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Nigeria : Faith Odunsi, la jeune reine africaine des mathématiques, une nouvelle fois couronnée

janvier 26, 2022
Faith Odunsi lors du tournoi qui lui a permis de remporter le titre de « championne du monde de mathématiques », en mars 2021. © DR

Déjà sacrée « championne du monde de mathématiques » en Europe, en 2021, la lycéenne de 16 ans vient de remporter un nouveau concours, renforçant encore son image d’icône de l’excellence continentale.

Un trophée – un de plus – va s’ajouter à tous ceux qui ornent déjà le mur de sa chambre de jeune fille. Le 24 janvier, Faith Odunsi, lycéenne âgée de 16 ans et scolarisée à l’Ambassador College d’Otta, une ville de l’État d’Ogun située à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Lagos, a remporté sans difficultés l’édition 2022 du concours national des Olympiades.

Organisée par le Centre national de mathématiques du Nigéria, ce concours réunit les meilleurs élèves du pays et les soumet à des tests de rapidité. Ce 24 janvier, la jeune Faith a pulvérisé la concurrence, répondant au nombre record de 19 questions en soixante secondes. La vidéo de sa performance, disponible sur internet, permet de mesurer l’exploit.

SOUVENT, ELLE FOURNIT LA SOLUTION AVANT MÊME QUE L’ANIMATEUR AIT FINI DE LIRE LA QUESTION

On y voit la jeune fille, visiblement concentrée, se faire bombarder de questions par un animateur. Il s’agit de résoudre une opération mettant en jeu des règles ou des théorèmes plus ou moins complexes, mais surtout de trouver la solution le plus rapidement possible. Et c’est dans ce domaine que la lycéenne impressionne le plus. Souvent, elle fournit la solution avant même que l’animateur ait fini de lire la question.

Logique et méticuleuse

Dans le cercle des milieux académiques nigérians, Faith Odunsi n’a rien d’une inconnue. Elle bénéficie même déjà d’une petite notoriété au sein de la communauté internationale des mathématiciens. C’est en mars 2021 qu’elle a réalisé sa plus belle performance en remportant le Global Open Mathematics Tournament, organisé au Royaume-Uni. Réunissant des jeunes venus du monde entier, cette compétition couronne chaque année un ou une « champion du monde de mathématiques », et même si l’importance de ce titre reste toute théorique, la victoire a valu à la jeune fille un véritable moment de gloire médiatique lors de son retour au Nigeria.

LE JEUNE FRÈRE DE FAITH, OLAPIDO, PARTICIPE LUI AUSSI À DES CONCOURS DU MÊME GENRE

Les chaînes de télévision ont défilé dans la classe et au domicile de la lycéenne, interrogeant camarades, professeurs et parents. Tous évoquent une élève « calme », « très logique et méticuleuse », et affichant depuis son plus jeune âge des capacités hors normes. Le jeune frère de Faith, Olapido, participe lui aussi à des concours du même genre. Et leur père, Afolabi, chirurgien, a lui-même brillé dans ces compétitions de calcul lorsqu’il était étudiant. « J’ai participé à des concours au niveau national, se souvient-il. Mais ma fille a déjà largement dépassé mon niveau. »

Fierté africaine

Cela fait plusieurs années déjà que la lycéenne dispute des compétitions mathématiques nationales, panafricaines ou internationales, et elle n’en est pas à sa première couronne nigériane de « reine des mathématiques ». Mais c’est le titre mondial décerné en 2021 au Royaume-Uni qui a provoqué le plus d’enthousiasme dans les médias du continent. Beaucoup l’ont alors érigée au rang de fierté africaine, soulignant qu’elle avait triomphé d’élèves venus des cinq continents, y compris de pays réputés pour leur excellence dans les matières scientifiques. Lors de la phase finale du concours, elle était opposée à deux garçons, l’un venu d’Indonésie et l’autre des Philippines.

L’Afrique tient-elle, avec Faith, une future scientifique de très haut niveau ? Président de l’association pour la promotion scientifique de l’Afriquele physicien et mathématicien français Vincent Rivasseau tient tout de même à relativiser la portée du titre de « championne du monde » attribué à la jeune fille. « Des concours comme celui qu’elle a remporté sont avant tout axés sur les jeunes, et il s’agit d’abord de mesurer la vitesse à laquelle ils parviennent à répondre à des questions mathématiques assez faciles », souligne-t-il. Avant d’avouer qu’il n’avait, personnellement, jamais encore entendu parler de Faith Odunsi. « Ce qui ne veut pas dire grand chose, tempère-t-il, car je ne suis absolument pas sur les réseaux sociaux ou ce genre de choses. »

L’appel de l’étranger

La « génie des maths » d’Ibuje a encore beaucoup à prouver, c’est certain. Mais en matière de maîtrise des principaux concepts mathématiques et de vivacité d’esprit, elle se situe déjà très au-dessus du niveau des adolescents de son âge. Lorsqu’on l’interroge sur son avenir, la jeune fille, sagement vêtue de l’uniforme de son lycée, évoque son intérêt pour les nouvelles technologies… Et se verrait bien poursuivre son cursus à l’étranger.

