Posts Tagged ‘maisons’

La colère du dieu Outaouais

septembre 23, 2018

 

Du haut de la colline du Parlement

Sur le majestueux firmament

A soufflé un triste vent violent

D’une colère sans précédent

 

Épais était son beau manteau

Dessinant les muscles de sa peau

Quand soudain au soir d’Ottawa

La peur provoquait le branle-bas

 

Voyant à côté les ombres de l’atmosphère

Gatineau tremblait dans toute sa chair

Quand de sa bouche et de sa langue acérée

Il vomissait des vents inouïs et forcenés

 

De son passage d’une rare violence

Il arrachait les toitures des maisons

Emportant des objets des balcons

Qui volaient dans les airs sans grâce

 

L’hébétude était à son comble

Comme une scène de guerre

Dont la désolation décapait la ville

Semant un désastre de grande frayeur

 

Personne ne pouvait lui résister

Le Dieu d’Outaouais déchainé

Qui demande respect et considération

À ses enfants de premières nations

 

Bernard NKOUNKOU

Égypte: l’armée intensifie les démolitions de maisons dans le Sinaï

mai 22, 2018

Beyrouth – L’armée égyptienne a intensifié les démolitions d’habitations, locaux commerciaux et fermes dans la région du Sinaï depuis le lancement en février d’une vaste campagne militaire contre des jihadistes armés, a affirmé mardi Human Rights Watch (HRW).

L’organisation internationale de défense des droits de l’Homme indique dans un communiqué que les destructions concernent des « centaines d’hectares de terres agricoles et au moins 3.000 immeubles résidentiels et commerciaux, ainsi que 600 bâtiments détruits en janvier ».

Mardi soir, un porte-parole de l’armée a réfuté les affirmations de l’ONG affirmant qu’elle se fondait sur des sources « non-documentées ».

Ces dernières destructions sont « les plus importantes depuis que l’armée a officiellement débuté sa politique d’expulsion en 2014 », assure l’organisation qui a mené une enquête en interrogeant des témoins à distance et en analysant « une série chronologique d’images satellite ».

HRW dénonce des démolitions « illégales » qui selon elle ont parfois eu lieu « dans le cadre de représailles contre des individus suspectés de terrorisme, ainsi que des dissidents politiques et leurs proches ».

Selon Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de l’ONG, citée par le communiqué, « l’armée égyptienne prétend protéger les gens contre les militants, mais il est absurde de penser que la démolition de logements et le déplacement des populations établies ici depuis toujours garantiraient leur sécurité ».

HRW précise qu’elle a adressé ce mois-ci des lettres au ministère égyptien de la Défense, au gouverneur du Nord-Sinaï et aux services de renseignement pour « enquêter sur les démolitions en cours ».

Selon HRW les premières destructions ont eu lieu en 2013, mais « en 2014, le gouvernement a annoncé un plan d’expulsion des habitants d’une zone tampon sécuritaire de 79 km2, comprenant toute la ville de Rafah », située à la frontière avec l’enclave palestinienne de Gaza contrôlée par le Hamas.

« A ce jour l’armée a presque entièrement démoli la ville », affirme l’ONG en soulignant qu’une nouvelle zone tampon est établie autour de l’aéroport d’Al-Arich, principale localité du Nord-Sinaï, et se traduit par des destructions de logements et fermes.

Les autorités ont pris cette décision après une attaque revendiquée par la branche locale du groupe Etat islamique (EI) visant les ministres de la Défense et de l’Intérieur dans la région. Ces derniers n’avaient pas été touchés.

Depuis la destitution par l’armée du président élu, l’islamiste Mohamed Morsi en 2013, l’Egypte est confrontée à des attaques de groupes extrémistes, tout particulièrement l’EI dans le nord de la péninsule du Sinaï.

Des centaines de soldats, de policiers et de civils sont morts dans ces attaques.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mai 2018 17h17)                                                        

Italie/Sardaigne: des maisons en vente à 1 euro pour repeupler un petit village

février 2, 2018
Ollolai se trouve dans la province sarde de Nuoro, qui abrite de nombreux bâtiments médiévaux et de belles vallées.
© ElfQrin/Wikimedia Commons Ollolai se trouve dans la province sarde de Nuoro, qui abrite de nombreux bâtiments médiévaux et de belles vallées.
 

