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France: Le stade de l’Olympique lyonnais transformé en vaccinodrome géant

avril 3, 2021

D’ici lundi, 9 000 personnes auront reçu une première dose de vaccin contre le Covid dans l’immense Groupama Stadium de Lyon.

Vaccination avec vue sur le Groupama Stadium.
Vaccination avec vue sur le Groupama Stadium.© Catherine Lagrange

À70 ans, Magda pénètre pour la première fois dans le Groupama Stadium, antre de l’Olympique lyonnais. L’herbe vert fluo, les gradins tricolores, l’immense arène sont pour elle un éblouissement et valent bien une petite photo souvenir. Si cette habitante de Saint-Symphorien-sur-Coise, à l’autre extrémité du département du Rhône, a pu entrer dans le stade fermé au public depuis plus d’un an, ce n’est pas en raison de la reprise des matchs, mais pour être vaccinée. Arrivée en voiture dans la matinée, Magda a dû patienter pendant une bonne heure en raison d’un bug informatique qui a perturbé un temps les opérations. La retraitée a ensuite suivi le parcours balisé par des sapeurs-pompiers pour remplir son dossier administratif. Et la voilà enfin qui prend place dans l’un des 38 box de vaccination aménagés pour l’occasion dans les salons VIP du Groupama Stadium, qui accueillent habituellement, les soirs de match, les personnalités invitées.

Stan, pompier volontaire de 20 ans, prend Magda en charge et lui demande de remonter la manche de sa veste. La septuagénaire a un petit mouvement de recul. « C’est vous qui allez me piquer ? » demande-t-elle, surprise par l’âge du jeune homme. Stan la rassure, lui explique qu’il a reçu une formation pour vacciner. Trois secondes plus tard, la dose de vaccin Moderna est administrée à la retraitée. « Je n’ai rien senti », sourit-elle, soulagée. Elle a déjà son rendez-vous pour sa deuxième injection. Ce sera le 2 mai. « Je n’ai eu aucun problème pour prendre rendez-vous, confie-t-elle. J’avais même le choix entre plusieurs dates. » Magda est ensuite invitée à prendre un quart d’heure de repos afin de prévenir d’éventuelles réactions. Puis la dernière étape de ce parcours la conduit à un nouvel arrêt administratif « pour entrer dans les données du ministère de la Santé », explique Serge Delaigue, contrôleur général des sapeurs-pompiers du Rhône qui supervise les opérations.closevolume_off

« Tout se passe pour le mieux »

Le docteur Naïma Baladi, médecin-chef des sapeurs-pompiers de Lyon, surveille le bon déroulement des opérations.© Catherine Lagrange

Dans son box avec vue imprenable sur ce stade flambant neuf de 60 000 places, Stan n’en est pas à son coup d’essai. « Nous sommes arrivés très tôt ce matin et nous avons suivi une formation de trois heures pour apprendre le protocole, pour apprendre à piquer et avoir le droit de vacciner », confie le jeune homme. Il a bien eu une petite appréhension lors de sa première injection sur un patient, mais maintenant son geste est assuré. Et, à l’entrée des box, le docteur Naïma Baladi, médecin-chef des sapeurs-pompiers de Lyon, surveille le bon déroulement de la campagne. « Tout se passe pour le mieux », se félicite-t-elle en expliquant que les seringues sont préparées par le personnel médical. Dans le box voisin, Marie, élève infirmière, vaccine elle aussi à la chaîne : « On a la chance de travailler dans un super équipement. Je pense que c’est la première fois, mais aussi la dernière, que je peux pénétrer dans les salons VIP du stade de l’OL. »

Il y a quelques jours, quand Jean-Michel Aulas a proposé à la préfecture du Rhône de mettre son stade et ses équipes au service de la campagne de vaccination, l’offre a été rapidement acceptée. Le président de l’OL confie que l’opération a suscité « un engouement incroyable » chez ses équipes. « À l’OL, notre raison d’être, c’est d’apporter du lien social. Aujourd’hui, il est rompu à cause de la crise sanitaire, mais on peut retrouver ce lien en mettant à disposition nos infrastructures et votre bonne volonté. »

