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Ban Ki-moon en faveur d’une force régionale africaine de lutte contre Boko Haram

janvier 31, 2015

Ban Ki-moon en faveur d'une force régionale africaine de lutte contre Boko Haram
Ban Ki-moon en faveur d’une force régionale africaine de lutte contre Boko Haram © AFP

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a salué samedi la volonté de l’Union africaine (UA) de créer une force régionale de lutte contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

« Je salue la décision de l’UA et des pays de la région d’établir une force multinationale contre Boko Haram », a-t-il déclaré devant la presse en marge d’un sommet de l’organisation panafricaine. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a appelé à la création d’une force militaire régionale de 7. 500 hommes pour contrer le groupe islamiste.

Jeuneafrique.com avec

Le président zimbabwéen Robert Mugabe désigné président en exercice de l’Union africaine

janvier 30, 2015

Robert Mugabe, président du Zimbabwe.
Robert Mugabe, président du Zimbabwe. © AFP

Le président zimbabwéen Robert Mugabe, 90 ans, a été désigné vendredi par ses pairs pour prendre la présidence tournante de l’Union africaine, lors du 24e sommet de l’organisation panafricaine à Addis-Abeba.

Robert Mugabe est le nouveau président en exercice de l’Union africaine (UA). Le chef de l’État zimbabwéen a été désigné vendredi 30 janvier par ses homologues du continent en ouverture du sommet de l’organisation à Addis-Abeba. Il succède au Mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz et prend la tête de la présidence tournante de l’UA pour un an.

« J’accepte humblement votre décision collective, pleinement conscient de la lourde responsabilité qu’elle implique », a-t-il déclaré, après avoir serré la main de son prédécesseur sous les applaudissements.

Youyous et tonnerre d’applaudissement

S’exprimant à la tribune du hall Nelson Mandela, Robert Mugabe a une nouvelle fois démontré qu’à 90 ans, son art de la formule était toujours intact. Comme d’habitude, il a ciblé les intérêts étrangers et le colonialisme, rappelant que les « ressources africaines doivent appartenir aux Africains et à personne d’autre ».

Le nouveau président de l’UA a suscité de nombreux éclats de rire dans la salle et déclenché une salve de youyous lorsqu’il a souligné le rôle clé de la femme africaine dans le développement du continent. Autre tonnerre d’applaudissement lorsqu’il a remercié la Guinée équatoriale pour avoir organisé au pied-levé ce « super évènement » qu’est la Coupe d’Afrique des nations.

Sorties anti-occidentales

Plutôt populaire en Afrique, où beaucoup voient encore en lui le héros de l’indépendance zimbabwéenne et savourent chacune de ses – fréquentes – sorties anti-occidentales, Robert Mugabe a mauvaise presse auprès des Occidentaux. Les États-Unis et les Européens, dont le président zimbabwéen aime tant vilipender « l’impérialisme », l’accusent de museler l’opposition, d’avoir ruiné l’économie de son pays avec une réforme agraire désastreuse et le traitent comme un paria. Ils ne cachent pas non plus qu’ils souhaitent le voir quitter le pouvoir.

Surtout, Robert Mugabe est sous le coup de sanctions américaines et européennes – des sanctions prises après une vague de répression de l’opposition, en 2002. En février 2014, Bruxelles a suspendu la plupart des mesures restrictives qui frappaient le pays, mais a maintenu celles visant spécifiquement le chef de l’État et son clan. Y compris l’interdiction de voyager. Or dans les réunions du G8 ou du G20, quand l’Union africaine se fait représenter, c’est généralement par son président. Voilà qui promet de belles acrobaties diplomatiques.

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Jeuneafrique.com par Anne Kappès-Grangé et Benjamin Roger, envoyés spéciaux à Addis-Abeba

Burkina: sous pression, Isaac Zida promet une transition rapide

novembre 3, 2014

Le nouvel homme fort du Burkina Faso se trouve en position délicate. Contesté dans son pays et sous pression internationale, le lieutenant-colonel Isaac Zida a promis lundi un passage rapide du pouvoir aux autorités civiles. L’Union africaine lui donne 15 jours pour y parvenir.

Lors d’une rencontre des diplomates, Isaac Zida a promis une transition « dans un cadre constitutionnel ». L’organe de transition sera dirigé « par une personnalité consensuelle désignée par tous les acteurs de la vie nationale », a dit M. Zida, soulignant qu’il souhaite que cela se fasse dans un délai « le plus bref possible ».

« Nous ne sommes pas là pour usurper le pouvoir et diriger le pays mais pour l’aider à se tirer de cette situation », a-t-il ajouté. Ses propos laissent à penser qu’un civil – et non plus un militaire – pourrait prendre la tête de la transition.

Menaces de sanctions
Une ouverture qui satisferait les Etats-Unis. Washington, allié privilégié du Burkina dans la lutte contre les jihadistes au Sahel, avait condamné dimanche « la tentative de l’armée burkinabè d’imposer sa volonté au peuple ».

