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Afrique : Denis Sassou N’Guesso invité à la biennale de Luanda

juin 9, 2021

Le chef de l’Etat Denis Sassou N’Guesso a échangé, le 8 juin, avec  la ministre d’Etat en charge des Affaires sociales de Luanda, Carolina Cerqueira, porteuse d’une invitation du président angolais Joao Lourenço, adressée à son homologue Congolais.

L’invitation concerne la tenue de la biennale de Luanda, deuxième édition du forum panafricain pour la culture de la paix et de la non-violence en Afrique et de la diaspora africaine prévue du 4 au 8 octobre prochain à Luanda, en Angola.

« Nous avons bien voulu apporter ce message au président de la République du Congo, et lui parler de l’organisation de cette réunion aussi importante, de l’engagement de l’Angola par rapport à la paix en Afrique, et surtout  d’une représentation forte de la République du Congo au forum de la paix », a déclaré Carolina Cerqueira au sortir de l’audience.

« Ça sera une occasion pour les sociétés africaines en général, les élites intellectuelles, politiques, la jeunesse, les femmes, pour que nous puissions nous rencontrer et repenser, une fois de plus, la culture de paix pour notre continent », a ajouté la ministre d’Etat angolais.

-Carolina Cerqueira remettant le courrier au président Denis Sassou N’Guesso -Carolina Cerqueira reçue par le chef de l’Etat

La biennale de Luanda est organisée autour de trois axes principaux : le Forum des partenaires alliance pour l’Afrique ; le Forum d’idée des jeunes et des femmes ; et le festival des cultures pour la promotion de la diversité culturelle des pays africains et de leurs diasporas, ainsi que de leur capacité de résilience aux conflits et violences.

Cette année 2021, la deuxième édition de la « Biennale de Luanda – Forum panafricain pour la culture de la paix », qui est réalisée conjointement par l’Unesco, l’Union africaine (UA) et le gouvernement de la République d’Angola, se tiendra dans un format hybride en direct de Luanda. La rencontre sera diffusée au monde entier, fusionnant les événements numériques et physiques.

La deuxième édition du forum panafricain pour la culture de la paix et de la non-violence s’inscrit dans le cadre du plan d’action en faveur d’une culture de la paix en Afrique adopté à Luanda (Angola) lors du Forum panafricain de 2013. Elle fait suite à la décision adoptée en 2015, lors de la 24e session de l’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, demandant à la Commission de l’Union africaine d’œuvrer à son organisation, en consultation avec l’Unesco et le gouvernement de la République d’Angola.

L’initiative renforce la mise en œuvre des Objectifs de développement durable de l’Agenda 2030 des Nations unies, plus particulièrement les objectifs 16 et 17, et des aspirations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, en particulier: « l’Agenda pour la Paix » et le Projet phare « Faire taire les armes à l’horizon 2020 ».

Le forum participe, par ailleurs, à la mise en œuvre de la stratégie opérationnelle de l’Unesco pour la priorité Afrique (2014-2021) visant à apporter des réponses africaines aux transformations qui affectent les économies et les sociétés africaines.

Avec Adiac-Congo par Yvette Reine Nzaba 

Sommet de la CIRGL : Dos Santos prend fait et cause pour Joseph Kabila

octobre 27, 2016

Ingénieur, José Eduardo dos Santos (sur notre photo avec son protégé Joseph Kabila à Luanda), s’est retrouvé avec, seulement, quatre de ses homologues, à Luanda, pour parler de l’épineux dossier de la République démocratique du Congo (RDC), alors que huit autres étaient attendus. Les présents en dehors du principal concerné Joseph Kabila : Idriss Déby Itno, président du Tchad, est, également, président en exercice de l’Union africaine (UA), et, puis, Denis Sassou Nguesso, président du Congo, qui est, fortement, impliqué dans le dossier de la RDCongo. Il y avait, aussi, Edgar Lungu de la Zambie.

La position du président angolais et principal protecteur de Joseph Kabila est claire : « L’opposition doit aller à la transition pour mettre fin à l’insécurité ». Le médiateur de l’UA, Edem Kodjo, n’a, jamais, pu emmener l’opposition radicale coordonnée par Etienne Tshisekedi à de meilleurs sentiments, à son endroit. Il est accusé d’être le « sous-marin » de Joseph Kabila, ce dont il se défend avec force, soutenu par la présidente de la Commission de l’UA, Nkossasana Dlamini-Zuma, présente, elle aussi, à Luanda.

