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Présidentielle à Madagascar les 7 novembre et 19 décembre (officiel)

juin 29, 2018

Antananarivo – Les deux tours de l’élection présidentielle à Madagascar ont été fixés aux 7 novembre et 19 décembre, a annoncé vendredi le Premier ministre Christian Ntsay, mettant fin à des semaines de spéculation sur la date du scrutin sur fond de crise politique.

« La décision prise par le gouvernement est de tenir le premier tour de l’élection présidentielle le 7 novembre et le deuxième tour le 19 décembre », a déclaré M. Ntsay, nommé en juin avec la mission de conduire le pays en douceur vers des élections.

« J’espère que la sortie de ces dates sera un moyen pour renforcer l’apaisement politique et nous mener vers une vraie élection qui va résoudre le problème de Madagascar », a ajouté le Premier ministre à Antananarivo.

La Grande Ile, située dans l’océan Indien, est secouée depuis fin avril par une crise ouverte entre le président Hery Rajaonarimampianina et l’opposition.

La situation semblait s’être apaisée avec la formation mi-juin d’un gouvernement de consensus, auquel participe l’opposition. Les dates de la présidentielle annoncées vendredi ne sont pas toutefois conformes à une récente décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC).

Pour tenter de sortir le pays de l’impasse politique, la plus haute instance juridique de Madagascar avait décidé d’accélérer le calendrier électoral et exigé que l’élection présidentielle soit organisée d’ici la fin de la saison sèche, c’est-à-dire d’ici septembre-octobre, et non plus à la fin 2018.

Le président Rajaonarimampianina, élu en 2013, n’a pas encore annoncé s’il briguerait ou non un second mandat cette année.

En revanche, les anciens chefs de l’Etat Andry Rajoelina (2009 -2014) et son prédécesseur Marc Ravalomanana (2002-2004) ont laissé entendre qu’ils se présenteraient.

Romandie.com avec(©AFP / 29 juin 2018 08h38)                                                        

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Madagascar: le président nomme Christian Ntsay, Premier ministre

juin 4, 2018

Antananarivo – Le président malgache Hery Rajaonarimampianina a annoncé lundi avoir nommé Premier ministre un haut fonctionnaire international, Christian Ntsay, pour former un gouvernement de « consensus » destiné à sortir le pays de la crise politique.

« J’ai nommé Premier ministre Christian Ntsay, un homme expérimenté et ayant les compétences pour l’apaisement », a déclaré M. Rajaonarimampianina devant la presse.

Cette nomination intervient quelques heures après la démission à la mi-journée du précédent chef du gouvernement, Olivier Mahafaly Solonandrasana, en poste depuis deux ans.

L’île de Madagascar est secouée depuis un mois et demi par une vague de manifestations quotidiennes de l’opposition qui exigent le départ du président Hery Rajaonarimampianina, accusé de vouloir faire taire ses rivaux à quelques mois des élections.

Pour tenter de sortir de l’impasse, la Haute Cour constitutionnelle (HCC), la plus haute instance juridique du pays, a ordonné il y a dix jours la nomination d’un nouveau Premier ministre et d’un gouvernement d’union nationale.

Dans leur arrêt, les juges lui ont imposé de composer une équipe qui reflète les résultats des élections législatives de 2013.

Cette exigence a nourri une vive polémique entre les deux camps, qui revendiquaient tous les deux la majorité dans une Assemblée nationale où de nombreux élus ont changé de camp.

« J’en appelle aux leaders politiques pour respecter cet arrangement politique », a demandé lundi le chef de l’Etat.

Agé de 57 ans, Christian Ntsay occupait jusqu’à ce jour un poste de haut fonctionnaire à l’Organisation internationale du travail (OIT). Il a été ministre du Travail de 2002 à 2003, mais n’est membre d’aucun des trois parincipaux partis du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 04 juin 2018 14h11)                                                        

A Madagascar, l’inquiétant business des enlèvements

mai 20, 2018

-Depuis des années déjà, Madagascar est le théâtre d’une inquiétante vague d’enlèvements crapuleux / © AFP/Archives / RIJASOLO

C’était il y a cinq ans mais André s’en souvient comme si c’était hier. Un commando armé l’a braqué devant chez lui, roué de coups et séquestré pendant sept jours pour obtenir une forte rançon, au seul prétexte qu’il était censé être riche.

Depuis des années déjà, Madagascar est le théâtre d’une inquiétante vague d’enlèvements crapuleux dirigée en priorité contre la communauté indienne, les « Karanas », forte de quelque 15.000 membres.

Les autorités semblent incapables d’enrayer le phénomène.

Par peur de représailles, André, la cinquantaine, n’a accepté d’évoquer son calvaire que sous couvert d’un prénom d’emprunt.

La vie de ce Karana en a été marquée à jamais. « Aujourd’hui, je suis malade dès que j’entends qu’il y a eu un kidnapping en ville, c’est devenu automatique », confie-t-il.

