Posts Tagged ‘Louis Aliot’

France-Congo/Communiqué de Louis Aliot Député – Commission Défense Maire de Perpignan

juillet 5, 2020

 

Pour l’honneur de Saint-Cyr nous demandons l’évacuation sanitaire du général Mokoko.

Brillant officier Républicain formé à SAINT-CYR et Commandeur de la légion d’honneur, le Général Jean-Marie Michel MOKOKO a sa carrière durant, œuvré en faveur de la paix en accompagnant dans les années 90, le processus de démocratisation de la République du Congo.

En 2014, en qualité de patron de la MISAC, il a supervisé pour le compte de l’Union Africaine au côté de la force française Sangaris, le processus de stabilisation et de paix en Centrafrique. Il s’est, dans la rectitude de l’idéal Saint-Cyrien, placé du côté de l’aspiration du peuple congolais à l’alternance en se portant candidat à l’élection présidentielle de Mars 2016.

Incarcéré arbitrairement depuis Juin 2016, comme le précise l’avis 52/2018 du groupe de travail des Nations Unies sur les détentions arbitraires, le Général Jean-Marie Michel MOKOKO a vu son état de santé se dégrader soudainement. Transféré à l’hôpital Militaire de Brazzaville, Il a été testé positif à la Covid-19.

Depuis 2016, de nombreuses voix se sont élevées pour demander au gouvernement congolais la libération des prisonniers d’opinion et le respect des accords internationaux signés par la République du Congo sur le respect des droits humains et des libertés fondamentales.

Malgré la demande de la France en septembre 2019 de procéder à ces libérations, le gouvernement de la République du Congo est resté impassible devant cet impératif démocratique et humanitaire.

Nous ne pouvons pas rester silencieux face au sort infligé à un officier Saint-Cyrien. Pour l’honneur de Saint-Cyr et de l’armée française nous demandons au gouvernement de tout mettre tout en œuvre pour une évacuation sanitaire du Général Jean-Marie Michel MOKOKO.

Dans cette épreuve injuste et difficile, nous voudrions exprimer notre soutien à sa famille, ses soutiens et tous ceux qui de près ou de loin, œuvrent à la manifestation de la justice.

 

Photo de BrazzaNews.
Louis Alliot & Jean-Marie Michel Mokoko
Avec Brazzanews

France-Congo: le député Louis Aliot monte au créneau

mai 10, 2018

 

Affaire MOKOKO à l’assemblée nationale Française 🇫🇷 : question n* 19-00087 du Député Louis Aliot à Monsieur Le Premier ministre Édouard PHILLIPE.

Le député Français, Louis Aliot alerte le Premier ministre Français sur la situation des opposants politiques au Congo-Brazzaville et les persécutions subies.

J’alerte depuis déjà longtemps les dirigeants français (lorsque j’étais parlementaire européen) sur la situation catastrophique des libertés politiques et démocratiques ainsi que sur les atteintes aux droits de l’Homme dans ce pays pourtant ami de la France.

Après un référendum douteux et des élections présidentielles suspectes en ce qui concerne les résultats, le pouvoir en place à Brazzaville a multiplié les arrestations arbitraires de pratiquement tous les opposants politiques qui se sont présentés à ces élections. Assignations à résidence, surveillance généralisée et même détentions arbitraires avec à la clef un véritable procès de Moscou pour le Général Mokoko, ancien Saint-Cyrien, dont tout porte à croire qu’il a été le véritable vainqueur de l’élection présidentielle.

J’ai aussi alerté sur la situation dramatique dans la région du Pool où des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées et dont beaucoup ont été victimes d’exactions et de violences de la part de l’armée gouvernementale comme la presse l’a relaté non sans difficultés. Il semble que pour les occidentaux, les victimes n’aient pas la même valeur au Congo qu’en Libye ou en Syrie…et que les réponses des gouvernements soient à géométrie variable en fonction des « amis » au pouvoir. Il faudra un jour chercher à savoir pourquoi.

Si la France ne pouvait s’immiscer dans le processus électoral d’une nation étrangère, elle se devait en revanche de rappeler les principes démocratiques élémentaires et user de son influence pour protéger les droits de l’opposition, les droits de l’Homme, comme elle sait si bien le faire dans d’autres endroits du globe et dans d’autres situations.

