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France-Présidentielle : Valérie Pécresse va reprendre sa carte à LR

octobre 14, 2021

EXCLUSIF. Candidate à l’investiture de LR, la présidente de la région Île-de-France annonce au « Point » qu’elle réadhère au parti qu’elle a quitté en 2019.

Valerie Pecresse avait quitte LR en 2019. Elle reprend aujourd'hui sa carte.
Valérie Pécresse avait quitté LR en 2019. Elle reprend aujourd’hui sa carte.© PASCAL GUYOT / AFP

Selon nos informations, Valérie Pécresse a décidé de reprendre sa carte des Républicains, dont elle sollicite l’investiture pour la présidentielle d’avril. Et ce, contrairement à son principal compétiteur Xavier Bertrand, qui a fait savoir qu’il ne réadhérerait pas à son ancienne famille politique. « Je vais adhérer à nouveau aux Républicains. C’est la conséquence logique du fait que j’ai accepté depuis le début de jouer collectif. C’est une question de cohérence », annonce à notre journal Valérie Pécresse, qui va officialiser ce choix ce jeudi soir à l’occasion d’une réunion publique à Dijon (Côte-d’Or).

Elle en a informé le patron des Républicains Christian Jacob dans la journée. L’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, puis du Budget, avait quitté LR le 5 juin 2019 après le naufrage des européennes (8,5 % des voix) et la démission consécutive de Laurent Wauquiez. Elle avait alors affiché sa volonté de « refonder la droite, menacée d’extinction », mais de « l’extérieur », aux commandes de son propre mouvement (Libres !).

« Notre objectif, c’est, ensemble, de battre Emmanuel Macron »

« Aujourd’hui, je demande à tous les membres de Libres !, qui partagent comme moi les valeurs de la droite, d’adhérer à LR pour construire ensemble le parti de la reconquête et de l’alternance. Et cette ligne, je me l’applique à moi-même. Notre objectif, c’est, ensemble, de battre Emmanuel Macron », poursuit Valérie Pécresse, contactée par Le Point.

En début de semaine, le président de la région des Hauts-de-France a pour sa part accepté de participer au congrès de LR mais écarté l’idée de revenir dans le giron du parti, s’attirant de fortes critiques en interne. « C’est un bras d’honneur aux militants ! Il réclame l’investiture du parti, son soutien financier mais il ne veut pas prendre la carte ! », s’insurge un cadre LR. Xavier Bertrand se considère lié par sa promesse : en claquant la porte en décembre 2017, il avait indiqué que sa décision était « définitive ». Selon les règles édictées pour le congrès du 4 décembre, qui doit départager les six candidats en lice (sous réserve qu’ils obtiennent 250 parrainages d’élus), rien n’oblige en théorie Pécresse et Bertrand à reprendre leur carte pour candidater. Mais le geste se veut éminemment symbolique.

Avec Le Point par Nathalie Schusk

France-Xavier Bertrand : «Oui, je participerai au Congrès des Républicains»

octobre 11, 2021

Invité du 20 heures du JT de TF1, lundi, le candidat à l’élection présidentielle a enfin levé le voile sur sa participation au Congrès LR du 4 décembre.

Fin du suspense. Après avoir longtemps laissé planer le doute quant à sa venue ou non au Congrès des Républicains, le 4 décembre prochain, Xavier Bertrand a enfin annoncé sa décision.

« Oui, je participerai à ce congrès, parce que les Républicains ont écarté la primaire », a ainsi déclaré le candidat à l’élection présidentielle de 2022 au JT de TF1, lundi 11 octobre. « La solution de facilité, c’était de faire cavalier seul », a ajouté le président de la région des Hauts-de-France, avant d’expliquer que finalement, il n’a pas souhaité « faire ce choix car dans [son] ADN, il y a le rassemblement et il y a l’union ».

« Le plus tôt sera le mieux »

Il se soumettra donc bel et bien au vote des militants du parti. « J’avais dit mon opposition à la primaire, qui était source de division, les militants et les adhérents ont entendu ce message. Christian Jacob leur a donné la parole, et ils ont clairement écarte cette primaire, et je les en remercie », a également estimé Xavier Bertrand.

A ses yeux, et malgré ses prises de position précédentes semblant mettre sous pression les autres candidats de sa famille politique, « ce congrès est la solution la plus rapide pour désigner le candidat de la droite et du centre », a-t-il fait savoir. Quant à la date fixée au 4 décembre, Xavier Bertrand reconnaît que, pour lui, « le plus tôt sera le mieux ».