C’est ainsi que 200 personnes du club se sont mobilisées de façon bénévole en ce week-end de Pâques pour encadrer l’opération. Cinq cents personnes au total avec les pompiers et l’agence régionale de santé (ARS). « Et tout cela, dans la bonne humeur, avec le sentiment de servir à quelque chose », explique Jean-Michel Aulas, amusé de voir les gens jouer aux touristes en prenant son grand stade en photo sous toutes les coutures. « À une époque où tout le monde souffre, ça fait du bien de voir des gens heureux de se faire vacciner. »

9 000 personnes vaccinées en trois jours

Ce samedi, ils sont 3 000 à avoir décroché un rendez-vous au Groupama transformé en plus grand vaccinodrome de France. À la fin de ce week-end de trois jours, 9 000 personnes y auront reçu leur première injection. « Il y a énormément d’inscriptions, mais il reste des places disponibles pour ce week-end et les week-ends prochains », assure Thierry Suquet, le préfet délégué pour la défense et la sécurité. « Les réservations sont toujours possibles sur Doctolib. »

Dernière étape de l’opération de vaccination, l’enregistrement des données pour le ministère de la Santé.  © Catherine Lagrange

Une opération coup de poing qui sera réitérée les 17 et 18 avril prochains, ainsi que pendant deux week-ends du mois de mai pour la deuxième injection. « C’est un véritable coup d’accélérateur », estime Jean-Yves Grall, directeur général de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, les yeux rivés sur la courbe montante des taux d’incidence du Rhône, espérant que « cette manifestation, sur deux week-ends, sera de nature à augmenter et accélérer une vaccination indispensable pour protéger ».

Une opération d’envergure montée avec le secteur privé, qui s’ajoute à celle organisée avec la ville de Lyon et les hospices civils de Lyon au stade de Gerland, transformé dans la nuit de mercredi à jeudi en super vaccinodrome. Là-bas, grâce au travail d’une centaine de personnes, le rythme d’injections quotidiennes est passé de 400 à 2 000, sept jours sur sept. « Et d’autres centres devraient encore ouvrir prochainement, dans la métropole lyonnaise comme dans la région », promet encore le docteur Grall

Avec Le Point par la correspondante à Lyon, Catherine Lagrange

France: Un homme en garde à vue a reconnu avoir tiré sur le prêtre orthodoxe de Lyon

novembre 7, 2020

Cet homme de 40 ans, de nationalité géorgienne, est «le mari d’une femme qui entretenait une liaison avec la victime».

Selon nos informations, l’auteur présumé de l’attaque contre le prêtre orthodoxe de Lyon survenue samedi 31 octobre a été interpellé vendredi 6 novembre au matin en compagnie de sa femme.

Georgi P. et sa conjointe sont actuellement en garde à vue à Lyon. Le Géorgien de 40 ans a reconnu les faits. Il devrait être prochainement présenté à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen.

Selon une source proche du dossier, la compagne de Georgi P. était la maîtresse du prêtre attaqué. Il s’agit donc d’une affaire de droit commun et non d’une attaque terroriste, comme le contexte sécuritaire pouvait le laisser craindre. Cet homme «s’avère être le mari d’une femme qui entretenait une liaison avec la victime», a précisé dans un communiqué le procureur de la République Nicolas Jacquet. L’enquête menée par la police judiciaire.

État de santé mauvais

Le prêtre orthodoxe est «sorti du coma», a rapporté mercredi un responsable religieux de la communauté héllénique, précisant toutefois que le quinquagénaire n’est pas encore sorti d’affaire. Selon le prêtre de la paroisse Saint-Georges de Grenoble, Nikolaos Kakavelakis, 52 ans, «souffre beaucoup psychologiquement» et doit être à nouveau opéré prochainement pour «éviter l’infection». «Son état de santé est toujours mauvais. Ses proches n’ont pas encore pu le voir», a-t-il affirmé. Son audition par les enquêteurs a toutefois conduit à l’arrestation de son agresseur présumé, vendredi à son domicile lyonnais.

