Posts Tagged ‘Maison Blanche’

États-Unis: Une personne arrêtée alors qu’elle tentait d’entrer en voiture à la Maison-Blanche

novembre 21, 2019

 

Un individu non identifié a été interpellé après avoir tenté de pénétrer dans l’enceinte de la Maison-Blanche en voiture, en suivant un véhicule autorisé, a indiqué jeudi le Secret Service américain.

«Le véhicule a été stoppé et l’individu a été immédiatement détenu par les agents du Secret Service», a dit sur Twitter la prestigieuse police d’élite chargée de la protection du président des Etats-Unis. Des rues aux abords de la Maison-Blanche ont par conséquent été fermées à Washington. Le Secret Service n’a pas fourni de détails sur l’identité de la personne. Il a seulement dit qu’elle avait tenté d’entrer dans «le complexe de la Maison-Blanche en suivant un autre véhicule qui entrait de manière légale».

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Trump a bien demandé au président ukrainien d’enquêter sur Biden

septembre 25, 2019

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Donald Trump durant la 74e session de l’Assemblée générale de l’ONU SAUL LOEB / AFP

La transcription de l’appel passé entre les deux chefs d’État confirme que le président américain a demandé une enquête sur son rival démocrate.

La Maison-Blanche a publié la transcription de l’appel entre Donald Trump et le président ukrainien, mercredi 25 septembre. Celle-ci a permis d’établir que le président américain a bien demandé à son homologue d’enquêter sur le démocrate Joe Biden, le favori pour l’investiture démocrate en vue de la prochaine présidentielle.

Donald Trump a demandé à son homologue ukrainien Volodimir Zelenski lors d’un appel téléphonique en juillet de déterminer si l’ancien vice-président Joe Biden avait mis fin à une enquête sur une entreprise où travaillait son fils, selon un résumé de l’appel publié par le département de la Justice.

«On parle beaucoup du fils de Biden, du fait que Biden a arrêté la procédure, et beaucoup de gens veulent savoir, ce serait donc formidable si vous pouviez faire quelque chose avec le procureur général», a déclaré le président américain selon ce résumé. «Biden s’est vanté d’avoir arrêté l’accusation, alors si vous pouviez vous renseigner (…) Tout ça me semble horrible», a-t-il ajouté.

Une enquête ouverte par la Chambre des représentants

Mardi, la Chambre américaine des représentants, à majorité démocrate, avait ouvert une enquête pour «impeachment» à l’encontre de Donald Trump, première étape d’une procédure de destitution contre le président des États-Unis, qu’elle accuse d’abus de pouvoir. La Chambre examine si Donald Trump a cherché à obtenir l’aide de l’Ukraine pour obtenir des informations susceptibles de nuire à Joe Biden. «Le président doit rendre des comptes. Personne n’est au-dessus de la loi», avait déclaré la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Au cœur de toute l’affaire, il y a une conversation téléphonique organisée cet été entre les dirigeants ukrainien et américain. Un mystérieux lanceur d’alerte, membre des services de renseignement américains, a fait peu après un signalement auprès de sa hiérarchie pour sonner l’alarme sur cet appel. Les démocrates, confortés par plusieurs fuites dans la presse, soupçonnent Donald Trump d’avoir tenté de pousser le président Zelensky à enquêter sur la famille Biden, en utilisant notamment une aide militaire comme moyen de pression.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le petit chêne planté par Macron et Trump à la Maison-Blanche est mort

juin 8, 2019

Chene

Donald Trump et Emmanuel Macron, et leurs épouses respectives Brigitte Macron et Melania Trump, le 23 avril 2018. JIM WATSON / AFP

 

L’arbre n’a pas supporté la quarantaine imposée par les Etats-Unis pour éviter de propager maladies.

