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RDC : Kinshasa en lutte contre la « vie chère »

juillet 7, 2021
Cheetah 2, situé dans le quartier animé de Beau Marché, l’un des lieux populaires où manger de la chèvre grillée, boire un verre et danser à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, le  27 septembre 2014.

De nouvelles mesures annoncées à la fin juin visent à baisser les prix de biens importés (viande, poisson…) et des liaisons aériennes. Suffiront-elles ?

Réuni en conseil des ministres le 25 juin, le gouvernement du président Félix Tshisékédi a annoncé une batterie de mesures pour réduire les prix des produits alimentaires et – plus largement – le coût de la vie dans un pays où, selon les agences de l’ONU, une personne sur trois est touchée par l’insécurité alimentaire.

Le conseil présidé par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a relevé notamment l’impact d’une trentaine « d’éléments irréguliers », pointant notamment des barrières routières irrégulières et une application parfois approximative de la réglementation nationale frontalière. À cela s’ajoutent les frais de transport, d’acheminement, de douane et de TVA, augmentant drastiquement le prix des produits alimentaires.

La RDC est un grand importateur de produits surgelés. Selon l’Observatoire de la complexité économique, le pays a importé en 2019 au moins 311 millions d’euros de produits d’origine animale et 455 millions d’euros de denrées alimentaires (hors produits d’origine animale).

La RDC importe notamment « du tilapia séché » et du dagaa (sardines) en vrac du lac Victoria, ainsi que du chinchard de Namibie selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Pour l’instance onusienne, le marché du poisson représente entre 70 et 80 millions de dollars d’échanges entre la RDC et les pays de la région.

À noter par ailleurs que le ministre de l’Économie Nationale Jean-Marie Kalumba Yuma a récemment rencontré le ministre namibien de la pêche et de l’élevage afin de négocier un accord commercial sur le chinchard. Selon les derniers chiffres de la FAO, la Namibie a exporté près de 200 000 tonnes de chinchard congelé vers les marchés régionaux, dont environ 70% sont exportés en RDC.

Baisse drastique des prix

Les autorités entendent également faire baisser le prix des billets d’avion et des biens alimentaires, après concertation avec les opérateurs aériens et les entreprises étrangères, dont le belge Pluvera, spécialisé dans l’abattage et la découpe de volaille.

Selon les prévisions du gouvernement, le prix du poulet entier devrait par exemple passer à Kinshasa de 23,5 à 8,4 euros (-64%).

D’après les projections officielles, les prix du transport aérien devrait diminuer entre -45% et -70%. Pour ce faire, le gouvernement a annoncé diviser par deux la TVA sur le transport aérien (la faisant passer de 16% à 8%) et par sept la taxe sur l’autorisation d’importation des aéronefs.

Les autorités ont enfin insisté sur l’importance de la « rationalisation des prélèvements parafiscaux », ces derniers représentant plus de la moitié des prix des billets d’avion.

Les opérateurs aériens et le gouvernement se sont entendus – affirment les autorités de Kinshasa – sur une diminution « des droits de douane à l’importation des pièces de rechange », diminution primordiale pour renouveler les pneus et les freins, rapidement usés en raison de la « non-conformité des pistes d’atterrissage ».

Avec Jeune Afrique par Anaëlle Salamon

France/Lutte contre l’islamisme: «Il y a trop d’agitation au gouvernement», affirme Jadot

octobre 25, 2020

Yannick Jadot, député européen EELV, a affirmé qu’en matière de lutte contre l’islamisme radical, il y avait «trop d’agitation au gouvernement», ce dimanche 25 octobre sur France Inter, France Info et Le Monde. «Notre première priorité aujourd’hui, c’est de combattre l’islamisme radical, sans trembler, avec intransigeance, avec fermeté», a affirmé Yannick Jadot. Mais «on ne réussira à combattre les ennemis de la République que si l’on tient la promesse républicaine».

