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France/États-Unis: Macron attendu à Washington pour une visite fastueuse et stratégique

novembre 29, 2022
Macron attendu a Washington pour une visite fastueuse et strategique
Macron attendu à Washington pour une visite fastueuse et stratégique© AFP/Ludovic MARIN

Emmanuel Macron est attendu mardi soir à Washington pour une visite d’Etat qui mêlera les fastes de la Maison Blanche aux discussions stratégiques avec Joe Biden sur la guerre en Ukraine et le protectionnisme commercial des Etats-Unis.

Le président français, qui s’est envolé pour la capitale fédérale peu avant 16H00 GMT, entend évoquer avec son homologue américain le plan massif de soutien à la transition énergétique, ou Inflation Reduction Act (IRA), qui accorde de généreuses subventions aux véhicules électriques, batteries ou énergies renouvelables à condition qu’ils soient « made in America ».

Concurrence déloyale, protectionnisme, peste-t-on à Paris, où l’on espère arracher des « exemptions » ciblées pour quelques industries européennes.

Juste avant de partir, Emmanuel Macron a déjeuné à l’Elysée avec le Conseil d’affaires franco-américain, qui réunit une quarantaine de grands patrons des deux pays, dont ceux de TotalEnergie, LVMH, IBM, McDonald’s ou encore Goldman Sachs.

Objectif: les « inviter à poursuivre » dans la voie des « investissements » en France, a expliqué la présidence française.

Car la France redoute plus que tout que l’IRA favorise des délocalisations vers les Etats-Unis et sape en conséquence les efforts de réindustrialisation entrepris.

« Opportunités »

Au-delà de ces très hypothétiques exemptions, le président Macron plaide donc auprès des autres Européens pour qu’ils se dotent d’armes commerciales comparables, avec un « Buy European Act » qui donnerait, aussi, la priorité aux produits fabriqués sur le Vieux Continent.

L’IRA « va créer des opportunités pour des entreprises européennes ou françaises, ce n’est pas un jeu à somme nulle », a tenté de rassurer un haut responsable américain, avant la visite.

Ces frictions ne devraient en effet pas gâcher la fête de cette visite d’Etat, la deuxième pour Emmanuel Macron qui fut déjà l’invité d’honneur de Donald Trump en 2018.

Mercredi, après avoir parlé de coopération spatiale avec la vice-présidente Kamala Harris en présence des astronautes français Thomas Pesquet et Sophie Adenot, d’environnement avec des parlementaires américains et de nucléaire civil avec des acteurs de la filière, le chef de l’Etat s’adressera à la communauté française puis retrouvera, en compagnie de son épouse Brigitte Macron, Joe et Jill Biden pour un « dîner privé ».

Ce sera l’occasion d’un premier échange dans un « cadre très informel, très franc et très amical », dit un conseiller français.

Jeudi, c’est ensuite dans un cadre beaucoup plus solennel, bien que festif, qu’Emmanuel Macron sera reçu à la Maison Blanche, fraîchement parée des riches décorations et illuminations mises en place pour les fêtes de fin d’année.

Coups de canon

Entre les sapins de Noël chargés de neige artificielle, les guirlandes et les figurines – dont celles représentant le chien et le chat des Biden -, il sera accueilli par le président américain lors d’une cérémonie scandée par vingt-et-un coups de canon, les hymnes et le passage en revue des troupes.

Après un entretien dans le huis clos du Bureau ovale, une conférence de presse conjointe et une réunion avec les dirigeants du Congrès américain, place au moment fastueux du dîner d’Etat.

Sous une tente dressée dans les jardins de la Maison Blanche, il sera animé par Jon Batiste, chanteur et compositeur, virtuose du melodica mais aussi personnalité engagée dans la défense des droits des Afro-Américains.

Ce jazzman qui navigue entre la pop et la soul est un pilier de la scène musicale de la Nouvelle-Orléans, la ville de Louisiane jadis française où Emmanuel Macron se rendra vendredi pour une visite dédiée à la francophonie, en présence du cinéaste Claude Lellouche et du danseur et chorégraphe Benjamin Millepied.