En fin de journée, l’Union africaine (UA) a donné 15 jours aux militaires burkinabè pour restituer le pouvoir aux civils. Faute de quoi, elle imposera des sanctions, a dit à Addis-Abeba Simeon Oyono Esono, président du Conseil de paix et de sécurité de l’UA. Cette organisation compte 54 Etats membres. Elle oeuvre notamment à la promotion de la démocratie en Afrique.

Retour au calme
Lundi, Isaac Zida a poursuivi ses consultations avec les forces politiques et la communauté internationale à Ouagadougou. Dans la capitale, la situation était redevenue calme après l’intervention musclée de l’armée qui a chassé dimanche les manifestants, notamment de la place de la Nation, rebaptisée « place de Révolution ».

Le grand marché, fermé depuis six jours en raison des événements, a rouvert lundi. Tout comme les banques et les écoles. La circulation a repris dans les artères poussiéreuses de la ville, où le couvre-feu nocturne reste en vigueur.

Globalement, la communauté internationale a vivement réprouvé la prise de pouvoir de facto par les militaires. L’Union européenne (UE) par exemple a aussi demandé à l’armée burkinabè à respecter les droits fondamentaux de la population, y compris celui de manifester pacifiquement.

Romandie.com

Burkina Faso : l’UA donne 2 semaines à l’armée pour rendre le pouvoir à un gouvernement civil

novembre 3, 2014

Nkosazana Dlamini-Zuma au sommet de l'UA, à Addis Abeba, le 29 janvier 2014.
Nkosazana Dlamini-Zuma au sommet de l’UA, à Addis Abeba, le 29 janvier 2014. © AFP

Réuni à Addis-Abeba, le Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine a appelé l’armée burkinabé à remettre le pouvoir à un gouvernement civil sous deux semaines, sous peine de sanctions.

Deux semaines. C’est le délai imposé à l’armée burkinabè par l’Union africaine (UA) pour un retour à un pouvoir civil, a annoncé lundi 3 novembre le Conseil de paix et sécurité de l’organisation continentale. En cas de non-respect, l’UA prévient qu’elle imposera des sanctions au Burkina Faso.

L’annonce de l’Union africaine intervient peu de temps après que le lieutenant-colonel Zida s’est engagé devant le corps diplomatique à ce que la transition soit dirigée par « une personnalité consensuelle » et « dans un cadre constitutionnel ».

Diabré : « Notre pays doit demeurer uni »

Après s’être entretenu avec l’actuel homme fort du pays, le chef de file de l’opposition, Zéphirin Diabré a tenu une conférence de presse, réitérant son souhait de voir une transition « démocratique et civile » se mettre en place. « Le lieutenant-colonel Isaac Zida dit son entière disponibilité pour des concertations avec toutes les forces vives de la nation, en vue de trouver la formule appropriée, inclusive et consensuelle, d’une transition politique », a-t-il précisé.

« Membre à part entière de la communauté nationale, garante de l’intégrité territoriale de notre pays et de la sécurité des Burkinabè, l’armée demeure une composante essentielle de la vie de la nation, dont la contribution sera toujours demandée, pour assurer la stabilité et le progrès de notre pays », a poursuivi Diabré, appellant « tous les Burkinabè à la responsabilité et à la retenue. Notre pays doit demeurer uni, car il a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles pour se sortir de la tourmente, et construire sereinement son avenir ».

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Jeuneafrique.com par Vincent DUHEM

 

Sommet africain: Washington invite l’Egypte à la dernière minute

juillet 14, 2014

Washington – Les États-Unis ont envoyé une invitation de dernière minute à l’Égypte pour participer à un sommet de dirigeants africains le mois prochain à Washington, après avoir dans un premier temps écarté Le Caire en raison du coup d’État militaire.

Un responsable américain a expliqué que l’Égypte s’était vue finalement invitée, étant donné que ce pays a récemment été de nouveau accepté au sein de l’Union africaine, après un an d’absence.

Le président (Barack) Obama a invité tous les chefs d’État ou de gouvernement africains en bon terme avec les États-Unis et l’Union africaine à participer au sommet USA-Afrique, a souligné Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

Lorsque les invitations avaient été envoyées la première fois, l’Égypte avait été suspendue de l’Union africaine, a-t-il ajouté.

Avec la réintégration des Égyptiens au sein de l’Union africaine, nous avons pris la décision de les inviter au sommet, a-t-il expliqué.

L’annonce de la Maison Blanche intervient au moment où l’Égypte est appelée à jouer un plus grand rôle pour tenter d’obtenir un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

Le sommet États-Unis/Afrique aura lieu du 5 au 6 août à Washington. Une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernements africains ont été conviés par Barack Obama qui s’était engagé lors d’un voyage l’année dernière en Afrique du Sud à organiser une telle rencontre. Les dirigeants de l’Érythrée, du Soudan et du Zimbabwe n’ont pas été conviés par la Maison Blanche.

