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Tchad: un lycéen tué, 5 blessés par l’armée au cours d’une manifestation

février 22, 2016

N’Djamena – Un lycéen a été tué par balle et cinq blessés lundi par des militaires tchadiens qui ont dispersé dans la ville de Faya Largeau (extrême-nord) une manifestation protestant contre le viol d’une jeune fille, selon une source hospitalière.

Les militaires ont tiré sur les élèves, ce qui a occasionné un mort et cinq blessés, a indiqué à l’AFP par téléphone un habitant travaillant à l’hôpital de la ville, sous couvert d’anonymat.

Selon cette source, les élèves ont commencé leur marche à partir du lycée et se sont dirigés vers le gouvernorat, le palais de justice et le marché, avant d’être dispersés par les militaires.

Le mouvement de protestation des lycéens, qui s’élargit de jour en jour, a débuté le 15 février avec plusieurs centaines d’entre eux manifestant à N’Djamena après le viol d’une jeune fille, Zouhoura, deux jours auparavant, avant d’être violemment dispersés par la police anti-émeute. Un des protestataires, Abbachou Hassan Ousmane, 17 ans, a été tué par balle par la police pendant la dispersion.

Les cinq violeurs présumés, dont trois enfants de généraux, qui avaient posté sur les réseaux sociaux des photos de la jeune fille nue et en larmes, ont été depuis arrêtés mais la colère n’a pas quitté les jeunes Tchadiens. Quatre complices présumés, dont un fils du ministre des Affaires étrangères, ont également été arrêtés.

Le mouvement s’est ensuite propagé dans d’autres villes, notamment à Moundou, capitale économique et deuxième ville du pays, et à Massaguet, à 80 km de N’Djamena.

Lundi, 17 lycéens arrêtés pour avoir manifesté vendredi à Massaguet étaient toujours détenus, selon la Convention tchadienne pour la défense des droits de l’Homme (CTDDH).

Dans la capitale, les élèves des deux grands lycées n’ont pas repris les cours lundi, a constaté l’AFP. Ils avaient fait de même vendredi, après avoir été empêchés de manifester la veille par la police qui les avait dispersés à l’aide de gaz lacrymogène.

Lundi soir, le ministre de la Sécurité, Ahmat Bachir Mahamat, a pris un arrêté interdisant une manifestation dans la capitale à laquelle l’opposition politique venait d’appeler.

Romandie.com avec(©AFP / 22 février 2016 19h04)

USA: un lycéen coupable d’avoir envoyé 7.000 tweets de soutien à l’EI

juin 11, 2015

Alexandria (Etats-Unis) – Un Américain naturalisé de 17 ans a plaidé coupable jeudi de soutien à une organisation terroriste, pour avoir envoyé plus de 7.000 tweets dans sa campagne de propagande du groupe Etat islamique (EI) et facilité le voyage d’un ami de 18 ans en Syrie.

Coupable, Monsieur. Frêle et portant une fine moustache, Ali Shukri Amin, perdu dans une combinaison de prisonnier trop grande pour lui, a clairement accepté la responsabilité, devant un juge d’Alexandria (Virginie, est), d’une prolifique présence en ligne en soutien à l’organisation jihadiste, selon l’expression d’un responsable de la police fédérale américaine (FBI).

Ce lycéen, intelligent et qui s’exprime bien, avait, de juin 2014 à février 2015, réuni plus de 4.000 followers sur son compte Twitter @AmreekiWitness qu’il avait pensé comme une plateforme pro-EI, diffusant plus de 7.000 tweets de propagande, d’appel aux fonds ou de conseils divers à ceux qui voudraient s’engager, a expliqué à la presse Andrew McCabe, directeur adjoint du bureau de Washington du FBI.

Ali est plein de remords, il regrette sincèrement ce qu’il a fait et il coopère avec les forces de l’ordre depuis longtemps avant son arrestation, a déclaré son avocat Joseph Flood, aux journalistes. C’était un bon élève, de bonne famille, avec un brillant avenir devant lui, mais il a pris de mauvaises décisions dont il prend la responsabilité en tant qu’adulte.

L’avocat a qualifié l’affaire de sans précédent pour un mineur par rapport aux adultes. Il était accompagné à la sortie du tribunal de la mère voilée du garçon, qui, le visage torturé, a gardé le silence.

Ali fait partie de ces jeunes enfants frustrés par leur incapacité à changer les choses, a tenté d’expliquer l’avocat, il était scandalisé par les activités criminelles du régime de Bachar al-Assad en Syrie.

Sur internet, ce jeune de Manassas en Virginie recommandait d’utiliser la monnaie virtuelle bitcoin ainsi qu’un portefeuille noir qui permet à son utilisateur de rester anonyme, pour masquer toutes les donations ou financements aux jihadistes.

A travers Twitter mais aussi sur son blog Al-Khilafah Aridat et des articles publiés sur internet, il partageait ses connaissances technologiques et informatiques pour aider les partisans de l’EI à crypter les communications en ligne.

A partir de septembre 2014, ce musulman pratiquant et actif à la mosquée de sa ville, a commencé à convertir son ami de 18 ans, résidant le même comté de Virginie, qui a été inculpé par défaut mercredi par le même tribunal d’Alexandria de complot de soutien à l’EI.

Dans son plaider coupable, Amin a reconnu avoir aidé son coreligionnaire Reza Niknejad à se rendre en Syrie, via Istanbul, pour y rejoindre des partisans de l’EI qui devaient le conduire dans la ville frontière d’Urfa.

