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Ghana : des défauts de structure en cause dans l’effondrement d’un centre commercial à Accra

novembre 8, 2012
Un centre commercial s'est effondré à Accra, le 7 novembre 2012. Un centre commercial s’est effondré à Accra, le 7 novembre 2012. © AFP

L’effondrement d’un centre commercial de six étages à Accra, qui a fait au moins neuf morts, mercredi 7 octobre, pourrait être dû à des problèmes structurels. L’immeuble n’avait d’ailleurs pas de permis de construire.

« Ils n’avaient pas de permis, ce qui veut dire que l’AMA (autorité municipale d’Accra) n’aurait pas fait valider la construction par un inspecteur », a déclaré, jeudi 8 novembre, Magnus Quarshie, vice-président du GIE (Ghana Institution of Engineering), chargé de l’enquête sur la castastrophe. « De l’inspection que nous avons faite, nous pouvons constater des problèmes structurels. Le mélange de ciment ne correspond pas aux spécificités requises ».

Selon un bilan communiqué jeudi 8 octobre, l’effondrement, qui est survenu avant l’ouverture du centre au public, a fait neuf victimes. Seuls 67 survivants ont pu être sortis des décombres pour le moment. De source policière, une cinquantaine d’employés travaillaient dans l’établissement. On ignore cependant combien se trouvaient à l’intérieur au moment de la catastrophe et les secours continuent leurs recherches. Une équipe de 18 sauveteurs israéliens était attendue en renfort dans la capitale ghanéenne, jeudi au plus tard.

« Tragédie pour le Ghana »

Le président ghanéen John Dramani Mahama, qui s’est rendu sur les lieux, mercredi 7 novembre, a annoncé suspendre sa campagne, à quelques semaines du scrutin présidentiel du 7 décembre. Il  a qualifié l’accident de « tragédie pour le Ghana », et a par ailleurs souhaité qu’une enquête permette de faire toute la lumière sur le drame.

Le groupe Melkom, propriété d’un magnat indien, Bhagwan Khubchandani, auquel appartient le centre commercial, a d’ores et déjà indiqué qu’il ne faisait que louer le bâtiment.

Jeuneafrique.com

La Côte d’Ivoire rouvre ses frontières terrestres et maritimes avec le Ghana

octobre 8, 2012
Alassane Ouattara en conférence de presse, le 5 octobre 2012 à Paris. Alassane Ouattara en conférence de presse, le 5 octobre 2012 à Paris. © Eric Piermont

Fermées depuis le 21 septembre, les frontières entre le Ghana et la Côte d’Ivoire rouvrent à partir de lundi 8 octobre. La décision d’Abidjan fait suite à un bras de fer sécuritaire entre les deux pays.

La Côte d’Ivoire a annoncé, dimanche 7 octobre, que ses frontières maritimes et terrestres avec le Ghana seraient rouvertes lundi. Les liaisons aériennes avaient déjà été rétablies le 24 septembre, trois jours après la décision d’Abidjan de fermer tout point de passage entre les deux pays suite à une attaque de ses forces de sécurités ivoiriennes à Noé (170 km à l’Est de d’Abidjan) par des éléments venus du Ghana.

Le ministre ivoirien de la Défense, Paul Koffi Koffi, qui a annoncé la décision en lisant un communiqué sur la télévision publique RTI, précise que « les deux pays frères ont renforcé leur dispositif de sécurité le long de la frontière commune en vue d’empêcher toute incursion ».

Selon le ministre, le président ivoirien, Alassane Ouattara, et son homologue ghanéen, John Dramani Mahama, « sont restés en contact permanent ». Outre la sécurisation de leur frontière, le bras de fer entre les deux pays portait sur le cas de Justin Koné Katinan, le porte-parole en exil de l’ex-président Laurent Gbagbo, lui-même détenu à la prison de la Cour pénale internationale, à La Haye.

L’extradition de Koné Katinan

Lancé par la justice ivoirienne, un mandat d’arrêt international pèse sur Koné Katinan dont Abidjan réclame depuis des mois l’extradition. Arrêté une première fois le 24 août, celui-ci possède le statut de réfugié et n’était pas extradable pour une inculpation de crimes économiques. Entre temps, il a en outre été inculpé pour le meurtre de deux hommes pendant la crise postélectorale, arrêté une nouvelle fois, et son dossier a été confié par la justice ghanéenne à Interpol Ghana, qui réclame des précisions sur le dossier.

Le processus d’extradition est donc lent et n’est pas sûr d’aboutir, même si Accra souhaite vraisemblablement se débarrasser de ce dossier encombrant avant les élections générales prévues en décembre prochain.

