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La Rwandaise Louise Mushikiwabo se retrouve aux commandes de l’OIF

octobre 12, 2018
Sommet de la Francophonie : les États membres passent au vote
© LUDOVIC MARIN Sommet de la Francophonie : les États membres passent au vote
 

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a nommé par consensus une nouvelle secrétaire générale à sa tête, vendredi. Au terme d’une réunion à huis clos, les États membres réunis à Erevan, en Arménie, ont donné leur aval à la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo.

L’élection de Mme Mushikiwabo met un terme au mandat de Michaëlle Jean, dont la réputation a été ternie par la mise en lumière de dépenses de fonctions jugées extravagantes.

L’ancienne journaliste et politicienne canadienne avait livré la veille un ultime plaidoyer, lors du Sommet de la Francophonie, dénonçant entre les lignes le consensus autour de sa rivale.

Le régime rwandais a tour à tour été pointé du doigt par des organisations comme Amnistie internationale et Human Rights Watch pour la répression exercée contre les opposants politiques et l’important recul encaissé sur la question des droits et libertés.

Mme Jean a malgré tout vu ses chances s’envoler lorsque Québec et Ottawa ont annoncé qu’ils n’appuieraient pas sa candidature.

Celle qui est numéro deux du gouvernement de Kigali a réussi à obtenir le soutien de la France, principal bailleur de fonds de l’OIF, ainsi que l’appui d’une flopée de pays de l’Union africaine.

« L’épicentre de la langue française est sans doute dans le bassin du fleuve Congo », a ainsi souligné le président français Emmanuel Macron, jeudi, au premier jour du sommet.

Outre la question des droits de l’homme, le Rwanda a aussi été l’objet de critiques en raison de la place qu’occupe le français au pays. L’anglais a pris le dessus en devenant la langue obligatoire à l’école. Par ailleurs, c’est en anglais que le président rwandais Paul Kagame avait annoncé la candidature de sa ministre des Affaires étrangères.

Le plurilinguisme n’est toutefois pas contraire à la défense du français, a estimé le président Macron. « Le combat fondamental pour notre langue est un combat pour le plurilinguisme », a-t-il lancé.

La nomination de Louise Mushikiwabo consacre le retour du continent à la tête de l’OIF, qui avait toujours été dirigée par des Africains depuis sa création, en 1970, mis à part une parenthèse canadienne.

L’Organisation internationale de la Francophonie réunit 84 États et gouvernements, dont 26 observateurs et quatre « membres associés ». L’Afrique regroupe 27 des 54 États membres ayant droit de vote.

Selon l’OIF, 85 % des francophones en 2050 vivront sur le continent africain, soit un total de 700 millions, contre 274 millions aujourd’hui.

Radio-canada.ca avec Agence France-Presse

Francophonie: duel feutré à l’ONU entre Michaëlle Jean et Louise Mushikiwabo

septembre 28, 2018

Louise Mushikiwabo (g) et Michaëlle Jean, les deus femmes en lice pour prendre la tête de l’OIF. © Vincent Fournier pour J.A. / Jacques Torregano pour J.A.

En marge de l’Assemblée générale des Nations unies qui vient de se clore à New York, Michaëlle Jean, soutenue par le Canada, et Louise Mushikiwabo, qui peut notamment compter sur la France et l’UA, ont rivalisé en coulisses à quelques jours du prochain sommet de l’OIF.

C’est à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, que s’est jouée, depuis le 24 septembre, la dernière étape du duel entre la Canadienne Michaëlle Jean et la Rwandaise Louise Mushikiwabo. Toutes deux présentes, la secrétaire générale sortante de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et sa rivale, ministre rwandaise des Affaires étrangères depuis 2009, ont profité de l’occasion pour évaluer les soutiens dont elles bénéficient auprès des 54 États membres de l’OIF.

Le Gabon apporte son soutien à Mushikiwabo

Louise Mushikiwabo, qui avait multiplié les déplacement depuis le début juillet, y a notamment rencontré ses homologues de Moldavie, d’Albanie, du Vanuatu ou encore de Sainte-Lucie. Le 26, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a organisé un cocktail en soutien de la candidate africaine. Plusieurs ministres des Affaires étrangères et représentants d’États membres de la Francophonie étaient présents.

Le même jour, au Gabon, visitant la scierie de Mevang (groupe Rougier), le président Ali Bongo Ondimba – par ailleurs président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) – a profité d’un échange avec la presse pour assurer la Rwandaise du soutien de son pays.