Le président angolais, José Eduardo dos Santos, a appelé l’opposition rdcongolaise à faire preuve de patience jusqu’à la présidentielle reportée en 2018. On ne sait pas s’il sera entendu.

« Pour ceux qui veulent arriver au pouvoir, il est important de savoir qu’ils peuvent le faire démocratiquement, en respectant la loi et la volonté souveraine des électeurs », a-t-il déclaré lors de son discours.

« Il vaut mieux attendre quelques mois de plus pour le faire dans de bonnes conditions de sécurité et de tranquillité plutôt que de se lancer sur les chemins incertains de la violence », a-t-il ajouté.

Le mandat de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, se termine le 20 décembre. La Constitution lui interdit de se représenter, mais, le chef de l’Etat ne donne aucun signe de vouloir quitter son poste.

Le « dialogue national » en RDC a conclu mi-octobre un accord reportant la présidentielle au mois d’avril 2018, un résultat dénoncé par la majeure partie de l’opposition au président Kabila, qui avait boycotté ce forum.

Ce document prévoit le maintien de l’actuel chef de l’Etat jusqu’à la tenue de ce scrutin. Mais, pomme de discorde supplémentaire : Joseph Kabila ne dit pas, si à l’issue de cette transition, il pourra se présenter ou non à l’élection présidentielle

Afriqueeducation.com

Trois capitales africaines parmi les villes les plus chères du monde pour les expatriés

juin 22, 2016

Luanda, capitale de l’Angola, est la deuxième ville la plus chère du monde pour les expatriés. Crédits : REUTERS
Luanda n’est plus sur la première marche du podium des villes les plus chères du monde pour les expatriés. Hongkong est désormais en tête du classement, détrônant la capitale angolaise, championne en titre depuis trois ans, selon l’étude réalisée par le cabinet international Mercer et rendue publique mercredi 22 juin.

Surprise néanmoins dans ce classement 2016 : Kinshasa, en République démocratique du Congo, fait son apparition à la sixième place, doublant N’Djamena, capitale tchadienne, à la neuvième position. La dixième est occupée par Pékin.

Lire aussi : Africains, vous aimez vos capitales ? Les expats, eux, les détestent

Pourquoi ces capitales africaines, qui peuvent être par ailleurs considérées comme relativement peu coûteuses, apparaissent-elles dans ce top 10 ? Parce que les standards de vie à l’occidentale y coûtent très cher. « Nous nous basons sur un panier de biens et services d’environs 200 articles, privilégiant les marques internationales, et donc majoritairement importés », détaille Aude Besnaïnou, conseillère auprès de la filiale française du cabinet américain Mercer.

Coût du logement déterminant

« Des enquêteurs relèvent ensuite les différents prix sur place, dans les supermarchés notamment. Ensuite, nous mettons en place un comparatif de villes à villes. » Ces montants, relevés entre fin février et début mars dans 209 villes, permettent au cabinet d’établir le palmarès de cette 22e édition. A noter que New York est utilisée comme ville de référence.

En dehors de la consommation du panier de biens et services, d’autres facteurs, tels que « les récents problèmes de sécurité, l’agitation sociale et les inquiétudes relatives aux perspectives économiques » vont avoir un impact considérable sur les résultats.

« En ce qui concerne les villes situées en zone de conflit, les expatriés vont avoir tendance à loger dans des habitations sécurisées avec gardes, ce qui a un impact sur le coût du logement. Dans ces localités, peu de logements sont appropriés et suffisamment sécurisés, ce qui peut engendrer une hausse des loyers », précise Aude Besnaïnou.

Dans la pratique, ce type d’enquête permet aux multinationales et aux gouvernements de fixer des indemnités d’expatriation pour leurs employés envoyés en mission à l’étranger.

A titre d’exemple, à Luanda, le loyer pour un deux-pièces non meublé répondant aux standards internationaux coûte 6 700 dollars (6 036 euros) contre 5 100 dollars à New York.

Lemonde.fr

Angola: 17 opposants politiques condamnés à des peines de 2 à 8 ans de prison

mars 28, 2016

Luanda – Dix-sept opposants politiques angolais, poursuivis pour rébellion et tentative de coup d’Etat contre le président José Eduardo dos Santos, ont été condamnés lundi à Luanda à des peines de 2 à 8 ans de prison au terme d’un procès fleuve.

Le rappeur Luaty Beirao, qui avait mené une grève de la faim de 36 jours en septembre-octobre, a été condamné à cinq ans et demi de prison pour rébellion contre le président la République, association de malfaiteurs et falsification de documents.