SOLDES – Avec cette offre, le maire d’Ollolai veut lutter contre le dépeuplement de sa commune…

Depuis 50 ans, la population d’Ollolai, un petit village au centre de la Sardaigne, est passée de 2.250 à 1.300 âmes.

Pour tenter d’enrayer ce dépeuplement, le maire de la commune, Efisio Arbau, a décidé mettre en vente 200 maisons anciennes au prix imbattable d’un euro, relate CNN.

Une tradition en Italie

En 2014, le bourg médiéval italien de Gangi, en Sicile, avait fait de même. Face au dépeuplement et à la ruine, la commune avait réussi à attirer de nouveaux habitants en vendant les bâtiments pour 1 euro. Aujourd’hui, certaines sont devenues des gîtes, d’autres ont été achetées comme résidences principales ou secondaires par des familles.

Ces dernières années, d’autres villes siciliennes ont à leur tour sauté le pas pour renaître : Nissena, Mussomeli, Aquaviva Platani… Le procédé a été une réussite à chaque fois, et le maire d’Ollolai a décidé de faire de même.

S’engager à rénover

« Nous avons des origines préhistoriques, explique-t-il. Le but de ma croisade est de sauver nos traditions avant qu’elles ne tombent dans l’oubli. La fierté de notre passé est notre force. Nous avons toujours été des gens durs et ne permettrons pas à notre ville de mourir ».

En échange de ce prix d’achat très attractif, les futurs propriétaires doivent toutefois s’engager à remettre le bâtiment à neuf dans les trois ans suivant l’achat. Le coût des travaux est généralement estimé à 30.000 euros mais les pouvoirs publics locaux peuvent aider les propriétaires à hauteur de 60 %. L’opération est, d’après le maire, un franc succès, qui s’est vu obligé de poser une date butoir à la réception des candidatures : le 7 février 2018.

20 Minutes avec agence

La crue de Paris

janvier 29, 2018

 

Du haut de la Tour Effel au ciel

Tombe une sale pluie torrentielle

Qui sonne l’alerte dans tous les esprits

Accrochant l’œil sur la monture du toit

 

Dans la furie innervée des gouttes folles

Tous les espoirs d’accalmie s’envolent

Quand gémit et soupire la nappe phréatique

Les Parisiens devant le pic paniquent

 

Face à la colère de la crue parisienne

De cette vague de pluies diluviennes

La Seine qui reçoit la Marne dans sa veine

Assiste impuissante les habitants en peine

 

Rues inondées, maisons cernées

Par-ci et par-là flottent des déchets

Qui trainent leurs pas dans les inondations

Avant de gagner la pauvre mer en action

 

Bernard NKOUNKOU

RDC: au moins un mort et des centaines de maisons détruites dans un séisme

août 7, 2015

BUKAVU (RDCongo) – Un séisme d’une magnitude d’au moins 5,6 degrés sur l’échelle de Richter a frappé l’est de la République démocratique du Congo dans la nuit de jeudi à vendredi, faisant au moins un mort, a-t-on appris de sources officielle et locale.

Un policier est mort dans l’écroulement d’un mur à Kabare, un groupement de localités proche de Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu (est), a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.

La mort de ce policier a été confirmée par une source locale.

Auparavant, le gouvernement avait fait état de la mort de deux enfants dans l’écroulement d’une maison près de l’aéroport de Bukavu. Mais selon une source locale, les enfants auraient péri dans un incendie qui s’est déclaré peu avant le séisme avant de s’étendre à plusieurs boutiques.

Cette deuxième version a été confirmée par une source médicale locale, qui a tenu à l’anonymat: Les deux enfants sont morts calcinés après un incendie qui s’est déclaré quelques temps avant le séisme.

Un bureau de coordination de la protection civile au Sud-Kivu a de son côté confirmé à l’AFP que le bilan provisoire du séisme était de un policier tué et plusieurs blessés. Il a ajouté que des centaines de maisons ont été détruites, surtout dans les territoires de Kalehe et de Kabare.

