Posts Tagged ‘Louvre’

France:-Hommage d’Emmanuel Macron : « Au fond, Soulages n’avait pas d’âge »

novembre 2, 2022

Le chef de l’État a rendu dans la cour du Louvre un hommage au peintre Pierre Soulages, décédé à 102 ans. Plusieurs ministres et artistes étaient présents.

Emmanuel Macron a rendu hommage au peintre Pierre Soulages.
Emmanuel Macron a rendu hommage au peintre Pierre Soulages.© GUILLAUME HORCAJUELO / EPA

« En ce jour, la Nation porte le noir du deuil, mais Pierre Soulages nous a appris à y déceler la lumière », a déclaré Emmanuel Macron mercredi 2 novembre, dans la cour carrée du Louvre à Paris, où s’est déroulé l’hommage national au peintre français. « C’est le don universel et inaliénable qu’il nous a fait. Pour cela merci », a ajouté le chef d’État, en présence de la femme de Pierre Soulages et de beaucoup d’autres personnalités politiques et du monde de l’art.

Emmanuel Macron a salué la mémoire d’un « grand maître de la peinture », « un classique de son vivant », célébré dans le monde entier pour ses nuances infinies de noir et décédé à 102 ans. « Au fond, Soulages n’avait pas d’âge. Oui, Soulages est un classique ayant choisi le noir comme éditorial de la modernité », a lancé le chef de l’État, qui était accompagné de son épouse Brigitte, lors d’un hommage national épuré, là même où l’artiste fut célébré de son vivant, le Louvre.

Plusieurs membres du gouvernement présents à l’hommage

Au premier rang, son épouse Colette, 101 ans, qui a partagé sa vie pendant 80 ans et est arrivée, le pas lent, sous les applaudissements, ainsi que ses neveux et nièces avaient pris place. Le chef de l’État était aussi accompagné de plusieurs membres du gouvernement, dont Rima Abdul-Malak (Culture), Catherine Colonna (Affaires étrangères), Éric Dupond-Moretti (Justice) et Pap Ndiaye (Éducation). Plusieurs anciens ministres de la Culture, dont Roselyne Bachelot, étaient également présents.

Pour cet hommage au peintre d’un siècle, le gotha du monde des Arts était également réuni, dont de nombreux directeurs de musée, Laurence Des Cars (Louvre), Bernard Blistène (Centre Pompidou), Alfred Pacquement (musée Soulages à Rodez), le secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts, Laurent Petitgirard, le collectionneur François Pinault ou l’architecte Jean Nouvel.

«J’aurais adoré le rencontrer »

Plusieurs centaines d’anonymes étaient également au rendez-vous pour cette cérémonie ouverte au public et assez rare. « J’ai découvert Soulages lors d’une exposition au centre Pompidou il y a une dizaine d’années. La lumière et la force de ses peintures, exposées dans des grands espaces, m’ont tout de suite fasciné. Je tenais à être là aujourd’hui pour rendre hommage à ce grand artiste », a affirmé à l’AFP Irène Frati, professeur d’histoire-géo à la retraite.

« J’aurais adoré le rencontrer pour comprendre d’où vient sa nécessité de peindre », a estimé Julie Merle, 23 ans, qui étudie à l’école du Louvre et s’intéresse à la peinture monochrome.

Avant Pierre Soulages, la cour carrée du Louvre avait accueilli les hommages nationaux de Georges Braque en 1963, de Le Corbusier en 1965 et d’André Malraux en 1976.

Né le 24 décembre 1919 à Rodez, le peintre est décédé le 26 octobre. Fasciné par la préhistoire dès son plus jeune âge, il avait beaucoup travaillé au brou de noix avant de poursuivre avec ses grands aplats noirs de peinture à l’huile, qu’il raclait, grattait et modelait presque dans l’épaisseur de la peinture.

« Il débordait son époque car il avait d’emblée décidé d’habiter l’histoire de la peinture, de ses origines les plus lointaines à son avant-garde la plus contemporaine », a résumé Emmanuel Macron. Il avait basculé dans ce qu’il appelait « l’outrenoir » en 1979, alors qu’il peinait sur une œuvre entièrement recouverte d’un noir épais, striée par hasard.

« J’aime l’autorité du noir, sa gravité, son évidence, sa radicalité […]. Le noir a des possibilités insoupçonnées », disait l’artiste, qui a peint jusqu’à la fin de sa vie.

Pendant plus de 75 ans, il a tracé son sillon, s’attirant la reconnaissance des institutions culturelles et du marché de l’art, qui en a fait un des artistes français les plus cotés de son vivant. Une de ses toiles a été vendue 20,2 millions de dollars en novembre 2021.

Il avait déjà eu les honneurs d’un hommage au Louvre en 2019, à l’aube de ses 100 ans. Jusqu’alors, seuls Picasso et Chagall avaient eu ce privilège de leur vivant.

Par Le Point avec AFP

France: Attaque au Louvre à Paris : « Le caractère terroriste ne fait guère de doute » pour François Hollande

février 3, 2017

Un homme armé de machettes s’est rué vendredi sur une patrouille au Carrousel du Louvre. Selon nos informations, l’agresseur a été très grièvement blessé.

 
Un homme a attaqué, vendredi 3 février vers 9 h45, des militaires de l’opération « Sentinelle » au Carrousel du Louvre – le centre commercial souterrain près de l’entrée du musée –, ont fait savoir des sources policières. L’assaillant a été grièvement blessé par le tir d’un des soldats.

Un des militaires visés a été touché au cuir chevelu par l’agresseur et a dû être amené à l’hôpital militaire Percy, à Clamart. « Il va bien » a assuré dans l’après-midi le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian. Après cette attaque, le président de la République, François Hollande, a déploré un « acte dont le caractère terroriste ne fait guère de doute ».

