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Californie: l’adolescent qui a ouvert le feu dans son lycée est décédé

novembre 15, 2019

 

L’adolescent de seize ans qui avait ouvert le feu jeudi dans la cour de son lycée près de Los Angeles, tuant deux camarades et blessant trois autres avant de se tirer une balle dans la tête, est mort vendredi après-midi à l’hôpital.

Evacué vers l’hôpital en même temps que ses victimes du lycée Saugus de Santa Clarita (Californie), Nathaniel Berhow se trouvait vendredi «dans un état critique». «Il est mort à 15 heures 32», a déclaré Marvin Crowder, du bureau du shérif du comté de Los Angeles, sans donner davantage de précisions.

Boy-scout, introverti mais sociable, familier des armes sans apparemment être un passionné, le tireur est mort sans avoir pu être interrogé et n’a laissé aucune lettre permettant d’éclairer son acte. «Nous savons que l’attaque était préméditée mais nous ne connaissons pas les détails ni le mobile à ce stade», avait dit le shérif du comté de Los Angeles, Alex Villanueva, lors d’une conférence de presse avant le décès.

«Pour autant que nous sachions, il a choisi ses cibles au hasard. Nous n’avons pu déterminer aucune relation entre le suspect et les victimes», dont le seul point commun était de fréquenter le lycée Saugus de Santa Clarita où le drame s’est déroulé, a-t-il ajouté.

Rien n’indique qu’il ait eu des motivations d’ordre idéologique et le tireur ne semblait pas être un marginal ni avoir été victime de harcèlement scolaire, a dit le shérif Villanueva. «Il avait des amis, des gens venaient le chercher ou le déposer chez lui» et «je le voyais faire pas mal d’activités sportives», a confirmé au Los Angeles Times un voisin de l’adolescent à Santa Clarita, Jared Axen, 33 ans. «Il n’était pas du genre à venir engager la conversation. C’était quelqu’un de calme, de réservé, mais être introverti n’est pas si rare», a-t-il estimé.

Aidan Soto, élève du lycée Saugus, n’aurait pas soupçonné le moins du monde que son camarade, très impliqué dans le scoutisme, puisse commettre un tel crime. «C’était un gentil garçon (…) Les scouts les plus jeunes l’admiraient vraiment. Il était là quand ils avaient besoin de lui. Je suis perdu, je cherche à comprendre», raconte-t-il.

Le tireur n’avait aucun antécédent de violence mais son père, divorcé de sa mère voici quelques années, avait des problèmes liés à l’alcool et fut à un moment soupçonné de violences conjugales mais jamais poursuivi, faute de preuves. Cela n’empêchait pas Nathaniel Berhow d’être proche de lui, souligne Jared Axen, qui se souvient que l’adolescent avait été très affecté par son décès soudain, d’un arrêt cardiaque, en décembre 2017.

Le père du tireur était décrit comme un passionné de pêche et de chasse au gros gibier, et les voisins se rappellent l’avoir vu effectuer ses préparatifs dans son garage, notamment fabriquer ses propres munitions pour la chasse au wapiti, selon le LA Times. Cette connaissance des armes à feu est pour l’instant le principal lien entre le profil du suspect et la tuerie de jeudi. D’après Jared Axen, le jeune homme accompagnait parfois son père dans ses parties de chasse, et six armes à feu enregistrées au nom de ce dernier ont été découvertes au domicile familial après le drame, a indiqué le shérif Villanueva.

Mais «plusieurs» autres armes ont aussi été trouvées chez le suspect et certaines d’entre elles «n’étaient pas enregistrées du tout», a-t-il souligné, sans donner davantage de détails. Les enquêteurs ignorent encore comment Nathaniel Berhow s’est procuré le pistolet de calibre .45 qu’il a utilisé jeudi, gardant la dernière balle pour se suicider, mais les images de vidéosurveillance de la tuerie laissent penser que l’adolescent savait manier une telle arme. «En l’espace de seize secondes, il a débloqué son arme qui s’était enrayée et a été capable de tirer sur cinq personnes», a détaillé le shérif Villanueva.

