Le camp de la Minusma à Kidal a essuyé plus d’une trentaine de tirs de roquettes et d’obus » dimanche matin, auxquels la force de l’ONU a riposté, selon un communiqué, faisant « état de la mort d’un soldat de la Minusma et de 8 autres soldats blessés », ainsi que de deux morts et quatre blessés parmi la population à l’extérieur.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC : l’ONU stoppe son soutien à l’armée congolaise dans la lutte contre les FDLR

février 14, 2015

La Monusco (Mission de l'ONU en RDC) patrouille le 5 novembre 2013 à Chanzu, au nord de Goma.
La Monusco (Mission de l’ONU en RDC) patrouille le 5 novembre 2013 à Chanzu, au nord de Goma. © AFP

L’ONU « a mis fin » à son soutien à l’armée congolaise en vue d’une offensive contre des rebelles hutu rwandais dans l’est de la République démocratique du Congo après que Kinshasa a dépassé la date limite pour remplacer deux généraux controversés, a indiqué samedi un haut responsable de l’ONU.

« Le délai de deux semaines initialement donné » pour écarter ces généraux accusés d’exactions par l’ONU « a expiré » et la Monusco (Mission de l’ONU en RDC) « a effectivement mis fin à son soutien aux FARDC » (forces gouvernementales), a expliqué ce responsable sous couvert d’anonymat.

« L’étape suivante, a-t-il ajouté, est l’envoi de lettres formelles aux autorités congolaises compétentes concernant la fin du soutien aux FARDC pour ces opérations anti-FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), ce qui sera fait à la fin de la semaine ».

Les autorités congolaises « auront alors le temps de se conformer aux règles » de l’ONU, a-t-il conclu, laissant ainsi ouverte la possibilité d’un revirement de Kinshasa. Il s’agit d’une nouvelle étape d’un bras de fer entre l’ONU et le gouvernement congolais autour d’une l’offensive annoncée par Kinshasa contre les rebelles rwandais mais qui n’a pas véritablement commencé sur le terrain.

Accusés de violation des droits de l’homme

Le gouvernement a laissé passer la date limite du 13 février fixée par l’ONU pour remplacer deux généraux appelés à jouer un rôle clef dans cette offensive. Or, l’ONU accuse ces deux officiers d’avoir commis des violations des droits de l’homme et les règles onusiennes interdisent aux Casques bleus de fournir de l’aide à des unités militaires dans ces conditions.

La Monusco fournit des rations et du carburant aux forces congolaises et en cas d’offensive, elle aurait pu aussi les appuyer avec des hélicoptères et des drones notamment. Mercredi, un porte-parole de la Monusco avait seulement indiqué que l’ONU « faisait une pause » dans son soutien en attendant le remplacement des deux généraux mais le gouvernement congolais a opposé jeudi une fin de non recevoir à cet ultimatum.

L’armée congolaise seule au front

Kinshasa a expliqué que pour les écarter il faudrait que les généraux Bruno Mandevu et Sikabwe Fall aient fait « l’objet d’une condamnation » par la justice militaire, ce qui n’est pas le cas. Le 29 janvier, l’armée congolaise avait annoncé qu’elle allait lancer seule l’offensive, la Monusco se contentant de promettre un soutien logistique et stratégique.

Plusieurs chefs des FDLR sont accusés d’avoir participé au génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda. Les membres les plus anciens de cette milice sont présents depuis 1994 en RDC, où elle est accusée de commettre des atrocités (meurtres, viols…) et des pillages.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mort d’un employé soudanais de l’ONU soigné en Allemagne

octobre 14, 2014

Un employé soudanais de l’ONU contaminé par Ébola et hospitalisé depuis jeudi à Leipzig (est de l’Allemagne), en provenance du Libéria, est décédé. « Le patient malade de la fièvre Ébola est mort dans le courant de la nuit à la clinique Saint Georges à Leipzig », a annoncé l’établissement dans un communiqué.

« Malgré des soins médicaux intensifs et les plus grands efforts du personnel médical, le collaborateur de l’ONU de 56 ans a succombé à la grave maladie infectieuse ». Des informations supplémentaires seront données dans le courant de la journée.

Cet homme était l’un des trois patients contaminés par Ébola que l’Allemagne avait jusqu’à présent accueillis. Le 4 octobre, le premier malade, un expert sénégalais de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avait pu quitter, guéri, l’hôpital de Hambourg (nord).

Un autre malade, un médecin ougandais travaillant pour une organisation humanitaire italienne, est soigné depuis le 3 octobre dans un hôpital de Francfort (ouest).

Romandie.com

Burundi : un diplomate de l’ONU est expulsé du pays

avril 17, 2014

Le Burundi a expulsé un diplomate de l’ONU, a annoncé jeudi le ministère des Relations extérieures du pays. Cette décision fait suite à la diffusion d’une note interne des Nations unies selon laquelle le gouvernement burundais armerait certains des militants du parti au pouvoir.

Le gouvernement burundais a annoncé, jeudi 17 avril, avoir expulsé de son territoire le responsable de la sécurité du bureau des Nations unies au Burundi (Bnub), Paul Debbie. Bujumbura réagit ainsi à la diffusion d’une note interne de l’ONU selon laquelle le gouvernement armait et formait les membres de l’Imbonerakure, l’aile jeunesse du parti au pouvoir. Ces allégations avaient été qualifiées de « rumeurs sans fondement » par le pouvoir, qui avait exigé des excuses de l’ONU.