Au contraire, «si on laisse la ghettoïsation dans les quartiers, les discriminations économique, sociale, territoriale, religieuse, s’installer et s’empirer, à ce moment-là, toutes les associations islamistes pullulent et gangrènent» ces quartiers. Selon lui, «lutter contre l’islamisme radical, c’est aussi pour protéger les Françaises et les Français de confession ou de culture musulmane».

«Tenons la promesse républicaine, luttons avec fermeté contre l’islamisme radical, évitons les agitations et mettons un terme définitif à toutes les complaisances qu’il a pu y avoir dans les mairies, avec des associations, ou avec ce gouvernement, comme les précédents, avec l’Arabie saoudite», a-t-il ajouté.

«Pas de leçons»

L’eurodéputé a également souligné que les ministres comme Gérald Darmanin (Intérieur), Bruno Le Maire (Economie) ou encore le premier ministre Jean Castex avaient «gouverné avec Nicolas Sarkozy», qui a «supprimé 13.000 postes de policiers et gendarmes, a déstabilisé tous les acteurs du terrain sur le renseignement» et «a mené une guerre en Libye qui a armé tous les terroristes du Sahel».

«Donc, pas de leçons de ces personnes qui nous ont désarmé sur la question du terrorisme. Ce que les Françaises et les Français attendent, ce n’est pas les discours de [Jean-Michel] Blanquer [ministre de l’Education nationale, NDLR] qui dit que l’université bientôt, c’est le berceau du terrorisme islamiste, c’est pas les invectives de Gérald Darmanin ou du premier ministre. Ce qu’ils attendent, c’est l’unité, le rassemblement et la fermeté». «Du côté du gouvernement, il y a trop d’agitation», a-t-il affirmé.

Yannick Jadot veut également «un réarmement idéologique sur les réseaux. Nous avons un problème sur les réseaux: 95% des messages autour de l’islam relèvent de l’islamisme radical […] Laisser les salafistes tenir les réseaux sociaux, c’est une faute politique lourde», a-t-il affirmé.

Par Le Figaro avec AFP

Le G20 va lutter contre la circulation croissante de terroristes étrangers

novembre 15, 2015

Antalya (Turquie) – Les pays du G20 vont prendre des mesures contre la circulation croissante de terroristes étrangers, allant de la gestion des frontières à un renforcement de la sécurité aérienne, selon un projet de communiqué obtenu dimanche par l’AFP.

Parmi ces mesures, les chefs d’Etat et de gouvernement prévoient un partage d’informations opérationnelles, une gestion des frontières pour détecter des déplacements, des mesures préventives et une réponse judiciaire appropriée. Nous allons travailler ensemble pour renforcer la sécurité aérienne internationale, selon ce texte qui doit être publié lors du sommet d’Antalya (sud).

Le projet de communiqué condamne les attaques odieuses à Paris vendredi et à Ankara le 10 octobre, mais ne cite nommément aucun groupe ni organisation terroriste.

Les Etats du G20 évoquent également dans ce texte, qui n’a pas encore été validé par les chefs d’Etat et de gouvernement, la nécessité de s’attaquer aux canaux de financement du terrorisme, ainsi qu’à la propagande terroriste, y compris sur internet.

La lutte contre le terrorisme est une priorité majeure pour les vingt principales puissances mondiales, dont les chefs sont réunis dimanche et lundi dans la station balnéaire turque, toujours selon ce projet de communiqué.

La lutte contre le terrorisme figurait déjà à l’agenda de la réunion mais s’est imposée comme le thème dominant après les attentats jihadistes ayant fait au moins 129 morts à Paris vendredi soir.

Romandie.com avec(©AFP / 15 novembre 2015 21h45)

Syrie: l’opposition va choisir un premier ministre

mars 18, 2013

 

L’opposition syrienne se retrouve lundi et mardi dans un hôtel à Istanbul pour choisir un premier ministre. Il devra en priorité gérer les territoires du nord et de l’est de la Syrie conquis de haute lutte par les insurgés mais plongés dans le chaos.

