Posts Tagged ‘mairie de paris’

Rama Yade : «J’étais le pur produit du sarkozysme»

septembre 26, 2013

Rama Yade, ancienne secrétaire d’Etat, publie un livre où elle dresse son inventaire du quinquennat et se lâche sur Sarkozy, Kouchner, Dati, Fillon et les autres.

Paris, hier. Si Rama Yade, présidente de la commission des investitures à l’UDI, se range derrière le candidat désigné à la mairie de Paris, «?pour les arrondissements, on verra…?» confie-t-elle.

Ex-secrétaire d’Etat (UMP) de Nicolas Sarkozy, Rama Yade, qui est conseillère régionale d’Ile-de-France, a rejoint l’UDI de Borloo, où elle est présidente de la commission des investitures.

Vous racontez avoir été enthousiasmée par Nicolas Sarkozy. Sans lui, vous ne seriez pas à droite ?
RAMA YADE. Sans lui, je ne serais pas en politique ! Quand je le rencontre, je suis bluffée. MON ACTIVITÉ

Il y a beaucoup d’affectif, d’émotion, c’est mon héros. C’est Nicolas Sarkozy qui m’a donné cette flamme intérieure qui déclenche l’engagement.

Dans votre livre, il y a des annotations très personnelles, parfois même midinettes. On a presque l’impression d’un sentiment amoureux avec le président…

Je vous rassure, il n’en est rien (rires). Je suis dans le registre de l’admiration, il m’apprend la politique. C’est mon mentor. Mais, c’est vrai, dans ses premiers pas de président, on faisait beaucoup de voyages, il recevait partout un accueil chaleureux et j’étais fière. Alors, quand au sortir d’un voyage on est épuisés, on s’endort dans l’avion, je prends mon iPod avec un écouteur, il prend l’autre et on écoute Jean Ferrat ensemble à demi-ensommeillés. C’est cela aussi la politique, c’est parfois plein de tendresse. Et d’autres fois extraordinairement violent !

Il s’est en effet montré dur envers vous, notamment après votre interview dans notre journal contre la visite de Kadhafi…

Non, il était en colère, mais ce sont les éminences grises de l’Elysée qui m’ont tancée. Lui m’a excusée en mettant en avant ma jeunesse. Il m’en a voulu quand j’ai refusé d’aller aux européennes de 2009. C’est à partir de là qu’a été lâché le mot de « capricieuse » et que la campagne de presse contre moi a commencé.

En arrivant au gouvernement, vous découvrez Bernard Kouchner, votre ministre de tutelle. Comment cela se passe-t-il ?

Quand on m’a proposé d’entrer au gouvernement, j’ai demandé à aller au Quai d’Orsay à cause de lui : pour moi, c’était le French Doctor avec son sac de riz en Somalie, j’étais fascinée. C’est un personnage théâtral, avec ses excès en bien comme en mal. Un jour très attachant comme lorsqu’il m’appelle depuis l’Asie pour me féliciter de ma gestion de la crise de l’Arche de Zoé. Mais c’est aussi l’homme qui a toujours raison, qui traite très durement ses secrétaires d’Etat. Ce que je n’ai pas vu, sur le moment, c’est que lui était aussi en difficulté. Parce que le French Doctor devait pratiquer la realpolitik. Il en a beaucoup souffert.

Vous vous heurtez aussi à Jean-David Levitte, le conseiller diplomatique de Sarkozy…
Lui qui a servi tous les présidents de la V e République depuis Giscard, il voulait m’expliquer ce qu’était le sarkozysme alors que j’en étais le pur produit !

Vous égratignez Rachida Dati, à qui on vous a souvent opposée…

On nous a opposées et souvent mises en concurrence, ce qui n’était pas très élégant. Et nous nous sommes parfois laissé entraîner… Mais on n’a jamais été en conflit sur des choses graves. A la fin, quand nous nous retrouvons le 6 mai autour de Nicolas Sarkozy, c’est chaleureux. J’ai bien aimé ce moment-là avec elle.

Elle a un avenir ?

Oui, parce qu’elle a de la ressource, elle est résistante, redoutable. Elle est de la trempe de Ségolène Royal.

François Fillon fait partie de ceux qui vous ont déçue ?

Je m’entendais bien avec lui. Mais, à partir du moment où je suis arrivée au ministère des Sports, sous la tutelle de Roselyne Bachelot, mes ennuis ont commencé. Il prenait tous les arbitrages en faveur de son amie. Elle, il était vraiment temps qu’elle arrête la politique.

Avez-vous été surprise par le virage de Fillon sur le FN ?