Kakavelakis, prêtre de l’église orthodoxe grecque du 7e arrondissement de Lyon arrivé «entre la fin 2009 et le début d’année 2010», avait déposé sa démission il y a un mois pour «raisons familiales» et s’était mis en quête «d’une autre mission à l’étranger». Samedi 31 octobre, il a été visé par un tir de fusil à canon scié à bout touchant, alors qu’il fermait la porte de l’église en tenue de civil, et a été gravement touché au thorax et à l’abdomen. Le suspect avait pris la fuite.

Cette agression, survenue deux jours après l’attentat dans la basilique de Nice, avait suscité un grand émoi mais l’absence de revendication et la personnalité de la victime avait conduit le parquet national antiterroriste à ne pas se saisir des faits.

Le suspect sera déféré dimanche au parquet dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire, selon le magistrat, pour qui «la piste terroriste est définitivement écartée». L’arme utilisée le jour des faits aurait été jetée dans la Saône.

Avec Jeune Afrique par Aude Bariéty

France/Lyon: un prêtre orthodoxe blessé par balles, enquête ouverte pour «tentative d’assassinat»

octobre 31, 2020

L’auteur des faits est actuellement en fuite.

Une enquête pour «tentative d’assassinat» a été ouverte ce samedi 31 octobre par le parquet de Lyon, quelques heures après qu’un prêtre orthodoxe a été blessé par balles dans le 7e arrondissement de la capitale des Gaules. L’auteur des faits est actuellement en fuite, indique une source policière au Figaro.

Les faits sont survenus à 16 heures, alors que le prêtre, Nicolas K., âgé de 52 ans et père de trois enfants, fermait l’église orthodoxe grecque de l’Annonciation, dans le 7e arrondissement de Lyon. «Il s’est fait agresser par un homme seul qui lui a tiré dessus à deux reprises», poursuit la source policière.

Nicolas K., de nationalité grecque, a été touché à l’abdomen. Il était conscient lors de l’arrivée des secours, mais son pronostic vital est engagé. Les lieux ont été bouclés par les forces de l’ordre, qui recherchaient activement l’auteur de l’agression ce samedi soir.

Cellule de crise à Beauvau

Une cellule de crise a été ouverte au ministère de l’Intérieur, qui suit avec attention l’évolution de cette affaire. Le premier ministre Jean Castex, qui se trouvait à Rouen et Saint-Etienne du Rouvray, est rentré à Paris.

Les investigations sont menées par la direction interrégionale de la police judiciaire de Lyon. Le parquet de Lyon, en charge de l’affaire, reste en «étroit contact» avec le parquet national antiterroriste (PNAT), qui n’a pas été saisi. De son côté, le maire de Lyon, Grégory Doucet, a déclaré qu’«aucune piste n'[était] écartée, aucune piste n'[était] privilégiée».

Joint par Le Figaro, Mgr Emmanuel Adamakis, métropolite de l’Eglise orthodoxe de France et président de la conférence des évêques orthodoxes de France, assure avoir été prévenu par le ministère de l’Intérieur. Il explique que le prêtre blessé devait prochainement quitter l’église de l’Annonciation pour rentrer en Grèce et y prendre une nouvelle charge. Il occupait toujours son logement de fonction.

Par Lefigaro avec AFP

France: Le cardinal Barbarin dit au revoir aux Lyonnais avant de redevenir simple prêtre

juin 28, 2020

 

Après dix-sept années à la direction du diocèse de Lyon, l’archevêque émérite, relaxé en appel en janvier, a remercié les fidèles.

Dix-sept années durant, il dirigea le diocèse de Lyon: dimanche, Mgr Philippe Barbarin a dit «au revoir» à des fidèles émus, avant d’entamer une nouvelle vie comme simple aumônier après la tempête provoquée par ses silences face à la pédophilie.