Deux victimes, une jeune fille de 15 ans et un garçon de 14 ans, ont succombé à leurs blessures. Un adolescent a pu rentrer chez lui vendredi matin et deux lycéennes devraient pouvoir sortir de l’hôpital dans quelques jours, selon les médecins.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Coup de folie au lycée: un professeur séquestre une vingtaine d’élèves dans sa classe

septembre 19, 2019

 

Pris d’un coup de folie, un professeur d’un lycée de Brignoles (Var) a séquestré dans le noir pendant un quart d’heure une vingtaine d’élèves de terminale, avant que ces derniers, dont aucun n’a subi de violence physique, ne s’échappent, a appris l’AFP jeudi auprès de l’académie de Nice.

Selon les témoignages de lycéens recueillis par Var-Matin , corroborés par la direction de l’établissement selon l’académie, le professeur aurait demandé à ses élèves de terminale L (littéraire), mardi au début de son cours, si l’un d’eux avait une connexion au site de séries Netflix, pour visionner «Le Seigneur des anneaux».

Cette série étant introuvable, le professeur s’est rabattu sur une série «Lucifer», lançant aux élèves, selon des témoignages cités par Var-Matin: «Ça va vous apporter la lumière». C’est au moment où l’un des lycéens a interrogé le professeur sur l’intérêt pédagogique de visionner un tel programme que ce dernier aurait alors décidé d’enfermer ses élèves dans le noir et de fermer les verrous des portes.

Une scène qui n’a pas duré «plus d’un quart d’heure»

«Une partie des lycéens a d’abord pu s’échapper par la porte communiquant avec la salle d’à côté grâce à l’intervention d’un collègue du professeur, avant que le reste des élèves ne soit libéré par le proviseur adjoint qui, alerté par les surveillants, a réussi à ouvrir la porte donnant sur le couloir», a précisé à l’AFP une porte-parole de l’académie. L’ensemble de la scène, qui s’est déroulée mardi après-midi, «n’a pas duré plus d’un quart d’heure», a-t-elle ajouté.

Les responsables de l’établissement, qui ont fait évacuer au moment des faits l’ensemble des lycéens présents à l’étage concerné, ont appelé les pompiers qui ont emmené le professeur à l’hôpital, selon la direction du lycée. L’académie indique n’avoir aucune nouvelle de sa part et attendre les avis médicaux avant d’engager une quelconque procédure.

Cité par Var-Matin, des témoins dont le quotidien ne précise pas s’il s’agit d’élèves ou de collègues du professeur ont évoqué des «problèmes personnels, des difficultés» de l’enseignant en question.

Une cellule psychologique a été mise en place par l’établissement et un professeur remplaçant désigné pour cette classe, précise également l’académie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Trump assure qu’il aurait agi pendant la fusillade en Floride

février 26, 2018

Le président Donald Trump à la Maison Blanche le 26 février 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

Donald Trump l’a affirmé lundi: il serait intervenu même à mains nues pendant la fusillade dans le lycée de Floride pour empêcher le carnage, point de départ d’un mouvement porté à Washington par de jeunes élèves réclamant des lois plus strictes sur les armes.

« Je pense vraiment que je serais rentré là-dedans même sans arme, et je pense que la plupart des gens ici aurait fait pareil », a affirmé le président américain, qui s’est entretenu de la sécurité dans les écoles avec les gouverneurs des 50 Etats fédérés à la Maison Blanche.

« Ce qu’il a voulu dire, c’est qu’il aurait agi en leader et aurait cherché à faire acte de courage », a insisté sa porte-parole Sarah Sanders.

Le président Trump en a profité pour réitérer ses critiques contre les agents du shérif dans le lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland qui ne sont pas intervenus alors que Nikolas Cruz tuait 17 personnes le 14 février grâce à son fusil d’assaut AR-15.

« Ce ne sont pas exactement des décorés de la Médaille d’honneur. La manière dont ils ont agi était franchement dégoûtante », a-t-il déclaré, avant de marteler: « La manière dont ils ont agi est une honte ».

Ses propos visaient notamment Scot Peterson, déjà cité nommément par le président. Cet agent, qui a démissionné après sa suspension sans rémunération, a réagi pour la première fois lundi.

