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Tchad : Mahamat Idriss Déby nomme un Parlement de transition

septembre 25, 2021
Mahamat Idriss Déby, à N’Djamena, le 11 juin 2021.

Le chef de la junte militaire, Mahamat Idriss Déby, a « désigné » vendredi 24 septembre par décret 93 membres d’un Parlement temporaire.

« Les personnalités dont les noms suivent sont désignées membres du Conseil national de transition » (CNT), lit-on dans un décret signé par le général Mahamat Idriss Déby. Suivent 93 noms, selon des quotas fixés d’avance : notamment au moins 30% de députés de l’Assemblée nationale sortante, dissoute lors de la prise du pouvoir de la junte, 30% de femmes et 30% de jeunes.

Quand Mahamat Idriss Déby, 37 ans, s’est proclamé chef de l’État à la tête d’un Conseil Militaire de Transition (CMT) le 20 avril dernier, il avait promis des « élections libres et transparentes » avant 18 mois et de nommer rapidement ce CNT, mais ce Parlement de transition s’est longtemps fait attendre.

Dans l’attente d’élections

Des membres de l’ancienne opposition au défunt président Déby Itno en font partie mais aucun de la plateforme Wakit Tamma, des partis et organisations de la société civile qui dénoncent le coup de force de Mahamat Idriss Déby. Le CNT « va faire office d’Assemblée nationale de transition » dans l’attente d’élections, précise un dossier distribué à la presse vendredi.

Le CMT, dirigé par Mahamat Idriss Déby et composée de quatorze autres généraux, détient l’essentiel du pouvoir exécutif mais a nommé, le 11 mai, sous d’intenses pressions internationales, un gouvernement confié à un Premier ministre civil, Albert Pahimi Padacké, le dernier à occuper cette fonction sous feu Idriss Déby Itno, tué en avril en menant une offensive contre une colonne de rebelles dans le Nord.

Par Jeune Afrique avec AFP

Tchad : le Conseil militaire de transition nomme un gouvernement

mai 3, 2021
Le Conseil militaire de transition.

Le Conseil militaire de transition (CMT), au pouvoir depuis la mort du président Idriss Déby Itno, a nommé dimanche soir un gouvernement de transition, a annoncé à la télévision d’État le porte-parole de l’armée, le général Azem Bermandoa Agouna.

Mahamat Idriss Déby, fils du défunt président, qui a pris la tête d’un Conseil militaire de transition (CMT), a nommé par décret 40 ministres et secrétaires d’État. Un nouveau ministère de la Réconciliation nationale et du Dialogue a vu le jour.

Il avait nommé lundi Albert Pahimi Padacké au poste de Premier ministre de transition. Dernier Premier ministre d’Idriss Déby Itno avant que ce dernier ne supprime le poste en 2018, Albert Pahimi Padacké avait promis un « gouvernement de réconciliation nationale » et lancé des « larges consultations » durant la semaine en vue de proposer des noms au président du CMT.

Le nouveau portefeuille de la Réconciliation nationale et du Dialogue a été confié à Acheick Ibn Oumar, ancien chef rebelle devenu en 2019 conseiller diplomatique à la présidence. Opposant historique à Idriss Déby Itno, Mahamat Ahmat Alhabo du Parti pour les libertés et le développement (PLD), a été nommé ministre de la Justice.

Saleh Kebzabo reconnaît les autorités

Le principal opposant, Saleh Kebzabo, ne fait en revanche pas partie du gouvernement, mais il a reconnu les nouvelles autorités et deux membres de son parti, l’Union nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR), ont été nommés aux postes de ministre de l’Élevage et de secrétaire général adjoint du gouvernement.

Plusieurs anciens ministres du dernier gouvernement d’Idriss Déby Itno ont été reconduits ou nommés à d’autres ministères. Porte-parole du dernier gouvernement, Chérif Mahamat Zene est nommé ministre des Affaires étrangères, poste qu’il a déjà occupé de 2018 à 2020. Lydie Beassemda, première femme candidate à une présidentielle en avril dernier, qui fut ministre sous Idriss Déby Itno, est nommée à l’Enseignement supérieur et la Recherche.

Le CMT a promis des « élections libres et démocratiques » dans 18 mois. En attendant, la Charte de transition prévoyait la mise en place d’un gouvernement de transition, dont les membres sont nommés et révoqués par le président du CMT. Les principaux partis d’opposition, ainsi que syndicats et société civile, ont vu dans l’arrivée au pouvoir du fils d’Idriss Déby Itno un « coup d’État institutionnel » et ont appelé à une « transition dirigée par les civils ».

Par Jeune Afrique avec AFP