« J’ai deux certitudes : divisés, on est sûrs de perdre; rassemblés, on peut gagner, et je veux gagner », a également martelé le candidat à l’élection présidentielle. « J’ai la conviction que ce sont les solutions de la droite et du centre qui permettront de remettre le pays sur pied ». « Je veux rassembler l’ensemble des Français, alors il faut que je commence par ma famille politique », a-t-il également expliqué. Lui qui a toujours affiché son refus de participer à une quelconque primaire, peu importe sa forme

Avec Le Point

France: Pécresse officialise à son tour sa candidature pour 2022

juillet 22, 2021
Pecresse officialise a son tour sa candidature pour 2022
Pécresse officialise à son tour sa candidature pour 2022© AFP/Archives/JOEL SAGET

Valérie Pécresse, fraîchement réélue à la tête de l’Ile-de-France, s’est lancée jeudi à son tour dans la course à la présidentielle à droite, une façon de ne pas laisser Xavier Bertrand occuper seul le terrain pendant l’été.

L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy se présente à l’élection présidentielle pour « restaurer la fierté française », a-t-elle dit jeudi dans un entretien au Figaro et le soir sur TF1.

Défendant une droite « ferme sur le régalien, laïque mais aussi écologiste, libérale, pro-entreprise, féministe et sociale », Valérie Pécresse avait pris ses distances avec LR dès 2017 en créant le mouvement Libres !, en opposition au président du parti de l’époque, Laurent Wauquiez, jugé trop populiste.

« Je ne supporte plus qu’on parle au lieu d’agir », affirme l’ex-LR, désireuse de « rompre avec 10 ans de mauvais choix, de demi-mesures, d’indécisions, et en fin de compte l’affaissement de notre pays ».

La candidate à l’Elysée, qui vient d’avoir 54 ans, dit vouloir « faire plutôt que chercher à plaire », après un quinquennat « avec très peu de réformes », et vouloir « remettre le pays en ordre », précisant qu’elle allait maintenant parcourir le pays pendant l’été.

« Sur la sécurité, sur l’ordre sur la justice sur l’immigration, le +en même temps+ ça ne marche pas », a-t-elle affirmé sur TF1 en se présentant comme « plus réformatrice qu’Emmanuel Macron » et ayant « plus d’autorité que Marine Le Pen ».

Réélue en juin à la tête de l’Ile-de-France, elle est la deuxième prétendante à officialiser sa candidature à droite, après son homologue des Hauts-de-France Xavier Bertrand, lui aussi ex-LR, fin mars.

« Equipe »

« Personne ne gagnera la présidentielle 2022 seul. On ne peut gagner qu’avec une équipe rassemblée », a prévenu dans un tweet le président de LR Christian Jacob qui avait réuni mardi Mme Pécresse et quatre autres candidats putatifs à la présidentielle.

Tous étaient convenus d’une « candidature unique » de leur camp pour 2022, alors que Xavier Bertrand, absent de cette rencontre, refuse à ce stade de participer à une primaire. Il entend se poser en rassembleur de sa famille politique, au risque d’un bras de fer avec son ancien parti.

Le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, qui avait lui fait acte de candidature pour une primaire à droite, a salué dans la candidature de Mme Pécresse un « signe de la vitalité de la droite ». « La primaire est désormais une évidence », a-t-il tweeté.

« La compétition est toujours saine à condition bien sûr qu’à la fin il n’y ait qu’un seul candidat », a affirmé son homologue à l’Assemblée Damien Abad, qui soutient Xavier Bertrand, redisant ne pas vouloir être « pris en otage par une double candidature ».

M. Abad est réservé sur la primaire, synonyme pour la direction du parti de « machine à perdre ».

« L’heure des femmes »

Valérie Pécresse, pour qui la primaire est au contraire la « seule solution démocratique », affirme au Figaro qu’elle n’en a « pas peur » et « fera tout pour gagner et rassembler ». « Je suis vaccinée contre les divisions de la droite » qui « nous ont fait suffisamment souffrir », a-t-elle dit sur TF1.

Elle avait déjà promis de faire « entendre (sa) voix » au cours de l’été. « L’heure des femmes est venue », avait-elle affirmé dans La Provence début juillet.

Florence Portelli, vice-présidente d’Ile-de-France et soutien de la candidate, a affirmé sur BFMTV que Mme Pécresse était candidate « quoi qu’il arrive » et a fait valoir qu’une femme pouvait accéder à la « tête du pays » et pas seulement être Premier ministre.

Valérie Pécresse a fait son annonce juste après avoir lancé mercredi une grande partie de son programme à la tête de la région. « Toutes les promesses que nous avons faites, il faut les mettre en place très vite », s’est-elle justifiée, accusée par ses opposants de « précipitation ».

Sa candidature à l’Elysée « est la démonstration la plus magistrale » que « la région n’est pour elle qu’un marchepied », a réagi auprès de l’AFP Julien Bayou, secrétaire national d’EELV, candidat malheureux face à elle aux régionales et conseiller francilien.

« Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, qui ont respectivement supprimé 12.500 policiers et gendarmes et 5.000 lits d’hôpitaux, se présentent à l’élection présidentielle pour venir contempler l’ampleur des dégâts qu’ils ont commis comme ministres ? » a demandé Jordan Bardella, numéro deux du RN et lui aussi conseiller d’Ile-de-France.

Par Le Point avec AFP

France: Valérie Pécresse redoute un éclatement de LR avec Laurent Vauquiez

septembre 2, 2017

Alors que Laurent Wauquiez brigue la présidence des Républicains, Valérie Pécresse lance son mouvement «Libres!».

Alors que Laurent Wauquiez brigue la présidence des Républicains, Valérie Pécresse lance son mouvement «Libres!». Crédits photo : PHILIPPE HUGUEN/AFP

Dans un entretien ce samedi au Parisien, la présidente de la région Île-de-France déclare «refuser le repli identitaire» de son homologue d’Auvergne-Rhône-Alpes, candidat à la présidence du parti.

Entre les deux présidents de région, la guerre est déclarée. «Je refuse le repli identitaire. Nous devons être fiers de nos valeurs et bien dans notre époque», déclare ce samedi Valérie Pécresse dans une interview au Parisien, évoquant la candidature de Laurent Wauquiez à la présidence du parti Les Républicains, dont elle évoque «le risque» d’un éclatement si le président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes l’emporte.

» Lire aussi – Les confidences de Laurent Wauquiez, l’homme qui va réveiller la droite

À travers ce duel, ce sont deux lignes politiques qui s’affrontent. Alors que Laurent Wauquiez défend une ligne à droite toute et semble actuellement favori, l’ancienne ministre qui a décidé de ne pas se présenter met en garde contre toute «porosité avec le Front national», qu’elle qualifie de «ligne rouge». «Si la droite met les doigts dans cet engrenage-là, ça ne sera plus la droite. Ce ne sera plus ma droite», avertit la présidente de la région Île-de-France, qui explique néanmoins qu’elle veut «rester» dans sa famille politique. Mais, interrogée sur un possible éclatement du parti si Laurent Wauquiez remporte le scrutin interne des 10 et 17 décembre, Valérie Pécresse répond que «le risque existe. Pour le conjurer, on doit assumer nos différences et ne pas chercher à les étouffer».

«Nous devons tirer les leçons de nos deux défaites, celles de 2012 et 2017. À chaque fois, on a eu le réflexe de se recroqueviller vers le noyau dur de la droite», explique Valérie Pécresse, qui se justifie en citant l’ancien président de la République: «Comme le disait lui-même Nicolas Sarkozy: ‘Quand la droite se rétrécit, elle perd. Quand elle s’élargit, elle gagne’». Celle qui se présente comme «gaulliste sociale» dans la droite ligne de Jacques Chirac préconise donc «d’élargir la droite, de l’oxygéner, d’ouvrir les portes et les fenêtres pour redonner une envie de droite aux Français».

Bienveillance critique envers Emmanuel Macron

Valérie Pécresse s’apprête à lancer le 10 septembre son propre mouvement, Libres!, «pour une droite ferme, sociale et réformatrice». «C’est indispensable pour refonder le logiciel de la droite et rester unis, tout en ramenant à nous toutes les bonnes volontés émanant de la société civile», se justifie-t-elle en ajoutant que l’élection à la présidence des Républicains est «prématurée». «La priorité, c’est le travail sur la ligne. Il faut être inventif et créatif, et mon sentiment, c’est qu’on ne peut pas le faire dans un parti», précise-t-elle, faisant allusion au succès électoral d’En marche!: «Depuis dix ans, ce sont les mouvements politiques ouverts à la société civile qui ont apporté les idées neuves»

À propos de la politique du chef de l’État, l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy se montre plutôt bienveillante. «Nous l’appelions de nos vœux», lance-t-elle à propos de la réforme du Code du Travail, ajoutant: «Si j’étais parlementaire, je la voterais». «Je reste tout de même sur ma faim, il aurait pu aller plus loin», précise-t-elle néanmoins, citant par exemple la réforme des 35h ou le «relèvement des seuils» qu’elle aurait souhaité pour les PME. Sur Emmanuel Macron lui-même, la présidente de la région Île-de-France se montre plus critique. «J’y ai vu une certaine forme de fatalisme, un aveu d’impuissance ou un prétexte à l’inaction», explique-t-elle à propos de la sentence du président de la République selon laquelle «la France serait irréformable». «Emmanuel Macron paye les ambiguïtés de sa campagne», ajoute-t-elle, estimant qu’«il y a un espoir déçu chez les Français» car «le bilan des trois premiers mois est tout de même bien maigre».