« Les accusations qui font de M. Peterson un lâche et qui assurent que sa prestation, vu les circonstances, ne respecte pas le niveau attendu des agents de police sont fausses », a assuré son avocat dans un communiqué.

Lors de sa réunion, le milliardaire a également insisté sur sa volonté de prévenir d’autres drames de ce genre. Pour cela, il entend interdire les « bump stocks », ce dispositif notamment utilisé par Stephen Paddock lors de la fusillade de Las Vegas (58 morts) qui transforme des fusils semi-automatiques en armes automatiques.

« On va en finir avec les +bump stocks+. Je vais en finir moi-même, et je m’en fiche que le Congrès le fasse ou pas ».

Le locataire de la Maison Blanche s’était déjà prononcé en faveur de cette mesure la semaine dernière, en plus de l’amélioration des contrôles d’antécédents et du relèvement de l’âge légal pour acheter des armes (souvent disponibles à la vente à un plus jeune âge que l’alcool).

Ces annonces marquaient une divergence notable avec les propositions de la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes dont il est proche.

– ‘Grand fan de la NRA’ –

Le président a cependant réaffirmé très clairement ses liens avec la NRA en expliquant avoir déjeuné dimanche avec son dirigeant Wayne LaPierre.

« Il n’y a pas plus grand fan du deuxième amendement (qui garantit aux Américains le droit de posséder des armes, ndlr) et de la NRA que moi. Ces gens-là sont géniaux », a-t-il affirmé.

« Tout le monde est d’accord (…) pour faire ce qu’on peut pour protéger les enfants américains », a pour sa part déclaré Mme Sanders, assurant que le président écoutait tous les points de vue sur le sujet.

Elle a fait état d’une rencontre prévue mercredi entre le président Trump et des parlementaires démocrates et républicains.

« Mes amis républicains font face à un choix simple: faire quelque chose de concret sur les armes, ou faire plaisir à la NRA. Faire les deux est impossible », a estimé le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer.

Pour l’instant, les leaders républicains au Congrès, Paul Ryan et Mitch McConnell, sont restés en retrait sur le sujet, mais de part et d’autre de l’échiquier politique, comme dans la société civile, des voix se sont élevées pour réclamer une réglementation plus stricte sur les ventes d’armes.

Un grand rassemblement est ainsi prévu le 24 mars à Washington pour mettre la pression sur les responsables politiques.

Mais cette manifestation sera-t-elle suivie d’effet? La question reste en suspens alors que 70% des Américains sont en faveur d’un durcissement de la législation, selon un récent sondage de CNN.

Toujours à Washington, des survivants de la fusillade de Floride sont arrivés au Capitole lundi mais n’ont pas souhaité s’adresser à la presse.

A Parkland, les enseignants et le personnel du lycée revenaient lundi dans l’établissement endeuillé, afin de préparer le retour des élèves mercredi.

Romandie.com avec(©AFP / 26 février 2018 23h00)                

17 morts dans un lycée américain: des prières, pas d’explication

février 14, 2018

Des élèves sous le choc durant la fusillade au lycée Marjory Stoneman Douglas en Floride, le 14 février 2018 / © AFP / Michele Eve SANDBERG

Elus et policiers n’avaient que des prières et aucune explication à offrir mercredi soir aux proches des 17 personnes abattues de rafales de fusil d’assaut par un jeune homme de 19 ans dans un lycée de Floride.

« C’est juste le mal à l’état pur », a lâché le gouverneur de Floride, Rick Scott, lors d’un point de presse à Parkland, en guise de maigre explication pour ce qui est l’une des pires tueries aux Etats-Unis depuis un quart de siècle.

Le shérif local a fait aveu d’impuissance. « Si quelqu’un veut vraiment commettre un carnage, il n’y a pas grand chose que l’on puisse ou que les forces de l’ordre puissent faire », a déclaré Scott Israel.

Nikolas Cruz –identifié précédemment par la police comme Nikolaus Cruz– a choisi la Saint-Valentin, la fête de l’amour, pour se rendre à Marjory Stoneman Douglas, son ancien lycée d’où il avait été expulsé, et ouvrir le feu avec un de ces fusils d’assaut AR-15 semi-automatiques, si répandus aux Etats-Unis.