«Je peux aujourd’hui, après quatre années difficiles, dire merci à beaucoup de monde» pour les «prières, attentions et délicatesses», a indiqué l’archevêque émérite, que la justice avait relaxé en appel en janvier.

Dès 10H30, quelque 400 personnes, majoritairement masquées, avaient pris place à l’intérieur de la cathédrale Saint-Jean, située dans le quartier du Vieux Lyon et dont les places avaient été limitées en raison du contexte sanitaire. A l’heure du Covid, elles se sont prêtées au lavage obligatoire des mains avec du gel hydroalcoolique avant d’être invitées à s’asseoir sur des chaises en plastique, en lieu et place des bancs centenaires en bois. Un paiement sans contact était disponible pour la quête. Pour les autres fidèles, la messe d’action de grâce était retransmise en direct sur la plateforme de vidéos YouTube.

C’est l’administrateur apostolique diocésain, Mgr Michel Dubost, qui a accueilli le cardinal Barbarin, arrivé en grande pompe dans ses habits de prélat, avec mitre et crosse d’évêque. «Il m’a semblé impossible que tu quittes le diocèse sans qu’on te dise solennellement merci», a-t-il dit au prélat de 69 ans qui a renoncé au titre de primat des Gaules en mars et dont le successeur doit encore être annoncé.

La dernière messe à Lyon du cardinal Barbarin. JEFF PACHOUD / AFP

Quelques personnalités locales se sont associées à cet hommage, parmi lesquelles l’ancien garde des Sceaux centriste Michel Mercier, le vice-président de la région Etienne Blanc (LR), l’industriel Alain Mérieux ou encore le recteur de la Grande Mosquée de Lyon Kamel Kabtane.

«Avec ses tripes»

Avec le phrasé saccadé qui le caractérise, le cardinal Barbarin a remercié Mgr Dubost pour le choix de «cette si belle date» de la Saint-Irénée (le deuxième évêque de Lyon, ndlr) pour cet «au revoir». Dans son homélie, il est pudiquement revenu sur la période de son procès en 2019 pour ses silences sur les agissements pédophiles d’un ex-prêtre de son diocèse, Bernard Preynat, en évoquant «une longue épreuve». «Un grand drame était arrivé dans le diocèse de Lyon. Il fallait que je porte cette souffrance incontestablement et qu’on en rende raison devant la justice, et en même temps je savais que je n’étais pas seul», a souligné le cardinal.

A l’issue de la célébration, qui a duré près de deux heures, Philippe Barbarin a reçu tout sourire plusieurs cadeaux dont une croix pectorale et un livre de remerciements. Une cagnotte en ligne a été ouverte pour lui en offrir d’autres.

«Prions pour que la Parole de Dieu poursuive sa course», a conclu sous un tonnerre d’applaudissements l’homme d’Eglise, qui est attendu comme aumônier de la maison-mère des Petites Soeurs des pauvres à Saint-Pern (Ille-et-Vilaine). «Ma vraie vocation, c’est d’être prêtre», avait déclaré jeudi à la radio RCF Lyon Mgr Barbarin, assurant accueillir «avec joie» un «retour au calme après la tempête». Il a également évoqué pour le futur de possibles missions à l’étranger, notamment au Proche-Orient.

«C’était une très belle messe et une magnifique homélie de Mgr Barbarin comme la plupart de ses homélies qui nous emportent, qui nous touchent et qui nous parlent au fond du coeur. A son image. On est tous très touché de le voir partir car c’est un homme exceptionnel», a déclaré «très émue» à l’AFP Cécile Fakhri, 50 ans, essuyant ses larmes sur le parvis de la cathédrale. Même écho pour sa voisine, Joëlle Ethevenaux, la soixantaine, pour qui Philippe Barbarin est «quelqu’un de bien», d’«humble» mais «qui parle avec ses tripes». «Je pense qu’il y a un temps pour tout mais je regrette qu’il parte aussi vite. Il aurait pu rester plus longtemps».