Ce matin-là, un commando de quatre personnes cagoulées et armées de fusils d’assaut l’enlève devant son domicile et l’embarque en voiture vers une destination inconnue.

Passé à tabac, il est détenu dans une chambre, ligoté, les yeux bandés. Des négociations s’engagent rapidement entre sa famille et les ravisseurs, qui le libèrent sept jours plus tard contre une rançon dont il refuse de donner le montant.

Bouleversé, l’homme décide de se mettre un temps au vert à l’étranger.

« Je suis revenu et je me suis mis au sport mais c’est une expérience que je n’oublierai pas », raconte-t-il.

– Convoitises –

Les Karanas ont commencé à émigrer d’Inde vers Madagascar à la fin du XVIIe siècle. Nombre d’entre eux ont gardé la nationalité française après l’indépendance en 1960. Souvent commerçants, ils occupent une place de choix dans l’économie malgache.

En 2017, le magazine Forbes en recensait trois parmi les grosses fortunes d’Afrique francophone. Hassanein Hiridjee, le PDG du groupe Axian (télécoms), Ylias Akbaraly à la tête de Sipromad (entretien) et Iqbal Rahim, patron de Galana (pétrolière).

Dans un pays où 90% de la population vit avec moins de deux dollars par jour, leur succès suscite toutes les convoitises.

Ces dix dernières années, une centaine d’enlèvements visant la communauté karana ont été signalés. Et le phénomène s’accélère. « De ce que l’on sait, on a recensé 14 cas depuis 2017, un record », indique le directeur Collectif français d’origine indienne de Madagascar (CFOIM), Jean-Michel Frachet.

Parmi ces récents dossiers, celui d’un jeune homme. « Je ne m’attendais pas à ce que notre famille soit victime de cet acte-là », raconte son père, lui aussi sous couvert de l’anonymat, « nous sommes des citoyens lambda tout à fait corrects qui n’ont pas fait de bêtise particulière ».

Même s’il est patron d’une entreprise qui emploie 250 personnes, il n’a pas compris pourquoi son fils avait été la cible de ravisseurs.

« Ils étaient très mal informés sur ma richesse personnelle car ils m’ont demandé une rançon impossible à payer, elle représentait cinq siècles de mon salaire », affirme-t-il. Avant de confier qu’il l’a quand même payée pour obtenir la libération de son fils…

Créé l’an dernier, le CFIOM a décidé de taper du poing sur la table pour interpeller les autorités et « stopper l’escalade ». Le mois dernier, il a organisé un concert de klaxons et de casseroles dans la capitale Antananarivo. Cinq minutes de tapage pour dire « Aok’zay », « l’insécurité, ça suffit ! »

– Représailles –

Jusque-là plutôt discret, le président malgache Hery Rajaonarimampianina a diffusé récemment une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il déplore la situation « inacceptable » vécue par les membres de la communauté karana.

Il y a six mois, la police, la gendarmerie et la justice malgaches ont également mis en place une cellule spéciale de lutte contre les rapts. « Des investigations et des enquêtes approfondies ont été menées et se poursuivent », a-t-il insisté.

La justice a elle aussi commencé, timidement, à sévir. L’an dernier, un tribunal a, pour la première fois, infligé des peines exemplaires de travaux forcés à perpétuité à une vingtaine de personnes qui avaient participé en 2015 au rapt de deux adolescents de la communauté karana.

Malgré cette prise de conscience, la lutte contre les kidnappings reste difficile. Pour ne pas attirer l’attention, de nombreuses victimes préfèrent ne pas porter plainte.

« La situation est tendue pour notre communauté, la peur des représailles existe et le choix de la discrétion sur le sujet s’impose », justifie Jean-Michel Frachet. « La communauté (karana) reste mal comprise par la population du pays. »

Le responsable du CFIOM craint une reprise des « opérations karanas » ou OPK, ces pillages des commerces indiens fréquents lors des manifestations politiques qui ont agité Madagascar dans les années 1990 et 2000.

« Aujourd’hui, on voit sur les réseaux sociaux des appels à l’OPK », regrette M. Frachet. « Nous mettons en place avec nos avocats un dispositif pour traîner en justice tous les auteurs d’incitation à la haine raciale et religieuse ».

Inquiets, certains Karanas ont préféré quitter Madagascar.

André, lui, a choisi de rester malgré la peur. « Nos vies et nos affaires sont ici », confie-t-il. « J’ai juste engagé des gardes du corps pour nous protéger. »

Romandie.com avec(©AFP / 20 mai 2018 16h38)                

Le pape va créer 14 nouveaux cardinaux, dont le patriarche des chaldéens d’Irak

mai 20, 2018

 

Louis Raphael Sako, le patriarche des chaldéens d’Irak choisi par le pape François pour devenir cardinal électeur, ici en janvier 2018 à Tal Kaïf, au nord de Mossoul / © AFP/Archives / Ahmad MUWAFAQ

Le pape François a annoncé dimanche la tenue d’un consistoire le 29 juin au cours duquel il va créer quatorze nouveaux cardinaux, parmi lesquels le patriarche de l’Eglise catholique chaldéenne d’Irak, Mgr Louis Raphaël Sako.

