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États-Unis: Washington abandonne la lutte contre la LRA de Joseph Kony dans l’est de la Centrafrique

avril 25, 2017

 

Les Etats-Unis estiment que l’Armée de résistance du Seigneur ne compte plus qu’une centaine d’actifs contre plusieurs milliers il y a dix ans.

JosephKony

Le chef de guerre ougandais Joseph Kony est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye depuis 2005. Crédits : AP

Les Etats-Unis débuteront, mercredi 26 avril, le retrait des forces spéciales déployées dans l’est de la Centrafrique pour lutter contre la rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Le général Thomas Waldhauser, à la tête du commandement américain pour l’Afrique (Africom), en avait fait l’annonce la semaine dernière.

« La LRA n’a jamais attaqué les intérêts américains, pourquoi nous nous en préoccupons ? Est-ce que cela vaut toutes ces dépenses ? », avait déclaré le président américain Donald Trump en janvier. L’opération a coûté 780 millions de dollars (716 millions d’euros) depuis 2011, selon Africom. « Cette opération a été un succès assez important », estimait, début avril, sur Radio France internationale (RFI) l’ambassadeur américain en Centrafrique, Jeffrey Hawkins.

Avant Washington, l’armée ougandaise a annoncé avoir entamé le retrait de ses troupes de Centrafrique où elles avaient été déployées depuis 2009 pour traquer la LRA, disant avoir accompli sa mission bien que le chef du mouvement insurrectionnel ougandais, Joseph Kony, soit toujours en fuite.

Une centaine de membres

La LRA ne compte plus aujourd’hui qu’une centaine de membres actifs contre plusieurs milliers il y a une dizaine d’année selon Africom, présent en soutien des forces africaines dans l’est de la Centrafrique depuis 2011 avec une centaine de militaires des forces spéciales américaines, suivis en 2014 de 150 hommes de l’armée de l’air.

Le leader de la LRA, Joseph Kony, reste pourtant introuvable et se déplacerait entre la Centrafrique et le Soudan, selon Paul Ronan, d’Invisible Children, une ONG impliquée dans sa traque et connue pour la campagne médiatique « Kony 2012 » qui a attiré l’attention du monde sur les exactions de la LRA.

Le chef de guerre est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye depuis 2005. La CPI lui reproche des crimes contre l’humanité et crimes de guerre, au nombre desquels meurtres, viols, esclavagisme, enrôlement d’enfants.

Selon l’ONU, la LRA a tué plus de 100 000 personnes et enlevé plus de 60 000 enfants dans le nord de l’Ouganda, avant de se propager dans les pays voisins : Soudan du Sud, nord-est de la République démocratique du Congo et enfin République centrafricaine.

Menaces sur l’est du pays

En plus des hommes de Joseph Kony, l’est de la Centrafrique est menacé par des « bandes armés » mais aussi la faction de l’ex-Séléka, des rebelles centrafricains à majorité musulmane, de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), qui progresse en ce moment vers l’est du pays et a attaqué, le 15 avril, la localité de Zémio, a signalé le préfet de la région du Haut-Mbomou, Ghislain Dieu-Bénit Kolengo.

Lemonde.fr avec AFP, AP et Reuters

Centrafrique: un Casque bleu marocain tué, sans doute par l’Armée de résistance du Seigneur

avril 18, 2016

Nations unies (Etats-Unis) – Un Casque bleu marocain de la Minusca (mission de l’ONU en République centrafricaine) a été tué dimanche lors d’une attaque menée par des membres présumés de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), a annoncé lundi l’ONU.

L’attaque s’est produite dans la ville de Rafai, dans la préfecture de Mbomou (sud-est de la RCA, limitrophe de la RDCongo), précise un communiqué de l’ONU.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a condamné cette attaque, réaffirmant que les attaques contre ceux qui œuvrent pour la paix et la sécurité en République centrafricaine sont inacceptables.

M. Ban appelle le gouvernement (centrafricain) nouvellement élu à s’assurer que les auteurs soient traduits en justice, ajoute le communiqué.

L’incident s’est produit lorsqu’une patrouille de la Minusca a été déployée à Rafai en réponse à une attaque dans le village voisin, Agoumar, par des membres présumés de l’Armée de résistance du Seigneur. Le Casque bleu marocain, blessé par balle, a succombé à ses blessures.

La LRA est une guérilla qui s’est rendue tristement célèbre par ses rapts d’enfants, transformés en soldats ou esclaves, ses mutilations et massacres de civils en Afrique centrale.

Elle est aujourd’hui traquée et dispersée mais selon l’ONU, depuis l’arrestation en janvier en Centrafrique de Dominic Ongwen, un de ses principaux commandants, elle a intensifié les attaques de villages à la frontière entre la RDC et la RCA.

Dominic Ongwen a été transféré à la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre présumés, devenant le premier membre de la LRA à comparaître devant la CPI.

Romandie.com avec(©AFP / 18 avril 2016 19h22)

Centrafrique: le chef de la LRA capturé est Okot Odek, un des principaux commandants

février 10, 2016

Bangui – Un des chefs de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) capturé lundi en Centrafrique est Okot Odek, un des principaux commandants de la sanguinaire rébellion ougandaise, a indiqué à l’AFP mercredi une source au sein de la gendarmerie centrafricaine.

Nous détenons une liste des chefs de la LRA recherchés et jugés dangereux, qui nous permet d’appuyer la traque menée par les forces ougandaises et américaines. Et celui qui vient d’être arrêté et remis aux forces américaines est le commandant Okot Odek, a déclaré cette source de la gendarmerie d’Obo, ville de l’extrême-est de la Centrafrique où sont basés militaires ougandais et américains traquant la LRA.