Par Le Figaro avec AFP

France/Lyon: enquête ouverte après un signalement du diocèse pour des «abus spirituels» d’un prêtre

novembre 27, 2019

Une enquête préliminaire a été ouverte après un signalement du diocèse de Lyon sur les «dérives» d’un prêtre, accusé d’«abus spirituel» par une fidèle, a appris l’AFP mercredi de sources concordantes après une information du site d’enquêtes Médiacités.

Le parquet de Lyon a précisé avoir reçu le 13 novembre un signalement concernant un prêtre pour des faits relevant possiblement de «l’abus de faiblesse et de l’emprise psychologique». L’enquête, confiée à la sûreté départementale du Rhône, a été ouverte en vue de l’audition de la victime, a ajouté la même source. L’administrateur apostolique du diocèse, Mgr Michel Dubost, avait demandé à la rentrée que le religieux incriminé fasse l’objet d’une enquête canonique, selon une source proche du diocèse.

Selon Médiacités, ce prêtre se serait mis en tête de faire entrer des jeunes dans les ordres après une «vision» au cours d’un pèlerinage. Les faits d’«abus spirituels, d’abus de pouvoir ou de harcèlement moral» auraient été dénoncés «depuis 2009» par la jeune femme, ainsi que par «plusieurs paroissiens ou salariés du diocèse», assure le site. La révélation de cette affaire intervient à la veille de l’ouverture du procès en appel de l’archevêque de Lyon Philippe Barbarin, poursuivi pour non dénonciation d’abus sexuels sur mineurs commis par un autre prêtre du diocèse, Bernard Preynat.

Par Le Figaro avec AFP

France: Trois hommes victimes d’une agression homophobe à Lyon

octobre 6, 2019

 

Trois jeunes hommes ont été victimes dans la nuit de samedi à dimanche d’une agression homophobe dans le 6e arrondissement de Lyon, a appris l’AFP ce dimanche de sources concordantes.

Au petit matin, un couple d’hommes et une troisième personne, sortant d’une discothèque, ont été suivis par trois individus, qui les ont frappé à coups de poing et de pied, tout en proférant des insultes homophobes, selon le parquet de Lyon. Les trois agresseurs ont ensuite pris la fuite.

Une enquête a été confiée à la police pour «violences en réunion aggravées» par le caractère homophobe de l’attaque. Le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes Pascal Mailhos a dans un tweet condamné «avec la plus grande fermeté l’agression homophobe survenue cette nuit à Lyon et adresse toute sa sympathie aux victimes», tout comme le maire de Lyon Gérard Collomb qui a également apporté «tout (s)on soutien» aux trois hommes agressés.

Le président de la métropole de Lyon David Kimelfeld a pour sa part dénoncé sur Twitter une «répétition infernale» après cette nouvelle agression homophobe. «Assez!», a-t-il lancé.

Un couple homosexuel avait déjà été agressé dans la nuit du 27 au 28 septembre quai de la pêcherie, dans le 2e arrondissement de Lyon, entraînant plusieurs réactions d’indignation d’élus locaux.

Un autre couple d’hommes avait également été victime d’insultes et de coups fin juillet à Villeurbanne, près de Lyon, où une vingtaine d’individus les avaient pris à partie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Enquête ouverte après l’agression raciste d’une famille à Lyon

juillet 21, 2019

 

Une enquête a été ouverte après la plainte d’une famille pour une agression raciste vendredi soir à Lyon en marge des célébrations de la victoire de l’Algérie en finale de la CAN, a-t-on appris dimanche auprès du parquet.

Vendredi vers 23h30, un couple et son enfant en bas âge, venus en voiture participer à la liesse dans les rues de Lyon, ont été agressés par un groupe d’individus cagoulés, vêtus de noir et armés de battes de base-ball, tandis qu’ils étaient arrêtés à un feu quai Fulchiron, dans le 5e arrondissement, a précisé le parquet, confirmant une information du Progrès.