Domingos da Cruz, présenté par le juge comme le leader du groupe, a lui écopé de 8 ans et demi de prison pour tentative de coup d’Etat et association de malfaiteurs.

Les condamnés présents au tribunal ont accueilli avec calme le verdict, avant d’être conduits en prison sur ordre du juge.

L’un des condamnés, Nuno Dala, en grève de la faim depuis le 10 mars, était en revanche absent lors de l’énoncé du verdict. Très affaibli, il est actuellement hospitalisé.

Un avocat représentant dix des accusés, Michel Francisco, a immédiatement annoncé son intention de faire appel du jugement.

La justice n’a pas fait son travail de transparence, car les choses ont été politisées et le juge a seulement obéi aux ordres supérieurs venant du président de la République, a-t-il affirmé à la presse.

Les 17 opposants, qui demandent le départ du président dos Santos, au pouvoir depuis 1979, ont toujours nié les charges qui pèsent sur eux.

Le chef de l’Etat a annoncé le 11 mars qu’il quitterait la vie politique en 2018, après un règne au cours duquel il a constamment renforcé son pouvoir et durci la répression contre l’opposition.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mars 2016 16h18)

Le président angolais dos Santos annonce qu’il quittera la vie politique en 2018

mars 11, 2016

Le président angolais Jose Eduardo Dos Santos le 3 juillet 2015 à Luanda.
Le président José Eduardo dos Santos de l’Angola

Luanda – Le président angolais José Eduardo dos Santos, au pouvoir sans discontinuer depuis 1979, a annoncé vendredi son intention de quitter la vie politique en 2018, après la fin de son actuel mandat.

J’ai pris la décision de quitter la vie politique en 2018, a déclaré le chef de l’Etat de 73 ans devant le comité central de son parti, le MPLA. Son mandat actuel se termine en 2017, mais M. dos Santos n’a pas précisé pourquoi il comptait quitter la vie politique l’année suivante.

Il est le second plus ancien chef d’Etat au pouvoir en Afrique, devancé seulement par le dirigeant de Guinée Equatoriale Teodoro Obiang Nguema, arrivé au pouvoir un mois avant lui en 1979.

Le comité central était réuni pour préparer le prochain congrès du parti, qui doit désigner un candidat pour la présidentielle de 2017.

En juin dernier, le président avait indirectement abordé la question de sa succession, en déclarant notamment: Il nous faut étudier très attentivement la façon de construire la transition, en appelant le MPLA à réfléchir à la nomination d’un candidat.

La Constitution angolaise ne prévoit pas d’élection présidentielle au suffrage universel, mais stipule que le président du parti vainqueur des législatives devient automatiquement chef de l’Etat.

En presque 37 ans de pouvoir, M. dos Santos a largement muselé son opposition. En tant que chef de l’Etat, il est aussi le chef des armées, du gouvernement, de la police et il nomme les principaux juges, ce qui lui donne un contrôle quasi-total sur l’appareil d’Etat.

L’Angola, riche d’immenses réserves pétrolières, traverse une crise économique aigüe depuis quelques mois en raison de la chute des cours de l’or noir.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mars 2016 12h39)

Angola: L’essor urbain de Luanda attire les PME françaises

décembre 3, 2015

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Luanda, capitale de l’Angola, en 2014. Crédits : AFP
Vila do Gamek est l’un des cinq quartiers surgis de terre ces dernières années dans la périphérie nord de Luanda. Quartier construit et financé par un consortium chinois. Des rangées d’immeubles aux couleurs vives, hauts de dix à quinze étages, s’étendent à perte de vue. Dans ces lotissements sans âme est logée une petite partie des 7 millions d’habitants que compte la capitale angolaise, dont la population aura doublé en 2030, selon des prévisions de l’Institut national de la statistique.

Mais, avant d’atteindre Gamek, en partant du bord de mer, il faut traverser un océan de bidonvilles construits de baraquements de fortune, de maisons délabrées et de petits immeubles qui ont tenté de résister à l’usure du temps. Il faut aussi slalomer sur une route, en permanence congestionnée, afin d’éviter les nids-de-poule, fermer les yeux sur les monticules de déchets qui jonchent le chemin, supporter le bruit des engins sans rater la vue des grues tutoyant le ciel.

Des difficultés urbaines, des transformations rapides et d’immenses besoins qui sont autant d’opportunités pour les entreprises françaises réputées dans le BTP et l’urbanisme, qui font désormais de l’Angola une priorité.

