Posts Tagged ‘Malabo’

Guinée équatoriale: pénurie d’essence dans le pays pétrolier

avril 3, 2017

Malabo (Guinée équatoriale) – Pays d’Afrique centrale producteur de pétrole, la Guinée équatoriale connaît une pénurie d’essence qui a atteint ce lundi la capitale du pays Malabo, a constaté un correspondant de l’AFP.

Le manque de carburant, dont la raison n’a pas été communiquée par les autorités, a débuté il y a une semaine dans la capitale économique Bata sur la partie continentale avant de toucher ce lundi l’île de Malabo.

« Il n’y a pas de carburant, j’ai dejà fait une semaine sans pouvoir circuler », se plaint Rodrigo, chauffeur de taxi à Bata joint par l’AFP.

A Malabo, les voitures s’alignent en longues files d’attente devant les stations essence, aux côtés de piétons venus s’approvisionner avec des bidons.

L’entreprise française Total, principal fournisseur du carburant en Guinée équatoriale, n’a pas communiqué sur la pénurie.

« Total réduit souvent la quantite de carburant quand le gouvernement lui doit de l’argent » a indiqué à l’AFP Ernesto Ondo ancien responsable technique chez Total Malabo.

La Guinée-équatoriale, pays d’environ un million d’habitants, dépend très largement des hydrocarbures pour ses exportations.

Romandie.com avec(©AFP / 03 avril 2017 21h15)

Boko Haram: sommet des dirigeants d’Afrique centrale et de l’Ouest le 8 avril à Malabo

avril 5, 2015

Abuja – Les dirigeants d’Afrique de l’Ouest et centrale vont se réunir mercredi en sommet à Malabo pour adopter une stratégie commune de lutte contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram, a annoncé dimanche l’organisation régionale ouest-africaine, la Cédéao.

Devant les attaques de plus en plus nombreuses et sanglantes des intégristes contre le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Tchad, avec leurs graves conséquences sur ces pays et le risque réel de déstabilisation qu’elles induisent pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, les deux communautés économiques régionales ont décidé de faire face, précise un communiqué.

Le texte ajoute que les chefs d’État de la Cédéao et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) se réuniront le 8 avril dans la capitale de la Guinée équatoriale en vue de l’adoption d’une stratégie commune de lutte contre le groupe terroriste Boko Haram.

Le Nigeria a lancé début février une offensive militaire de grande envergure contre Boko Haram, avec l’aide du Tchad, du Niger et du Cameroun voisins. Cette opération régionale a permis de chasser le groupe islamiste de la plupart des localités qu’il occupait depuis plusieurs mois, dans le nord-est du pays.

Le chef d’état-major de l’armée tchadienne a même considéré, cette semaine, que la capacité de nuisance de Boko Haram avait été réduite au maximum.

Cependant, selon le chef d’état-major de l’armée nigérienne, Seyni Garba, le groupe islamiste dispose encore de capacités suffisantes pour continuer à mener une guerre asymétrique à travers des actions kamikazes et la pose de mines ou d’IED (engins explosifs improvisés), d’où la nécessité d’un ratissage de nombreuses zones du nord-est par les forces armées, pour y déloger les dernières poches de résistance.

Les pays voisins ont beaucoup reproché aux autorités d’Abuja de ne pas assez coopérer et se sont plaints du manque de coordination entre armées sur le terrain.

Le sommet de Malabo a pour but de présenter le mécanisme de coordination entre les présidents en exercice de ces pays mais aussi de déterminer comment articuler cette stratégie au niveau opérationnel, avec pour objectif à terme l’éradication du groupe Bobo Haram, précise le communiqué.

L’insurrection islamiste a fait plus de 15.000 morts au Nigeria en six ans, selon le dernier bilan de l’ONU.

Le Nigeria, gouverné par Goodluck Jonathan depuis cinq ans, vient d’élire un nouveau président, Muhammadu Buhari, ancien putschiste et général à la retraite, qui a promis de faire de la lutte contre Boko Haram et du développement économique du Nord, où pauvreté et chômage font le terreau de l’extrémisme, les priorités de son mandat.