Les victimes, qui ont déposé plainte, ont indiqué aux enquêteurs que le groupe d’assaillants avait frappé le véhicule et brisé une vitre, occasionnant de légères blessures au père de famille. Ce dernier s’est vu reconnaître six jours d’ITT. Sa femme a été pour sa part choquée. La famille a également déclaré que leurs agresseurs avaient proféré des menaces et des insultes à caractère raciste.

Une enquête, confiée à la sûreté départementale du Rhône, a été ouverte pour «violence aggravée, dégradation aggravée et menaces de mort à caractère raciste», a ajouté le parquet, qui cherchait à déterminer si ce groupe avait pu commettre d’autres faits lors de cette soirée. «Des individus vêtus de noir, cagoulés, munis de battes, venant du vieux Lyon et criant ‘sales bougnoules’. Comment ne pas voir là la marque nauséabonde de l’ultra droite ? Il est temps que ces groupuscules violents soient mis hors d’état de nuire !», a réagi sur Twitter le président de la métropole de Lyon, David Kimelfeld, après la révélation de cette agression. Des groupuscules d’extrême droite sont implantés de longue date dans le Vieux Lyon, comme les mouvements Génération identitaire ou le Bastion social.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Coupe du monde féminine 2019: Grandes favorites à leur propre succession, les Américaines ont rempli leur mission en dominant les Pays-Bas en finale de la Coupe du monde (2-0), dimanche à Lyon.

juillet 7, 2019

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«Le football est un jeu simple. Vingt-deux femmes courent après un ballon et à la fin, ce sont les Américaines qui gagnent.» Le Britannique Gary Lineker n’a jamais dit cela, mais il aurait pu. Sauf qu’à son époque, le football se conjuguait exclusivement au masculin. Une autre époque. Aujourd’hui, les femmes ont pris leur envol et donner une dimension plus universelle à ce sport jugé trop longtemps comme réservé aux hommes. Ce qui n’a jamais été le cas aux Etats-Unis, précurseurs en la matière, où le fameux «soccer» est considéré comme une discipline majeure, notamment dans les universités. Du coup, c’est sans surprise que «Team USA» a décroché dimanche, à Lyon, sa quatrième couronne mondiale en dominant en finale les Pays-Bas, championnes d’Europe impuissantes (2-0).

Une finale qui allait mettre une bonne demi-heure à se décanter, tel un bon vin des bords du Rhône. Tout partait d’une première belle reprise de volée de Julie Ertz, qui contraignait Sari Van Veenendaal à un bel arrêt (28e). La gardienne néerlandaise, déjà brillante en demi-finales face à la Suède, débutait alors son festival, avec un autre arrêt sur une tête adverse, avant de détourner du pied un ballon dévié par Alex Morgan sur son poteau (37e). Pour finir par une magnifique horizontale sur une nouvelle tentative de Morgan, qui se rappelait aux bons souvenirs du public lyonnais, elle qui avait évolué sous le maillot de l’OL durant quelques mois début 2017.

Dominées, les Néerlandaises faisaient le dos rond et cherchaient à piquer sur chaque possibilité de contre qui s’offrait à elles. Cela ne suffisait pas à inquiéter la gardienne américaine Alyssa Naeher, mais il s’en fallait parfois de peu, comme sur cette frappe contrée de Sherida Spitse (45+1e) ou ce carton jaune reçu par Abby Dahlkemper pour avoir stoppé irrégulièrement Lineth Beerensteyn (42e). Courageuses et disciplinées, les Bataves venaient de réussir à tenir en respect les Américaines pendant 45 minutes. Mais leur débauche d’énergie allait finir par se payer…

Comme un symbole d’une Coupe du monde où il aura été omniprésent, le VAR (l’assistance vidéo) permettait aux filles de Jill Ellis d’obtenir un penalty, légitime. Héroïne de cette équipe, Megan Rapinoe se chargeait de transformer la sanction (1-0, 61e). Huit minutes plus tard, Rose Lavelle portait l’estocade d’une superbe action individuelle (2-0, 69e) et les Américaines pouvaient bien manquer plusieurs opportunités de corser l’addition dans le dernier quart d’heure, plus rien ne pouvait les empêcher de célébrer cette quatrième étoile qui viendra orner leur maillot à l’avenir. Une juste récompense.