Le petit chêne planté dans les jardins de la Maison-Blanche le 23 avril 2018 par Donald Trump et Emmanuel Macron est mort, a-t-on appris samedi 8 juin confirmant une information du Monde. Le journal, citant des sources françaises, indique que l’herbe a repris ses droits sur la pelouse à l’endroit où l’arbre avait été planté.

Issu d’une forêt dans l’Aisne où sont morts 2000 marines américains pendant la Première Guerre mondiale, l’arbuste qui devait symboliser les liens entre la France et les Etats-Unis n’a pas supporté la quarantaine phytosanitaire qui lui avait été imposée après sa plantation.

Les douanes américaines (US Customs, qui dépendent du ministère de l’Agriculture) impose en effet une quarantaine concernant toute importation de plantes, de graines et même de terre pour éviter de propager maladies ou d’importer des espèces d’insectes invasives.

L’installation de l’arbrisseau avait donné lieu à une mise en scène des deux présidents entourés de leurs épouses respectives.

Par Le Figaro.fr

Les Palestiniens confirment qu’ils n’iront pas à la conférence de Manama

mai 22, 2019

 

La direction palestinienne a confirmé mercredi soir qu’elle ne participerait pas à la conférence organisée à Manama en juin sur les aspects économiques du futur plan de paix américain.

La Maison Blanche a annoncé dimanche la tenue de cette conférence sur les aspects économiques du plan, co-organisée avec Manama les 25 et 26 juin. Les Emirats arabes unis ont confirmé leur participation, mais les Palestiniens avaient indiqué n’avoir «été informés par aucune partie de la réunion annoncée à Bahreïn». Dans un communiqué mis en ligne mercredi soir, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a indiqué que «la Palestine ne participera pas à la conférence de Manama».

«Ceci est la position commune des Palestiniens, depuis le président Mahmoud Abbas et le Comité exécutif de l’OLP jusqu’aux mouvements et aux groupes politiques, personnalités nationales, secteur privé et société civile», a détaillé le communiqué. Les Palestiniens boycottent l’administration américaine depuis que le président Donald Trump a rompu avec des décennies de consensus en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre 2017. Ils considèrent également Jérusalem comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Cette conférence doit réunir des dirigeants de plusieurs gouvernements, de la société civile et du monde des affaires. Il s’agit d’une «opportunité charnière» pour «partager des idées, évoquer des stratégies et encourager le soutien à des investissements et initiatives économiques potentiels qui pourraient être rendus possibles par un accord de paix», a estimé dimanche la présidence américaine dans un communiqué commun avec Bahreïn. Les Palestiniens y voient une contrepartie financière en échange de l’acceptation de l’occupation israélienne.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Trump appelle le New York Times à révéler le nom du « lâche »

septembre 6, 2018

Le président américain Donald Trump, le 5 septembre 2018 à la Maison Blanche / © AFP / NICHOLAS KAMM

Dans un climat de suspicion et de paranoïa à la Maison Blanche, Donald Trump a appelé jeudi soir le New York Times à révéler le nom du « lâche » qui a rédigé une tribune anonyme dénonçant son comportement erratique.

« Personne ne sait qui sait », a-t-il lancé lors d’un meeting de campagne à Billings, dans le Montana, dénonçant ces « anonymes qui défient les électeurs pour promouvoir leur programme secret » et sont « une menace pour la démocratie elle-même ».

Au nom de la sécurité nationale, le quotidien devrait publier son nom « immédiatement », a-t-il ajouté, avant d’encourager les journalistes à enquêter avec détermination sur son identité : »Ce serait un bon scoop! »

Dans un texte intitulé « Je fais partie de la résistance au sein de l’administration Trump », un membre de l’administration a raconté, sous couvert d’anonymat, comment lui et d’autres s’efforçaient de lutter de l’intérieur contre les « pires penchants » d’un président au leadership « mesquin », « impétueux » et « inefficace ».