Au-delà des questions commerciales, le rendez-vous américain doit permettre aux présidents des deux pays alliés d’afficher leur unité dans le soutien à l’Ukraine et, peut-être, d’esquisser un message commun en faveur de l’idée de négociations, à terme, pour mettre fin à la guerre lancée par la Russie – un thème cher au chef de l’Etat français que certains, à Washington, commencent aussi à défendre.

La France veut enfin « resynchroniser les agendas de l’Union européenne et des Etats-Unis face aux crises » sur les « prix de l’énergie » et « la lutte contre l’inflation », a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement français Olivier Véran.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: Obama bientôt de retour à la Maison-Blanche… pour accrocher son portrait

septembre 7, 2022

Alors que la tradition avait été abandonnée par Donald Trump, Joe Biden invite ce mercredi celui dont il a été le vice-président entre 2008 et 2016.

Joe Biden avait deja invite son predecesseur en avril dernier.
Joe Biden avait déjà invité son prédécesseur en avril dernier.© CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Barack Obama et son épouse Michelle Obama sont de retour, mercredi 7 septembre, à la Maison-Blanche pour renouer avec une tradition rompue par l’ancien président Donald Trump : la présentation en grande pompe de leurs portraits officiels. Ils seront reçus à 13 h 30 heure locale (19 h 30, heure de Paris) par le président Joe Biden – ancien vice-président de Barack Obama – et son épouse Jill Biden. Leurs portraits « resteront à jamais aux murs de la Maison-Blanche comme un rappel du pouvoir de l’espoir et du changement », a dit mardi la porte-parole de la Maison-Blanche, Karine Jean-Pierre.

C’est la deuxième fois que l’ancien président démocrate revient au 1600 Pennsylvania Avenue. Il y avait fait une apparition médiatisée en avril, pour un événement public consacré aux dépenses de santé, l’occasion pour Joe Biden et lui de rejouer leur camaraderie. La mise en scène de leur « bromance » – contraction en anglais des mots « brother » et « romance » – avait été une constante des deux mandats Obama.

Une tradition jetée aux oubliettes par Donald Trump

La tradition aux États-Unis, depuis des décennies, veut que le président invite son prédécesseur et son épouse à l’accrochage officiel de leurs portraits à la Maison-Blanche. L’événement symbolise aussi la capacité à mettre de côté les clivages partisans, le temps d’une cérémonie qui abonde généralement en plaisanteries et compliments. Le républicain Donald Trump, qui a rompu avec nombre d’usages protocolaires de ce genre, et qui avait multiplié les attaques contre le premier président noir des États-Unis, n’avait pas invité Barack Obama.

Son administration avait aussi, selon les médias américains, déplacé les portraits officiels de Bill Clinton et George W. Bush. Exposés dans le hall d’entrée de la Maison-Blanche, comme le veut l’usage qui commande de laisser les meilleures places aux deux derniers occupants des lieux, leurs portraits avaient été relégués par le milliardaire républicain dans une pièce peu usitée de la résidence présidentielle. Karine Jean-Pierre n’a pas répondu mardi à une question sur l’éventuelle invitation de Donald Trump à dévoiler son portrait officiel, une perspective qui semble très improbable.

Par Le Point avec AFP

Moscou va obtenir des drones de Téhéran, selon la Maison-Blanche

juillet 12, 2022

Les drones jouent un rôle important dans la guerre en Ukraine. Ils sont utilisés par les deux camps pour des opérations de reconnaissance, des tirs de missiles ou des largages de bombes.

Deux hommes marchent au milieu de ce qui semble être des drones.

En mai 2022, l’armée iranienne a diffusé cette image montrant deux généraux circulant, selon elle, dans une base souterraine de drones dans la région des monts Zagros. Photo : La Presse Canadienne/ AP/Armée Iranienne

Washington croit que Moscou s’est tourné vers l’Iran afin d’obtenir des centaines de drones pour soutenir son effort de guerre en Ukraine, a dévoilé le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Jake Sullivan.

Nos renseignements indiquent que le gouvernement iranien s’apprête à livrer à la Russie jusqu’à plusieurs centaines de drones, dont des appareils de combat, dans un délai très court, a-t-il expliqué lundi lors d’un point presse à Washington.