Les présidents tchadien et camerounais, Idriss Deby et Paul Biha, tous deux très critiques vis-à-vis de M. Jonathan dans la lutte contre Boko Haram, ont chaleureusement félicité M. Buhari pour son élection, cette semaine. Le premier renouvelant son ferme engagement à oeuvrer davantage pour la restauration de la paix dans la région, le second assurant de sa disponibilité constante pour consolider les relations bilatérales – tendues ces dernières années -entre le Nigeria et le Cameroun.

M. Buhari n’étant pas investi avant le 29 mai, le président Jonathan devrait assister au sommet de Malabo en tant que président en exercice du Nigeria.

Vingt-et-un pays d’Afrique de l’Ouest et centrale devraient être représentés au sommet de Malabo, selon le communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 05 avril 2015 16h16)

CAN 2015 : chapeau, Malabo !

janvier 28, 2015

Supporters maliens à Malabo, le 16 janvier.
Supporters maliens à Malabo, le 16 janvier. © Issouf Sanogog/AFP

Organisée dans l’urgence, la compétition a connu quelques ratés au démarrage. Témoignages d’entraîneurs, qui saluent finalement « l’exploit » de la Guinée équatoriale.

À entendre les premières impressions de Claude Le Roy, le sélectionneur du Congo, la 30e Coupe d’Afrique des nations de football (CAN, du 17 janvier au 8 février) avait, côté organisation, plutôt mal commencé. « On nous a mis dans un hôtel [à Bata] où le nombre de chambres est insuffisant, des membres du staff doivent dormir à deux dans le même lit, s’est-il plaint. Notre terrain d’entraînement m’a fait penser à un vieux monsieur qui s’apprête à passer à la télé et qu’on maquille pour cacher les défauts : beau de loin, mais loin d’être beau. Le jour du match d’ouverture face à la Guinée équatoriale, notre bus a été pris dans des embouteillages. Au lieu de quinze minutes, on a mis une heure pour aller au stade. Et bien sûr, la clim ne fonctionnait pas ! »

Entre-temps, le Français a finalement retrouvé son flegme : « On a un autre terrain d’entraînement, des chambres se libèrent progressivement, tout le monde se comporte bien. C’était juste un mauvais moment à passer… »

Les Tunisiens, basés à Ebebiyin, ont quant à eux connu quelques soucis à leur hôtel, avec des coupures d’électricité fréquentes et un accès à l’eau chaude aléatoire. Georges Leekens, leur sélectionneur belge, en a fait un thème récurrent lors de ses conférences de presse, mais sans dramatiser la situation.

À Mongomo, le Français Alain Giresse a lui aussi vu ses craintes initiales se dissiper. Le sélectionneur du Sénégal avait visité début décembre les installations hôtelières et sportives de l’un des quatre sites retenus pour accueillir la CAN, et en était revenu désappointé. « L’hôtel, la pelouse du stade, les terrains d’entraînement… Rien ne semblait prêt, ni entretenu. Mais depuis que nous sommes arrivés, honnêtement, je dois admettre que tout est fait pour que la CAN se passe bien, même si l’un des deux terrains d’entraînement est à une heure de route… Les Équato-Guinéens ont bien travaillé. »

Un avis partagé, à Malabo, par Morlaye Soumah, adjoint de Michel Dussuyer, le sélectionneur de l’équipe de Guinée : « C’est vrai, il y a des petits ratés : ça manque un peu de personnel et il faut attendre parfois longtemps pour obtenir quelque chose, certaines pelouses où nous nous entraînons sont éloignées ou dans un état médiocre… Mais organiser une CAN en deux mois, c’est un exploit ! »

Jeuneafrique.com par Alexis Billebault

CAN: Guinée Equatoriale, des couacs mais pas le chaos redouté

janvier 24, 2015

CAN: Guinée Equatoriale, des couacs mais pas le chaos redouté
CAN: Guinée Equatoriale, des couacs mais pas le chaos redouté © AFP

La catastrophe redoutée a, pour l’instant, été évitée en Guinée Équatoriale, qui n’a eu que 50 jours pour se préparer à l’organisation de la CAN-2015 après la défection du Maroc, non sans les couacs dont seule la Coupe d’Afrique a le secret.