Josina Maia habite un petit trois-pièces à Gamek avec son époux et leurs deux enfants. Cette Angolaise de 39 ans, agent commercial dans une entreprise de sécurité, doit cependant prévoir quotidiennement deux heures pour rejoindre son lieu de travail. « Passer d’un point à un autre de la ville est très difficile, notamment pour ceux qui vivent en banlieue. Il n’y a pas de routes, et celles qui existent sont toujours bouchées. Pour ces raisons, les transports sont hors de prix», explique-t-elle.

Un vaste chantier

Depuis l’accord de cessez-le-feu de 2002 ayant mis un terme à la guerre civile qui a ravagé le pays pendant vingt-sept ans, l’Angola est en pleine reconstruction. De grands projets d’aménagement urbain et de réhabilitation des infrastructures sont en cours, avec l’aide de la Chine pour la plupart. D’ici à la fin de 2017, un million de logements devront être construits dans le cadre du Plan national de développement mis en place par les autorités. Ce plan d’une enveloppe de 46 milliards d’euros doit permettre de concrétiser près de 400 projets.

Seulement, si Luanda ressemble à un vaste chantier, très peu de matériaux de construction sont produits localement. Selon Business France, l’agence pour l’accompagnement international des entreprises françaises, les importations de matériels et d’équipement de travaux publics dans ce pays étaient estimées à un milliard de dollars (945 millions d’euros) en 2014. « L’Angola offre un gisement d’affaires considérable pour les années à venir. La France a des cartes à jouer. Mais la prospection de ce marché peut être longue et difficile. Les entreprises ont donc besoin d’être renseignées et conseillées pour gagner du temps et maximiser leurs chances », affirme Xavier Chatte-Ruols, le directeur de Business France Angola.

La première semaine de décembre, une délégation de sept petites et moyennes entreprises (PME) françaises du BTP a ainsi effectué une visite d’affaires à Luanda, à l’initiative de Business France, dans l’objectif de mieux comprendre les opportunités du marché angolais, dans un contexte marqué par la crise du prix du baril du pétrole. Ce marché est d’autant plus convoité que les autorités présenteront, à la mi-décembre, un plan directeur de la ville de Luanda jusqu’en 2030 dans les domaines de l’eau, de l’électricité, du transport urbain, des déchets et des infrastructures.

La France à la conquête de l’Angola ?

La visite de François Hollande, en juillet, au cours de laquelle d’importants contrats ont été signés, a officialisé l’offensive commerciale française dans ce pays très courtisé. Avec une croissance estimée à 4,5 % en 2015, même ralentie par la chute des prix du pétrole, l’Angola dispose du deuxième PIB d’Afrique australe derrière l’Afrique du Sud. Le pays est classé par le World Economic Report comme l’un des marchés où les retours sur investissements sont les plus importants au monde.

Mais de quels atouts disposent réellement les entreprises hexagonales face à une concurrence sévère menée par la Chine, l’Inde, le Portugal, le Brésil ou encore les Etats-Unis ? « La qualité de sérieux du made in France”, notamment dans les infrastructures et les biens de consommation, est un atout considérable, poursuit Xavier Chatte-Ruols. De plus, la plupart des entreprises susceptibles de s’établir ici ont déjà une présence importante en Afrique, et c’est un argument qui parle aux Angolais. »

Même si 4 000 entreprises françaises exportent chaque année leurs biens et services en Angola, la France n’est que le huitième fournisseur de ce pays de 24,4 millions d’habitants, et le troisième en investissements étrangers directs après la Chine et les Etats-Unis. Pour diversifier son économie, très liée au secteur – fragilisé – des hydrocarbures, le gouvernement angolais a défini des secteurs stratégiques dans l’agriculture et l’énergie. Et l’ONU estime que la taille du marché va double dans trente ans.

Le secteur des transports est aussi en effervescence avec 123 projets pour un total de 17,7 milliards d’euros d’ici la fin 2017 : construction ou amélioration de 15 000 km de routes, interconnexion ferroviaire avec les réseaux de Zambie et de Namibie, infrastructures portuaires. Luanda attend également un train rapide et trois lignes de réseau express régional (RER), dont une pour relier le nouvel aéroport, à 40 km de la capitale.