Ces informations indiquent également que l’Iran se prépare à former les forces russes au maniement de ces drones et les premières séances de formation devaient commencer dès début juillet, a ajouté M. Sullivan, soulignant qu’il ignorait si des drones avaient déjà été livrés par Téhéran.

Selon le conseiller à la sécurité nationale du président Joe Biden, il s’agit là d’une preuve que les bombardements écrasants de la Russie en Ukraine, qui l’ont amenée à consolider ses gains dans l’est du pays ces dernières semaines, ont un coût pour le maintien de ses propres armes.

M. Sullivan a également souligné que l’Iran avait fourni des drones similaires aux rebelles houthis du Yémen pour attaquer l’Arabie saoudite, avant qu’un cessez-le-feu ne soit conclu plus tôt cette année.

Téhéran a réagi mardi à ces allégations affirmant qu’aucun développement particulier n’était intervenu dans la coopération technologique entre la Russie et l’Iran.

La coopération technologique date d’avant les évènements en Ukraine et il n’y a eu aucun développement particulier dans ce domaine récemment, a déclaré un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, sans mentionner les drones.

Il a rappelé que la position de Téhéran est claire et a été maintes fois exprimée officiellement. L’Iran, a-t-il dit, est contre la guerre en Ukraine et appelle à une solution politique, tout en dénonçant l’origine de cette crise due, selon Téhéran, à la volonté d’expansion des États-Unis et de l’OTAN.

Les drones ont joué un rôle important depuis le début de l’invasion russe le 24 février, pour les opérations de reconnaissance, les tirs de missiles ou les largages de bombes. Tant les Ukrainiens que les Russes en utilisent.

La révélation de M. Sullivan survient à la veille du voyage du président Biden en Israël et en Arabie saoudite, où le programme nucléaire de l’Iran et ses activités jugées malveillantes dans la région seront un sujet de discussion clé.

Les deux alliés américains ont refusé de se joindre aux efforts mondiaux visant à punir la Russie pour son invasion de l’Ukraine en raison de leurs intérêts nationaux.

L’analyste militaire Samuel Bendett du groupe de réflexion CNA a déclaré que le choix de l’Iran par la Russie comme source de drones est logique, car au cours des 20 dernières années, l’Iran a perfectionné sa force de combat de drones. Leurs drones ont participé à plus de combats que ceux des Russes.

Ils sont les pionniers des drones kamikazes, une catégorie de système d’arme aérienne dans laquelle la munition attend autour de la zone cible pendant un certain temps et n’attaque que lorsque la cible est localisée. Il s’agit du même type de drone que le Switchblade, que les États-Unis ont fourni à l’Ukraine.

L’Iran a fait ses preuves en matière de vol de drones sur des centaines de kilomètres et d’atteinte de leurs cibles, a ajouté M. Bendett, notamment en pénétrant les défenses aériennes fournies par les États-Unis et en frappant des raffineries de pétrole saoudiennes.

Il estime que les drones iraniens pourraient être très efficaces pour frapper des centrales électriques ukrainiennes, des raffineries et autres infrastructures importantes.

M. Bendett a souligné qu’avant la guerre en Ukraine, la Russie avait obtenu une licence pour la technologie des drones pour son drone Forpost auprès d’un fournisseur expérimenté : Israël. L’État juif étant resté neutre dans le conflit russo-ukrainien, cette source n’est plus disponible pour Moscou.

Radio-Cnaada avec les informations de Associated Press et Agence France-Presse

Rama Yade : « Joe Biden est entouré d’Africains ! »

mai 2, 2021
Rama Yade est directrice de l’Africa Center Atlantic Council.

Le mort de George Floyd, les réunions non mixtes, la politique africaine des États-Unis… Entretien avec l’ancienne secrétaire d’État devenue la directrice Afrique de l’Atlantic Council.

Jeune Afrique : Aux États-Unis, le policier américain Derek Chauvin a été reconnu coupable du meurtre de George Floyd. Y aura-t-il un avant et un après ?