Il est urgent d’agir et urgent de demander des explications au gouvernement congolais. Il est même impératif, monsieur le premier ministre, d’intervenir énergiquement auprès de celui-ci afin de lui montrer que la France n’entend pas tolérer ces atteintes graves aux libertés humaines et aux principes démocratiques.

Après la suspicion de corruption qui pèse sur de grands groupes français en Afrique, nous nous honorerions à défendre les populations civiles qui souffrent toujours plus des violences d’État et des conséquences d’une politiques économique désastreuse qui conduira à la faillite, et peut-être au chaos. Nous nous honorerions à demander la libération immédiate des prisonniers politiques et la fin des persécutions.

C’est à ce prix que la France retrouvera une crédibilité auprès des amis africains qui nous regardent. L’Afrique de demain sera un continent très important pour notre propre sécurité et notre prospérité. Il est temps de changer nos priorités, de rompre de vieilles relations douteuses pour faire confiance à une jeunesse qui rêve de paix, de développement, de sécurité.

Monsieur le Premier Ministre, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.

Photo de BrazzaNews.
Député Louis Aliot
Avec Brazzanews.fr

France/Louis Aliot : « Les Africains ne sont plus dans le schéma colonisation-décolonisation »

avril 22, 2017

PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE. À échéance exceptionnelle, confidences exceptionnelles. Le vice-président du Front national se livre comme rarement sur l’Afrique.
Louis Aliot à Nîmes en décembre 2015.
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Louis Aliot à Nîmes en décembre 2015.© PASCAL GUYOT / AFP
 

L’eurodéputé Louis Aliot a adhéré au Front national en 1990. Vingt-deux ans après, il en devient le vice-président. Spécialiste des questions africaines au sein du parti d’extrême droite, ce compagnon de la candidate à la présidentielle Marine Le Pen s’est confié au Point Afrique.

Le Point Afrique : Quelle est votre relation à l’Afrique ?
Louis Aliot : J’y ai des amis que j’ai connus à l’université pour la plupart, à Toulouse, quand je faisais mes études de droit… Et puis ma mère est née sur ce continent. C’était en Afrique du Nord, mais cela reste l’Afrique. Donc, je m’y intéresse depuis longtemps. Je suis déjà allé au Bénin, en Afrique du Sud, en Côte d’Ivoire, et plus récemment au Tchad… Je pense que c’est un continent qui a été sacrifié et qui a pourtant une élite prête à relever la tête, à s’investir, et qui souhaite ne pas être tributaire de ces influences, que, malheureusement, les gouvernements français ont exercées dans certains pays africains.

Vous parlez d’un « continent sacrifié ». Vous faites allusion à la relation entre la France et l’Afrique ?

Je fais allusion à la décolonisation, qui aurait eu lieu inévitablement, c’était dans la logique des choses. Mais elle s’est déroulée d’une drôle de manière, car la France est partie de nombreux pays de façon soudaine, en maintenant des systèmes en place qui étaient plus ou moins opaques, voire mafieux. Ceux-ci ont provoqué des coups d’État, tout en utilisant certaines richesses. Et aujourd’hui, le résultat de cette absurde politique, ce sont des populations en grande difficulté, alors que beaucoup d’argent a été distribué dans ces pays. Beaucoup d’argent a été gagné aussi par de grandes sociétés mondiales, sous pavillon français, et on voit un système de corruption endémique qui bloque tout développement dans de nombreux pays. Il faut donc sortir de tout cela, mais il n’y a qu’un choc pour en sortir.

Qu’entendez-vous par « choc » ?

Un choc démocratique. Il faut un président français qui mette vraiment fin à ça, et c’est ce qu’on propose. Il faut aboutir au respect des scrutins électoraux, là où certaines élections sont plus ou moins, disons « truquées ». L’exemple, c’est le Congo-Brazzaville. Le président de la République, François Hollande, est capable de dire dans son discours de Dakar en 2014 qu’il faut respecter la Constitution, les résultats des urnes… Un an après, au Congo-Brazzaville, on modifie la Constitution pour permettre à un chef d’État de s’y maintenir alors qu’il est au pouvoir depuis trente ans. Il y a une magouille totale des élections, un emprisonnement des opposants politiques, la persécution de régions entières opposées au président, et la France se tait, la France cautionne. Ce n’est pas possible.