S’appuyant sur des informations de l’Observatoire volcanologique de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, M. Mende avait indiqué que le séisme était d’une magnitude de 5,6 sur l’échelle de Richter. Elle serait montée jusqu’à 5,9 selon le professeur Dieudonné Wafula Mifundu, chercheur au département de géophysique du Centre de recherche en sciences naturelles (CRSN), au Sud-Kivu.

Trois secousses, dont la première a été la plus forte, ont été ressenties entre 03h15 et 03H50 à Bukavu, a constaté un journaliste de l’AFP sur place. Plusieurs constructions ont été fissurées par le tremblement de terre et un mur s’est écroulé dans un parcelle.

J’ai eu peur! On est dans un maison à étage, et quand des secousses ont commencé, on est sorti à l’extérieur. Il y a eu beaucoup de monde dehors parce que dans notre quartier il y a beaucoup de maisons à étages, a expliqué à l’AFP Jérémie, qui habite Bukavu.

Le séisme a par ailleurs été ressenti à Goma, à Walungu, à 70 km au nord-ouest de Bukavu, et à Uvira, à quelque 125 km au sud de la capitale provinciale.

Certains habitants craignent que le séisme ne réveille l’activité du volcan Nyiragongo, dont la dernière éruption, en 2002, avait détruit la moitié de Goma.

Cependant, vendredi après-midi, lors d’une conférence de presse, M. Mende a souligné que l’Observatoire volcanologique de Goma (…) a laissé entendre qu’aucune alerte n’a été lancée jusqu’à présent concernant d’éventuelles conséquences sur le Nyiragongo.

Un conseil des ministres du Sud-Kivu a été convoqué pour faire le point de la situation, à indiqué à l’AFP le gouverneur intérimaire du Sud-Kivu, Jean Julien Miruho.

Kinshasa fait part de toute sa compassion à l’égard des victimes, a indiqué M. Mende. Martin Kobler, chef de la Mission de l’ONU (Monusco), a pour sa part exprimé en anglais sur Twitter sa profonde compassion à tous ceux affectés par le séisme d’aujourd’hui dans les Nord et Sud Kivu, ainsi que dans la région.

Le 3 février 2008, un tremblement de terre dans l’est de la RDC avait fait 45 morts – sept au Sud-Kivu et 38 au Rwanda, pays voisin. Des centaines de personnes avaient été blessées dans les deux pays, où le séisme avait surpris les fidèles dans les églises, en pleine prière dominicale.

Romandie.com avec (©AFP / 07 août 2015 21h26)

Haïti : pourquoi la Croix-Rouge américaine n’a construit que 6 maisons avec les 488 millions de dollars collectés

juin 5, 2015

Vue d'un quartier d'Haïti

Vue d’un quartier d’Haïti

Après le séisme de magnitude 7 qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, les autorités haïtiennes ont dénombré 300.000 morts (chiffres contestés depuis par l’USAID dont l’estimation, de 46.000 à 85.000 personnes, reste néanmoins considérable) et 1,5 million de sans-abri (880.000 selon USAID). (Crédits : Reuters)
Cinq ans après le séisme qui a dévasté l’île, provoquant la mort de dizaines de milliers d’Haïtiens et laissant des centaines de milliers de personnes sans soin ni abri, le « Guardian » évoque 60.000 Haïtiens qui vivent encore dans des tentes. Les sites d’investigation ProPublica et NPR révèlent les responsabilités et défaillances de la Croix-Rouge américaine sur le terrain.

Après le séisme dévastateur de 2010, la Croix-Rouge américaine a recueilli près d’un demi-milliard de dollars pour porter secours en Haïti. Mais, selon une enquête publiée par les sites de journalisme d’investigation ProPublica et NPR, « l’organisation a enchaîné les échecs sur le terrain« , et a grossièrement exagéré les montants alloués à la reconstruction du pays. Ainsi, bien que l’organisation ait affirmé avoir fourni un logement à plus de 130.000 personnes, seulement 6 maisons permanentes auraient été véritablement construites.