En cas de conclave, onze d’entre eux (les moins de 80 ans) pourront participer à l’élection du successeur de François.

« Je suis heureux d’annoncer que le 29 juin aura lieu un consistoire pour la création de quatorze nouveaux cardinaux. Leur provenance exprime l’universalité de l’Eglise », a déclaré le pape, en créant la surprise juste après la prière traditionnelle de la Pentecôte prononcée depuis le palais apostolique sur la place Saint-Pierre.

Parmi les futurs cardinaux électeurs figure Mgr Louis Raphaël Sako, 69 ans, patriarche de l’Eglise catholique chaldéenne (Irak), qui rencontre souvent le pape et s’exprime publiquement sur la souffrance des fidèles de son pays. Cet érudit polyglotte né en Irak, qui a notamment obtenu un doctorat d’histoire de la Sorbonne, avait été élu patriarche de cette église orientale en 2013.

De passage à Paris en mars, le patriarche avait évoqué un « espoir fragile » de paix en Irak, alors que selon lui un tiers des familles chrétiennes du nord du pays ont pu regagner leur terre après la débâcle du groupe Etat islamique (sur les 1,5 million de chrétiens présents avant la chute du régime de Saddam Hussein en 2003).

Fin 2016, le pape François avait déjà fait un choix original en notamment cardinal Mario Zenari, le « nonce apostolique » (ambassadeur du pape) en Syrie, autre pays « martyr » au coeur de ses préoccupations. De telles promotions donnent plus de poids aux représentants de l’Eglise dans des pays où les chrétiens sont en danger.

Trois futurs cardinaux, tous Européens, ont des fonctions au sein du Vatican, ce qui va à contre-courant de précédents consistoires mais donne des indices sur les proches alliés du pape.

– Pakistan, Japon et Madagascar –

Il s’agit du jésuite espagnol Mgr Luis Ladaria Ferrer, 74 ans, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (gardien du dogme) depuis juillet dernier, l’Italien Mgr Angelo Becciu, 70 ans en juin, substitut aux Affaires générales de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Konrad Krajewski, 54 ans, aumônier responsable des oeuvres de charité du pape. Est également promu l’Italien Mgr Angelo De Donatis, 64 ans, vicaire du diocèse de Rome.

Deviendront aussi cardinaux Mgr Joseph Coutts, archevêque de Karachi (Pakistan), Mgr Antonio dos Santos Marto, évêque de Leiria-Fatima (Portugal), Mgr Perdo Barreto, archevêque de Huancayo (Pérou), Mgr Désiré Tsarahazana, évêque de Toamasina (Madagascar), Mgr Giuseppe Petrocchi, archevêque de L’Aquila (Italie) et Mgr Thomas Aquinas Manyo, archevêque d’Osaka (Japon).

Le Pakistan, le Japon et Madagascar étaient dépourvus de cardinaux depuis les décès de trois prélats occupant cette fonction.

Le pape a aussi choisi trois hommes « qui se sont distingués par leur service à l’Eglise » mais ne seront pas des électeurs en raison de leur âge. Il s’agit de Mgr Sergio Obeso Rivera, archevêque émérite de Xalapa (Mexique), Mgr Toribio Ticona Porco, prélat émérite de Corocoro (Bolivie) et le père missionnaire espagnol et auteur de livres Aquilino Bocos Merino.

Le pape François façonne progressivement un collège de cardinaux à son image, moins européen, souvent engagé dans la paix ou la justice sociale.

Chaque nouveau « prince de l’Eglise » s’agenouillera le 29 juin dans la basilique Saint-Pierre devant le pape pour recevoir sa « barrette » pourpre, une coiffe ecclésiastique en forme de toque quadrangulaire, ainsi qu’une bague.

Selon un décompte du site spécialisé Vatican Insider, à l’issue de cette cérémoinie, la majorité des cardinaux électeurs auront été choisis directement par le pape argentin, soit 59 cardinaux sur 125. Le college des cardinaux compte au total 227 prélats.

Romandie.com avec (©AFP / 20 mai 2018 16h31)

Madagascar: l’opposition continue d’exiger la démission du président

avril 29, 2018

 

Les partisans de Andry Rajoelina, au début d’un rassemblement antigouvernemental à Antananarivo, à Madagascar, le samedi 31 janvier 2009. (photo d’illustration) © Jerome Delay/AP/SIPA

Plus d’un millier de partisans de l’opposition se sont à nouveau réunis samedi sur la place du 13-Mai, au cœur de la capitale malgache Antananarivo pour exiger la démission immédiate du président Hery Rajaonarimampianina.