Quand, justement, en octobre 2015, le président congolais Denis Sassou-Nguesso organise un référendum pour modifier la Constitution et pouvoir briguer un troisième mandat, vous organisez une conférence sur le Congo-Brazzaville, et vous écrivez une lettre à François Hollande…

Oui, et il a changé d’opinion à ce moment-là.

Que lui disiez-vous ?

Je lui disais qu’il fallait qu’il respecte les termes de son discours de Dakar sur le respect de la légalité, des constitutions, car, à la première occasion venue, il a soutenu un chef d’État qui s’emploie à modifier la Constitution. Donc, je lui ai signifié que ce n’était pas normal, et à ce moment-là, il a rédigé un communiqué expliquant qu’il critiquait la manière de faire… Bon, tout cela s’est fait de façon assez légère pour, in fine, continuer aujourd’hui à entretenir des relations avec M. Sassou-Nguesso, qui est d’ailleurs très proche de Manuel Valls, très proche de Mme Hidalgo, de M. Fillon, et voilà on continue comme en 40…

Il est très proche de Manuel Valls, d’Anne Hidalgo, de François Fillon ?

Anne Hidalgo était il y a quelques semaines à Brazzaville. Manuel Valls était très proche de l’entourage de Sassou-Nguesso…

On vous a vu, quant à vous, soutenir à ce moment-là un ancien membre du gouvernement congolais passé dans l’opposition, Guy Brice Parfait Kolélas. C’est un proche, c’est quelqu’un que vous soutenez encore aujourd’hui ?

Non, c’est quelqu’un que j’ai connu avant la présidentielle de 2002 dans le cadre des mes activités universitaires, et qui a travaillé avec nous pour organiser le voyage de Jean-Marie Le Pen en Afrique du Sud, pour aller voir Nelson Mandela. Et puis je l’avais perdu de vue. Et quand il s’est présenté contre Sassou-Nguesso lors de la présidentielle de 2016, le connaissant, je lui ai apporté effectivement mon soutien. Il a été emprisonné, assigné à résidence, et j’ai fait des courriers à Hollande, encore une fois, pour lui demander de faire pression sur Sassou afin que Kolélas soit libéré… Et voilà, il n’y a pas eu non plus de relation quotidienne, et aujourd’hui je n’ai plus de relation avec lui, car je crois qu’il s’est rangé derrière Sassou-Nguesso, de façon peut-être forcée d’ailleurs, d’autres candidats d’opposition étant toujours emprisonnés, parmi lesquels le général Mokoko ou Okombi Salissa.

Si Marine Le Pen était élue présidente de la République, quel type de relation entendriez-vous nouer avec les chefs d’État qui ne respectent pas les processus électoraux ?

Il faut peser de tout notre poids pour que les scrutins soient respectés, avec les observateurs, etc. Et ensuite il y a l’aspect droits humains. Quand des régimes sont capables d’aller dans des régions comme le Pool pour tuer des dizaines, des centaines de personnes, pour mater la contestation dans le sang, là, je pense que la France doit faire œuvre d’autorité avec ces pays-là, et signifier qu’elle couperait les relations avec ces chefs d’État au cas où ils ne respecteraient pas les droits humains. Et ça, ce n’est pas fait, car, jusqu’à présent, vous avez des réseaux de corruption qui sont toujours en place.

FRANCE-POLITICS-EU-VOTE-FN ©  SYLVAIN THOMAS / AFP

Louis Aliot et Marine Le Pen, respectivement vice-président et présidente du Front national, après une conférence de presse à Béziers en mai 2014. © SYLVAIN THOMAS / AFP

Est-ce que les chefs d’État ne composent pas parfois aussi avec le lobby des affaires et les intérêts économiques ?

Il vaut mieux jouer franc jeu et défendre la démocratie et les droits de l’homme, et il n’y a pas de raison que cela nuise à nos intérêts économiques. Car je pense que si demain l’opposition arrive au pouvoir, il y aura une volonté d’écarter la France, qui n’aura pas été très claire avec ces gens-là. Il faut un discours plus ferme et plus honnête. Il ne faut pas prendre les Africains pour des imbéciles. Ils ont des élites bien formées et une classe moyenne qui commence à émerger. Il faut arrêter de jouer au colonisateur économique.