Pour mémoire, après le séisme de magnitude 7 qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, les autorités haïtiennes ont dénombré 300.000 morts (chiffres contestés depuis par l’USAID dont l’estimation, de 46.000 à 85.000 personnes, reste néanmoins considérable) et 1,5 million (880.000 selon USAID) de sans-abri. Selon le Guardian, 60.000 personnes vivraient toujours dans des tentes...

« Les organisations humanitaires du monde entier ont rencontré des difficultés pour aider Haïti, mais la Croix-Rouge est directement responsable de la majorité de ses échecs. », assure le journal.

Difficile de se laver les mains « lorsqu’il n’y a ni eau ni savon »

Fin 2011, un grand projet de revitalisation avait été lancé dans le quartier de Campêche, au coeur de Port-au-Prince, la capitale. « Une meilleure vie dans mon quartier », tel était l’intitulé de ce programme prévoyant la construction de plusieurs centaines de maisons permanentes. Pourtant, « aucune n’est encore sortie de terre à ce jour. De nombreux résidents vivent dans des cabanes de tôle rouillée, sans accès à l’eau potable, à l’électricité ou à des installations sanitaires de base. », affirme ProPublica.

Une grande partie de leur échec tient sur l’expertise des projets de construction, et sur l’absence d’améliorations concrètes des conditions de vie. Par exemple, la Croix-Rouge a préféré mettre en place des campagnes de sensibilisation pour l’hygiène des mains, mais en interne, ces mesures ont finalement été jugées « inefficaces lorsque les gens ne disposaient ni d’eau ni de savon ».

« Ils ont collecté près d’un demi-milliard de dollars, rapporte un parlementaire ayant pris part à la supervision des opérations en Haïti. Mais ils avaient un problème. Et ce problème, c’était leur absence totale d’expertise. »

Des difficultés socio-économiques qui n’expliquent pas tout

La Croix-Rouge affirme que toutes les ONG présentes en Haïti ont été confrontées à des difficultés, notamment en raison d’un système de propriété foncière dysfonctionnel.

« Comme beaucoup d’organisations humanitaires ayant apporté leur soutien en Haïti, la Croix-Rouge américaine a rencontré certaines complications liées entres autres à des retards de coordination gouvernementale, à des conflits d’intérêts fonciers, à la lenteur des douanes haïtiennes, à la forte demande en personnels qualifiés et à l’explosion de l’épidémie de choléra », s’est défendu le groupe.

L’enquête signée par ProRepuplica et NPR confirme que d’autres organisations ont rencontré le même type de difficultés, et particulièrement sur le plan foncier, mais « le fait qu’Haïti soit un environnement de travail complexe n’explique pas tout« , puisque les autres organisations, qui ont levé beaucoup moins de fonds, auraient tout de même réussi à bâtir 9.000 logements.

« L’image du groupe », un paramètre primordial pour la Croix-Rouge

D’après Lee Malany, responsable du programme d’hébergement d’urgence en 2010, « ils s’intéressaient davantage aux projets qui leur fourniraient de la publicité qu’à ceux permettant de bâtir un grand nombre de maisons ».

Par exemple, quand elle affirme avoir fourni des maisons à plus de 130.000 personnes, cela inclut en fait des milliers de particuliers qui ont simplement été « formés aux techniques de construction ».

Et si la Croix-Rouge américaine n’a toujours pas réagi à propos de cette enquête, face aux résultats officiels des projets, Jean-Max Bellerive, l’ancien Premier ministre, déclare, quant à lui, avoir du mal à comprendre où est passé l’argent des donateurs.

LaTribune.com par Arezki Amarouche

Les enfants de la folie meurtrière

février 22, 2013

 

Les enfants du pays éclaté

Loin des maisons bombardées

Jouent à l’air libre sous le froid

Parce qu’ils n’ont plus de toit

 

Victimes de la folie meurtrière

Des dirigeants de la termitière

Qui ont perdu le ton de la raison

Comme des fous sans pantalons

 

Seraient-ils devenus véritablement fous?

Dans le port de leurs galons encore debout

Qui tombent sans coups férir déjà un à un

Comme des feuilles mortes sans destin.

 

Bernard NKOUNKOU