Depuis une semaine, les adversaires du chef de l’État occupent la rue pour protester contre l’adoption récente de lois électorales qu’ils jugent partiales, à sept mois des scrutins présidentiel et législatifs prévus à la toute fin de l’année.

Saisie par des députés de l’opposition, la Haute cour constitutionnelle doit se prononcer sur ces textes rapidement.

Il y a une semaine, une première manifestation de l’opposition, interdite par les autorités, a dégénéré en graves affrontements avec les forces de l’ordre. Au moins 2 protestataires ont été tués et une quinzaine d’autres blessés par la police et l’armée, accusées d’avoir tiré à balles réelles sur le cortège.

Des représentants du parti du président et de l’opposition se sont rencontrés mercredi soir sous l’égide de l’Union africaine (UA) pour trouver une issue à la crise, sans résultat.

« Dégage Rajao assassin, espèce de dangereux killer », proclamait samedi une pancarte sur la place du 13-Mai.

« Il faut enlever de nos banderoles le titre président car pour nous, Rajao n’est plus un président de la République, à la place il faut y mettre Rajao ressort », a lancé sous les applaudissements à la foule un député d’opposition, Lanto Rakotomanga.

Demande de destitution

L’opposition a déposé devant la Haute cour constitutionnelle une demande de destitution de Hery Rajaonarimampianina.

Les manifestations quotidiennes qui agitent Antananarivo depuis une semaine constitue la première fronde sérieuse visant le chef de l’État depuis son élection fin 2013.

Hery Rajaonarimampianina n’a pas encore annoncé s’il allait briguer un second mandat à la fin de l’année mais ses deux principaux opposants, Marc Ravalomanana, président de 2002 à 2009, et Andry Rajoelina, au pouvoir de 2009 à 2014, ont déjà laissé entendre qu’ils étaient prêts à se lancer.

Ces deux anciens ennemis font aujourd’hui cause commune contre le régime en place.

Jeuneafrique.com

Madagascar: un tué, 16 blessés au cours d’une manifestation de l’opposition (hôpital)

avril 21, 2018

Antananarivo – Une personne a été tuée et 16 blessées samedi dans Antananarivo au cours de violences entre policiers et des milliers d’opposants à une nouvelle loi électorale, à quelques mois d’un scrutin général.

« Nous avons reçu 17 blessés aujourd’hui, l’un d’eux a depuis succombé », a déclaré à l’AFP Olivat Alison Aimée Rakoto, chef de l’hôpital HJRA d’Antananarivo.

La manifestation avait été interdite mardi par les autorités locales et les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes contre les manifestants qui ont répliqué en lançant des pierres, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’opposition avait déclaré vouloir maintenir son initiative pour protester contre « l’adoption scandaleuse de trois lois électorales » début avril par le Parlement.

L’opposition accuse le régime du président Hery Rajaonarimampianina de vouloir la museler, à quelques mois des élections présidentielle et législatives prévues pour la fin de l’année.

Romandie.com avec(©AFP / 21 avril 2018 14h08)                                            

Madagascar: l’opposition accuse le gouvernement de censure

avril 14, 2018

Antananarivo – L’opposition malgache a finalement débattu samedi au cours d’une émission sur des lois électorales controversées, après avoir dénoncé une tentative de censure à la suite d’une interruption provisoire de diffusion des chaînes de télévision privées qui devaient retransmettre le débat.

« Les télés Viva, Kolo et TV plus ont été coupées volontairement au moment où un débat est prévu entre les journalistes des trois chaînes et les députés ce soir », avait affirmé dans la journée le député Paul Bert Rahasimanana sur son compte Facebook.

Ces trois chaînes, diffusées par satellite sur l’ensemble du territoire de la Grande Ile par Canal Plus Madagascar, affichaient un écran noir en début d’après-midi.

Dans un communiqué, Canal Plus Madagascar a expliqué qu’un incident technique chez l’un de ses prestataires à Paris avait entraîné la coupure de la diffusion de l’ensemble des chaînes de télévision malgaches sur ses bouquets.

La société a finalement annoncé dans la soirée avoir rétabli le signal, permettant la diffusion de l’émission.

« Alerte à la censure ! », s’était indigné plus tôt M. Rahasimanana, un membre du Mapar, le parti de l’ancien président Andry Rajoelina. « Exigez le rétablissement des programmes ! », avait-il lancé.

L’opposition accuse le régime du président Hery Rajaonarimampianina de vouloir la museler, à quelques mois des élections générales prévues pour la toute fin de l’année.
Les députés de l’opposition dénoncent notamment la récente adoption de lois électorales qui, selon elles, favorisent le camp du pouvoir.

Au cours d’un débat très tendu à l’Assemblée, ils ont accusé le gouvernement d’avoir acheté certains élus pour les faire voter.

C’est de ces lois que des élus ont débattu samedi soir sur les télévision privées, faute d’accès, selon eux, aux médias publics.