« S’agissant de l’élection du prochain secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, le Gabon porte son choix sur la candidature rwandaise. Nous avons adopté à l’unanimité cette position commune lors du sommet de l’Union africaine qui s’est tenu en Mauritanie en juillet dernier. Le Gabon, en tant que membre de l’UA, se conforme à cette position et confirme son soutien à la candidature du ministre des Affaires étrangères rwandais,  Mme Louise Mushikiwabo, qui est une candidate exceptionnelle et compétente. Elle a toute notre confiance. »

Un position réitérée deux jours plus tard par son ministre des Affaires étrangères, Régis Immongault, qui avait lui-même accompagné Louise Mushikiwabo en Roumanie et en Arménie fin août. Quinze jours plus tôt, c’est le chef de la diplomatie guinéenne, Mamadi Touré, qui s’était joint à elle au Laos, au Cambodge et au Vietnam.

Aucun ministre africain au cocktail de l’OIF

Michaëlle Jean, en sa qualité de secrétaire générale de l’OIF, a participé à la rencontre de haut niveau sur la situation au Mali, sous l’égide du président Ibrahim Boubacar Keïta et d’António Guterres. Elle a également participé à une réunion sur le thème de la scolarisation des jeunes filles organisée par le Niger, ainsi qu’à un événement organisé par l’OMS et présidé par Patrice Talon sur la problématique des médicaments de mauvaise qualité distribués en Afrique.

En revanche, l’invitation conjointe adressée par l’OIF, Madagascar et l’Arménie aux ministres des Affaires étrangères de la Francophonie semble avoir eu peu de succès, le 27 septembre. « Aucun ministre africain ni européen n’a répondu à l’invitation », assure un participant.

De son côté, le président Paul Kagame, présent à New York, a eu une séance de travail avec son homologue français Emmanuel Macron. Au menu des discussions, outre la candidature de Louise Mushikiwabo, les « crises dans la région », en particulier en RDC…

Jeuneafrique.com

Francophonie: la ministre rwandaise Louise Mushikiwabo envisage d’être candidate à la tête de l’OIF

mai 9, 2018

 

Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangères, le 8 septembre 2011. © Vincent Fournier/JA

La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, est fortement pressentie pour présenter sa candidature à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en octobre, face à Michaëlle Jean. Un scénario soutenu par l’Elysée.

Selon nos informations, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, envisage très sérieusement de présenter sa candidature en tant que secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), lors du XVIIe sommet de l’organisation qui se tiendra les 11 et 12 octobre prochains à Erevan (Arménie). Une information confirmée à JA par plusieurs sources haut placées, à Paris et dans deux pays africains membres de l’OIF.

Initiative française

Élue à ce poste en novembre 2014, après avoir bénéficié de l’incapacité des pays africains de l’OIF à s’accorder sur une candidature commune, la Canadienne Michaëlle Jean est, depuis, loin de faire l’unanimité parmi les États membres.

Alors qu’elle devrait briguer un nouveau mandat de quatre ans lors du sommet d’Erevan, la France se serait donc mise à la recherche d’un possible challenger, susceptible de la détrôner dans cinq mois. Et c’est à l’initiative de Paris que le nom de la ministre rwandaise se serait retrouvé en haut de la liste.

Au vu des relations chaotiques qu’entretiennent Paris et Kigali depuis 24 ans, la stratégie peut surprendre. Mais plusieurs signaux tendent à montrer que depuis l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée, en mai 2017, un certain réchauffement caractérise la relation bilatérale entre les deux États. Comme le révèle JA dans son dernier numéro, Paul Kagame se rendra prochainement à Paris pour assister à VivaTech, salon international consacré aux start-up (24-26 mai). Le chef de l’État rwandais ne s’est pas déplacé en France depuis 2015.

L’entremise de Rabat

Selon plusieurs sources, la proposition française n’a pas été formulée directement par Paris, mais via la diplomatie marocaine. Après un temps de réflexion, Paul Kagame y aurait donné une suite favorable. Fin avril, à Brazzaville, à l’occasion du Sommet pour la préservation et le développement du bassin du fleuve Congo, ce dernier aurait encore évoqué la question avec le roi Mohammed VI.

À Paris, une source bien informée confirme à JA qu’un accord sur la candidature de Louise Mushikiwabo existe désormais entre Emmanuel Macron et Paul Kagame. Disposant de solides appuis à travers le continent, la diplomatie rwandaise pourrait donc, avec l’aide de Paris, disposer de sérieux atouts face à la secrétaire générale sortante.

A 56 ans, Louise Mushikiwabo apparaît comme la numéro deux du régime rwandais. Issue de la société civile, ministre des Affaires étrangères sans discontinuer depuis 2009, elle présente un profil idéal pour la fonction.

Jeuneafrique.com

Rwanda- Louise Mushikiwabo: « Personne n’est empêchée de se présentée à la présidentielle »

juillet 19, 2017

Louise Mushikiwabo (Rwanda), ministre des Affaires √©trang√®res. A Paris (JA) le 08.09.2011. √Ǭ© Vincent Fournier/Jeune Afrique/JA © Vincent Fournier/JA

La chef de la diplomatie rwandaise assume le référendum de 2015, qui permet à Paul Kagame de briguer un troisième mandat. Elle estime qu’il est le seul à avoir l’envergure nécessaire à cette fonction.

