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Selon Juppé, Sarkozy « écraserait tout le monde » s’il revenait

janvier 30, 2014

Un article du « Monde » révèle que le maire de Bordeaux se demande pourquoi l’ex-président souhaite éviter une primaire à l’UMP en 2016.

Personne n’arrêtera Sarkozy. C’est en tout cas ce que semble penser Alain Juppé. « Je ne comprends pas la position [de Nicolas Sarkozy] sur la primaire car, aujourd’hui, il écraserait tout le monde. Mais c’est peut-être une position évolutive chez lui… », assure le maire de Bordeaux, selon un article du Monde paru ce jeudi 30 janvier.

La question d’une primaire UMP en 2016 agite actuellement le parti d’opposition. Invité de RTL, Brice Hortefeux, un proche de Nicolas Sarkozy, a notamment expliqué qu' »une primaire quand il y a une évidence, ça a incontestablement moins de sens ». Quant à Nadine Morano, elle a expliqué sur BFM TV que « si Nicolas Sarkozy décide de revenir, il n’est pas nécessaire d’organiser des primaires ».

Les dernières études d’opinion semblent donner raison à ces différentes personnalités politiques. Un récent sondage BVA révèle en effet que 62 % des sympathisants souhaitent que l’ex-chef de l’État soit le candidat UMP aux prochaines élections présidentielles.

Alain Juppé toujours populaire

Mais Alain Juppé, qui, selon Le Monde, faisait état de son envie de s’installer à l’Élysée, assurant notamment que « maintenant, c’est l’Élysée ou rien », reste dans la course. Si Nicolas Sarkozy devancerait le maire de Bordeaux lors d’une éventuelle primaire, les deux hommes sont en revanche au coude-à-coude en termes de popularité.

La question du retour de Nicolas Sarkozy sur le devant de la scène politique a été relancée ce jeudi. Lors d’un déplacement en Charente-Maritime, l’ex-président a distillé des remarques trahissant son envie de revenir en politique, assurant notamment les « les vacances lui paraissaient longues ».

Lepoint.fr

Copé ne veut pas qu’on « vole sa victoire »

novembre 23, 2012
Le président proclamé de l’UMP, Jean-François Copé, a affirmé aujourd’hui qu’il était « d’une bonne volonté réelle », notamment vis-à-vis de la médiation d’Alain Juppé, mais qu’il n’accepterait jamais de se « faire voler sa victoire ».

« Je suis d’une bonne volonté réelle, j’ai accepté » la médiation du maire de Bordeaux « par ouverture, pour que la situation bouge », mais « je n’accepterai jamais qu’on truande un vote », qu’on « me vole ma victoire », a-t-il déclaré devant quelques journalistes.

C’est pourquoi « il est hors de question » de « céder du terrain » aux fillonistes, qui refusent, selon M. Copé, « le respect des statuts » et font « une démarche désespérée » en ne reconnaissant pas la légitimité de « la commission nationale des recours », saisie par le député-maire de Meaux jeudi midi.

« Tout montre que je suis élu »

Cette commission, au verdict de laquelle M. Copé se pliera, réexaminera à partir de dimanche les éventuelles « irrégularités » du scrutin. Elle a sept jours à compter de la saisine pour statuer, donc jusqu’à jeudi 29 novembre.

« Tout montre que je suis élu », a répété M. Copé, en évoquant à nouveau des cas de « fraude massive », notamment dans certains bureaux de vote des Alpes-Maritimes.
S’il a accepté la proposition de M. Juppé d’une rencontre à trois avec François Fillon -elle aura lieu « dimanche à 19 heures »-, il lui a dit par téléphone qu’il n’acceptait pas sa demande de retrait des membres pro-Copé et pro-Fillon de la Commission des recours. « Une demande pas valide car juridiquement, ce n’est pas possible », a-t-il expliqué, en rappelant que les statuts avaient été créés par M. Juppé lui-même, en 2002.

Le maire de Bordeaux « vérifiera les conditions de transparence de la commission », a ajouté M. Copé, en regrettant qu’il « pose son ultimatum tous les jours quand même ». M. Juppé, resté neutre pendant la campagne, est-il en faveur de l’un ou de l’autre, selon lui? « Il n’a rien reproché à François Fillon, alors qu’il a exprimé de très nombreux désaccords à mon égard et même dit assez clairement que j’avais passé la ligne jaune », a-t-il lâché.