Les thèmes de la gouvernance, de la sécurité, et des futures générations seront abordés. Le sommet sera précédé d’un forum autour d’entrepreneurs américains et africains. Le 4 août, des rencontres seront organisées autour de la société civile, sur la lutte contre le changement climatique la sécurité alimentaire ou la lutte contre le trafic d’espèces protégées.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2014 20h58)

Égypte et Guinée-Bissau réintègrent l’Union africaine, seule la Centrafrique reste suspendue

juin 18, 2014
Le siège de l'UA à Addis Abeba. © AFP

Le siège de l’UA à Addis Abeba. © AFP

L’Égypte et la Guinée-Bissau sont à nouveau admises dans l’Union Afrique. Mercredi, l’UA a annoncé mettre fin à la suspension touchant les deux pays.

L’Égypte et la Guinée-Bissau font leur retour au sein de l’Union africaine. « L’Égypte est à nouveau admise à participer à toutes les activités de l’Union africaine », a ainsi déclaré le commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA, Smail Chergui, mercredi 18 juin. L’organisation panafricaine avait suspendu l’Égypte en juillet 2013, après le coup d’État contre le président Morsi, démocratiquement élu en juin 2012.

Selon des diplomates, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA avait décidé lors d’une réunion mardi 17 juin de réintégrer l’Égypte, même si les règles de l’organisation stipulent que les gouvernements des États membres doivent être démocratiquement élus. Alors chef de l’armée égyptienne, Abdel Fattah al-Sissi avait destitué et fait emprisonner Mohamed Morsi le 3 juillet 2013, réprimant ensuite ses partisans dans le sang, notamment la confrérie islamiste des Frères musulmans. En mai dernier, Abdel Fattah al-Sissi a été élu président avec 96,9% des voix, après avoir éliminé une grande partie de l’opposition de la scène politique.

Décision à l’unanimité

Smail Chergui a précisé que la décision de réintégrer l’Égypte avait été prise à l’unanimité, malgré la controverse entourant la présidentielle. « Nous pensons tous que l’élection a été régulière et il (Abdel Fattah al-Sissi) a prêté serment », a-t-il ajouté, expliquant que l’UA allait soutenir les élections législatives à venir dans le pays et tenter d’y améliorer les droits de l’Homme et la liberté de la presse.

L’Union africaine a également réintégré la Guinée-Bissau, qui avait été suspendue après un coup d’État militaire en 2012. L’UA a pour politique de suspendre tout pays membre où se produit un changement inconstitutionnel de pouvoir, généralement jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel. Le seul pays africain qui reste suspendu est la Centrafrique, en proie à une crise sans précédent depuis début 2013.

Jeuneafrique.com avec(Avec AFP)

Nouveaux bombardements aériens contre les shebab en Somalie

mai 20, 2014

Mogadiscio – La force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) a mené mardi de nouvelles frappes aériennes, les deuxièmes en trois jours, sur la localité méridionale de Jilib, base des islamistes somaliens shebab, ont annoncé l’Amisom et des témoins.

Ce (mardi) matin, poursuivant son offensive militaire, les forces de l’Amisom ont continué leurs frappes aériennes sur des bastions des shebab, a annoncé l’Amisom sur son compte twitter.

La cible était le haut commandement des shebab et des combattants étrangers dans les faubourgs de la localité de Jilib, a poursuivi l’Amisom, assurant que cette frappe avait tué 50 combattants islamistes.

Ce bilan n’a pu être confirmé de source indépendante et a été démenti par les islamistes somaliens.

Les affirmations de l’Amisom sont sans fondement, c’est de la pure propagande basée sur des mensonges, a affirmé le porte-parole militaire des shebab, Abdulaziz Abu Musab, joint par l’AFP, accusant les avions de l’Amisom, kényans, d’avoir bombardé une zone agricole sans rapport avec les shebab.

Selon le porte-parole shebab, cinq civils ont été blessés.

Des habitants de Jilib ont confirmé qu’une base shebab près de Jilib avait été touchée et fait état de blessés parmi les civils, sans pouvoir donner de détails sur les éventuelles pertes dans les rangs des islamistes.

Nous avons entendu de très fortes explosions alors que des avions militaires survolaient la localité. Deux des bombes ont atterri près du village (voisin) de Faragurow, blessant quatre civils, a déclaré à l’AFP Moalim Hassan, un habitant.

Nous ne savons pas s’il y a eu d’autres victimes, a-t-il ajouté.

Selon Idle Ahmed, un autre habitant, les avions ont visé une base militaire des shebab, mais nous ne savons pas s’ils ont subi des pertes, les shebab ayant interdit aux habitants d’approcher.

Jilib, située à environ 320 km au sud-ouest de Mogadiscio et base des shebab liés à Al-Qaïda contre lesquels la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) a lancé mi-mars une nouvelle offensive d’ampleur, avait déjà été bombardée dimanche par des avions de combat.

La nouvelle offensive de l’Amisom vise à continuer de reprendre du terrain aux shebab qui, depuis qu’ils ont été chassés de Mogadiscio en 2011, ont essuyé une série ininterrompue de défaites militaires et ont dû abandonner l’essentiel de leurs bastions dans le centre et le sud de la Somalie.

L’Amisom, forte depuis janvier de 22.000 hommes, a déjà repris plusieurs localités aux shebab qui continuent de contrôler néanmoins de vastes zones rurales.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mai 2014 17h05)