Des images, filmées à l’intérieur d’une salle de classe pendant l’assaut sanglant probablement par un élève, donne une petite idée de la terreur qui s’est emparée de ce complexe scolaire qui compte près de 3.000 élèves.

On y entend des coups de feu à cadence très rapprochée, caractéristiques d’un semi-automatique et on y voit des élèves prostrés sous leur bureau ou allongés en silence, tandis que des hurlements s’élèvent plus loin.

En milieu de soirée, les autorités n’avaient toujours pas réussi à identifier 5 des 12 victimes, parmi lesquelles se trouvaient aussi bien des élèves que des enseignants.

– Signes avant-coureurs –

La police n’a pour l’heure livré aucun motif, mais le portrait encore très en pointillés laissait poindre un adolescent à problèmes amateurs d’armes.

« Il y a eu des problèmes quand il a menacé des étudiants l’année dernière et je pense qu’on lui a dit de quitter le campus », a déclaré au quotidien Miami Herald Jim Gard, un professeur de mathématiques qui avait eu l’élève dans sa classe.

Selon un lycéen, Nicholas Cokes, Cruz était un « solitaire » qui avait quitté l’établissement il y a quelques mois pour emménager dans le nord de l’Etat après la mort de sa mère.

Il aurait également fait une préparation militaire, selon des sources au Pentagone qui n’ont pas donné de détails.

Un autre lycéen a souligné que le tireur connaissait parfaitement les lieux et les procédures de sécurité, mises en place dans toutes les écoles aux Etats-Unis, qui simulent régulièrement une intrusion armée pour préparer leurs élèves.

Nikolas Cruz avait posté sur les réseaux sociaux des messages « très alarmants », a souligné le shérif et des images sur Instagram présentées par plusieurs médias comme le compte du tireur –avant qu’il ne soit désactivé– montraient un homme au visage masqué coiffé d’une casquette ou d’un bonnet de l’armée de terre avec des couteaux ou encore l’image d’un fusil à pompe.

« Nous n’avons reçu aucun avertissement, aucune indication », a pourtant précisé Robert Runcie, le proviseur du lycée. « A notre connaissance, aucune menace n’avait été proférée ». Quand au shérif il a répété à de multiples reprises que c’était la responsabilité de tous « de signaler des choses inhabituelles ».

– Cachés dans les placards –

Des témoins, dont plusieurs arboraient des coeurs et autres décorations de la Saint-Valentin –qu’enseignants et élèves célèbrent traditionnellement ensemble et avec beaucoup de ferveur dans les écoles américaines–, ont rapporté s’être cachés jusque dans les placards lorsque les coups de feu ont retenti peu avant la fin des cours, à 14H30.

« C’était la fin de la journée scolaire et l’alarme incendie s’est déclenchée. Nous avons commencé à évacuer. On pensait que c’était un exercice et après avoir fait 15, 20 pas hors de la classe on était à terre, et on se cachait dans le placard », a raconté une enseignante, Melissa Falkowski, sur CNN.

Une élève, Peri Harris, a elle raconté à la chaîne CBS Miami que « toute sa classe » avait trouvé refuge dans « un tout petit placard ».

– Déjà 18 fusillades –

« Aucun enfant, enseignant ou quiconque, ne devrait jamais se sentir en danger dans une école américaine », a tweeté le président Donald Trump dans l’après-midi.

Le drame survenu mercredi est le dernier d’une longue série de fusillades ayant ensanglanté l’Amérique ces dernières années. A Las Vegas en octobre 2017, 58 personnes ont péri sous les balles d’un seul tireur et 49 personnes avaient été abattues dans un club gay d’Orlando en 2016.

Et les fusillades sont particulièrement récurrentes dans les écoles américaines: il y en a déjà eu 18 en 2018 en comptant celle du lycée Marjory Stoneman Douglas.

« Il s’agit de la 291e fusillade en milieu scolaire depuis le début de 2013 », souligne Shannon Watts, fondatrice de « Moms Demand Action For Gun Sense In America », une organisation qui lutte contre la prolifération des armes à feu.