Oui, car ça ne correspond pas à l’image d’homme d’Etat qu’il avait donnée de lui-même ces dernières années. Mais cela en dit long sur sa détermination pour la présidentielle.

Etes-vous intéressée par Paris ?

Pour la mairie de Paris, l’UDI a déjà un candidat, c’est Christian Saint- Etienne. Maintenant, pour les arrondissements, on verra…

On vous annonce dans le XVIIIe arrondissement, vous n’excluez donc rien ?

Jean-Louis Borloo est en train de travailler à la construction d’une nouvelle force politique. Il m’a dit qu’il y aura un accord électoral pour les municipales et les européennes de 2014 et qu’il voudrait bien que je m’engage dans l’une de ces échéances. Je ne sais pas encore laquelle, je verrai là où je suis le plus utile.

LeParisien.fr par Philippe Martinat et Henri Vernet

Rachida Dati: « J’abandonne la politique si Leo Messi me demande en mariage »

avril 19, 2013

L’ancienne Garde des Sceaux se livre dans le Vanity Fair espagnol

 
Rachida Dati: "J'abandonne la politique si Leo Messi me demande en mariage"

Rachida-DatiRachida-DatiRachida-Dati-Marie-CalireRachida-Dati-et-Nicolas-Sarkozy-train

 Nicolas-Sarkozy-Rachida-Dati-meeting
 
 
Dans sa croisade pour décrocher la mairie de Paris, Rachida Dati, comme ses concurrenteS, a bien compris qu’il fallait ouvrir son programme et son intimité. L’ex-ministre a choisi Vanity Fair pour vider son sac.

N’est pas maire de Paris qui veut. Bien sûr, on espère que le débat politique fera la différence entre les concurrentes à ce poste, mais il faut aussi savoir regarder du côté plus personnel. Rachida Dati, comme Anne Hidalgo et Nathalie Kozciusco-Morizet l’ont fait avant elle, a accordé à un grand magazine une interview plus privée que politique.

Comme rien n’est trop beau pour conquérir le cœur des électeurs, l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy a offert ses confidences au prestigieux Vanity Fair espagnol. Puisque nos voisins ibériques n’ont que peu d’intérêt dans la future bataille qui va secouer Paris, les trois quarts de l’interview se concentrent sur les histoires personnelles de Rachida Dati.

Pour la première fois, la maman de la petite Zohra répond aux questions concernant la paternité de sa fille. Sans donner le nom de son papa, elle vient nier en bloc toutes les rumeurs qui ont couru à ce sujet. «Tout ce qui a été écrit sur ma vie est faux» insiste Rachida Dati. Au journaliste qui lui demande si Dominique Desseigne est le père de sa fille, elle continue «tout ce qui s’écrit est faux». L’occasion est trop belle pour le média espagnol de ne pas en savoir plus sur l’autre «papa présumé», José Maria Aznar. Presque ulcérée qu’un tel bruit vive encore, la femme de caractère demande à ce que «l’on arrête de fantasmer avec ça, c’est très ennuyeux». Encore une fois «tout est faux» répète une Rachida Dati qui semble attristée car elle entretient de très bons lieux avec l’ancien président Aznar. «Il a sa famille et moi la mienne, c’est mesquin de penser autrement» tranche ainsi Rachida Dati et mettant un terme à la discussion sur ce sujet.

La ténacité des journalistes espagnols est allée chercher encore plus loin dans les non-dits qui entourent la personnalité de l’ex-Garde des Sceaux. De nombreux articles en France ont pointé une mésentente planante entre Rachida Dati et Carla Bruni, au moment où celle-ci est devenu première dame. Alberto Pinteno, qui mène l’interview pour Vanity Fair, rapporte l’idée que la chanteuse fut «jalouse de vous». Il décrit alors «le temps qui s’arrête, le visage inexpressif de Rachida Dati» au moment où elle entend ses propos et se rend compte qu’il est peut-être «le premier à poser la question directement». Après un moment de silence, elle se décide à répondre et s’exclame: «cette question est idiote je ne vais pas y répondre évidemment». Rachida Dati parle «d’impolitesse» et de «grossièreté», balaye d’un revers de la main toute implication «dans la vie privée et intime des Sarkozy».

Le seul homme finalement pour lequel Rachida Dati accepte de baisser la garde, c’est Leo Messi. Pas «Beckhamista» du tout, celle qui espère un jour s’installer à l’Hôtel de Ville est «prête à arrêter la politique si Leo Messi (me) demande en mariage». Il est selon elle «pas très beau mais possède un regard intéressant et est très charismatique». Malheureusement, le footballeur espagnol est en couple et père d’un enfant né en 2012.

 Gala.fr par Laure Costey