« C’est maintenant qu’il faut venir, car c’est maintenant que les Angolais en ont besoin, souligne Catherine Dumarche, conseillère économique à l’ambassade de France en Angola. Nos entreprises, avec leur expertise et leur savoir-faire, ont la capacité de rattraper leur retard. Mais elles ne pourront y parvenir que si elles développement des projets ensemble. Or, pour l’instant, chacune arrive un peu toute seule. »

 

Angola: de fortes pluies font au moins 62 morts

mars 12, 2015

Luanda – De fortes pluies qui se sont abattues en Angola dans la nuit de mercredi à jeudi ont fait au moins 62 morts, dont 35 enfants, dans la ville de Lobito, à 500 kilomètres au sud de Luanda, a rapporté l’agence de presse gouvernementale.

Dans le quartier Bairro Novo, les pluies ont provoqué un torrent d’une hauteur de trois mètres, laissant derrière lui une vague de destruction sans précédent, a précisé l’agence Angop, citant les responsables des pompiers de la région.

Le président Jose Eduardo dos Santos a demandé au gouvernement provincial de Benguela (sud-ouest) de prendre les mesures appropriées pour venir en aide aux familles touchées par ce drame et il a présenté ses condoléances aux proches des victimes, a indiqué la présidence dans un communiqué.

Mardi, les intempéries avaient déjà fait un mort, détruit 137 maisons et mis plus de 400 familles dans la rue à Luanda, la capitale angolaise, selon le gouvernement local.

Engendrant des glissements de terrain, des coulées de boues et des inondations dans les quartiers les plus pauvres, les pluies provoquent régulièrement des décès dans le pays.

Elles avaient ainsi fait au moins neuf morts en avril 2013 et six en novembre 2012.

Romandie.com avec(©AFP / 12 mars 2015 19h33)

Angola : le président dos Santos en visite en RDC pour signer des accords de coopération

janvier 17, 2015

Luanda – Le président angolais José Eduardo dos Santos va rencontrer lundi à Kinshasa son homologue congolais Joseph Kabila pour signer des accords de coopération, notamment dans le domaine des transports, a-t-on appris samedi du gouvernement angolais.

Dans le secteur aérien, la signature d’un accord (…) va permettre à la TAAG [la compagnie nationale angolaise] de reprendre les vols entre Luanda et Kinshasa et vice-versa, liaison qui était interrompue depuis plus de trois ans, a indiqué le ministère des Relations Extérieures dans un communiqué.

L’Angola avait suspendu ses vols vers Kinshasa en octobre 2009 pour protester contre l’expulsion de plusieurs milliers de ses compatriotes par la République démocratique du Congo (RDC), qui agissait elle-même en représailles d’expulsions de Congolais illégaux par Luanda.

Les deux chefs d’Etat devraient aussi discuter du titanesque projet de barrage hydroélectrique d’Inga, en RDC, conçu pour être le plus grand du monde et devant permettre à Kinshasa de devenir un fournisseur d’électricité dans toute l’Afrique australe.

Pour le moment, seule l’Afrique du Sud a donné son accord pour acheter une part importante de la production congolaise. L’Angola, qui couvre difficilement ses besoins à travers sa production interne, pourrait être intéressé.

La situation dans le nord-Kivu, à l’est de la RDC, devrait aussi être abordée alors que les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) qui occupent le terrain n’ont pas rendu les armes malgré l’ultimatum lancé par les Nations-Unies et qui a expiré en début d’année.

La Mission des Nations unies en RDC (Monusco) et le gouvernement congolais, soutenus par l’ensemble des pays de la région, ont menacé les FDLR d’une action militaire, mais sa mise en oeuvre se fait attendre.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2015 16h57)

« Angolagate », l’affaire qui empoisonne la vie politique centrafricaine

octobre 20, 2014

Catherine Samba-Panza et Eduardo dos Santos, à Luanda, le 4 mars.
Catherine Samba-Panza et Eduardo dos Santos, à Luanda, le 4 mars. © DR

L’affaire des 10 millions de dollars donnés par Luanda continue d’affecter la sphère publique à Bangui. Cette fois, c’est le Parlement centrafricain de transition qui s’en mêle.

Mercredi 15 et jeudi 16 octobre, l’enceinte de l’Assemblée nationale, où le gouvernement centrafricain était appelé à justifier l’utilisation pour le moins opaque du don de 10 millions de dollars (7,8 millions d’euros) octroyé par l’Angola (une affaire révélée par Jeune Afrique), avait des faux airs d’arène chauffée à blanc.