Romandie.com avec(©AFP / 15 février 2018 04h31)

Au Gabon, des étudiants dénoncent les « moyennes sexuellement transmissibles »

octobre 21, 2017

Des écolières passent devant la cathédrale Saint-Louis à Port-Gentil au Gabon, le 18 janvier 2017 / © AFP/Archives / Justin TALLIS

« Moyennes sexuellement transmissibles »: au Gabon, les élèves parlent des « MST » pour désigner l’utilisation des notes par les enseignants comme moyen de harcèlement sexuel à l’encontre des étudiantes.

« Il (un professeur de lycée) a commencé à me faire des avances. J’ai commencé à refuser, refuser, refuser… jusqu’au jour où il m’a mis zéro à mon premier devoir », se souvient Mélanie (nom d’emprunt), qui parle visage caché face à la caméra de l’AFP et se dit fière d’avoir « su résister ».

Comme d’autres élèves, la jeune femme, aujourd’hui étudiante à l’université Omar Bongo de Libreville au Gabon, n’hésite pas à parler de « harcèlement sexuel » de la part des professeurs qui utiliseraient les notes comme moyen de pression pour obtenir les faveurs de certaines élèves.

Une autre étudiante sous couvert d’anonymat raconte avoir changé de filière après avoir refusé les avances d’un professeur qui lui a « rendu la vie infernale ».

Dans les cours de l’université et des lycées, le sujet des « MST » alimente depuis des décennies les « kongossa » (la « rumeur » gabonaise), sans faire scandale sur la place publique. Le problème est connu et a déjà fait l’objet d’articles dans la presse dénonçant ces enseignants « prédateurs ».

Des hommes aussi veulent désormais prendre la parole.

« Si une fille a un petit ami qui est étudiant, ce petit ami va subir les foudres de l’enseignant et aura des zéros lui-même pour amener la fille à céder », témoigne auprès de l’AFP Franck Matoundou, leader étudiant de l’université Omar Bongo qui dit avoir déjà porté le problème des « MST » devant l’administration.

– Rumeur et chantage –

Côté enseignants, on parle de « rumeurs », même si « le phénomène existe », reconnaît Valéry Mimba, chef du département d’études ibériques.

« Quand la note de certaines étudiantes remonte, on va directement penser que celle-ci a couché avec l’enseignant », déplore-t-il.

Mais les professeurs accusent des étudiants d’utiliser eux aussi différents moyens de pression pour faire du « chantage » sur les notes.

« On m’a proposé de coucher pour remonter une moyenne », se plaint un chef de département sous couvert d’anonymat. Un autre enseignant dit avoir refusé 150.000 FCFA (près de 230 euros) d’un étudiant qui voulait passer en Master.

Pour l’administration, difficile de prouver l’existence du harcèlement sexuel de la part des enseignants: il faudrait que les étudiantes fassent remonter leurs plaintes auprès des chefs de départements, estiment ces derniers.

« S’il y a des preuves incontestables sur un enseignant coupable, cette personne devra répondre de ses actes », s’insurge un représentant du ministère de l’Enseignement supérieur.

« Si ce phénomène existe, c’est inadmissible et le gouvernement condamne de tels actes », ajoute cette même source.

– Propositions bienvenues –

« Je comprends les étudiantes qui n’osent pas porter plainte », reconnaît un professeur, qui admet que les élèves aient peur des représailles et des complicités entre enseignants.

Selon lui, l’administration universitaire a tendance à minimiser le phénomène des « moyennes sexuellement transmissibles », également constaté au lycée.

Certains élèves comme Franck Matoundou aimeraient voir naître une structure spécialisée pour briser le « tabou » et sortir de la peur de porter plainte.

« Les propositions des étudiants sont les bienvenues », indique le représentant du ministère de l’Enseignement qui estime que l’institution n’a pas pu agir jusqu’alors, faute de preuves tangibles.

Membre de la Ligue estudiantine des droits de l’homme (LEDH), Franck déplore l’utilisation du sexe comme « moyen de pression » ou « moyen d’échange » en milieu scolaire.