Sur la dizaine de candidats déclarés, trois sont favoris: un ancien ministre de l’Agriculture de Hafez al-Assad, un économiste et un cadre supérieur dans les télécoms, qui ont vécu longtemps aux Etats-Unis.

Mais d’abord, les quelque 70 membres de la Coalition, l’organe le plus représentatif de l’opposition, devront se mettre d’accord sur la nécessité de former un gouvernement intérimaire ou de se limiter à mettre sur pied un organe exécutif aux pouvoirs plus limités. A deux reprises les réunions ont été annulées faute d’un consensus sur cette question.

L’Arabie saoudite et le Qatar

Sur les trois noms qui se détachent du lot, deux sont des technocrates ayant passé une grande partie de leur vie aux Etats-Unis: Oussama al-Kadi, né en 1968 à Alep et qui dirige à Washington le Centre syrien pour les études politiques et stratégiques et Ghassan Hitto, né en 1963 à Damas et qui a passé près de 25 ans aux Etats-Unis où il a été un cadre dirigeant d’entreprises de haute technologie avant de rejoindre la Turquie et les rangs de la révolution fin 2012.

En revanche, le troisième favori a un parcours différent. Né en 1947 à Idleb, Assaad Moustapha ne parle pas l’anglais comme ses deux concurrents mais peut faire valoir son expérience gouvernementale puisqu’il fut durant neuf ans, jusqu’en 2001, ministre de l’Agriculture de feu Hafez al-Assad puis de son fils Bachar, avant de partir au Koweït.

Les membres de l’opposition déclarent vouloir un bon administrateur ayant des liens anciens avec le soulèvement, mais les pays les plus engagés avec les rebelles, comme l’Arabie saoudite et le Qatar, auront leur mot à dire. La Coalition pourrait procéder à un premier vote puis à un second avec les deux candidats arrivés en tête.

Romandie.com

Mali : le Tchad appelle la Cedeao à accélérer le déploiement des armées ouest-africaines

février 28, 2013
Le président tchadien Idriss Deby Itno, le 6 décembre 2012. Le président tchadien Idriss Deby Itno, le 6 décembre 2012. © AFP

Idriss Deby Itno donne de la voix. Le président tchadien a exhorté  mercredi 27 février à Yamoussoukro, ses homologues ouest-africains à hâter le pas dans le déploiement de la force ouest-africaine au Mali, où les troupes tchadiennes combattent les djihadistes dans le massif des Ifoghas.

Idriss Deby Itno n’est pas satisfait de ses homologues chefs d’État de l’Afrique de l’Ouest. Lors du sommet consacré à la crise malienne, mercredi, à Yamoussokro, le président tchadien n’est pas passé par quatre chemin pour exprimer son impatience quant à la lenteur dans le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), la force ouest-africaine censée venir combattre aux côtés des armées malienne, française et tchadienne, déjà en lutte contre les djihadistes dans le Nord-Mali. « L’heure n’est plus aux discours (…) mais plutôt à l’action, l’ennemi n’attend pas », a-t-il a signifié à l’ouverture d’un sommet de chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à Yamoussoukro.

« Nous appelons l’état-major de la Cedeao à plus de célérité en accélérant l’envoi des troupes dans la zone libérée », a-t-il déclaré. Le président tchadien a tenu à rappeler l’armée malienne à l’ordre. « Votre place est au front, nous vous attendons dans le Nord à la lisière de la frontière de l’Algérie. »

Le Tchad qui n’est pas membre de la Cedeao, a dépêché plus de 2 000 soldats au Mali – le plus fort contingent africain – et déplore dans les rangs de son armée 27 morts et 50 blessés.

Les troupes tchadiennes  sont  en première ligne aux côtés de l’armée française dans le massif des Ifoghas, dans l’extrême nord du Mali, où se sont retranchés les groupes jihadistes après avoir été délogés des grandes villes du Nord qu’ils occupaient depuis l’an dernier.