« Ce monsieur a été déclaré persona non grata », a ainsi déclaré le ministre des Relations extérieures, Laurent Kavakure, précisant qu’il semblerait que Paul Debbie « soit à l’origine de ces fausses informations qui portent atteinte à l’image du Burundi ». Celui-ci aurait 48 heures pour quitter le Burundi, ce qu’une source au Bnub a confirmé, précisant que le bureau a été notifié de la décision jeudi matin.

« Cela ne résout pas le vrai problème »

« Comme le pouvoir burundais ne peut pas s’en prendre aux Nations unies, il est malheureusement en train de personnaliser ses attaques, c’est une escalade regrettable », a commenté un diplomate, sous couvert d’anonymat, ajoutant : « mais cela ne résout pas le vrai problème soulevé par ces allégations ».

La tension politique monte au Burundi alors que l’élection présidentielle de 2015 approche et que la candidature du président Nkurunziza pour un troisième mandat est attendue, malgré la limite à deux mandats imposée par la Constitution. Le principal parti tutsi, l’Uprona, s’est retiré du gouvernement, dominé par les Hutus, le mois dernier.

Le gouvernement a accusé le Bnub de s’être allié avec l’opposition et de chercher à nuire à la paix et à la sécurité nationale. L’ONU a adressé la semaine dernière une sévère mise en garde au pouvoir en place, lui demandant de prendre d’urgence des mesures pour apaiser la violence politique et respecter les droits de l’homme.

Jeuneafrique.com avec AFP

L’envoyé spécial de l’ONU retenu par des hommes armés en Crimée

mars 5, 2014

L’envoyé spécial de l’ONU en Crimée, Robert Serry, était retenu mercredi par des hommes armés en uniforme à Simferopol, la capitale de la péninsule ukrainienne, a annoncé le ministère ukrainien des Affaires étrangères. A New York, l’ONU a confirmé que son représentant était menacé par des hommes armés, démentant tout enlèvement.

« Son véhicule a été bloqué à Simféropol par des inconnus armés », a déclaré un porte-parole du ministère, Evguen Perebyinis. « Ils ont d’abord essayé de l’emmener par la force à l’aéroport, mais il a refusé. Ils continuent de le retenir », a-t-il ajouté, sans plus de précision sur le lieu.

Par ailleurs, trente-cinq observateurs militaires de l’OSCE, issus de 18 pays, sont partis vers l’Ukraine. Ils commenceront leur mission dans la ville d’Odessa, au sud, et doivent rester une semaine dans le pays. Il n’est pas encore sûr qu’ils puissent se rendre en Crimée.

Les observateurs, non armés et qui ne comptent aucun Suisse, devront clarifier « les doutes portant sur les activités militaires de la Russie sur le territoire ukrainien ».
Plan d’aide de l’UE

En outre, la Commission européenne a présenté un plan d’aide « d’au moins 11 milliards d’euros » en faveur de l’Ukraine, à la veille du sommet européen extraordinaire. L’aide s’étalerait sur les deux prochaines années, a déclaré le président de l’exécutif européen, José Manuel Barroso.

Et l’UE va geler à partir de jeudi les avoirs dans l’Union de 18 responsables ukrainiens impliqués dans les violences survenues à Kiev en février, a-t-on appris mercredi de source diplomatique. La liste européenne pourrait inclure le président déchu Viktor Ianoukovitch.
Formation en Suisse repoussée

Enfin, il n’y aura pas de militaires russes à Andermatt (UR) ces prochains jours. La Suisse repousse les cours de formation prévus en mars en raison de la crise en Ukraine. Elle invoque l’obligation de faire preuve de neutralité dans le contexte international tendu, indique mercredi à l’ats le Département de la défense (DDPS).

Romandie.com

ONU: cachez ce sexe que je ne saurais voir

octobre 14, 2013

GENEVE – Un bas-relief représentant un homme nu allongé, le sexe en évidence, à l’entrée de la Salle du Conseil du Palais des Nations à Genève a été masqué par un grand écran blanc, la veille de l’ouverture mardi des négociations UE/Iran sur le nucléaire.

L’information a été révélée lundi sur son site internet par la Tribune de Genève qui indique que l’écran a été posé il y a plusieurs jours

Devant l’écran, deux drapeaux ont été posés, le drapeau européen et le drapeau iranien.

La tenture cache un bas-relief en marbre d’Ashburton, oeuvre du sculpteur Britannique Eric Gill.

Intitulée La Création de l’Homme, l’oeuvre a été inspirée en partie par la fresque de Michel-Ange La création d’Adam.

Le Royaume-Uni en avait fait cadeau à l’ONU en 1938.

Selon la Tribune de Genève, les consultations entre l’ONU et l’Iran vont se dérouler dans les salons privés qui donnent sur la Création de l’Homme, et il n’est pas question de choquer les hôtes iraniens.

Interrogé, le service de presse de l’ONU a répondu avoir respecté les demandes du pays hôte, en l’occurrence la Suisse.

Selon une porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères l’écran avait été posé pour avoir un fonds neutre derrière les participants au moment des photos, et que ce fonds servait notamment à masquer des portes de la Salle du Conseil.

Romandie.com avec(©AFP / 14 octobre 2013 14h17)