Les mêmes pressions et tabous se retrouvent au sein des administrations et des entreprises, ajoute l’étudiant en droit qui condamne l’utilisation de la femme comme « un moyen pour l’homme d’affirmer sa virilité mais aussi de montrer sa réussite sociale ».

En 2012, le président Ali Bongo avait dénoncé dans un discours « le harcèlement sexuel et le trafic d’influence qui prend de l’ampleur et démotive les personnes compétentes ».

La loi gabonaise prévoit des sanctions au sujet du harcèlement sexuel contre « toute personne occupant une position hiérarchique ». Mais aucun professeur n’a été encore condamné par la justice pour de tels faits, reconnaissent des sources au sein des ministères de l’Enseignement et de la Justice.

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 11h08)                

Kenya: un suspect lynché après une attaque ayant fait 6 morts dans un lycée

octobre 14, 2017

Nairobi – Un étudiant soupçonné d’avoir participé tôt samedi à une attaque ayant fait six morts contre un lycée dans le nord du Kenya a été lynché par des habitants de Lokichogio (nord du Kenya), ont annoncé des responsables.

Après l’attaque, qui a tué cinq élèves et un garde de sécurité de l’internat, le suspect, un lycéen suspendu de l’établissement, a été arrêté. Par la suite, des habitants en colère l’ont lynché pour se venger.

« Six personnes ont été tuées dans l’attaque, dont cinq lycéens, et plusieurs ont été blessées », a déclaré Seif Matata, un responsable du comté de Turkana.

Dix-huit personnes ont été blessées par balle au cours de l’attaque, selon le gouverneur de la région du Turkana, Josphat Nanok.

L’attaque lancée contre le lycée a été menée par des hommes armés venus du Soudan du Sud, a-t-on appris auprès des autorités locales.

Des membres de la milice de la tribu des Toposa, du Soudan du Sud frontalier du Kenya, seraient responsables de l’attaque dirigée par le lycéen suspendu, selon M. Matata.

Ce lycéen, Abraham Lochor, originaire du Soudan du Sud et âgé de 20 ans, a été arrêté par la police mais une foule en colère a pénétré dans le commissariat de police, l’a sorti de sa cellule et l’a tué en le lapidant, mettant le feu à sa dépouille.

« Le suspect était détenu au commissariat de police de Kakuma pour un interrogatoire sur l’attaque et nous essayons de savoir comment ils ont réussi à se saisir de lui. C’est malheureux, » a déclaré le chef de la police de la région du Turkana, Ronald Opili.

L’attaque du lycée s’est produite vers 03H00 (00H00 GMT), alors que les élèves du lycée mixte de Lokichogio dormaient dans leurs chambres, selon M. Matata.

La Croix-Rouge kényane a évacué plusieurs blessés par avion vers l’hôpital d’Eldoret, plus au sud.

Les conflits communautaires, notamment les conflits territoriaux et les disputes pour du bétail opposant la tribu Toposa du Sud-Soudan et l’ethnie Turkana du Kenya, sont fréquents au Turkana, une vaste région aride et reculée du nord-ouest du Kenya.

Romandie.com avec(©AFP / 14 octobre 2017 17h54)                                            

États-Unis: un mort et 3 blessés lors d’une fusillade dans un lycée

septembre 13, 2017

Etats-Unis: un mort et 3 blessés lors d’une fusillade dans un lycée / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / Spencer Platt

Un adolescent a trouvé la mort mercredi et trois autres ont été blessés lors d’une fusillade dans un lycée de l’Etat de Washington, dans le nord-ouest des Etats-Unis, selon les médias locaux et les autorités.

D’après des élèves témoignant sur la chaîne locale KXLY, il s’agit d’un élève de l’école qui avait donné des signes inquiétants.

Selon la chaîne locale KREM, citant le chef des pompiers de Spokane Brian Schaeffer, un lycéen a été tué.

Les dirigeants de l’hôpital Sacred Heart de Spokane ont de leur côté confirmé que trois autres élèves avaient été hospitalisés et se trouvaient dans un état stable.

La police de Spokane, bourgade à 5 heures à l’est de Seattle, a pour sa part indiqué qu’un suspect avait été arrêté.