Niknejad est arrivé en Syrie, où il se trouve toujours, selon un message envoyé à Amin confirmé par les procureurs fédéraux. Il a fait parvenir un message à sa famille, via Amin, dans lequel il dit qu’il ne la reverra jamais.

Ali Shukri Amin connaîtra sa peine le 28 août. Il encourt quinze ans de prison et une liberté surveillée à vie.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juin 2015 19h54)

Un lycéen menacé de mort après un journal spécial « Charlie Hebdo »

mai 22, 2015

Un jeune Français, rédacteur en chef du journal de son lycée, est l’objet de menaces de mort répétées depuis la publication fin janvier d’un numéro spécial « Charlie Hebdo ». Plusieurs enseignants de son école ont observé un arrêt de travail jeudi en signe de soutien.

En réaction aux attentats de Paris, le jeune homme de 17 ans avait fait paraître le 22 janvier un numéro spécial de « La Mouette bâillonnée », le journal de son lycée à Saint-Maur-des-Fossés, dans la banlieue de Paris. Ce numéro, titré « Je suis Charlie », contenait des billets d’humeur, des poèmes, des dessins, mais aucune caricature de Mahomet.

Dès le lendemain, il découvre dans la boîte aux lettres de la publication une enveloppe contenant la Une du fameux numéro sur laquelle ont été agrafés une croix gammée, un cercueil et une lettre de menaces de mort.

Bien qu’il ait déposé plainte, les menaces de mort se sont poursuivies. Il en a reçu au total sept depuis fin janvier, dont deux comportant une ou plusieurs balles. La dernière, qui remonte à début mai, avait « un goût d’ultimatum », selon lui.

Lycée touché directement par les attaques
Louis, « très affecté psychologiquement », ne « dort que quelques heures par nuit », n’ose « plus sortir seul dans la rue » et se déplace avec « deux bombes lacrymogènes » en permanence sur lui. Chaque soir, il est raccompagné chez lui à la sortie des cours par le proviseur ou son adjointe.

L’établissement a été directement touché par les attaques de janvier puisqu’un élève a perdu son père dans l’attaque contre le siège de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, le correcteur Mustapha Ourrad, tandis que l’oncle d’une élève a été tué par Amédy Coulibaly dans un supermarché casher.

Le 7 janvier, les frères Kouachi ont assassiné 12 personnes au siège de « Charlie Hebdo » et dans leur fuite. Le 8, Amédy Coulibaly a abattu une policière municipale près de Paris, avant d’assassiner le lendemain quatre personnes dans un supermarché. Les trois hommes, qui agissaient au nom de l’islam le plus radical, ont été tués dans les assauts donnés par les forces de l’ordre.

Romandie.com

Tunisie: Jabeur, un lycéen solitaire devenu tueur au musée du Bardo

mars 20, 2015

Jabeur Khachnaoui, l’un des deux tueurs du musée du Bardo de Tunis, était un jeune lycéen pieux, solitaire et sans histoire jusqu’à son départ surprise en Libye et peut-être en Irak, raconte l’un de ses proches interrogé par l’AFP.

Membre de la famille, ce proche n’a pas souhaité être identifié, d’autant que les deux frères Maher et Mourad, la s?ur Loubna, et le père de Jabeur, Ezzedine, ont été arrêtés dans la nuit de mercredi à jeudi.

Né en 1994 à « Ibrahim Zahar », un village de la région de Kasserine, près de la frontière algérienne, Jabeur Khachnaoui a mené une enfance solitaire dans une famille pieuse et modeste sans être pauvre, dit-il.

Son père exploite un petit terrain agricole, qui assurait une vie relativement confortable à la famille.

Leur maison, bien tenue, avec plusieurs chambres, dispose de l’eau courante et de l’électricité, a constaté une journaliste de l’AFP.

Le proche assure que toute la population de ce village est très croyante et que certains « durs » y résident, sans pour autant être salafistes.

Jabeur a effectué sans histoire sa rentrée au lycée en septembre 2014 et devait passer son baccalauréat à l’issue de l’année scolaire. Le premier trimestre s’est déroulé normalement.

D’ailleurs ses trois oncles travaillent dans cet établissement: l’un enseigne la philosophie, un autre est professeur de sport et le dernier y est surveillant général.

De son côté, Jabeur jouait le rôle d’imam pour ses camarades lors des prières, mais ses prêches n’ont jamais été signalés pour « extrémisme ». Aucun élève n’aurait semble-t-il rapporté une dérive du jeune homme.

Selon le membre de sa famille, il a soudainement disparu au mois de décembre et ses parents ont appris peu après qu’il aurait rejoint la Libye, un déplacement confirmé par le ministère tunisien de l’Intérieur.

Par ailleurs, Jabeur a contacté ses proches depuis un téléphone irakien, et son père a alors averti la police que son fils se trouvait peut-être dans ce pays.

Des milliers de jeunes Tunisiens combattent, selon les autorités, dans les rangs des jihadistes en Syrie, en Irak et en Libye.

Enfin, Jabeur était particulièrement proche de sa soeur Loubna, à qui il confiait ses secrets. Il lui a ainsi payé une opération à lui ayant coûté 5. 000 dinars (2. 300 euros), une fortune pour la plupart des Tunisiens, qui plus est dans cette région déshéritée, selon le proche interrogé par l’AFP.

Jeuneafrique.com