Ses parents, quant à eux, estiment que leur fille ne doit pas négliger le symbole que représentent ses succès pour son pays, et même son continent. « Elle montre de quoi les Africains sont capables, et je pense que cela doit tous nous inciter à essayer de conserver nos talents. À faire en sorte qu’ils ne quittent pas leur pays pour aller réussir ailleurs, comme c’est trop souvent le cas. Surtout pour les filles », insiste son père. Reste à savoir si Faith, qui a maintenant 16 ans et accomplit son année de terminale, écoutera leur conseil.

Avec Jeune Afrique par Olivier Marbot

Congo/Pointe-Noire: Photo de Mégane Tchibinda, lycéenne abattue par la police au LVA

mars 9, 2017

Photo de BrazzaNews.

La Lycéenne abattue par la milice de monsieur 8% à Pointe-Noire au Lycée Victor Augagneur s’appelait Mégane Tchibinda . Le procureur (A mon parquet ) Oko Ngakala n’a pas diligenté une enquête contre ses auteurs pour les déférer « à mon parquet » . RIP Mégane!

Photo de BrazzaNews.
À Pointe-Noire, les lycéens sont en colère et insultent par pancartes affichées le bourreau de cette police: Zulu Bad.
Photo de BrazzaNews.

La crise sociale fait son chemin petit à petit

Avec Brazzanews.fr

Nigeria: La lycéenne de Chibok et son bébé reçus par le président Buhari

mai 19, 2016

La jeune fille, découverte, mardi, 17 mai, par des milices locales et par l’armée, dans une zone, encore, sous l’influence du groupe islamiste, est arrivée, à Abuja, par avion, depuis Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno (Nord-Est), avec sa mère, Binta.

Toutes deux se sont couvert le visage d’une écharpe au moment où elles entraient dans le bureau du président, dans sa résidence d’Aso Rock (notre photo montrant le président avec le bébé dans ses bras).

Elles étaient accompagnées par le gouverneur de l’Etat de Borno, Kashim Shettima, ainsi que, par plusieurs membres du gouvernement, dont le conseiller national à la Sécurité, le ministre de la Défense, et le chef d’Etat-Major des armées.

Le 14 avril 2014, Boko Haram avait enlevé 276 jeunes filles d’un lycée de Chibok. Cinquante-sept d’entre elles avaient réussi à s’échapper dans les heures suivant leur rapt par le groupe islamiste.

Ce kidnapping sans précédent avait provoqué une vague d’indignation au Nigeria et dans le monde entier. Mais, malgré cette mobilisation, jusqu’à la découverte d’Amina Ali, on était, toujours, sans nouvelles des 219 captives.

Selon des responsables locaux, la jeune femme, aujourd’hui, âgée de 19 ans, a affirmé à sa famille, lors de brèves retrouvailles dans son village natal de Mbalala, près de Chibok, que la plupart des autres victimes se trouvaient, toujours, dans la forêt de Sambisa, un bastion de Boko Haram, mais, que « six d’entre elles sont, déjà, mortes ».

Cela fait des semaines que l’armée nigériane traque les islamistes et leurs otages et détruit des camps de Boko Haram dans la savane de cette ancienne réserve naturelle.
A un moment, on affirmait y avoir repéré les filles de Chibok sur des images satellites fournies par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Mais, l’ancien ambassadeur de Grande Bretagne au Nigeria, Andrew Pocock, a déclaré, en mars, au Sunday Times, que l’armée nigériane n’avait rien fait de ces renseignements.

L’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, a été très critiqué dans sa gestion de la lutte contre Boko Haram, ce qui lui a, sans doute, coûté sa défaite, à la présidentielle, l’année dernière.
Selon l’armée, Amina Ali a été transportée, à Maiduguri, dans un hélicoptère militaire, depuis une caserne de Damboa, à 90 km de là, avec son bébé de quatre mois, Safiya, et un homme qu’elle présente comme son mari.

« Avant cela, ils ont été examinés par un médecin de l’armée de l’air et leur état de santé a été jugé stable, avec une tension normale », a indiqué, mercredi, 18 mai, le porte-parole de l’armée, le colonel, Sani Usman.
Des commandants de la lutte contre Boko Haram ont, ensuite, confié l’ancienne otage, l’homme et le bébé au gouverneur Shettima.

L’armée nigériane a publié des photos sur lesquelles on voit Amina Ali, son bébé dans les bras, recevant des soins médicaux.
La jeune fille, très mince, a les traits tirés. Sur une des photos, son mari, que l’armée considère comme « le terroriste présumé de Boko Haram », Mohammed Hayatu, est assis sur un lit d’hôpital et tient l’enfant dans ses bras.

Selon le colonel Usman, M. Hayatu « fait l’objet d’une enquête approfondie au Centre conjoint de renseignements » et il est « bien traité ».
Depuis 2009, Boko Haram est tenu responsable de l’enlèvement d’au moins 2.000 personnes, dans une insurrection qui a fait quelque 20.000 morts.
Certaines des otages ont été mariées de force et transformées en esclaves sexuelles. D’autres ont servi de kamikazes lors d’attentats suicide perpétrés par le groupe islamiste.

Afriqueeducation.com avec AFP