Rallonge budgétaire

Le président en exercice de la Cedeao, le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara, a confirmé que la Misma devait compter à terme 8 000 hommes, affirmant que les trois quarts de ces effectifs étaient déjà présents au Mali.

Si le déploiement de la force de la Cedeao est jugé lent, c’est en partie dû à des difficultés budgétaires. Alassane Ouattara a lancé un appel à la mobilisation des fonds promis lors d’une conférence internationale à Addis Abeba fin janvier, mais aussi de ressources complémentaires.

« La concrétisation de ces promesses de fonds constitue une priorité », a-t-il souligné, appelant à  l’engagement de la communauté internationale afin de mobiliser les ressources additionnelles indispensables au plein déploiement de la Misma.

Alors que la communauté internationale s’est engagée fin janvier sur une enveloppe financière de plus de 455 millions de dollars (338 M EUR), destinée à la Misma, à l’armée malienne et à l’aide humanitaire, la Côte d’Ivoire a affirmé lundi que les besoins globaux se montaient à 950 millions de dollars (715 M EUR), soit plus du double.

Jeuneafrique.com avec AFP

Au Kenya, une élection présidentielle sur fond de crimes contre l’humanité

février 25, 2013
Au Kenya, une élection présidentielle sur fond de crimes contre l'humanité Au Kenya, une élection présidentielle sur fond de crimes contre l’humanité © AFP

Si le candidat Uhuru Kenyatta remporte l’élection présidentielle du 4 mars au Kenya, son premier déplacement à l’étranger, avec son vice-président William Ruto, pourrait bien être à La Haye, à la Cour pénale internationale (CPI) qui s’apprête à les juger pour crimes contre l’humanité.

Dans ce pays locomotive économique d’Afrique de l’Est et allié clé des Occidentaux, Etats-Unis en tête, dans leur lutte contre le fondamentalisme islamique, les éventuelles conséquences diplomatiques et économiques d’une élection de M. Kenyatta ont donné lieu à de vifs débats.

Le pays, prisé des touristes et de plus en plus attractif pour les investisseurs étrangers, pourrait-il devenir un autre Soudan, le seul autre pays dirigé par un président inculpé par la CPI, Omar el-Béchir?

Johnnie Carson, le responsable Afrique du département d’Etat américain, a récemment averti les Kényans que, dans un « monde interconnecté », leurs « choix avaient des conséquences ». D’autres diplomates européens ont insisté sur la nécessité pour le Kenya de poursuivre sa collaboration avec la CPI, quel que soit le résultat des élection.

Les Occidentaux se sont gardés de mentionner des noms, mais les messages ont été entendus comme un avertissement au ticket Kenyatta-Ruto, et ont donné lieu à un rappel à l’ordre du gouvernement kényan.

Le procès devant la CPI « relève considérablement les enjeux de la course à la présidentielle, » relevait récemment le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG). Kenyatta et Ruto, notamment, « s’en sont pris aux procédures devant la CPI, selon eux politiquement motivées, et les utilisent pour renforcer le soutien de leurs communautés ethniques respectives.  »

Les procès de Kenyatta et Ruto pour leurs rôles présumés dans les violences qui avaient suivi la précédente présidentielle fin 2007 devraient débuter les 10 et 11 avril, aux alentours d’un éventuel deuxième tour de la présidentielle.

Fin 2007 et début 2008, les violences qui avaient suivi la réélection de Mwai Kibaki face à Raila Odinga, devenu Premier ministre d’un gouvernement de coalition, avaient fait plus de 1. 000 morts et des centaines de milliers de déplacés.

Dans un pays marqué par les divisions tribales, le nouveau scrutin pourrait en partie prendre un accent de référendum pour ou contre la CPI.

« Le peuple kényan, et lui seul, a le pouvoir et le mandat de choisir la direction de ce grand pays, » a lancé Kenyatta quand la justice de son pays a levé tout obstacle à sa candidature. Des acteurs de la société civile contestaient son éligibilité, mais la justice s’est déclarée incompétente sur le dossier.