« La fusillade du lycée Freeman ce matin nous brise le coeur », a commenté le gouverneur de l’Etat de Washington Jay Inslee dans un communiqué.

La fusillade a démarré vers 10H00 (17H00 GMT) au lycée Freeman High School de Rockford, près de Spokane. Les écoles avoisinantes et le lycée de Freeman ont été placés en confinement pendant l’intervention de la police et des équipes médicales.

Le confinement, d’après des élèves interrogés sur la chaîne locale KXLY, a duré environ trente minutes pendant lesquelles enfants et enseignants ont dû se cacher et rester silencieux. Il a été levé lorsque le suspect a été arrêté.

On connaît tout le monde

Dans une petite école comme Freeman « on connaît tout le monde », souligne l’un des élèves, selon qui le tueur présumé « n’avait jamais fait de mal à personne ». D’après lui, il avait eu un différend avec la victime décédée, même s’il n’est pas certain qu’il l’ait visé expressément.

« Je n’aurais jamais cru que ça aurait pu arriver ici. C’est une petite école ici, quand quelqu’un souffre ça affecte tout le monde », a poursuivi cet adolescent dont le nom n’a pas été révélé.

Un autre étudiant, qui dit connaître personnellement le suspect, affirme qu’il avait juste après la rentrée il y a quelques semaines « fait passer des petits mots pour dire qu’il allait faire quelque chose de stupide qui pourrait entraîner sa mort ou l’envoyer en prison ». Il ajoute que l’adolescent a été vu mercredi matin portant un gros sac.

D’après le site Gunviolence.org, déjà 253 fusillades de masse ont eu lieu cette année aux Etats-Unis (274 sur la totalité de l’an dernier) et 10.817 personnes ont trouvé la mort à cause d’armes (sans compter environ 20.000 décès par suicide avec une arme à feu).

L’association de lutte contre la violence des armes à feu Sandy Hook Promise, fondée par des parents d’enfants de l’école primaire de Newtown où 20 jeunes enfants de 6 à 7 ans ont été tués par Adam Lanza en décembre 2012, précise que chaque année aux Etats-Unis près de 15.000 enfants de moins de 18 ans sont victimes de blessures par balles.

Elle affirme que dans la quasi-totalité des cas « il y a eu des signaux d’alerte qui n’ont pas été compris, qui n’ont pas engendré de réaction ou n’ont pas été communiqués aux personnes qui auraient pu agir ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 septembre 2017 23h24)                

Attaque de Londres: Hollande dit sa solidarité, 3 lycéens français blessés

mars 22, 2017

Paris – Le président français François Hollande a exprimé mercredi sa « solidarité » et son « soutien au peuple britannique » après l’attaque de Londres, où trois lycéens français en voyage scolaire ont été blessés.

« Trois élèves du lycée Saint-Joseph de Concarneau (ouest), qui se trouvaient en voyage scolaire, figurent parmi les blessés », a annoncé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Selon la préfecture du Finistère, le département breton d’où sont originaires les lycéens, deux des trois élèves blessés sont dans un état grave. « Il s’agit d’un groupe de 92 ou 93 élèves. Sur les trois blessés, deux sont dans un état grave », a déclaré à l’AFP le sous-préfet de permanence, Bernard Musset, qui ne pouvait préciser si leur pronostic vital était engagé.

Un avion va emmener dans la soirée les familles des jeunes blessés à Londres au départ de l’aéroport de Lorient (ouest), a-t-on également appris auprès du conseil régional de Bretagne.

« Nous exprimons au nom de la France toute notre solidarité et tout notre soutien au peuple britannique et à la Première ministre Theresa May qui était à la Chambre des Communes quand ça s’est produit et a été amenée à quitter précipitamment les lieux », a déclaré le chef de l’Etat dans une brève allocution lors d’un déplacement en banlieue parisienne.

« Le terrorisme nous concerne tous. La France, qui a été si frappée ces temps derniers, peut savoir ce que le peuple britannique a comme souffrance aujourd’hui », a ajouté M. Hollande, soulignant que « c’est au niveau européen qu’il faut s’organiser » pour affronter la menace terroriste.