Les chaînes de télévision privées ne sont accessibles sur tout le territoire de Madagascar que via satellite. Elles ne le sont par ondes hertziennes que dans la capitale, Antananarivo.

Elu en 2013, le président sortant Rajaonarimampianina n’a pas encore annoncé s’il allait briguer un second mandat.

En revanche, deux anciens chefs de l’Etat ont déjà laissé entendre qu’ils se présenteraient : Marc Ravalomanana, président de 2002 à 2009, et Andry Rajoelina, au pouvoir de 2009 à 2014. Tous les deux avaient été interdits de candidature en 2013.
M. Ravalomanana avait été renversé en 2009 après une mutinerie de l’armée qui avait permis à M. Rajoelina, alors maire d’Antananarivo, de devenir président non élu d’une transition jusqu’en 2014.

Romandie.com avec(©AFP / 14 avril 2018 20h35)                                            

Tensions pré-électorales à Madagascar

avril 7, 2018

 

Andry Rajoelina, l’ancien président malgache, à l’ONU. © Frank Franklin II/AP/SIPA

À quelques mois du scrutin présidentiel, qui doit se tenir cette fin d’année, les tensions s’accumulent sur la scène politique malgache, notamment par des décisions controversées du gouvernement, dont de nouvelles lois électorales, et des soupçons de corruption.

La date exacte du scrutin présidentiel attendu pour cette fin d’année n’a toujours pas été annoncée par la présidence, mais la situation commence déjà à se tendre sur la scène politique malgache. Depuis ces derniers mois, le chef de l’État Hery Rajaonarimampianina et son gouvernement multiplient les décisions controversées qui font craindre « une véritable dérive autoritaire », de la part de l’opposition et des médias, mais aussi de la magistrature et d’une large partie de la société civile, devant une population trop lasse pour réagir et une communauté internationale qui se contente des derniers progrès économiques enregistrés pour éviter d’avoir à se positionner.

Les conclusions de la mission rendue par le FMI, fin mars à Antananarivo, confirmant la vigueur retrouvée de la croissance, estimée à 5 % cette année, sont pourtant passées inaperçues au milieu des décisions administratives et constitutionnelles prises par le pouvoir et qui défrayent la chronique sur la Grande Île.

Nouvelles lois électorales controversées

Comme s’il savait déjà que son bilan économique ne suffira pas à lui garantir la victoire, le président, officiellement en lice pour un second mandat, donne la sensation de vouloir changer les règles du jeu et de compliquer la tâche de ses principaux concurrents, à quelques mois du scrutin. L’adoption, très attendue, des nouvelles lois électorales, le 3 avril, a ainsi tourné à la foire d’empoigne sur les bancs de l’Assemblée nationale. Comme le craignait les différents partis de l’opposition, « aucune des recommandations émises par le comité consultatif qui a réuni pouvoir et opposition pendant plusieurs mois en 2017 n’a été retenue », regrette Hajo Herivelona Andrianainarivelo, président du Malagasy Miara-miainga (MMM), composante de l’Alliance républicaine de Madagascar (Armada). Les trois projets de loi organique, relatifs respectivement au régime général des élections et des référendums ; à l’élection du président de la République et à celles des députés, ont donc été votés par l’Assemblée tels que les lui avait transmis le Conseil des ministres quelques jours plus tôt.

De nombreuses dispositions contenues dans ces lois alimentent pourtant la polémique : de la constitution des listes électorales au raccourcissement drastique de la campagne d’entre-deux-tours et des délais de recours, sans oublier le flou introduit dans le nouveau texte, concernant la démission d’un président candidat à sa succession, tel que le prévoit la Constitution jusqu’au lendemain des résultats du 2ème tour.

Pendant une heure et demie, les parlementaires de l’opposition, ont brandi des pancartes « Stop à la corruption », avant de quitter l’hémicycle

Jean-Max Rakotomamonjy, le président de l’Assemblée, a coupé court au débat, préférant passer en revue les 44 amendements à l’ordre du jour, alors que régnait la confusion la plus totale dans les travées de l’Assemblée, devant le regard impassible du Premier ministre, Olivier Mahafaly Solonandrasana et de son gouvernement. Pendant une heure et demie, les parlementaires de l’opposition, regroupant les indépendants, les élus du TIM de Marc Ravalomanana et ceux du MAPAR d’Andry Rajoelina, ont brandi des pancartes « Stop à la corruption », avant de quitter l’hémicycle et laisser le champ libre aux 79 députés présents en séance qui, 4 heures plus tard, adoptaient comme un seul homme l’ensemble des textes.