Une population divisée

L’affaire est révélatrice de la façon dont la CPI divise le pays: une partie de la population estime que les Kényans seuls doivent juger Kenyatta, et via les urnes. Une autre partie est profondément consciente du possible impact de son élection.

La récente remontée dans les sondages de M. Kenyatta – désormais au coude à coude avec son principal rival M. Odinga – « pourrait bien être un contre-effet (de la polémique autour de son inculpation par la CPI), et en tout cas cela ne le dessert clairement pas », relevait vendredi à l’AFP l’analyste Tom Wolf, de l’institut de sondages Ipsos-Synovate.

Pour Richard Dowden, directeur de la Société royale africaine britannique, « les inculpés sentent qu’ils n’ont rien à perdre et que leur meilleure chance est de se faire élire par n’importe quel stratagème, » avec dans l’idée de défier la CPI une fois au pouvoir, écrivait-il récemment. « Un scrutin dans lequel un candidat n’a rien à perdre peut virer à la guerre civile.  »

Si « conséquences » occidentales il devait y avoir, expliquent des diplomates, elles ne devraient se matérialiser que si Kenyatta, une fois élu, et son vice-président Ruto, stoppaient leur coopération avec la CPI.

Mais il reste à voir si ces menaces de « conséquences » se matérialiseront, tant les Occidentaux ont besoin du Kenya, en particulier dans la lutte contre la nébuleuse islamiste Al-Qaïda en Somalie voisine. Et le Kenya, lui, peut s’appuyer sur une palette d’autres partenaires, Chine en tête.

« Sans cesse, depuis 50 ans, les hommes politiques kényans ont pu défier les pressions diplomatiques occidentales, sachant que Washington et Londres avaient davantage besoin du Kenya que le Kenya n’a besoin de lui, » conclut M. Dowden.

 Jeuneafrique.com avec AFP

Matchs truqués: la FIFA veut des renforts

février 4, 2013
La FIFA ne peut pas régler le problème toute seule, a réagi la Fédération internationale à la suite des révélations d’Europol, qui a révélé aujourd’hui l’existence d’un réseau criminel soupçonné d’avoir truqué 380 matchs de football dans toute l’Europe.
« Ces révélations sont le fruit d’une longue enquête », a réagi Ralf Mutschke, le responsable en charge de la sécurité à la FIFA. « Les matchs truqués et les matchs arrangés sont un problème global et un de ceux qui ne disparaîtra pas demain. La FIFA et la communauté du football sont engagés pour tacler ce problème, mais nous n’y arriverons pas tout seuls », a-t-il ajouté.

« La coopération entre l’exécutif judiciaire et les organisations sportives a besoin d’être renforcée. Le soutien aux structures d’enquêtes, aux enquêtes en cours et ensuite à un renforcement des sanctions est nécessaire, puisqu’actuellement les risques sont faibles et que les gains potentiels des tricheurs sont hauts », ajoute-t-il. M. Mutschke rappelle qu’en football, « une fédération nationale peut sanctionner une membre de la famille du football s’il a été prouvé qu’il a enfreint les réglements.

Le code disciplinaire de la FIFA offre la possibilité d’étendre ces sanctions, jusqu’à une suspension à vie. Mais en ce qui concerne les gens en dehors du football, les sanctions actuelles sont trop faibles et ne font pas assez pour refroidir quelqu’un qui veut tremper dans des matchs truqués ». « La FIFA espère donc que les gouvernements judiciaires vont continuer leur engagement et aider la FIFA dans cette lutte contre les matches truqués et les organisations criminelles, même si les enquêtes peuvent être complexes », conclut le responsable.

 
Lefigaro.fr

Benoît XVI «affligé» d’avoir été trahi par son majordome

mai 27, 2012
Benoît XVI, mercredi, jour de l'arrestation de son majordome.
Benoît XVI, mercredi, jour de l’arrestation de son majordome. Crédits photo : Andrew Medichini/AP 
 

Paolo Gabriele, incarcéré depuis mercredi, a été officiellement inculpé samedi pour «possession illégale de documents secrets». Une enquête est en cours pour établir si l’homme disposait de complices.