« Solidarité avec nos amis britanniques terriblement frappés, plein soutien aux élèves français blessés, à leurs familles et leurs camarades », a déclaré le Premier ministre Bernard Cazeneuve sur Twitter.

Trois personnes dont un policier ont été tuées et au moins 20 autres blessées au cours d’une attaque « terroriste » mercredi en début d’après-midi à Londres, et l’assaillant a été tué, a annoncé la police.

L’attaque a eu lieu en début d’après-midi devant le Parlement de Westminster, en plein coeur de Londres, où la Première ministre Theresa May venait de s’exprimer devant les députés.

Romandie.com avec(©AFP / 22 mars 2017 19h27)                   

Congo/Pointe-Noire: Assaut des policiers au lycée Victor Augagneur

mars 6, 2017
Ce matin, il y a eu un affrontement entre les lycéens de LVA et la police, suite à un mouvement de contestation.
Les policiers du pouvoir arrivés sur les lieux, sont rentrés dans l’enceinte de l’établissement et ont tiré à balles réelles sur les lycéens de LVA . Plusieurs blessés graves et on parle de 3 morts : la crise sociale est à la barbe et au nez de Denis Sassou Nguesso.

Témoignage d’un parent d’élève.
<<< Mon fils de 15ans va à LVA ( Lycée Victor Augagneur ). Il fait partie des élèves qui suivent les cours renforcé pris en charge par la société Total et aujourd’hui il y a eu un souci entre quelques élèves et des policiers sont arrivés à LVA et ont attaqué toute l’école, ils ont tiré à balles réelles dans la classe de mon fils il y a eu 8 élèves qui sont tombés évanouis et blessés. Les cours ont été annulés. Je ne sais pas quand les cours vont répondre >>

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

France/Lisieux : une lycéenne se serait suicidée après la diffusion de photos intimes

mars 5, 2016

Depuis le suicide de l'adolescente l'émotion est très vive à la cité scolaire Marcel-Gambier de Lisieux.

Depuis le suicide de l’adolescente l’émotion est très vive à la cité scolaire Marcel-Gambier de Lisieux. Google Street View
Une lycéenne de 15 ans s’est suicidée jeudi matin en se jetant sous un train à Lisieux (Calvados), car elle n’aurait pas supporté la diffusion par smartphones d’images intimes, rapporte le journal Ouest France.
Cette hypothèse serait accréditée par les premiers éléments de l’enquête de police, confiée au commissariat de Lisieux : «On a de quoi expliquer son geste par une diffusion d’images à caractère personnel voire intime de la victime, par téléphones portables», a déclaré à Ouest-France le commandant Dominique Garcia.

Depuis jeudi, les policiers ont multiplié les auditions pour comprendre le geste de la jeune fille. Une quinzaine d’élèves, le proviseur et son adjoint, le conseiller d’éducation ou encore l’infirmière de son Lycée ont été entendus afin de déterminer les circonstances d’un drame que rien ne laissait présager. Cette jeune fille était en effet décrite comme «équilibrée et bonne élève en seconde européenne», rapporte France Bleu Normandie. Les policiers cherchent notamment qui est à l’origine de l’échange des clichés par téléphone et s’il y a eu chantage ou tentative de chantage dans cette affaire.

Une aide psychologique pour accompagner les élèves

Depuis le suicide de l’adolescente, l’émotion est très vive à la cité scolaire Marcel-Gambier de Lisieux, indique le journal Le Pays d’Auge. Une minute de silence a été observée au lendemain du drame en présence de près de 400 élèves. Une cellule psychologique a également été mise en place par le rectorat au sein de l’établissement scolaire. Cette cellule pourrait être maintenue lundi, comme l’explique auprès de Ouest France le proviseur de l’établissement, Bruno Girouard, pour notamment accompagner «les élèves les plus proches» de cette jeune fille, qui sont «très affectés».

Le drame s’est produit jeudi en début de matinée vers 8 h 30 sur la ligne entre Deauville-Trouville et Lisieux (Calvados). Le train n’a pas réussi à stopper alors que la jeune fille se trouvait au milieu des voies.

Leparisien.fr par V.F.