Le Figaro.fr par Cédric Callier

France-Neige: 800 véhicules bloqués, 1350 personnes privées d’électricité en Haute-Loire

octobre 29, 2018

Lyon – 800 véhicules étaient bloqués lundi soir sur les routes de Haute-Loire où un brutal épisode neigeux s’est abattu dans la journée, tandis que 1.350 personnes étaient privées d’électricité, selon la préfecture.

Après les importantes chutes de neige qui ont touché le département, la préfecture a décompté au total 800 véhicules bloqués, dont certains abandonnés, sur plusieurs routes départementales (RD 500, RD 15, RD 44, RD 46 et RD105), ainsi que sur une partie de la RN 88.

Ces véhicules « non équipés bloqués au bord de la route empêchent ou contrarient l’accès des moyens de déneigement et de secours », déplore la préfecture dans un communiqué.

Des hébergements d’urgence ont été ouverts pour accueillir les personnes dont les véhicules ne sont pas en état de circuler. 192 personnes étaient prises en charge en début de soirée dans différentes structures communales, selon la préfecture.

1350 personnes étaient également privées d’électricité, essentiellement dans les communes de Retournac, Saint-Pal-en-Chalancon et Beaux.

« Les précipitations parfois soutenues vont persister tout au long de la nuit. La limite pluie-neige peut s’abaisser jusqu’à 400 m d’altitude », précise la préfecture, qui s’attend pour mardi matin à de « petites précipitations » avec une limite pluie/neige vers 650 mètres.

La Haute-Loire fait partie de la petite trentaine de départements placés en alerte orange neige-verglas.

Romandie.com avec(©AFP / 29 octobre 2018 21h20)                                                        

France/Campagne de Macron: enquête sur des soupçons de financement irrégulier par la métropole de Lyon (source proche)

juin 25, 2018

Lyon – Une enquête préliminaire a été ouverte en France pour des faits présumés de financement irrégulier après une plainte d’élus de droite dénonçant le rôle joué par la ville et la métropole de Lyon (est) en faveur de la campagne électorale du président Emmanuel Macron, a-t-on appris lundi de source proche de l’enquête.

Cette enquête, ordonnée vendredi par le parquet et confiée à la police judiciaire, vise des faits présumés de détournements de fonds publics, financement irrégulier de campagne électorale, abus de biens sociaux et recel, évoqués dans une plainte contre X déposée par Philippe Cochet, président du groupe Les Républicains (droite) à la métropole de Lyon, et son homologue pour la ville, Stéphane Guilland.

Tous deux avaient annoncé la semaine dernière avoir saisi le procureur de la République après plusieurs mois d’opposition sur le sujet avec l’exécutif local de La République en Marche, le parti de M. Macron.

Selon leur plainte, « des moyens publics (humains, matériels et financiers) sous le contrôle de la ville et de la métropole de Lyon », que dirigeait l’actuel ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, auraient été « indûment détournés et mis à disposition » du futur président de la République qui sera élu en mai 2017.

« Il n’y a rien de nouveau dans ces informations dont le seul objet est de jeter le discrédit. La plainte des élus Les Républicains de Lyon reprend une polémique que l’opposition locale tente d’alimenter depuis plusieurs mois. La collectivité a eu l’occasion de leur répondre dans le détail à plusieurs reprises », avait-on rétorqué dans l’entourage du ministre la semaine dernière.

L’enquête devrait notamment se pencher sur une importante réception organisée le 2 juin 2016 à l’Hôtel de Ville de Lyon, où M. Collomb avait reçu le ministre de l’Économie d’alors, Emmanuel Macron, deux mois après le lancement d’En Marche!. La plainte concerne également Jean-Marie Girier, ancien chef de cabinet de M. Collomb à la métropole de Lyon, qui a joué un rôle actif dans la campagne de M. Macron avant de rejoindre le ministère de l’Intérieur.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juin 2018 13h42)