La publication très controversée de ce témoignage anonyme, intervenue au lendemain de la diffusion d’extraits d’un livre explosif du journaliste d’investigation Bob Woodward, suscitait une myriade de questions à Washington et au-delà.

L’auteur mystérieux a-t-il écrit seul ou s’est-il fait le porte-parole d’un groupe plus large? Fait-il partie du cercle rapproché du président, au sein de la célèbre « West Wing », ou travaille-t-il dans un ministère? Finira-t-il par sortir du bois pour donner davantage de poids à son témoignage?

La formulation utilisée par le New York Times –« haut responsable de l’administration Trump »– est suffisamment large pour laisser libre cours à toutes les interprétations et permettre à chacun de dresser sa liste, jusqu’aux hypothèses les plus farfelues.

Fait rare, la Première dame Melania a donné de la voix, dénonçant avec force, dans une réponse écrite à CNN, l’anonymat derrière lequel l’auteur de ce témoignage s’est réfugié. « Vous ne protégez pas ce pays, vous le sabotez par vos actes lâches », a-t-elle lancé à l’adresse de ce dernier.

Scène incroyable: le bureau du vice-président s’est senti tenu de publier un communiqué assenant que Mike Pence était blanc comme neige dans cette affaire.

« Le vice-président signe les tribunes qu’il écrit », a souligné sur Twitter son porte-parole. « Le New York Times devrait avoir honte, tout comme la personne qui a écrit cette tribune fausse, absurde et lâche », a-t-il ajouté, assurant que l’équipe du « VP » était « au-dessus de telles manoeuvres ».

– 25e amendement –

Dans un étonnant ballet révélant le degré de tension régnant dans les hautes sphères du pouvoir américain, nombre de responsables de premier plan se sont aussi fendus d’un communiqué, assurant la main sur le coeur n’être en rien liés à cette affaire.

« Les spéculations selon lesquelles la tribune du New York Times a été écrite par moi ou mon adjoint sont fausses », a souligné dans un communiqué Dan Coats, patron du renseignement américain.

En déplacement en Inde, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a assuré que le texte n’était pas de lui. Les services du chef du Pentagone Jim Mattis ont fait passer le même message.

Dans sa tribune, l’auteur anonyme –qualifié d' »individu très dangereux » par Rudy Giuliani, avocat de Donald Trump– affirme que le président nuit « à la bonne santé » de la république.

« C’est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à faire ce que nous pouvons pour préserver nos institutions démocratiques tout en contrecarrant les impulsions les plus malencontreuses de M. Trump jusqu’à ce qu’il ait quitté son poste », ajoute-t-il.

« Si de hauts responsables du gouvernement estiment que le président des Etats-Unis est dans l’incapacité de faire son travail, alors ils devraient invoquer le 25e amendement », a martelé Elizabeth Warren.

La sénatrice démocrate du Massachusets faisait référence à une procédure complexe –distincte de la célèbre destitution (« impeachment »)– qui doit être lancée par le vice-président et son cabinet, puis approuvée par le Congrès, visant à priver le président américain de ses fonctions.

Pour l’ancien directeur de la CIA John Brennan, cette tribune en tout point extraordinaire démontre « le degré d’inquiétude au sein même de l’administration ».

« Je ne sais pas comment Donald Trump va réagir à cela », a-t-il déclaré sur NBC. « Un lion blessé est un animal très dangereux et je pense que Donald Trump est blessé ».

Romandie.com avec(©AFP / (07 septembre 2018 04h43)

États-Unis: Trump annonce le départ de l’avocat de la Maison Blanche Don McGahn

août 29, 2018

L’avocat de la Maison Blanche Don McGahn, le 13 avril 2018 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / ALEX WONG

Donald Trump a annoncé mercredi le départ prochain de l’avocat de la Maison Blanche Don McGahn, au moment où l’enquête du procureur spécial Robert Mueller se fait de plus en plus menaçante pour le président des Etats-Unis et ses proches.