Rama Yade : Ce procès a fait la une de tous les médias. La NAACP [Association nationale pour la promotion des gens de couleur] s’est mobilisée, le Black Caucus aussi. Dans les rues de Washington où je vis, les maisons continuent d’arborer des affiches « Black Lives Matter ». La mort de Georges Floyd a touché le nerf de l’identité américaine. Plus rien ne sera comme avant.

En France en revanche, un tel procès n’aurait pas été envisageable. On croit encore à cette fiction d’une société color-blind, alors que les discriminations au logement et à l’emploi sont nombreuses et que peu de choses ont changé depuis que j’ai démarré en politique, il y a quatorze ans.

Comprenez-vous qu’en France, certains veuillent organiser des réunions non mixtes pour discuter de ces sujets ?

Je comprends ce besoin, je connais le confort chaleureux de la communauté. Être entre soi, partager les mêmes expériences, ne plus être une minorité pour une fois, ne pas prendre le risque de subir le regard d’autrui qui n’est pas toujours bienveillant, qui est même parfois raciste, cela fait un bien fou !

Pour autant, j’aime trop l’humanité pour m’enfermer dans une case. Il faut encourager l’échange et la découverte de l’autre. Toutefois, plutôt que de vilipender ceux qui sont tentés par ces réunions non mixtes, essayons de comprendre et de mener enfin une action efficace contre les discriminations et le racisme. Ces réunions disparaîtront alors comme elles sont arrivées !

SOUVENEZ-VOUS DE L’ÉPOQUE OÙ L’ÉCRIVAIN JAMES BALDWIN VENAIT SE RÉFUGIER À PARIS

Certains problèmes ne découlent-ils pas de la cancel culture, cette culture de la dénonciation très en vogue aux États-Unis ?

La France n’a pas attendu l’Amérique pour avoir des problèmes avec une partie de ses enfants. C’est l’affaiblissement de l’idéal républicain qui est à l’origine de cette décomposition. Mais ce n’est pas une fatalité. Souvenez-vous de l’époque où l’écrivain James Baldwin et d’autres Africains-Américains venaient se réfugier à Paris pour fuir les discriminations dans leur pays !

L’AFRIQUE, C’EST LA CHINE DE DEMAIN

Que pensez-vous de la manière dont le président Emmanuel Macron conçoit la relation Afrique-France ?

On verra bien. Certes, toute l’Afrique n’est pas sortie du « pré carré », mais il y a un mouvement de fond, une dynamique qui entraîne le continent vers son singulier destin d’autonomie. Il sort des marges où certains ont voulu le confiner pour regagner sa place, au centre de tout. Dans vingt ans, un terrien sur quatre sera africain. L’Afrique, c’est la Chine de demain. Elle construit la plus grande zone de libre-échange au monde. On lui parle de l’eco, mais elle veut sauter cette étape des monnaies physiques pour passer directement à la crypto-monnaie grâce à l’incroyable essor de son économie digitale.

Et quid de la politique africaine des États-Unis?

Il y a un changement de ton très appréciable, comme on a pu le noter dans le message que le président Biden a adressé aux chefs d’État qui participaient au dernier sommet de l’Union africaine. Je suis par ailleurs frappée par le nombre d’Africains dans son cabinet : pas seulement des Africains-Américains comme Linda Thomas-Greenfield [ambassadrice à l’ONU] ou Lloyd Austin [secrétaire à la Défense]. Je parle de ces fils et filles de Nigérians qui ont été nommés, comme Wally Adeyemo au Trésor. Biden avait même un programme à destination des Africains d’Amérique. Cette Amérique-là est incroyable !

Maintenant, il va falloir passer de l’America First de Trump, pour lequel 75 millions d’Américains ont voté, à l’America is Back – sous-entendu « dans le monde ». Cela ne sera pas facile et l’Afrique elle-même ne se laissera pas aisément approcher. Les Africains ont changé, les économies du continent se sont révélées plus résilientes que les autres… C’est intéressant. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut associer le quart de l’humanité à la recherche des solutions face aux défis globaux. Et que si l’Afrique va mieux, le monde ira mieux.