Jusqu’à mercredi, Paolo Gabriele était l’un des plus proches collaborateurs du pape. Majordome de Benoît XVI depuis 2006, il est l’un des rares laïcs à avoir accès aux appartements pontificaux: il lui servait ses repas, l’aidait à s’habiller et pouvait se rendre dans les pièces du Vatican auxquelles l’accès est strictement limité. En l’espace de quelques heures, le fidèle serviteur du Pape est devenu l’ennemi public du Vatican. Arrêté mercredi pour possession illégale de documents confidentiels retrouvés à son domicile, il est accusé d’avoir transmis ces données sensibles à des médias italiens en janvier et février derniers. Un délit équivalent à l’atteinte à la sécurité de l’État au Vatican. S’estimant trahi par son auxiliaire, Benoît XVI se dit «affligé» et «choqué».

Identifié vendredi par les médias italiens comme l’auteur de la fuite, Paolo Gabriele a été officiellement inculpé par la justice vaticane samedi. Le communiqué du parquet précise qu’une enquête approfondie allait être menée pour établir si l’homme, âgé de 46 ans, avait disposé de complices qui l’auraient aidé à diffuser les documents. Certains commentateurs de la presse italienne ont exprimé leurs doutes quant à une action isolée de la part de Paolo Gabriele, qu’ils soupçonnent de n’avoir été qu’un pion dans une lutte de pouvoir plus large au sein du Vatican.

Le majordome risque 30 ans de prison

Paolo Gabriele a choisi deux avocats pour se défendre. En l’absence de prison vaticane, l’ancien majordome était détenu samedi dans l’une des trois «salles sécurisées» contrôlées par la gendarmerie du Vatican. Paolo Gabriele est passible d’une peine de 30 ans de prison pour avoir possédé illégalement des documents appartenant à un chef d’État. S’il est reconnu coupable, il sera vraisemblablement détenu dans une prison italienne à la suite d’un accord entre l’Italie et le Vatican.

Parmi les documents qui ont fuité figurent des lettres adressées personnellement à Benoît XVI par l’archevêque Carlo Maria Vigano, ancien numéro deux des services administratifs du Vatican. Les courriers montraient que l’archevêque avait été muté comme nonce apostolique – l’équivalent d’un ambassadeur – à Washington après avoir révélé l’existence d’un large réseau de corruption, de népotisme et de favoritisme lié à des contrats signés à des prix gonflés avec des partenaires italiens. D’autres pièces évoquent des conflits internes concernant l’Institut des œuvres religieuses (IOR, la banque du Vatican), dont le président Ettore Gotti Tedeschi, accusé de «mauvaise gouvernance», a été limogé jeudi. Enfin, certains fax ultrasecrets dont le Pape était le destinataire évoquent les scandales sexuels chez les Légionnaires du Christ ou les négociations du Vatican avec les intégristes.

Par Figaro.fr

Le sperme qui fait rire

juillet 16, 2011

Selon une dépêche de l’agence Reuter, les hormones dans le sperme pourraient contribuer à lutter contre la dépression chez les femmes.

En effet, les femmes dont les partenaires n’utilisent pas de condom auraient tendance à être moins dépressive.

Des chercheurs de l’Université de New York croient que les hormones sont absorbés via les tissus du vagin. Par contre, ils ne militent pas pour autant en faveur du sexe non protégé.

«De toute évidence, dit le chercheur Gordon Gallup au magazine New Scientist, les inconvénients et dangers d’une maladie transmissible sexuellement ou d’une grosesse non désirée sont beaucoup plus grands que les avantages d’hormones joyeux.

New Scientist écrit que les résultats de cette recherche ne sont pas tout à fait nouveaux car on connaissait depuis longtemps les vertus des hormones du sperme.

On a même décelé des traces d’hormones mâles dans le sang de certaines femmes quelques heures après avoir été exposées au sperme.