Vous adoptez le discours de militants anti-Françafrique, ou de la gauche radicale…

L’extrême gauche a aussi cautionné ce qui se passait, tout dépendait du dictateur en place, s’il était d’obédience marxiste-léniniste ou trotskiste. Il s’agit d’une faute collective de l’ensemble des forces politiques françaises, et il est l’heure de sortir de ce schéma-là, car je pense que l’Afrique sera le continent du développement de demain. Elle a un rôle majeur dans le contrôle des flux migratoires pour l’avenir.

Avez-vous des liens avec d’autres opposants ou responsables politiques africains ? On a entendu parler de votre proximité avec des partis d’opposition ivoiriens ou gabonais ?

On est en contact avec beaucoup d’autres pays que ceux-ci, avec des gens qui nous rencontrent et veulent discuter avec nous, et pas seulement des opposants. J’ai été reçu il y a trois semaines par l’ambassadeur d’Afrique du Sud. On veut dialoguer avec tout le monde. Ils sont sensibles à nos idées de partenariat d’égal à égal, et à notre pari sur le développement du continent africain. Ils ont des problèmes, nous pouvons les aider, et eux peuvent nous aider à résoudre les nôtres.

Comment envisagez-vous les relations économiques entre la France et l’Afrique ?

La France a beaucoup perdu au niveau économique. Elle doit arrêter de nouer des partenariats privilégiés, dans les pays pétroliers, ou dans les ports, où certains font fortune, comme M. Bolloré. Ces gens-là ont besoin de formation, d’agriculture, de santé, d’éducation, de formation… Sur tout cela, la France s’est évaporée, alors qu’elle pouvait apporter son savoir-faire et contribuer au développement pour faire en sorte que les populations puissent vivre dans leurs cultures d’origine, dans leur pays, plutôt que de partir à l’aventure dans une immigration incontrôlée.

 

Lepoint.fr propos recueillis par Agnès Faivre

Le Gouvernement français a t-il encore une parole en Afrique ?

avril 14, 2016

Communiqué de presse de Gilbert COLLARD et de Louis ALIOT

Parlementaires Français

Le Gouvernement français a t-il encore une parole en Afrique ?

Deux jours après avoir pris acte du déroulement dans le calme de la présidentielle au Tchad, l’Union européenne a réclamé le 12 avril que le comptage des bulletins se déroule de manière « vérifiable et transparente ».

La demande de la Commission européenne intervient au lendemain des accusations de fraudes par l’opposition lors de l’élection présidentielle du 11 avril.

Il est quand même surprenant que l’UE et la France ne demandent pas la même chose au Congo après les événements post-électoraux très graves qui s’y déroulent. Il est regrettable et totalement incompréhensible que le gouvernement français n’ait pas répondu aux appels à l’aide d’une opposition mise sous surveillance et menacée par le pouvoir en place.
Combien de morts faudra t-il donc pour faire réagir la France ?

On est semble-t-il très loin du discours de Dakar du Président Hollande mettant en garde les chefs d’Etats africains « tentés de se maintenir au pouvoir coûte que coûte » et rappelant le soutien indéfectible de la France aux peuples victimes de tels agissements antidémocratiques.

Cette Politique des deux poids deux mesures est la meilleure manière d’accentuer les fractures, d’aggraver les situations et d’exacerber les tensions.

Il semble que la défense des Droits de l’Homme soit une cause à géométrie variable en fonction des intérêts marchands ou inavoués de la Françafrique malheureusement toujours bien présente et active.

Nous allons interroger dans nos parlements respectifs les autorités afin que des décisions soient prises rapidement pour faire respecter les droits de l’Homme et les règles démocratiques élémentaires, indispensables à la stabilité et au développement du continent africain.