Avec Jeuen Afrique par Clarisse Juompan-Yakam

Les États américains se préparent au pire à quatre jours de l’assermentation

janvier 16, 2021

Le Capitole de l’État de l’Arizona est entouré de deux barrières en maillon de chaîne. Les fenêtres des parlements de l’Ohio et de l’Illinois ont été barricadées. Des unités de la Garde nationale en camouflage et en gilet pare-balles ainsi des policiers lourdement armés protègent les capitales des États américains, à l’aube des manifestations prévues dimanche.

© Fournis par La Presse Canadienne

À la suite de l’avertissement de violence potentielle dans tous les capitales d’État lancé par le FBI, les symboles de la démocratie des États-Unis ressemblent davantage à des ambassades dans des pays en zone de guerre.

Les gouverneurs d’État ont déclaré des états d’urgence, ont fermé les capitoles au public et ont appelé des unités de protection supplémentaires, à l’approche de l’assermentation du président-élu Joe Biden, la semaine prochaine. Ils tentent d’éviter d’autres événements similaires à l’émeute qui a eu lieu le 6 janvier, lorsque des partisans du président Donald Trump ont pris d’assaut le Capitole des États-Unis, causant la mort de cinq personnes.

Les détails sont encore vagues, mais des manifestations sont attendues devant les capitoles d’État de dimanche à mercredi, date de la cérémonie d’assermentation de M. Biden. La sécurité a été nettement renforcée, d’Atlanta à Sacramento, pendant la semaine.

Des équipes spéciales et tactiques ont été déployées au Capitole de la Georgie. Un chien qui détecte des bombes a passé au peigne fin le Capitole du Mississipi. Des policiers d’État sont positionnés sur le toit de la maison d’État de l’Ohio

 Des clôtures autour du Capitole de la Californie ont été attachées avec des menottes. La Garde nationale patrouille autour du bâtiment et dans les rues du centre-ville de Sacramento.

– Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

États-Unis: Une équipe 100% féminine pour la communication de la Maison Blanche

novembre 29, 2020

Le président élu des Etats-Unis, Joe Biden, a annoncé dimanche 30 novembre la composition de son équipe de communication à la Maison Blanche, qui sera exclusivement féminine, ce que son entourage a qualifié de première dans l’Histoire du pays. Parmi les personnes désignées figure Jen Psaki, qui occupera le poste très en vue d’attachée de presse de la Maison Blanche. Mme Psaki, 41 ans, a occupé plusieurs postes supérieurs, dont celui de directrice de la communication de la Maison Blanche sous l’administration Obama.

Joe Biden et la vice-présidente élue Kamala Harris cherchent à mettre l’accent sur la diversité dans les nominations annoncées jusqu’à présent, avant de prêter serment le 20 janvier. «Je suis fier de présenter aujourd’hui la première équipe de communication pour la Maison Blanche composée exclusivement de femmes», a indiqué Joe Biden dans un communiqué. «Ces professionnelles de la communication, qualifiées et expérimentées, apportent des perspectives variées à leur travail et partagent le même engagement pour reconstruire ce pays.»

En plus de Jen Psaki, six autres femmes ont été nommées. Parmi elles, Kate Bedingfield, directrice adjointe de campagne de Joe Biden, a été nommée directrice de la communication de la Maison Blanche. Kate Bedingfield a déjà officié en tant que directrice de la communication de Biden alors qu’il était vice-président. Ashley Etienne deviendra directrice de la communication de Kamala Harris et Symone Sanders est propulsée conseillère et porte-parole de la vice-présidente. Pili Tobar a été nommée directrice adjointe à la communication de la Maison Blanche et Karine Jean Pierre, attachée de presse adjointe. Elizabeth Alexander sera la directrice de communication de la future Première dame Jill Biden.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Trump dit qu’il quittera la Maison-Blanche si les grands électeurs confirment Biden

novembre 27, 2020

Refusant toujours de concéder la victoire au président désigné Joe Biden, Donald Trump dit qu’il quittera « assurément » la Maison-Blanche si le Collège électoral confirme la victoire du démocrate.

Donald Trump a participé à une visioconférence avec des membres de l'armée américaine à l'occasion de l'Action de grâces.© Erin Scott/Reuters Donald Trump a participé à une visioconférence avec des membres de l’armée américaine à l’occasion de l’Action de grâces.

«Non, je ne peux absolument pas dire ça», a-t-il répondu à un journaliste qui lui demandait s’il concéderait la victoire à M. Biden.