Lors d’une visite à Abidjan, le 5 septembre, John Dramani Mahama a promis qu’il ne permettrait pas que son pays serve de « base arrière » pour déstabiliser son voisin ivoirien. Dans les combats autour du poste-frontière de Noé, cinq assaillants ont été tués et cinq arrêtés dans, selon les autorité ivoiriennes, qui ont fait état d’un blessé parmi leurs militaires.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mahama promet que son pays ne servira pas à déstabiliser la Côte d`Ivoire

septembre 5, 2012
 
Coopération
© Présidence par DR
Coopération ivoiro-ghanéenne: Alassane Ouattara accueille le Président John Dramani Mahama à Abidjan
Mercredi 5 septembre 2012. Abidjan. Aéroport international de Port-Bouët. Le chef de l`Etat, SEM Alassane Ouattara accueille son homologue ghanéen, le Président John Dramani Mahama

ABIDJAN (AFP) – Le président ghanéen John Dramani Mahama a assuré mercredi qu’il ne laissera pas son pays servir de « base arrière » pour déstabiliser la Côte d’Ivoire, alors que la présence au Ghana de partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo a créé des tensions entre Accra et Abidjan.

« Je veux vous garantir que le territoire du Ghana ne servira jamais de base arrière afin de déstabiliser la Côte d’Ivoire. La paix en Côte d’Ivoire est tout aussi importante que la paix au Ghana », a déclaré à Abidjan M. Mahama, s’adressant au président ivoirien Alassane Ouattara devant la presse, à l’issue de leur rencontre.

« Notre désir est de voir une Côte d’Ivoire stable et prospère, côte à côte avec un Ghana stable et prospère », a-t-il souligné, alors qu’Alassane Ouattara s’est dit « certain que les relations étroites qui ont toujours marqué la coopération entre les deux pays dans tous les domaines continuera de se renforcer ».

Cette visite s’inscrit dans une tournée régionale de remerciements après les obsèques du prédécesseur de M. Mahama, John Atta Mills, décédé le 24 juillet, qui conduira le président par intérim ghanéen au Burkina Faso, au Bénin, au Nigeria et au Togo.

Elle survient alors que le Ghana et la Côte d’Ivoire connaissent des tensions, liées à la présence au Ghana de partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo, dont le porte-parole en exil et adversaire virulent du nouveau pouvoir, Justin Koné Katinan, arrêté le 24 août à Accra.

La Haute Cour du Ghana a refusé mercredi la demande de libération de Justin Koné Katinan et a annoncé le début jeudi de l`examen formel de la demande d’extradition vers la Côte d’Ivoire, ce qui représente une première victoire pour les autorités ivoiriennes.

L’avocat de M. Katinan a fait valoir que ce dernier ne pouvait pas être extradé en raison de son statut de réfugié au Ghana.

Les présidents ivoirien et ghanéen n’ont pas évoqué le cas de M. Katinan lors de leurs interventions.

Un seul mandat d`arrêt international exécuté

Visé par un mandat d’arrêt international pour « crimes économiques » par Abidjan, M. Katinan a été ministre du Budget de M. Gbagbo durant la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) qui a fait quelque 3.000 morts.

Après les attaques meurtrières contre l’armée début août, le gouvernement du président Alassane Ouattara a accusé des miliciens et militaires pro-Gbagbo qui bénéficieraient du soutien d’exilés au Ghana, ce que le parti de Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a récusé.

De nombreux responsables politiques et militaires de l’ex-régime ivoirien ont trouvé refuge au Ghana, qui partage une frontière de près de 700 km avec la Côte d’Ivoire.

Le pouvoir ivoirien a demandé depuis un an en vain l`exécution des mandats d’arrêt visant certains d’entre eux, mais a repris espoir avec l’arrivée du nouveau président ghanéen John Dramani Mahama.

« Le Ghana accordera refuge à tous ceux qui cherchent de manière légitime une demeure temporaire en raison de la situation humanitaire dans leur pays natal. Cependant, nous ne permettrons pas que notre pays soit utilisé pour des activités qui endommagent la paix et notre réputation de bon voisin », avait prévenu mardi M. Mahama.

John Dramani Mahama, 53 ans, était le vice-président du Ghana, jusqu’à la mort de maladie le 24 juillet du président John Atta Mills. Une élection présidentielle doit avoir lieu en décembre.

Jusque-là, un seul mandat d’arrêt international émis par la justice ivoirienne contre des exilés du camp Gbagbo a été exécuté: l’ancien ministre de la Défense Moïse Lida Kouassi avait été arrêté au Togo le 6 juin et extradé en Côte d’Ivoire.

Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan. Il est détenu depuis fin 2011 à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l’humanité.

AFP