Par Louis.alliot.eu

Au Front national, la passion Congo de Louis Alliot

novembre 26, 2015

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Le vice-président du Front national, Louis Aliot, en mai 2014 à Nanterre. Crédits : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
On ne l’attendait pas là. Louis Aliot, vice-président du Front national (FN), a été l’une des seules personnalités politiques françaises à prendre ouvertement fait et cause pour l’opposition congolaise lors du référendum organisé le 25 octobre par le président Sassou Nguesso. Sur la chaîne Public Sénat, au Parlement de Bruxelles, dans une lettre à François Hollande, le député européen d’extrême droite a multiplié les saillies contre la Françafrique et ses « compromissions » avec des « régimes politiques douteux ». Une mobilisation qui a valu au compagnon de Marine Le Pen les sympathies d’une grande partie de la diaspora, certains se disant « prêts à (le) suivre jusqu’au bout des urnes » et à « sanctionner le PS et François Hollande aux prochaines élections ».

Le président français s’est attiré l’ire de cette communauté traditionnellement acquise à la gauche en reconnaissant, du bout des lèvres, à son homologue congolais « le droit » d’organiser sa consultation sur le changement de Constitution. Droit que contestaient justement les opposants de Sassou Nguesso, rassemblés au sein d’une plateforme, IDC-Frocad, voyant à travers ce scrutin une manœuvre de l’indéboulonnable septuagénaire pour briguer un troisième mandat. Si l’Elysée n’a pas entériné les résultats du référendum, « la position de M. Hollande a été ressentie comme un profond mépris, note Mingua Biango, fondateur du site Congo Liberty. M. Aliot, lui, a abondamment évoqué les massacres au Congo. »

« Les Africains ne sont pas revanchards »

Le vice-président du FN, pourtant, n’est jamais allé en Afrique centrale et c’était là sa première prise de position contre le régime de Brazzaville. « Si je me suis lancé là-dedans, confie-t-il, c’est parce que Parfait, assigné à résidence, était menacé physiquement ». Longtemps ministre du président Denis Sassou Nguesso avant de passer dans l’opposition, Guy Brice Parfait Kolélas est un proche du vice-président frontiste. Les deux hommes se sont rencontrés au début des années 2000, lorsque le Congolais achevait son doctorat en économie à l’université de Dijon. Avec son « ami », il avait contribué à « tricoter » le chapitre sur la coopération avec l’Afrique du programme de Jean-Marie Le Pen pour la présidentielle en 2002.

Cette ligne, reprise à l’époque par l’ancien chef du parti dans une tribune du Figaro, intitulée « Pour sauver la France, il faut préserver l’Afrique ! »*, semble être encore celle du FN. Elle tient en un axiome simple, résumé par Louis Aliot dans sa lettre du 27 octobre à François Hollande : « Le développement de l’Afrique est l’une des conditions du desserrement de l’étau migratoire. »

Les Africains seraient donc poussés au départ par la gabegie de leurs dirigeants. En rompant avec les caciques corrompus, la France se protégerait contre l’arrivée d’étrangers sur son sol et nouerait des partenariats plus équitables. « C’est un continent très beau, qui a un potentiel énorme, insiste l’élu du Sud-Ouest. La francophonie est un levier formidable. Et puis, contrairement au FLN en Algérie, les Africains ne sont pas revanchards. »

Surtout, renchérit le député européen Bruno Gollnisch (FN), « ils ont compris qu’en défendant notre identité, nous défendons aussi la leur ». Jean-Marie Le Pen a eu l’occasion de prêcher ce message auprès de plusieurs dirigeants africains : Omar Bongo au Gabon, à la fin des années 1980, et Hassan II au Maroc, en 1990. « Bongo avait d’ailleurs demandé à Le Pen d’encourager le retour des médecins gabonais au pays », assure Bruno Gollnisch.

Des colombes pour Mandela

A en croire Louis Aliot, les Français d’origine sub-saharienne seraient d’ailleurs de plus en plus sensibles aux idées du FN, notamment sur la question des valeurs. Une popularité qui reste à démontrer, mais à laquelle croit dur comme fer Guy Brice Parfait Kolélas : « Il y avait déjà beaucoup de Noirs au FN quand je travaillais avec eux. Des Martiniquais, des Guadeloupéens, mais aussi des Maliens, des Sénégalais. » L’opposant congolais, encarté au « PCF de Georges Marchais » de 1983 à 1993, décrit un FN « humaniste », dont l’image extérieure tranche avec « ce qu’il est en réalité » : « Jean-Marie Le Pen, souligne-t-il, a été le premier à proposer en 1988 un moratoire sur les dettes des pays du tiers-monde. »

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Guy Brice Parfait Kolélas a contribué à organiser le déplacement avorté du « Vieux » en Afrique du Sud en 2002. L’ancien président frontiste comptait s’y entretenir avec Nelson Mandela et lui offrir, en signe d’amitié, un couple de colombes en cristal de Baccarat. Qu’importe si le candidat d’extrême droite qualifiait Madiba de « terroriste » en 1990 sur le plateau de « L’heure de vérité ». D’après plusieurs responsables du FN, Jacques Chirac serait alors personnellement intervenu pour que la réunion n’ait pas lieu.