Des enveloppes, pouvant contenir jusqu’à 50 millions d’ariarys, auraient été échangées

Un certain nombre d’entre eux s’étaient déjà retrouvés quelques jours plus tôt, durant le week-end de Pâques, à l’hôtel du Paon d’or, près de l’aéroport, pour une session de travail avec certains membres du gouvernement. Des enveloppes, pouvant contenir jusqu’à 50 millions d’ariarys (12 500 euros), auraient été échangées, selon la presse malgache, pour éviter la moindre révision des textes devant l’Assemblée. Une vidéo a circulé sur les réseaux sociaux dès le 3 avril, montrant des parlementaires se partageant de l’argent dans une chambre d’hôtel. Elle a vite provoqué la consternation dans la population, avant qu’il ne soit avéré qu’elle datait en fait de 2016 et qu’elle avait été postée par un membre du MAPAR.

Saisi par les députés de l’opposition, le bureau indépendant anti-corruption (Bianco) a néanmoins ouvert une enquête le 5 avril, sur les soupçons qui entachent l’adoption de ces projets de loi. Le président Rajaonarimampianina aurait lui-même été ému par les critiques qui s’abattent sur son camp ces derniers jours. Selon un conseiller proche du gouvernement, il aurait sévèrement réprimandé ses ministres et même parlé de refaire passer ces textes devant l’Assemblée, lors d’une nouvelle session extraordinaire, la quatrième depuis le début de cette année. Le chef de l’État compte peut-être ainsi répondre aux attentes de « transparence et de légalité », émis le 6 avril par Rivo Rakotovao, le président du Sénat, appelé également à entériner les lois électorales adoptées par l’Assemblée.

Andry Rajoelina interdit de vol aérien

Dans un tel chaos juridique et constitutionnel, l’opposition a beau jeu de parler de recul démocratique. Surtout que d’autres faits viennent alimenter leur crainte. À commencer par l’impossibilité pour Andry Rajoelina de se rendre à l’un de ses meetings organisés, le 30 mars, dans la ville de Mahajanga, au nord du pays. Arguant de la sécurité même du leader du MAPAR, la préfecture avait d’abord interdit la manifestation avant d’être contredite par le tribunal administratif. Andry Rajoelina décide donc d’affréter un jet de la compagnie TOA, mais pour des problèmes techniques, il n’est pas autorisé à décoller de l’aéroport d’Ivato, par l’Aviation civile de Madagascar (ACM).

Les autorités ont parlé de rassemblements importants autour de l’aéroport d’Amborovy qui dessert Mahajanga, pour justifier l’annulation du vol

L’ancien président de la transition, qui doit annoncer sa candidature à la présidentielle dans les toutes prochaines semaines, emprunte alors un vol régulier d’Air Madagascar. Mais alors que l’avion s’apprête à s’élancer, la tour de contrôle donne l’ordre aux pilotes de couper les gaz et de faire descendre la soixantaine de passagers à bord. La décision aurait, cette fois, été prise par l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), sans fournir d’explications.

« Les autorités ont parlé de rassemblements importants autour de l’aéroport d’Amborovy qui dessert Mahajanga, pour justifier l’annulation du vol », précise un responsable d’Air Madagascar. Andry Rajoelina et les siens n’ont pas tardé à dénoncer une manœuvre du gouvernement. « Le régime a violé le droit élémentaire de libre circulation d’un citoyen malgache sur le territoire national », s’emporte Christine Razanamahasoa, députée du MAPAR. Du côté du TIM également, on crie à la manipulation présidentielle et à l’intimidation. Les supporters de Marc Ravalomanana craignent en effet que leur champion ne puisse concourir à la présidentielle si la nouvelle loi électorale interdit bien à tout justiciable de participer à la moindre élection.

Face à un pouvoir devenu, semble-t-il, adepte du passage en force, « seuls le Conseil d’État et les tribunaux administratifs du pays sont encore aujourd’hui en mesure de faire entendre la raison du droit, comme a réussi à le faire le tribunal administratif de Mahajanga, veut croire Fanirisoa Ernaivo, la présidente du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM). La Cour suprême, elle, a déjà été mise au pas, suite au renvoi de son Procureur général, Ranary Robertson Rakotonavalona, début mars. Normalement réservée au Conseil supérieur de la magistrature, la décision a été prise par la ministre de la Justice, Rasolo Elise Alexandrine. Sans provoquer la moindre vague, dans un pays qui commence à s’inquiéter, en silence, de la tournure que pourrait prendre la situation dans les derniers mois précédents l’élection présidentielle.

Jeuneafrique.com par

Madagascar – Andry Rajoelina: « Je ne me présenterai que si je pense pouvoir favoriser le développement du pays « 

février 12, 2018

 

Andry Rajoelina, président de la Transition de la République de Madagascar, en 2013. © Stan Honda/AP/SIPA

Si l’ancien président de la transition malgache, Andry Rajoelina, continue d’annoncer à demi-mot sa candidature à l’élection présidentielle, prévue fin 2018, celui-ci présente à Jeune Afrique son Initiative Emergence Madagascar (IEM), avec laquelle il espère convaincre les principaux partis d’opposition qu’il peut incarner leur leader unique.