  • L’agresseur était muni de deux machettes

Selon nos informations, un homme muni de deux machettes s’est avancé vers quatre militaires sur le site du Louvre, puis s’est jeté sur un des soldats en criant : « Allahou akbar ! » (« Dieu est grand »). Les faits se sont produits dans l’escalier qui mène à la galerie marchande en sous-sol donnant accès au musée.

L’assaillant a blessé le militaire au cuir chevelu. Son binôme a alors riposté en tirant sur l’agresseur « cinq balles », selon le préfet de police de Paris, Michel Cadot, qui a affirmé que l’assaillant était « conscient et blessé au ventre ». L’agresseur, dont l’identité n’est pas encore connue, portait deux sacs à dos, mais aucun explosif n’a été retrouvé, a-t-il ajouté.

Le militaire blessé, qui fait partie du 1er régiment de chasseurs parachutistes, a été pris en charge à l’hôpital militaire Percy, à Clamart. Il rejoindra « ce [vendredi] soir son unité », a fait savoir le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian. L’attaque a « été gérée par un emploi gradué de la force », a-t-il ensuite salué, en louant « le sang-froid, le courage et le professionnalisme » de la patrouille visée.

  • Une attaque à « caractère terroriste », une enquête ouverte

A priori l’agresseur du Carrousel du Louvre était seul, mais une autre personne a été interpellée, a fait savoir le préfet. Les propos tenus par l’assaillant laissent entendre qu’il voulait mener son attaque « dans un cadre terroriste », a ajouté M. Cadot lors d’un point de presse :

« Je pense qu’il s’agit d’une attaque d’une personne qui avait une volonté d’agresser évidemment, qui était directement menaçante et qui proférait des propos laissant penser qu’elle souhaitait le faire dans un cadre terroriste. »

François Hollande, actuellement en déplacement à La Valette (Malte) pour un sommet européen, a ajouté, en milieu d’après-midi : « La menace, elle est là, et nous devons y faire face. »

Plus tôt dans la journée, le premier ministre, Bernard Cazeneuve, avait également annoncé qu’il s’agissait « visiblement » d’une « attaque à caractère terroriste ». La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance du chef de tentatives d’assassinat aggravées en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Les investigations sont confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris (SAT) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), annonce dans un communiqué le procureur de la République de Paris, François Molins. Les motivations précises de l’assaillant sont toutefois pour l’heure inconnues.

  • Aucun blessé parmi les touristes

Aucun blessé n’est à déplorer dans la foule, selon les premiers éléments de l’enquête. La zone du Louvre a été évacuée et entièrement bloquée par les forces de sécurité après l’attaque. Plus d’un millier de personnes se trouvant dans le musée ou dans la galerie commerciale ont été confinées durant environ trois heures.

Ils ont pu sortir après que tout danger a été écarté et que les démineurs se sont assurés notamment que les deux sacs à dos de l’assaillant ne contenaient pas d’explosifs. Fermé vendredi matin après l’attaque, le Musée du Louvre rouvrira ses portes samedi, a par ailleurs annoncé la ministre de la culture, Audrey Azoulay.

  • Pour Bruno Le Roux, « porter un uniforme (…) c’est être une cible »
  • La zone du Louvre est bloquée par les forces de sécurité. Les stations de métro Palais-Royal et Musée-du-Louvre sont fermées au public sur la ligne 7.
La zone du Louvre est bloquée par les forces de sécurité. Les stations de métro Palais-Royal et Musée-du-Louvre sont fermées au public sur la ligne 7. Thibault Camus / AP

Dans un communiqué, le ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, a salué « le sang-froid et le professionnalisme des militaires et des policiers qui ont permis de neutraliser immédiatement l’individu armé ». « Porter un uniforme, on le voit bien dans la propagande de ceux qui veulent nous attaquer, c’est être une cible », a également rappelé M. Le Roux. Ce dernier s’est rendu au Louvre, en milieu d’après-midi avec M. Le Drian et Mme Azoulay.

Le ministre des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a également témoigné son « soutien » au militaire attaqué. La maire de Paris, Anne Hidalgo, s’est rendue sur place pour exprimer sa « solidarité et celle des Parisiens aux forces de sécurité, ainsi qu’aux membres du personnel du Carrousel du Louvre, qui ont été témoins de cette agression », selon un communiqué.

Un homme muni de deux machettes s’est attaqué à une patrouille sur le site du Louvre, en se jetant sur un soldat et en criant « Allah akbar ». Il a blessé l’un des militaires aux avant-bras.

Le « binôme » de ce soldat a riposté en tirant sur l’agresseur, qui serait très grièvement blessé. Aucun blessé n’est à déplorer dans la foule selon les premiers éléments.Selon le premier ministre, Bernard Cazeneuve, cité par l’Agence France-presse, l’attaque revêt « un caractère terroriste ».Selon le préfet de police, l’agresseur était a priori seul, mais une autre personne a été interpellée. Les propos tenus par l’agresseur laissent entendre qu’il voulait mener son attaque « dans un cadre terroriste », a confirmé le préfet de police.Depuis le milieu de la matinée, la zone du Louvre est bloquée par les forces de sécurité.Les stations de métro Palais-Royal et Musée-du-Louvre sont fermées au public sur la ligne 7.Devant la pyramide du Louvre, le 3 février.

 

Un homme muni de deux machettes s’est attaqué à une patrouille sur le site du Louvre, en se jetant sur un soldat et en criant « Allah akbar ». Il a blessé l’un des militaires aux avant-bras.

Lemonde.fr avec AFP et Reuters