« Un accord de coopération a tout de même été signé entre le FN et l’ANC », rétorque Guy Brice Parfait Kolélas, qui se trouvait à Johannesburg avec Louis Aliot. « L’idée, poursuit-il sans craindre les comparaisons hasardeuses, était d’échanger sur nos expériences politiques, entre un parti diabolisé dans l’Hexagone et un parti diabolisé sous l’apartheid. »

Un intérêt à géométrie variable

L’intérêt du Front national pour le continent africain reste toutefois à géométrie variable. Louis Aliot le reconnaît lui-même : rares sont les dirigeants du parti à s’intéresser vraiment à la question. Si la ligne officielle brocarde les réseaux de la Françafrique, plusieurs proches du FN ont servi de conseillers politiques ou militaires à des chefs d’Etat du continent, ou ont même trempé dans des tentatives de coups d’Etat, comme le frontiste François-Xavier Sidos aux Comores, en 1995. Le parti avait pris ses distances à l’époque, assurant que son militant était là-bas « en vacances depuis plusieurs mois ». « Beaucoup d’historiques du FN sont d’anciens soldats ou mercenaires qui ont, au cours de leur carrière, été déployés en Afrique francophone », abonde le politologue Jean-Yves Camus.

Avant le Congo, le mouvement d’extrême droite s’était surtout fait entendre dans le dossier ivoirien, se distinguant des autres formations politiques françaises par un indéfectible soutien à Laurent Gbagbo. La proximité du chef de l’Etat avec Marcel Ceccaldi, longtemps conseiller juridique du FN, et Bernard Houdin, ancien militant du GUD qui a fréquenté les instances dirigeantes du parti dans les années 1970, n’y était pas pour rien.

« En outre, le concept d’“ivoirité” était l’un des slogans fétiches de Gbagbo », rappelle Jean-Yves Camus. La notion, introduite dans la Constitution ivoirienne par l’ancien président Bédié, était censée disqualifier de la course à la magistrature suprême Alassane Ouattara, soupçonné d’avoir une ascendance burkinabé. « Ça collait bien avec “La France aux Français” [slogan frontiste]. En plus, Ouattara est musulman », observe le politologue.

Parmi les « Africains du FN » les plus médiatisés en 2012, figurait une Franco-Ivoirienne : Rosine Nahounou, membre du comité de soutien Bleu Marine et farouche partisane du président ivoiren déchu. « Je ne suis pas abrutie, je sais lire, et j’ai fouillé les archives. Depuis plus de trente ans, il n’y a que la gauche et la droite qui se distribuent le pouvoir. Ils n’ont rien apporté aux Noirs de France », affirmait-elle au Bondy Blog pendant la campagne présidentielle.

Un discours partagé par les dizaines de ressortissants de République démocratique du Congo (RDC) qui avaient défilé dans les rues la même année en criant : « Le Pen ? Oui ! », « Le Congo aux Congolais ! La France aux Français ! »

Depuis qu’il s’est publiquement engagé contre Sassou Nguesso, Louis Aliot a également été contacté par plusieurs membres de l’opposition gabonaise. Le député européen compte surfer sur le phénomène en créant une plateforme « pour une nouvelle politique africaine de la France ». Il espère aussi faire inviter son « ami » Guy Brice Parfait Kolélas à Bruxelles.

 

 

Les Franco-Congolais prêts à suivre Louis Aliot jusqu’au bout des urnes ! (Vidéo de la conférence de Bruxelles)

novembre 12, 2015

Le 10 novembre dernier, Louis Aliot pouvait légitimement se féliciter d’avoir réussi son pari, au terme de la conférence qu’il avait organisée au Parlement européen à Bruxelles.