Aussi à l’aise en français qu’en anglais, Louise Mushikiwabo est, depuis huit ans, le visage du Rwanda à l’étranger. Le référendum de 2015, en débloquant les verrous constitutionnels qui empêchaient le président Paul Kagame de se représenter, lui a pourtant valu quelques critiques, notamment en provenance du pays de son mari, les États-Unis. Mais alors que le Parti démocrate américain a été balayé lors des dernières élections, le gouvernement de Kigali semble avoir de belles années devant lui. De quoi donner un regain de confiance dans le monolithique modèle rwandais ?

Jeune Afrique : En août, Paul Kagame pourra se présenter à nouveau grâce à une révision constitutionnelle. Quelle a été la réaction de vos partenaires étrangers à cette mesure ?

Louise Mushikiwabo : Certains pays ont exprimé leur mécontentement, mais j’ai toujours pensé que nous devions faire nos propres choix, même s’ils nous valent des critiques. Les dirigeants d’États occidentaux, notamment des anciennes puissances coloniales, pensent toujours avoir leur mot à dire en Afrique. Pourtant, la démocratie est en crise partout dans le monde, y compris dans ces pays, qui sont confrontés à une grande remise en question. Mais ils continuent de nous dire quoi faire…

Aux États-Unis, les critiques sont venues de l’administration Obama. Donald Trump semble plus souverainiste. Êtes-vous plus à l’aise avec cette approche ?

Je ne sais pas ce que veut cette nouvelle administration. Mais savoir qui dirige les États-Unis m’inquiète peu en réalité. La dynamique politique, en revanche, est très intéressante. La leçon de l’élection américaine c’est : souciez-vous de votre peuple. Ce changement, ce sont les Américains qui l’ont voulu.

Les dirigeants d’États occidentaux, notamment des anciennes puissances coloniales, pensent toujours avoir leur mot à dire en Afrique.

Au Rwanda, les chiffres officiels du dernier référendum sont surprenants : 98,3 % de oui, avec 98,3 % de participation. Soit Paul Kagame est incroyablement populaire, soit les Rwandais sont très contrôlés…

Non. Le président Kagame est, en effet, très populaire. Mais le pays a décidé de se doter d’un système consensuel. L’affrontement politique n’en fait pas encore partie. La priorité reste de rebâtir ce pays.

Jusqu’à maintenant, aucun opposant n’a pu se présenter à une présidentielle. Est-ce que ce sera différent cette année ?

Qu’entendez-vous par « opposant » ?

Un membre d’un parti qui ne participe pas à la coalition gouvernementale…

Les Occidentaux donnent le sentiment de vouloir créer une opposition. Pendant le référendum, certains nous ont recommandé un scénario à la Poutine-Medvedev. Est-ce cela, la démocratie ? Et que font-ils du choix des Rwandais ? Aujourd’hui, aucun opposant n’a l’envergure du Président. Mais personne n’est empêché de se présenter, pas même les prêtres.

Vous faites référence à l’abbé Thomas Nahimana, candidat déclaré, qui s’est vu plusieurs fois empêché de revenir d’exil. Pour quelle raison ?

En tant que Rwandais, il a parfaitement le droit de revenir. Seulement, il a acquis la nationalité française et aurait dû en informer le consulat. À la place, il a utilisé son passeport français pour demander un visa. Il lui suffirait de clarifier, de dire : « Je suis rwandais et je reviens. »

Aujourd’hui, aucun opposant n’a l’envergure du Président. Mais personne n’est empêché de se présenter, pas même les prêtres.

Le Rwanda risque-t-il d’être affecté par les crises des pays voisins, à commencer par le Burundi ?

Les Burundais sont nos frères et sœurs, et cela rend le sujet extrêmement sensible. Si le Rwanda s’en mêle, cela suscitera des tensions. Nous évitons donc de le faire, même si nous essayons de contribuer à la solution, notamment avec la médiation tanzanienne. Ce problème est encore très loin d’être réglé.

Qu’en est-il pour la RDC ?

La situation y est extrêmement complexe, avec des poches de violence causées, pour l’essentiel, par des hommes politiques qui refusent l’apaisement. Les pays étrangers ont aussi des avis divergents et entretiennent de multiples canaux de discussions. Ce dont la région a besoin, c’est d’une RDC durablement stable, et je pense que nous pouvons y arriver, à condition que nos partenaires, occidentaux comme asiatiques, travaillent avec nous.