Une faction de l’ex rébellion de la Séléka, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), avait annoncé lundi à l’AFP avoir capturé le weekend dernier et remis aux forces américaines un chef de la LRA, présenté sous le nom de guerre de commandant Sam.

Son identité a été révélée par lui-même ainsi que par certains éléments qui se sont rendus, a ajouté la source au sein de la gendarmerie, précisant qu’après leur capture ou leur reddition les chefs sont détenus par les Américains ou les Ougandais.

Selon l’ONG américaine Invisible Children, créé pour lutter contre les exactions de la LRA, Odek pourrait s’être rendu plutôt que d’être capturé.

Sur son site, l’ONG évoque l’hypothèse selon laquelle il aurait agi ainsi car il avait peur que Kony (chef de la LRA) ait donné des ordres pour le tuer, une pratique coutumière à Joseph Kony contre les commandants qui n’ont plus ses faveurs.

Selon l’ONG, des messages d’Odek appelant à se rendre les combattants de la LRA actifs en Centrafrique et en République démocratique du Congo (RDC) seraient prêts à être diffusés par des radios locales.

Cette arrestation intervient après une série d’attaques d’hommes de la LRA ces dernières semaines dans les régions de Zémio, Bakouma et Bangassou dans l’est et le nord-est de la Centrafrique. Ces incidents se sont soldés par la mort d’au moins une personne et par plusieurs dizaines d’enlèvements.

L’ex-Séléka avait déjà revendiqué en janvier 2015 l’arrestation de Dominic Ongwen, ancien chef de guerre ougandais de la LRA, qui a comparu le 21 janvier devant la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre de 70 chefs d’accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Odek était l’un des proches de Kony, lui servant de garde du corps à l’occasion d’une rencontre avec des négociateurs, en présence de journalistes, dans l’une de ses bases en 2006.

Il avait été enlevé enfant, aux environs de huit ans, par la LRA dans le nord de l’Ouganda, dans le district de Gulu, une pratique coutumière de la rébellion.

Il est ensuite devenu lieutenant-colonel au sein de la rébellion, à la tête d’unités d’une cinquantaine de combattants pour mener des attaques dans le nord-est de la RDC et sa mise hors d’état de nuire pourrait représenter pour la LRA une perte plus importante que celle de Dominic Ongwen.

Selon l’ONU, la LRA menée par Joseph Kony a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants d’abord dans le nord de l’Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins.

Créée en 1987 avec l’objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, elle s’est forgée une effroyable réputation au fil de ses exactions en Ouganda, dans le Soudan du Sud, dans le nord-est de la République démocratique du Congo puis en Centrafrique.

L’état de déliquescence des autorités centrafricaines dans les régions de l’est, soumises aux bandes armées bien avant la chute du président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la Séléka, a facilité la pénétration de la LRA.

Ces zones échappent en grande partie au contrôle des 10.000 Casques bleus présents dans les principales villes du pays.

Romandie.com (©AFP / 10 février 2016 13h28)

Kampala et Washington discutent du sort du chef de la LRA qui s’est rendu

janvier 8, 2015

Kampala et Washington discutent du sort du chef de la LRA qui s'est rendu
Kampala et Washington discutent du sort du chef de la LRA qui s’est rendu © AFP

L’Ouganda et les Etats-Unis discutaient jeudi du sort de Dominic Ongwen, un des principaux chefs de la sanglante rébellion LRA recherché à la fois par la Cour pénale internationale (CPI), Washington et Kampala, qui s’est rendu aux Américains, selon Kampala.

L’armée ougandaise a pu « le voir alors qu’il était encore détenu par les Américains, et des discussions sont en cours pour déterminer s’il nous sera remis bientôt », a expliqué le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, à l’AFP.

M. Kiyonga avait un peu plus tôt affirmé qu’Ongwen avait déjà été remis à l’Ouganda, une déclaration qu’il a retirée.

Dominic Ongwen, un des principaux chefs de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), s’est rendu cette semaine aux forces spéciales américaines en Centrafrique. Il est recherché par la CPI pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, notamment pour esclavage d’enfants.

Les Etats-Unis, qui ne sont pas membres de la CPI, offraient 5 millions de dollars pour sa capture.

Si Ongwen était remis à l’Ouganda, membre de la CPI, il serait tenu de lui livrer le rebelle. Mais le président ougandais Yoweri Museveni ne cesse de tirer à boulets rouges sur la Cour, l’accusant de ne viser par principe que des Africains.

Le ministre ougandais de la Défense ne s’est pas prononcé sur ce que ferait Kampala si Ongwen lui était livré.

« Nous menons des consultations avec les autorités concernées, l’ONU et l’Union africaine », a-t-il dit, rappelant que l’Ouganda a lui-même « mis en place des chambres spéciales pour juger les crimes de guerre ».

Selon le ministre, la reddition du rebelle est le fruit de « pressions constantes » de la force de l’Union africaine, pilotée par Kampala et appuyée par les forces spéciales américaines, qui traque les derniers combattants de la LRA éparpillés dans les forêts équatoriales de la région.

La LRA a été créée dans le nord de l’Ouganda en 1987 sur les ruines du Mouvement du Saint-Esprit de la prêtresse Alice Lakwena, qui serait apparentée au chef de la milice, Joseph Kony. Le mouvement, chassé en 2006 de l’Ouganda par l’armée, s’est alors scindé en petits groupes.

Selon l’ONU, cette rébellion a tué plus de 100. 000 personnes depuis 1987 en Afrique centrale et a enlevé plus de 60. 000 enfants.

Selon l’armée ougandaise, Joseph Kony, également poursuivi par la CPI, reste le dernier dirigeant de la LRA toujours en liberté.
Jeuneafrique.com avec AFP