« L’avocat de la Maison Blanche Don McGahn quittera son poste à l’automne, peu après la confirmation (j’espère) du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême », a écrit M. Trump dans un tweet.

« J’ai travaillé avec Don pendant longtemps et ai vraiment apprécié son travail! », a-t-il ajouté, sans autres indications sur les raisons de ce départ ni sur l’identité de son remplaçant.

Cette annonce intervient deux semaines après des révélations du New York Times selon lesquelles Don McGahn a « largement coopéré » avec l’enquête menée par l’équipe de M. Mueller sur les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne du républicain et la Russie.

M. Trump, qui n’a de cesse de dénoncer une « chasse aux sorcières » à son encontre, n’avait pas caché son agacement après la publication de cet article. « Je l’ai autorisé ainsi que tous les autres à témoigner. Je n’avais pas à le faire », avait-il affirmé, assurant n’avoir « rien à cacher ».

Le président des Etats-Unis a essuyé un double coup dur judiciaire en août.

Son ex-chef de campagne, Paul Manafort, sulfureux lobbyiste, a été reconnu coupable de fraude bancaire et fiscale. Cette décision a une résonance particulière car il s’agissait du premier procès émanant de l’enquête tentaculaire menée par M. Mueller.

Son ancien avocat personnel Michael Cohen a par ailleurs plaidé coupable de fraude fiscale et bancaire et de violation des lois sur le financement des campagnes électorales, des faits débusqués par l’enquête Mueller mais sans lien avec la Russie.

Romandie.com avec(©AFP / (29 août 2018 17h22)

États-Unis: Trump dit avoir autorisé le personnel de la Maison Blanche à coopérer avec Mueller

août 18, 2018

L’avocat de la Maison blanche Don McGahn, le 22 février 2018 durant une conférence à Oxo Hill (Maryland). / © AFP/Archives / JIM WATSON

Le président Donald Trump a déclaré samedi qu’il avait autorisé l’avocat de la Maison Blanche Don McGahn et d’autres membres du personnel de la présidence à « coopérer entièrement » à l’enquête sur les soupçons de collusion entre sa campagne et la Russie.

L’annonce de M. Trump sur Twitter est intervenue après la publication d’une information du New York Times selon laquelle M. McGahn a « largement coopéré » avec l’enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller, lors d’au moins trois entretiens avec des enquêteurs d’une durée totale de 30 heures.

« J’ai permis à l’avocat de la Maison Blanche Don McGahn, et à tous les autres membres du personnel de la Maison Blanche, de coopérer entièrement avec le procureur spécial », a tweeté M. Trump.

« En outre, nous avons livré immédiatement plus d’un million de pages de documents. Ce qu’il y a de plus transparent dans l’Histoire. Pas de Collusion. Pas d’Obstruction. Chasse aux sorcières! », a ajouté le président.

M. Trump nie depuis le début les accusations, portées par ses adversaires, de collusion de son équipe de campagne de 2016 avec des responsables russes et d’obstruction à la justice. Il considère l’enquête du procureur spécial comme une machination contre sa présidence et appelle à ce qu’elle prenne fin.

Selon le New York Times, qui dit s’appuyer sur de nombreuses sources dont des responsables anciens et actuels, M. McGahn a fourni « des comptes rendus détaillés » d’épisodes relatifs à la question de savoir si M. Trump a cherché à faire obstruction à la justice.

Toujours d’après le quotidien, les déclarations de M. McGahn auraient porté sur des tentatives présumées de M. Trump de limoger M. Mueller et sur les déclarations et actions du président lorsqu’il a renvoyé le directeur du FBI James Comey.

Le tweet de M. Trump indiquant qu’il a autorisé M. McGahn à coopérer sans réserve intervient alors que le New York Times doutait que le président soit informé du niveau de coopération de cet avocat. Le journal soulignait qu’il était rare qu’un avocat soit aussi ouvert avec les enquêteurs.