Quelques mois avant l’élection présidentielle, attendue pour la fin de cette année à Madagascar, Andry Rajoelina a pris l’initiative et tient à le faire savoir. Après s’être tenu à l’écart de la scène politique pendant quatre ans, l’ancien président de la transition (de 2009 à 2013) a rompu le silence, pour dévoiler le 26 janvier, à Paris, les contours de son Initiative Emergence Madagascar (IEM). Un projet qui pourrait bien lui servir de base programmatique, s’il décide de se lancer dans la course à la succession de l’actuel chef de l’État, Hery Rajaonarimampianina.

Officiellement, Andry Rajoelina n’est candidat à rien. Avant de se prononcer, il veut expliquer sa démarche à la population et aux membres de son parti, le MAPAR. Il doit surtout convaincre les responsables de l’Alliance républicaine de Madagascar (Armada) qu’il peut être le leader unique derrière lequel doit se ranger cette plateforme constituée, dès la fin 2014, des principaux partis d’opposition.

L’ancien maire de la capitale doit également compter avec le retour au premier plan et les ambitions retrouvées de Marc Ravalomanana. L’ancien président rêve tout haut de réendosser le costume qu’il a porté de 2002 à 2009. Il aurait déjà tendu la main à Andry Rajoelina, et proposer une alliance à celui qui, pourtant, avait contribué à le renverser.

Je ne suis pas en précampagne. […] La question de ma candidature n’est pas d’actualité

Avant de rentrer au pays, où l’attend ce qui ressemble à un long marathon électoral, le promoteur de l’IEM a accordé un entretien à Jeune Afrique, « pour partager notre vision de Madagascar ». Même si ce n’est encore qu’une esquisse.

Jeune Afrique : L’initiative que vous avez présentée à Paris ressemble beaucoup à un programme présidentiel. Êtes-vous candidat à l’élection attendue pour cette fin d’année 2018 ?

Andry Rajoelina : Ce qui intéresse les Malgaches aujourd’hui, c’est de connaître les solutions que peuvent proposer les politiciens à leurs problèmes. Je ne suis pas comme les deux autres candidats déclarés. Je ne suis pas en précampagne. Je cherche la solution et j’espère la trouver avec l’IEM. La question de ma candidature n’est pas d’actualité. Je ne me présenterai que si je pense pouvoir favoriser le développement du pays.

Le développement est justement l’objet de votre initiative. Qu’est-ce que l’Initiative Emergence Madagascar (IEM) ?

Elle regroupe des experts internationaux, sur un grand nombre de secteurs, qui ont pour mission de contribuer au développement de Madagascar. Nous travaillons avec certains partenaires depuis plus de trois ans. Nous pouvons déjà proposer des solutions très concrètes, en matière d’électrification, d’agriculture, d’éducation, etc.

Il faut sortir de l’improvisation qui a caractérisé les mandats précédents, à commencer par le mien

Nous avons dévoilé notre démarche à Paris, et le lancement officiel de l’initiative se tiendra le 16 mars, lors d’un forum organisé à Antananarivo, en présence des experts de l’IEM.

Tous les mois et demi se tiendra un forum similaire à travers le pays, organisé autour de thématiques très précises, de l’éducation à la bonne gouvernance, avec l’objectif de rattraper notre retard de développement et de faire venir les investisseurs. Dans le même temps, je veux également rencontrer la population, comprendre ses problèmes. Je souhaite qu’elle s’approprie le processus.

Qui finance l’IEM ?

Moi-même. Les investissements à réaliser dans le cadre de nos programmes seront financés par les investisseurs. Nous rencontrons de nombreux fonds, en leur présentant des cadres très précis pour expliquer nos besoins en financement et la rentabilité qu’ils sont en droit d’attendre de leurs investissements.

Et que pensent les bailleurs de fonds de cette initiative ?

J’ai en effet rencontré les membres de l’OIF et des Nations unies, et ils apprécient notre démarche à sa juste valeur. Nous sommes les seuls aujourd’hui à présenter une initiative concrète. Il faut sortir de l’improvisation qui a caractérisé les mandats précédents, à commencer par le mien. Nous ne pouvons plus commettre les mêmes erreurs. Nous devons nous entourer des meilleurs experts, trouver les partenaires qui nous accompagneront. Venir avec une vision qui suscite l’adhésion de la population.

Êtes-vous en contact avec certains chefs d’État africains ?

Je vais très officiellement commencer à en rencontrer quelques-uns dès les prochaines semaines. L’IEM doit s’inspirer de ce qui fonctionne ailleurs, au Maroc, au Sénégal, au Rwanda, en Éthiopie… Nous devons utiliser les recettes qui ont déjà fait leur preuve en matière de développement.

Quel bilan faites-vous du mandat du président Hery Rajaonarimampianina ?