Pendant près de cinq heures, Mahamat Kamoun, le Premier ministre, a été soumis à un feu roulant de questions. Dans son discours d’introduction, Alexandre-Ferdinand N’Guendet, le président du Conseil national de transition (CNT), lui a demandé de s’expliquer sur onze points précis. Une cinquantaine de parlementaires se sont ensuite exprimés avec plus ou moins de véhémence.

Prenant enfin la parole, le Premier ministre a concédé que « compte tenu de l’urgence, le gouvernement [avait] effectué des dépenses sans ordonnancement préalable », mais qu’elles « ont par la suite été régularisées sur le plan comptable » et que des justificatifs avaient été remis au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale – précisant que le gouvernement était en mesure de fournir ces documents.

Sans surprise, le président du CNT a jugé que « les principales questions portant sur la gestion du don angolais n’ont véritablement pas trouvé de réponses », et annoncé la création d’une commission d’enquête parlementaire.

Règlement de comptes

Pas sûr que ce spectacle ait satisfait les Centrafricains et la communauté internationale. Car, comme beaucoup le craignaient, ce qu’Alexandre-Ferdinand N’Guendet présentait comme un « exercice salutaire de démocratie » s’est rapidement transformé en règlement de comptes entre ses partisans et ceux de Catherine Samba-Panza, qui l’accusent de profiter de cette affaire pour déstabiliser une présidente dont il se rêve en successeur.

Lors de leurs interventions, des conseillers favorables à Catherine Samba-Panza ont ainsi suggéré au président du CNT de s’expliquer à son tour sur l’utilisation d’un don du Soudan et d’un autre, de 400 millions de F CFA, du Congolais Denis Sassou Nguesso destiné à la rénovation des bâtiments de l’Assemblée.

Pendant que la fine fleur du microcosme politique banguissois s’écharpait, les combats entre les anti-balaka et les forces internationales faisaient rage à quelques centaines de mètres seulement de l’Assemblée nationale… Décidément, la Centrafrique ne semble pas prête pour organiser des élections en 2015.

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Jeuneafrique.com par Vincent DUHEM

Deux villes africaines parmi les plus chères au monde

juillet 29, 2013

Luanda, capitale de l'Angola, ville la plus chère au monde

Luanda, capitale de l’Angola, ville la plus chère au monde

La location mensuelle d’un appartement de deux chambres coûte en moyenne 6 500 dollars à Luanda. © AFP
Détrônée par Tokyo en 2012, Luanda est redevenue en 2013 la ville la plus chère au monde pour les expatriés. N’Djamena pointe à la quatrième place du classement.

Dans le dernier classement publié fin juillet par le cabinet Mercer, la capitale angolaise retrouve la place qu’elle occupait en 2011, cette année devant Moscou et Tokyo. L’Afrique place deux villes dans les dix premières, puisque N’Djamena est quatrième, devant Singapour et Hong-Kong. Trois villes suisses (Genève, Zurich, Berne) se succèdent du 7e au 9e rang, pendant que Sydney complète le Top dix.

[B]Coût du logement[/B]

Point commun à ces dix métropoles : le coût du logement. La location mensuelle d’un appartement de deux chambres coûte en moyenne 6 500 dollars à Luanda, contre 4 500 dollars à Tokyo ou 2 500 dollars à Sydney, selon le cabinet d’étude américain, qui compare plus de deux cents articles (logements, loisirs, transport, nourriture, habillement…) dans 214 villes à travers le monde. Les deux capitales africaines disposent d’une très forte communauté étrangère liée aux gisements de pétrole et de gaz, mais manquent de logements pour répondre à la demande et tous les biens de consommation recherchés par les expatriés doivent être importés.

« L’Angola est un pays relativement pauvre mais très cher pour les étrangers, avec des marchandises importées souvent très coûteuses et des logements répondant aux normes de sécurité des grandes sociétés internationales difficiles à trouver », confirme Barb Marder, partenaire chez Mercer, qui prend New York pour référence à son étude, les variations monétaires entre ville étant calculées en dollars américains.

[B]Classement Mercer 2013
1 – Luanda
2 – Moscou
3 – Tokyo
4 – Ndjamena
5 – Singapour
6 – Hong-Kong
7 – Genève
8 – Zurich
9 – Berne
10 – Sydney

[B]Classement Mercer 2012
1 – Tokyo
2 – Luanda
3 – Osaka
4 – Moscou
5 – Genève
6 – Singapour
7 – Zurich
8 – Ndjamena
9 – Hong-Kong
10 – Nagoya