 
Lefigaro.fr avec AFP

Alain Juppé dément vouloir briguer la présidence de l’UMP

mai 31, 2012

Alain Juppé quitte l'Élysée le 9 mai après le dernier Conseil des ministres du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Alain Juppé quitte l’Élysée le 9 mai après le dernier Conseil des ministres du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Crédits photo : Abaca/Mousse/ABACA

L’ancien ministre rejette des propos qui lui sont prêtés ce jeudi dans Paris Match et dans lesquels il attaquerait François Fillon et Jean-François Copé, en pleine guerre des chefs pour s’emparer du parti.

Tout faire pour préserver l’unité de l’UMP jusqu’aux élections législatives. L’ancien ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a démenti «formellement» des propos qui lui sont prêtés ce jeudi dans Paris Match et selon lesquels il se sentirait «le plus capé» pour diriger le parti, en pleine guerre des chefs depuis la défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai. «Le mot capé n’est pas dans mon vocabulaire», a affirmé sur France Info le maire de Bordeaux.

L’hebdomadaire lui attribue une déclaration faisant référence au patron de l’UMP Jean-François Copé et à l’ancien premier ministre François Fillon, qui se livrent actuellement une bataille larvée pour la présidence du parti: «Pour l’instant, je les laisse s’écharper entre eux, mais je vais me lancer, je suis le plus capé, il n’y a pas photo.» Une phrase dont la teneur avait fuité mercredi sur Twitter via la rédactrice en chef adjointe du magazine et que l’ancien ministre s’est empressée de nier.

«Je ne me retrouve absolument pas dans cet article, a-t-il argué. C’est surtout en parfaite contradiction avec ce que j’essaye de faire depuis l’élection présidentielle: rassembler notre famille politique pour gagner les élections législatives.» «Pour cela, nous avons besoin de tout le monde, de Jean-François Copé, de François Fillon, de l’ensemble de l’équipe. On verra bien au mois de novembre ce qui se passe», a poursuivi l’ancien premier ministre de Jacques Chirac. Un congrès de l’UMP doit se tenir en novembre pour élire le nouveau secrétaire général du parti lors d’un scrutin interne.

«Le débat est clos avant même d’avoir commencé»

Pour dégonfler la polémique, Alain Juppé a confirmé ses propos un peu plus tard dans un communiqué. «Je démens avec la plus grande vigueur les déclarations qui sont rapportées ce matin dans un magazine national à propos de la future présidence de l’UMP», écrit-il. Et d’insister: «À la veille d’une échéance électorale capitale, je réaffirme mon plein soutien à l’action que mènent Jean-François Copé et les personnalités qui travaillent à ses côtés. Seule une direction solidaire et unie est à la hauteur de la formidable mobilisation des militants que je rencontre régulièrement et qui, sur le terrain, ouvrent quotidiennement à la victoire de notre mouvement.»

Jean-François Copé a lui aussi tenu à étouffer la controverse, en estimant jeudi matin que le débat était «clos avant même d’avoir commencé», Alain Juppé ayant «lui-même démenti» ces propos. Jouant l’unité, le secrétaire général de l’UMP est revenu sur le sujet un peu plus tard, en marge d’un déplacement dans la banlieue de Toulouse. Évoquant un échange téléphonique avec Alain Juppé dans la matinée, il a assuré que son appel l’avait «beaucoup touché». «Il est le reflet d’une amitié très ancienne entre nous et très sincère, qui n’a rien à voir avec les petites phrases du quotidien», a-t-il souligné, avant de saluer en son confrère «un homme de conviction et de courage».

Mais sur la guerre des chefs à l’UMP, Jean-François Copé a botté en touche. Comme Alain Juppé, il a expliqué que tous étaient «mobilisés sur une seule chose»: les élections législatives. Sans toutefois pouvoir s’empêcher de souligner son rôle à la tête de l’UMP: «Évidemment, la mission d’un secrétaire général de l’UMP, c’est d’apaiser, c’est de dialoguer, c’est de rassembler, c’est de rabibocher… C’est le boulot d’un chef d’équipe, d’un chef de famille, que j’exerce aujourd’hui dans le cadre de mes fonctions.» Un tacle directement envoyé à François Fillon, qui avait affirmé la semaine dernière au Figaro magazine que l’UMP n’avait plus de leader naturel depuis le retrait de Nicolas Sarkozy.

Lefigaro.fr par Marion Brunet