La situation est aujourd’hui catastrophique à Madagascar. Le pays s’enfonce dans la pauvreté à mesure qu’augmente le coût de la vie. Le pouvoir n’arrive plus à garantir la sécurité de ses citoyens et la corruption est encore plus généralisée que par le passé.

Vous êtes-vous senti trahi par sa volte-face en 2014, en refusant de vous laisser nommer son Premier ministre ?

Le passé ne m’intéresse plus et si je redoutais la trahison, je ne ferais pas de politique. Lui n’est justement pas un homme du sérail. Il a été mon ancien ministre des Finances, avant que moi et mon parti ne le mettions au pouvoir, pour qu’ensuite il nous tourne le dos…

L’Armada s’est engagée à soutenir un candidat unique à l’élection. Il n’y aura donc pas de guerre des chefs

L’actuel chef de l’État a néanmoins renoué le contact avec la communauté internationale et les bailleurs de fonds…

Durant les années de la transition, le pays n’en bénéficiait pas, ce qui ne nous a pas empêché de maintenir le pouvoir d’achat des Malgaches. Il n’a aucune excuse à maintenir le pays dans un tel état de pauvreté, alors qu’il peut s’appuyer sur cette aide extérieure. Madagascar a un potentiel énorme en matière de développement et l’IEM a justement pour but de relever le pays et de redonner aux Malgaches leur fierté.

En plus d’être l’initiateur de l’IEM, vous êtes surtout le leader du MAPAR. Quel sera le rôle du parti dans votre initiative ?

Je ne veux pas mélanger la politique et le développement du pays. L’IEM n’a pas vocation à réunir des politiciens, mais des gens volontaires, des experts… C’est la raison pour laquelle aucun délégué du MAPAR n’était présent à Paris. Son rôle se limite pour l’instant à celui de soutien politique et organisationnel.

Comment ont réagi les autres leaders de l’Armada, dont le MAPAR n’est qu’une composante ?

L’Armada s’est engagée à soutenir un candidat unique à l’élection. Il n’y aura donc pas de guerre des chefs. Si besoin, nous pouvons très bien imaginer un système de primaires. Aujourd’hui, le plus important est que l’Armada et ses différents responsables soutiennent notre démarche et approuvent le contenu de l’IEM.

Si Marc Ravalomanana souhaite m’appuyer à la tête du pays, je ne suis évidemment pas contre

À Antananarivo, la rumeur insiste pour que Marc Ravalomanana ait pris contact avec vous. Que lui avez-vous répondu ?

S’il souhaite m’appuyer à la tête du pays, je ne suis évidemment pas contre. À lui de venir vers moi et de partager ma vision du développement pour notre pays.

Ce n’est pas moi qui aie pris contact avec lui. Je n’ai pas cherché à le voir, mais je ne ferme aucune porte. Je veux rassembler, autour de ma personne, toutes les bonnes volontés qui permettront de reconstruire le pays.

Pourquoi ne déclarez-vous pas votre candidature maintenant ?

Parce que je dois aller, avant cela, à la rencontre des Malgaches. Je verrai alors s’ils souhaitent que je sois candidat.

Jeuneafrique.com par

Madagascar: l’épidémie de peste continue de se propager

octobre 17, 2017

Un employé municipal désinfecte un marché d’Antananarivo le 10 octobre 2017 pour lutter contre la peste qui a déjà fait 74 morts à Madagascar. / © AFP/Archives / RIJASOLO

L’épidémie de peste qui s’est déclarée il y a deux mois à Madagascar continue à se propager, notamment dans sa capitale Antananarivo, et a fait déjà au moins 74 morts, selon un nouveau bilan publié mardi par les autorités locales.

Au total 805 cas de la maladie ont été recensés sur le territoire de la Grande île, a ajouté le ministère de la Santé.

La peste réapparaît presque chaque année à Madagascar, généralement de septembre à avril.

Mais cette année, l’épidémie a débuté dès août et s’est propagée « aux grandes zones urbaines, contrairement aux précédentes épidémies », selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Elle a provoqué un vent de panique parmi la population, malgré les appels au calme du gouvernement.

A titre de précaution, les autorités ont interdit jusqu’à nouvel ordre les manifestations et réunions publiques dans la capitale et suspendu les cours dans plusieurs universités et écoles du pays afin de procéder aux opérations de désinfection.

L’OMS a venu à la rescousse des autorités en livrant 1,2 million de doses d’antibiotiques et, avec des ONG comme la Croix-Rouge, a formé en urgence des centaines de volontaires pour la prévention et l’information de la population.

La bactérie de la peste, qui se développe chez les rats, est véhiculée par les puces. Chez l’homme, la forme pulmonaire de la maladie – transmissible par la toux – peut être fatale en seulement 24 à 72 heures. La forme bubonique est elle moins dangereuse.

La plupart des patients recensés à Madagascar ont été infectés par la peste pulmonaire.

Romandie.com avec (©AFP / 17 octobre 2017 16h03)