Romandie.com avec(©AFP / (19 août 2018 01h52)

États-Unis: une ex-conseillère de la Maison Blanche diffuse un nouvel enregistrement, Trump riposte

août 13, 2018

Une ancienne conseillère de la Maison Blanche a diffusé lundi l’enregistrement d’une conversation privée avec Donald Trump, nouvel épisode dans une série de révélations orchestrées avant la sortie de ses mémoires qui lui a valu une réponse cinglante du président américain.

Dans ce court enregistrement, diffusé par la chaîne NBC, Donald Trump affirme n’avoir rien su du licenciement de son ex-protégée, Omarosa Manigault Newman, signifié par son propre chef de cabinet, John Kelly, et dit le regretter.

C’est la deuxième fois en deux jours que l’ancienne haute conseillère et ex-fidèle supportrice de Donald Trump, âgée de 44 ans, diffuse l’enregistrement d’une conversation saisie au sommet du pouvoir américain.

Chargée du « Bureau des relations publiques », elle était l’une des conseillères les mieux rémunérées de la Maison Blanche et l’une des rares femmes noires jusqu’à son départ en janvier.

« Omarosa? Omarosa qu’est-ce qu’il se passe? », peut-on entendre Donald Trump dire à l’ancienne candidate de l’émission de télé-réalité « The Apprentice », animée pendant des années par Donald Trump.

« Personne ne m’a rien dit », poursuit-il. « Tu sais ils gèrent une grosse machine, mais je ne le savais pas (…) Mince, je ne le savais pas. Je n’aime pas du tout l’idée que tu partes ».

Dimanche, l’ex-conseillère avait rendu public son entretien avec le général John Kelly dans la salle de crise de la Maison Blanche, ou « Situation room », où les appareils électroniques sont interdits.

Après l’avoir qualifiée de « crapule » ce week-end, Donald Trump a lancé un nouveau coup de boutoir lundi dans deux longs messages sur Twitter.

« Omarosa la folle-dingue, qui a été virée 3 fois de The Apprentice, a maintenant été virée pour la dernière fois. Elle n’est jamais arrivée à rien, n’y arrivera jamais. Elle m’a supplié que je lui donne un boulot, les larmes aux yeux, j’ai dit OK. Les gens de la Maison Blanche la détestaient. Elle était féroce mais pas intelligente », a-t-il écrit.

« Je la voyais rarement mais j’entendais des choses vraiment mauvaises », a-t-il poursuivi. « Méchante avec les gens & ratait constamment les réunions & le travail. Quand le Gen. Kelly nous a rejoints, il m’a dit que c’était une nulle et qu’elle n’apportait que des problèmes. Je lui ai dit de tenter d’arranger les choses, si possibles, parce qu’elle ne disait que des choses EXCELLENTES sur moi – jusqu’à ce qu’elle soit virée! », a-t-il conclu.

Romandie.com avec(©AFP / (13 août 2018 16h23)                                                        

Washington attend les néo-nazis, un an après les incidents meurtriers de Charlottesville

août 12, 2018

Des personnes se recueillent le 11 août 2018 à Charlottesville, en Virginie, devant un mémorial en hommage à Heather Heyer, manifestante antiraciste, un an après sa mort dans des heurts avec des suprématistes blancs / © AFP / Logan Cyrus

Plusieurs centaines de sympathisants néo-nazis sont attendus dimanche après-midi devant la Maison Blanche, un rassemblement sous haute tension un an après les incidents meurtriers de Charlottesville, symbole d’une extrême droite décomplexée par Donald Trump.

L’organisation informelle « Unite the Right », qui était à l’origine du rassemblement de Charlottesville (Virginie), a reçu l’autorisation de réunir 400 personnes dans le square Lafayette, devant la résidence présidentielle, à partir de 17H30 et durant deux heures seulement.