Ce n’était pas tant par l’affluence qu’elle avait suscitée, quasiment du jour au lendemain, au siège de l’Union Européenne mais par la qualité du message qu’il y a reçu des intervenants. Le Député européen, Vice-Président du Front National, avait présidé une tribune inédite encadré de Congolais de l’ORICE*. Cette improbable rencontre, dans le petit hémicycle qui avait été réservé, n’aurait jamais pu se tenir avant la déclaration historique de François Hollande en faveur de l’organisation du référendum anticonstitutionnel de Sassou Nguesso.

—Louis Aliot et des congolais présidant la conférence (11 novembre au parlement européen-Bruxelles

—Louis Aliot et des congolais présidant la conférence (11 novembre au parlement européen-Bruxelles

Quelques dizaines de Franco-Congolais et de Congolais, avec la présence remarquée de Robert Poaty-Pangou grand initiateur du Congo-Sud, composaient l’assistance avec des journalistes et des Députés européens. Les contributions émues et émouvantes ont souligné la profondeur de la crise que connaît le Congo. A aucun moment, une idée, une phrase, un mot n’est venu faire référence aux valeurs du F.N. dont les participants africains auparavant pouvaient se sentir les cibles. La pudeur des propos, même lorsqu’ils étaient tenus avec force et passion, n’ont jamais évoqué ce qui aurait pu les maintenir à distance du parti réputé « nationaliste » et pour certains « xénophobe ».

Tout au long de ces dernières semaines, Louis Aliot, qui se flatte de quelques amitiés congolaises, avait multiplié les initiatives et les déclarations préoccupées par la situation au Congo Brazzaville. Certes la population, en France, d’origine subsaharienne approche les deux millions de personnes, dont plus d’une bonne moitié doit détenir la nationalité française. Fin tacticien, le Vice-Président du FN a bien compris que cet électorat, qui votait traditionnellement à Gauche, était opéable d’autant plus que la Droite (Les Républicains) n’avait pas formulé la moindre déclaration sur la bourde hollandaise et n’avait pas émis la moindre critique contre Denis Sassou Nguesso, le parrain historique de la France-A-Fric.

Pour autant Louis Aliot ne se transformera pas en agent d’accueil de l’immigration noire-africaine, mais il a parfaitement reçu le message qui lui avait été adressé, encore une fois, par les participants à cette conférence : les Congolais veulent tous rentrer chez eux, mais que la France et que l’Europe, en cessant de le soutenir, les aident à chasser Sassou Nguesso et son pouvoir illégitime !

Cette avancée sur l’électorat franco-congolais pourrait bien faire tâche d’huile sur les autres électorats d’origine subsaharienne. Le Front National avec cette subtile manœuvre de Louis Aliot, devient fréquentable, et il n’est pas à douter que d’autres diasporas viendront frapper à sa porte ; trop de régimes tyranniques ont rendu l’Afrique invivable pour les Africains et les compromissions françaises et européennes n’y ont que trop contribué. L’enjeu, le véritable développement de l’Afrique, va dans l’intérêt des peuples africains et européens. Reste au Député européen originaire du Sud-Ouest à transformer l’essai. L’occasion lui en sera donnée très bientôt avec l’arrivée attendue d’un Denis Sassou Nguesso invité d’honneur (et dit-on principal financier) de la COP21. Il reviendra alors au Parti qui se veut le premier de France de pourfendre comme il le mérite le premier tyran africain et d’amener la France et l’Europe aux sanctions contraignantes qu’il mérite.

L’assistance, dans les couloirs après la Conférence, se disait très satisfaite d’avoir été écoutée comme aucun autre parti politique français ou européen ne l’avait fait auparavant. Etonnée qu’un parti de l’extrême, conscient de la bombe migratoire africaine qui se prépare, ait été convaincu que la sécurité de la France et de l’Europe ne sera assurée que lorsqu’il sera mis fin aux soutiens apportés aux dictatures infâmes, comme celle de Sassou Nguesso ; elle se disait prête à suivre le Front National et Louis Aliot dans cette direction et jusqu’au bout des urnes…

Congo-liberty.com par Rigobert OSSEBI

France-Congo: Intervention du député européen Louis Aliot concernant la situation au Congo

octobre 30, 2015

France-Congo: Le député européen Louis Aliot écrit à François Hollande

octobre 27, 2015
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