Toutefois, lorsqu’on lui a demandé s’il quitterait la Maison-Blanche si les grands électeurs confirmaient la victoire de son adversaire démocrate, il a répondu : «Je le ferai assurément. Et vous le savez.»

«S’ils le font, ils feraient une erreur», a toutefois ajouté celui qui allègue toujours, sans preuve, avoir été victime d’une «fraude massive». «Ce sera quelque chose de très dur à accepter», a-t-il encore dit à propos de la future confirmation du résultat du scrutin par le Collège électoral.

Le vote des grands électeurs doit avoir lieu le 14 décembre prochain, et le dépouillement doit suivre le 6 janvier.

Ce n’est pas la première fois que les élections américaines trempent dans la controverse. Dans la foulée de la course présidentielle de 2020, marquée par la peur, les menaces et de profondes divisions, voici un retour sur certains des plus grands scandales et des plus grandes polémiques jamais vues dans l’histoire de la politique américaine.

Donald Trump a fait cette annonce lors du traditionnel discours aux membres des forces armées américaines à l’occasion des célébrations de l’Action de grâces.

Lundi, Emily Murphy, la directrice de l’Administration des services généraux (GSA) avait donné son aval pour entamer la transition.

Cette décision permet au président désigné et à son équipe de recevoir le budget de quelque six millions de dollars alloué au processus de transition et d’avoir accès à des locaux.

Joe Biden a remporté l’élection présidentielle du 3 novembre avec 306 grands électeurs contre 232 à Donald Trump.

L’investiture de Joe Biden doit se dérouler le 20 janvier prochain

Avec CBC/Radio-Canada

États-Unis: Donald Trump brièvement exfiltré de la Maison-Blanche, un suspect neutralisé

août 10, 2020

La police a tiré lundi sur un suspect armé à proximité de la Maison-Blanche. Le président américain a été placé en confinement pendant quelques minutes.

Donald Trump a été mis à l'abri par son service de sécurité.
Donald Trump a été mis à l’abri par son service de sécurité. Brendan Smialowski / AFP

Donald Trump a brusquement interrompu lundi une conférence de presse à la Maison-Blanche, brièvement placée en confinement, avant de revenir expliquer que le «Secret Service», chargé de protéger le président des États-Unis, venait de tirer sur une personne «à l’extérieur de la Maison-Blanche». «La police a tiré sur quelqu’un», a expliqué Donald Trump à son retour devant les journalistes. «Et le suspect est en route pour l’hôpital», a-t-il ajouté.

À la question de savoir si ce suspect était armé, le président a répondu: «D’après ce que je comprends, oui». «C’était à l’extérieur» de la barrière de la Maison-Blanche, a-t-il ajouté. «Cela n’a peut-être rien eu à voir avec moi». Le président des Etats-Unis donnait son point presse quotidien lorsqu’un agent chargé de sa sécurité s’est approché. «Excusez-moi?» lui a demandé Donald Trump en s’interrompant, avant de quitter calmement la salle une fois que l’agent lui a glissé des explications à l’oreille, suivi par son équipe.

«Secoué? (…) Le monde a toujours été un endroit dangereux. Ce n’est pas quelque chose de spécial», a répondu le républicain à une question de journaliste, à son retour après plusieurs minutes. «Je me sens en sécurité avec le Secret Service. Ce sont des gens fantastiques, les meilleurs des meilleurs», a-t-il dit de cette agence fédérale assurant la protection rapprochée du dirigeant des État-Unis et d’autres personnalités politiques américaines. Donald Trump a ensuite repris sa conférence de presse centrée sur la pandémie et l’économie américaine.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Kanye West candidat à la Maison Blanche? Trump suit avec attention

juillet 7, 2020

 

Le président américain Donald Trump a jugé vendredi «intéressante» l’idée que le rappeur Kanye West puisse être candidat à la Maison Blanche, tout en estimant que l’élection de 2024 devrait être son véritable objectif. Le rappeur milliardaire de 43 ans, qui a évoqué sa candidature d’un tweet énigamtique mais n’a aucune structure en place, se lancera-t-il à la dernière minute pour le scrutin du 3 novembre ? «Il pourrait. C’est très intéressant», répondu M. Trump au site Realclearpolitics.