Un important dispositif policier a été mis en place, avec plusieurs artères interdites à la circulation, principalement pour empêcher tout contact entre manifestants et contre-manifestants, qui sont également attendus au square Lafayette.

« Il y aura certainement des provocateurs pour tenter de susciter une réaction de votre part en vous mettant des caméras sous le nez, en criant, etc », a prévenu le site de Unite the Right, dans un message d’instructions aux manifestants.

« Ne répondez pas avec colère », ont conseillé les organisateurs.

Initiateur de la manifestation de l’an dernier, Jason Kessler avait demandé à défiler de nouveau à Charlottesville, mais la municipalité a refusé.

La petite cité de Virginie, située à moins de 200 km au sud de Washington, ne voulait pas revivre les évènements du 12 août 2017.

Des fleurs déposées le 11 août 2018 en mémoire de Heather Heyer, manifestante antiraciste, dans une rue de Charlottesville fermée à la circulation, un an après sa mort dans des heurts avec des suprématistes blancs / © AFP / Logan Cyrus

Après une manifestation pour protester contre le projet de la municipalité de déboulonner une statue du général confédéré Robert E. Lee, des heurts avaient éclaté entre suprémacistes blancs et contre-manifestants.

Un sympathisant néo-nazi avait alors foncé en voiture dans une foule de manifestants antiracistes, tuant une jeune femme de 32 ans, Heather Heyer, et faisant 19 blessés.

« Nous savons que dimanche, des gens vont venir dans notre ville dans le seul but de déverser leur haine », a déclaré la maire de Washington, Muriel Bowser, tout en indiquant qu’il ne s’agissait pas d’empêcher l’événement car le premier amendement de la Constitution américaine protège la liberté d’expression.

– « Pas les bienvenus » –

Dans un entretien à la radio publique NPR diffusé vendredi, Jason Kessler a exprimé le souhait que l’événement de dimanche soit « apaisé » et pris publiquement ses distances avec la mouvance néo-nazie.

« Je ne veux pas de néo-nazis à mon rassemblement », a-t-il assuré, « ils ne sont pas les bienvenus. »

Le square Lafayette, en face de la Maison Blanche, le 14 juin 2018 à Washington / © AFP/Archives / Daniel SLIM

Il a néanmoins expliqué vouloir défendre les droits de la population blanche, qu’il estime « sous-représentée ».

L’activiste a également repris à son compte la théorie générale de l’auteur américain Charles Murray, pour qui les capacités intellectuelles sont fonction de l’origine ethnique.

Une affichette non officielle du rassemblement, qui a circulé sur internet, indiquait que plusieurs figures de l’extrême droite et néo-nazies seraient présentes dimanche, mais Jason Kessler a refusé de le confirmer.

En début de semaine, l’un des membres les plus en vue de l’extrême droite américaine, Richard Spencer, avait annoncé qu’il ne se rendrait pas à la manifestation, appelant ses sympathisants à en faire de même.

« Je ne sais pas exactement ce qui va se passer mais ça ne sera probablement pas bon », avait-il écrit.

« Même si les Américains ont la chance de vivre dans une nation qui protège les libertés, d’expression notamment, et la diversité d’opinions », a écrit Ivanka Trump, la fille du président, sur Twitter dans la nuit de samedi à dimanche, « il n’y a pas de place pour le suprémacisme blanc, le racisme et le néo-nazisme dans notre grand pays ».

Des membres Antifa dans une rue de Charlottesville, le 11 août 2018 en Virginie, un après après la mort de Heather Heyer, manifestante antiraciste tuée dans des heurts avec des suprématistes blancs / © AFP / Logan Cyrus

« Plutôt que de nous déchirer avec haine, racisme et violence, nous pouvons nous élever les uns les autres », a-t-elle ajouté.

Elle est allée plus loin que son père, qui avait dit samedi « condamner tous les types de racisme et actes de violence », mais sans désigner l’extrême droite ou les néo-nazis.