Jeuneafrique.com p

le Rwanda va réintégrer formellement la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC)

octobre 28, 2014

 

Rwanda Louise Mushikiwabo cAFP

Louise Mushikiwabo est la ministre des Affaires étrangères du Rwanda. © AFP

Sept ans après s’en être retirée, le Rwanda va réintégrer formellement la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), lors d’un sommet prévu les 24 et 25 novembre prochains à N’Djamena.Deux ans et demi après en avoir fait la demande, le Rwanda devrait formellement réintégrer la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement de la région prévu du 24 au 25 novembre à N’Djamena, au Tchad.

Cette annonce a été faite par Louise Mushikiwabo, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, le 27 octobre à Loango, au sud de la République du Congo, lors d’un exercice militaire organisé par la CEEAC auquel elle était invitée à assister – une première depuis le retrait de Kigali en 2007.

« On avait suspendu notre participation parce que depuis le génocide de 1994 le Rwanda est un pays en reconstruction. Donc, on a pensé qu’on ne pouvait pas contribuer pleinement à la CEEAC », a expliqué Louise Mushikiwabo, citée par l’AFP. Mais « le Rwanda est désormais un pays qui est très loin de la tragédie, qui s’est stabilisé et [est] prêt à contribuer à la CEEAC », a-t-elle poursuivi.

Logique économique

Ce retour témoigne plus simplement de la volonté du Rwanda de renforcer ses liens économiques avec les pays membres de cette Communauté.

Pour rappel, lors de son retrait en 2007, Kigali semblait clairement décidé à privilégier ses liens avec une autre organisation régionale : la Communauté est-africaine (CEA).

Un choix expliqué par le fait que 70 % du commerce extérieur du pays « se faisait déjà avec les États membres de cette communauté » et que « toutes [ses] marchandises transitaient par cette communauté », pour reprendre les motifs avancés alors par Charles Murigandé, l’un des prédécesseurs de Louise Mushikiwabo aux Affaires étrangères. Cette stratégie s’est avérée payante, puisque au sein de la CEA, Kigali – alliée le plus souvent au Kenya et à l’Ouganda – a pu réaliser des avancées extraordinaires en matière de coopération dans le domaine des infrastructures, des télécoms et de la libéralisation commerciale.

Ces progrès ont souvent été obtenus en se basant sur un noyau de pays volontaires au sein de l’organisation régionale, sans attendre – ni même requérir – l’appui unanime de tous les États membres.

Relations compliquées

En réintégrant la CEEAC, le Rwanda devrait accroître son influence sur les politiques commerciales de l’organisation et renforcer ses échanges avec ses États membres. Il est peu probable, toutefois, que la coopération décentralisée qui a fait le succès de la CEA emporte l’adhésion d’une organisation qui compte nombre de pays avec lesquels Kigali entretient des relations notoirement difficiles. Pour réussir son retour, le pays dirigé par Paul Kagamé devra déployer une délicate stratégie diplomatique et économique.

Jeuneafrique.com PAR Joël Té-Léssia

Rwanda – France : ça se réchauffe entre Kigali et Paris

février 25, 2014

Le président rwandais Paul Kagamé. Le président rwandais Paul Kagamé. © AFP Le président rwandais Paul Kagamé. © AFP [/caption

Invité par le président Paul Kagamé à assister, le 7 avril, à la commémoration du vingtième anniversaire du génocide de 1994, François Hollande a dépêché à Kigali, mi-février, deux émissaires de haut niveau.

À la suite de l’invitation de Paul Kagamé pour assister le 7 avril à la commémoration du 20e anniversaire du génocide de 1994, le président français a dépêché à Kigali, les 16 et 17 février, Thomas Mélonio, conseiller Afrique adjoint à l’Élysée, et Jean-Christophe Belliard, directeur Afrique au ministère des Affaires étrangères. Après une visite au mémorial du génocide de Gisozi, les deux hommes ont été reçus par Louise Mushikiwabo, la ministre des Affaires étrangères.

Au menu des discussions : l’activisme de la justice française symbolisé par l’ouverture du procès de Pascal Simbikangwa, premier génocidaire présumé qu’elle accepte de juger, mais aussi la coopération entre les deux pays dans les crises africaines – le Rwanda est actuellement membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Paris est notamment très satisfait de l’action du bataillon rwandais en Centrafrique (« il est bien équipé et ses troupes sont parmi les plus efficaces »). L’envoi éventuel à Bangui de renforts venus de Kigali serait donc vu d’un très bon oeil. Quant au dossier de la RDC, il n’a même pas été évoqué, la France considérant que les accusations de soutien aux groupes rebelles de l’Est portées contre le Rwanda ne sont plus d’actualité. Quant à l’invitation aux cérémonies du 7 avril, elle sera honorée par « un membre du gouvernement ». Sans plus de précision, pour l’instant.

Jeuneafrique.com