«S’il le faisait, il faudrait qu’il le voie comme un ballon d’essai pour ce qui se passera dans quatre ans», a poursuivi Donald Trump qui avait reçu Kanye West, un de ses soutiens les plus célèbres, dans le Bureau Ovale en 2018.

«Nous devons maintenant accomplir la promesse de l’Amérique en ayant confiance en Dieu, en unifiant nos visions et en construisant notre avenir. Je suis candidat à la présidence des Etats-Unis ! #2020VISION» a tweeté samedi Kanye West. Il n’a depuis fourni aucun détail sur une éventuelle candidature.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: le racisme à l’assaut de grandes marques, bouscule l’agenda de la Maison Blanche

juin 26, 2020

Coca-Cola rejoint le boycott de la publicité sur les réseaux sociaux

Coca-Cola, l’une des marques les plus connues du monde qui dépense des sommes énormes en publicité, a annoncé vendredi qu’elle suspendait pendant au moins trente jours toute promotion sur tous les réseaux sociaux, parce qu’«il n’y a pas de place pour le racisme». «Il n’y a pas de place pour le racisme dans le monde et il n’y a pas de place pour le racisme sur les réseaux sociaux», a dit James Quincey, le PDG du géant mondial, dans un très bref communiqué.

Il a exigé des réseaux sociaux -que d’autres marques ont décidé de boycotter pour les forcer à faire davantage pour supprimer les contenus haineux- qu’ils fassent preuve de plus de «transparence et de responsabilité». Coca-Cola va mettre à profit sa pause pour «faire le point sur (ses) stratégie publicitaires et voir si des révisions sont nécessaires», a expliqué James Quincey.

Trump annule son week-end dans le New Jersey, dit rester à Washington pour faire régner «l’ordre»

Le président américain Donald Trump a assuré avoir annulé vendredi à la dernière minute son départ pour le New Jersey, où il devait passer le week-end, afin de s’assurer que «l’ordre» règne à Washington, alors que son déplacement avait soulevé des interrogations en plein regain de pandémie de Covid-19 aux Etats-Unis. A quelques heures de son départ à bord d’Air Force One depuis la base militaire d’Andrews, la Maison Blanche a annoncé qu’il ne se rendrait plus dans cet Etat où il avait prévu de passer le week-end dans son club de golf de Bedminster. Le président américain a plus tard déclaré sur Twitter avoir «voulu rester à Washington pour (s)’assurer que la loi et l’ordre soient appliqués».

Les Etats-Unis sont secoués depuis plusieurs semaines par des manifestations antiracistes. Plusieurs statues, notamment de généraux confédérés ou de partisans de l’esclavage, ont été prises pour cible dans le pays. A Washington, une statue d’un général sudiste a été mise à bas et des manifestants se sont attaqués sans succès cette semaine à celle, située face à la Maison Blanche, de l’ancien président Andrew Jackson, un défenseur de l’esclavage.

Comme il l’avait annoncé, Donald Trump a signé vendredi un arrêté présidentiel «protégeant» les monuments et statues et «combattant la violence criminelle récente», a-t-il déclaré sur Twitter. «De longues peines de prison pour les actes hors-la-loi contre notre grand pays!», a-t-il ajouté. Le texte du décret n’a pas été communiqué et ce qu’il ajoute par rapport aux lois existantes n’a pas été clairement précisé.

Judd Deere, porte-parole de l’exécutif, avait plus tôt indiqué que la décision de Donald Trump d’annuler son déplacement n’avait «rien à voir» avec des recommandations de quarantaine décrétées par le gouverneur du New Jersey pour toute personne ayant voyagé dans un Etat où les chiffres du Covid-19 sont en hausse. Les gouverneurs des Etats du New Jersey, de New York et Connecticut, ont annoncé mercredi la mise en place d’une quatorzaine pour les personnes s’étant rendues dans des Etats où les taux d’infection sont en hausse. Donald Trump s’est rendu mardi en Arizona, l’un des Etats où les indicateurs sont au rouge.

Par Le Figaro avec AFP