De nombreux observateurs reprochent à Donald Trump d’avoir favorisé, durant sa campagne et depuis sa victoire électorale, l’émergence d’un discours extrémiste pro-blanc décomplexé.

A Charlottesville, même si aucune manifestation n’a été autorisée, les autorités ont pris d’importantes mesures de sécurité, après avoir été débordées lors des heurts du 12 août 2017.

Le gouverneur de Virginie Ralph Northam a décrété l’état d’urgence et le quartier piéton du centre-ville de Charlottesville, où avaient eu lieu les incidents de l’an dernier, a été cerné de grillages, barrières en béton et voitures officielles, avec seulement deux points d’entrée pour les piétons.

Samedi, quelques dizaines de militants « antifa », vêtus de noir, ont brièvement marché dans ce quartier piéton, encadrés de très près par la police.

Dimanche matin, quelques centaines de personnes se sont rassemblées dans le calme dans le parc Booker T. Washington, non loin du centre, pour une commémoration des événements du 12 août 2017.

Romandie.com avec(©AFP / (12 août 2018 17h08)

Le porte-parole de la Maison Blanche priée de quitter un restaurant

juin 23, 2018

La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Huckabee Sanders, lors de son briefing de presse quotidien / © AFP / SAUL LOEB

La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a affirmé samedi avoir été mise à la porte d’un restaurant où elle souhaitait dîner la veille, au motif qu’elle travaillait pour le président Donald Trump.

Les faits se sont passés dans un établissement nommé The Red Hen, à Lexington, dans l’Etat de Virginie mitoyen de la capitale fédérale.

« Hier soir, la propriétaire du Red Hen à Lexington, en Virginie, m’a demandée de partir car je travaille pour le président des Etats-Unis. Je suis partie en restant polie », a tweeté Mme Sanders.

Le geste de la restauratrice « en dit plus long sur elle que sur moi », a ajouté la responsable, chargée en semaine de répondre aux journalistes lors d’une conférence de presse quotidienne à la Maison Blanche.

L’incident a été révélé sur Facebook par un homme affirmant être un employé de l’établissement, qui a précisé dans son message avoir servi Sarah Sanders « lors d’une durée totale de deux minutes ».

Le restaurant, dont le site internet était difficilement accessible samedi, a été visé par de nombreuses critiques positives ou négatives, pour avoir refusé Mme Sanders.

La propriétaire de l’établissement, Stéphanie Wilkinson, a expliqué au Washington Post que de son point de vue, la porte-parole servait une administration « inhumaine et immorale » et qu’elle ne pouvait pas accueillir un défenseur des « politiques les plus cruelles » du président Trump.

La propriétaire a également expliqué que beaucoup de ses employés était homosexuels et que Mme Sanders défendait la volonté de Donald Trump d’interdire aux recrues transgenres l’accès aux forces armées. Elle s’est dite choquée aussi par sa défense de la séparation de force des parents sans papiers et de leurs enfants.

« Je lui ai dit : +Je voudrais vous demander de partir+. » « J’ai expliqué que l’établissement avait des valeurs que j’entendais défendre telles que l’honnêteté, la compassion et l’entraide », a ajouté Mme Wilkinson.

Le visage de Sarah Sanders est connu car son briefing est retransmis par les chaînes d’information américaines.

Son homologue au département d’Etat, Heather Nauert, lui a rendu hommage.

« Sarah, tu es impressionnante. Je suis tellement désolée que tu aies été traitée de la sorte », a écrit la porte-parole de la diplomatie américaine.

La ministre américaine de la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, a de son côté été prise à partie par des manifestants mardi alors qu’elle dînait dans un restaurant mexicain de Washington.

Ces militants lui reprochaient de défendre la politique migratoire très controversée du président Trump, ayant conduit à la séparation de leurs parents de plus de 2.000 enfants.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2018 03h22)