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Dormir chez Leonardo DiCaprio, c’est possible

août 1, 2022

L’acteur hollywoodien arrondit ses revenus en proposant à la location son manoir de 430 m2 à Beverly Hills. Loyer ? 32 000 euros, selfie non compris.

Leonardo DiCaprio, le 5 decembre 2021.
Leonardo DiCaprio, le 5 décembre 2021.© IMAGE PRESS AGENCY / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Si vous êtes fan de DiCaprio, vous pouvez vous offrir une part de rêve hollywoodien en louant une de ses propriétés californiennes… À condition d’avoir les moyens : l’acteur de Once Upon a Time in Hollywood vient de mettre en location son manoir de Beverly Hills pour 32 500 dollars par mois, soit pratiquement 32 000 euros, indique le site Dirt, spécialisé dans l’immobilier, qui met en ligne des photos pour faire le tour du propriétaire.

Rien de bien ostentatoire en vérité : la villa cossue sur deux étages ressemble plus à un pavillon de banlieue chic qu’au manoir opulent d’une star internationale. Construite dans les années 1930, elle présente quatre chambres avec salle de bains, dont une très grande suite avec un dressing particulier et une grande salle d’eau en marbre, une maison d’hôtes avec son propre patio, le tout sur 430 m2 de surface habitable avec une modeste piscine et un jardin très réduit. Un peu cher finalement, mais c’est le prix à payer pour crâner sur Instagram – attention, le selfie avec DiCaprio n’est pas compris… Il faut dire que l’acteur n’y a sans doute jamais mis les pieds : il l’avait achetée pour près de 10 millions de dollars avant de la rénover entièrement pour la mettre sur le marché.

Roi du Monopoly

Ce n’est pas la première fois que DiCaprio propose en location un de ses biens. Il y a une dizaine d’années, on pouvait ainsi louer sa villa de Malibu avec vue imprenable sur le Pacifique pour 75 000 dollars par mois… Depuis le début de sa carrière, l’acteur du Loup de Wall Street a ainsi pris l’habitude d’investir ses cachets en grande partie dans l’immobilier, achetant puis revendant ses biens comme au Monopoly. Il est ainsi propriétaire de plusieurs autres villas à Los Angeles, dont une à Los Feliz et une grande propriété dans le très recherché quartier de Bird Streets, mais aussi d’un manoir à Palm Springs, de plusieurs appartements luxueux à New York et d’un ensemble de villas écolos, alimentées par des panneaux solaires, sur une île de 43 hectares achetée au Belize. Une façon pour lui de consolider sa fortune tout en brouillant les pistes sur sa véritable résidence principale – sachant qu’il bouge beaucoup en raison de ses nombreux tournages.

À la tête d’une fortune estimée à plus de 200 millions de dollars, DiCaprio s’est toujours montré habile en affaires et évite de placer tous ses œufs dans le même panier… Outre l’immobilier, il a également investi dans le secteur alimentaire du futur en pariant sur la viande artificielle – fabriquée à partir de cellules animales – et dans la production de burgers, saucisses et boulettes à base de produits végétaux. Il vient également de mettre un pied dans le champagne en prenant des parts dans la maison Telmont, qui vise une production 100 % bio d’ici une dizaine d’années. De quoi allier business et militantisme écolo, la marotte de l’acteur.

Avec Le Point par Marc Fourny

Canada-Québec/Loyers à 500 $ : Legault se dit « très connecté sur la réalité »

avril 29, 2021

Le premier ministre François Legault assure qu’il sait que les Québécois paient des prix de plus en plus élevés pour leurs loyers, mais refuse tout de même de qualifier ce problème de crise du logement.

Le premier ministre Legault est revenu sur les propos qu'il avait tenu mercredi lors d'une étude de crédits.

© Paul Chiasson/La Presse canadienne Le premier ministre Legault est revenu sur les propos qu’il avait tenu mercredi lors d’une étude de crédits.

Il reconnaît cependant «qu’on a une pénurie de logements abordables» dans cinq ou six grandes villes du Québec.

«La crise qu’on vit actuellement, c’est la pandémie», a-t-il lancé jeudi en conférence de presse organisée pour revenir sur les propos qu’il a tenus mercredi lors de l’étude des crédits du ministère du Conseil exécutif.

Longuement questionné par les partis d’opposition sur les dépenses de son gouvernement, le premier ministre Legault avait alors affirmé qu’il n’y a pas techniquement de crise du logement actuellement au Québec.

Interrogé par la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, sur le prix d’un logement actuellement à Montréal, François Legault avait répondu : «Écoutez, ça dépend de la grandeur du logement, mais je dirais… ça peut peut-être commencer à 500 ou 600 $ par mois…. assez rapidement monter à 1000 $ par mois».

Revenant sur ses propos jeudi matin, le premier ministre affirme maintenant qu’il ne parlait pas à ce moment-là du prix total des logements, mais plutôt, répondant à la question de Mme Massé, de ce qu’un étudiant paie par mois pour son loyer.

«C’était très clair dans la question de Manon Massé, elle parlait des 250 000 étudiants qui vont revenir en présentiel cet automne», s’est défendu M. Legault.

«J’ai même ajouté que plusieurs étudiants se mettent à trois ou quatre pour vivre ensemble. Je parlais du prix minimum payé par étudiant, pas du prix moyen d’un loyer ou de ce qui est payé par une famille», a-t-il assuré.

Le premier ministre dit être au courant que «le loyer médian» est de 1300 $.

Mais bien qu’il jure être très conscient que le coût actuel du logement puisse être exorbitant pour certains, il rejette l’idée d’un gel des loyers pour 2021, comme le propose Québec solidaire. Il privilégie plutôt l’aide gouvernementale directe aux personnes incapables de se trouver un loyer, pour les aider à en payer une partie.

«Pensez deux minutes aux propriétaires. Si on gèle les loyers, il va se construire moins de logements», explique-t-il.

M. Legault ne prévoit pas non plus de rendre plus sévères les règles qui régissent les propriétaires de logements. «On a déjà la Régie du logement et ses mécanismes, qui n’existent pas dans d’autres provinces», fait-il valoir.

Selon lui, le Québec a connu une crise du logement au début des années 2000, avec un taux d’inoccupation des loyers de moins de 1 %, mais il croit qu’avec le taux actuel de 2,5 %, on ne peut plus parler de crise.

Il reproche au précédent gouvernement libéral de n’avoir «rien fait pendant plusieurs années» pour éviter que les loyers atteignent des prix aussi élevés.

Il insiste également sur le fait que la pandémie a eu un effet à la hausse sur le prix de l’immobilier. «Le prix a monté. Les gens n’ont pas voyagé, ils ont de l’épargne de disponible. Ils sont prêts à payer plus cher pour des maisons, pour des condos, donc ça a créé un manque encore plus grand», note-t-il.

Avec La Presse canadienne par Isabelle Maltais