Globalement, il y a un réel contraste entre Malabo (sur l’île de Bioko) et Bata, qui disposent d’infrastructures correctes déjà utilisées lors de la CAN-2012 (coorganisée avec le Gabon), et les deux autres villes choisies in extremis il y a deux mois, Mongomo et Ebebiyin.

– Logements: luxe à Malabo, des ratés ailleurs –

Les quatre équipes du groupe D (Côte d’Ivoire, Cameroun, Mali, Guinée) basées dans la capitale ont été logées dans deux hôtels de grand standing. D’où une CAN vue comme une « belle réussite » par Hervé Renard, le sélectionneur des Éléphants ivoiriens.

Mais les autres participants ne peuvent en dire autant. Les Tunisiens sont ainsi passés par tous les états à Ebebiyin, subissant des coupures d’eau et d’électricité. La chambre de deux joueurs a même été inondée par une énorme fuite. . .

Le Burkina Faso a, de son côté, été contraint de changer d’hôtel à Bata: les Étalons étaient logés dans le même établissement que de nombreux journalistes et des dizaines de supporteurs, ce qui n’était pas idéal pour la concentration. Dans la même ville, plusieurs membres de la délégation congolaise n’ont pas trouvé de chambres dans l’hôtel réservé. Ce qui a suscité la colère du sélectionneur Claude le Roy, qui en a pourtant vu d’autres du haut de ses huit Coupes d’Afrique (un record).

Paradoxalement, la situation est loin d’être catastrophique à Mongomo, la ville natale du président Teodoro Obiang, qui faisait l’objet des plus grandes craintes, et les quatre pays de la poule C (Algérie, Sénégal, Afrique du Sud, Ghana) ont, au contraire, été surpris par la qualité de leur hébergement.

Le sélectionneur du Ghana Avram Grant a ainsi délivré un satisfecit à la Guinée Équatoriale: « Je suis très impressionné par l’organisation. Ils ont eu un délai très court. Bien sûr, il y a des imperfections, mais ce n’est pas facile d’organiser un tournoi aussi vite ».

– Terrains: à géométrie variable mais des stades pleins –

La Confédération africaine de football avait assuré avant le début de l’épreuve que les installations sportives à Mongomo et Ebebiyin étaient au point. « Nous nous attendions à moins bien, et nous avons eu mieux », avait déclaré le 16 janvier le secrétaire général de la CAF, Hicham El Amrani. « Nous avons quatre sites de niveau acceptable ».

Certaines équipes ne sont pas tout à fait du même avis. Les Algériens ont pesté vendredi contre la mauvaise qualité du terrain de Mongomo, qui « ne permet pas d’accélérer le jeu de passes », selon le sélectionneur Christian Gourcuff. Son défenseur Madjid Bougherra a carrément lâché: « On tombe hélas sur un terrain catastrophique. Il fallait faire deux ou trois contrôles à chaque ballon ».

A Ebebiyin, la Zambie a vu l’une de ses contre-attaques échouer face à la Tunisie, jeudi, parce que le ballon transmis par Kalaba à son attaquant a rebondi au dernier moment sur une motte. Le sélectionneur adverse Georges Leekens a lui trouvé la pelouse « bonne ». Évidemment, puisque ses joueurs l’ont emporté 2-1. . .

Le gros point positif concerne les affluences. Tous les stades affichent complet et certains sont même débordés, les forces de l’ordre ayant dû intervenir dans l’enceinte de Malabo pour évacuer des supporteurs agglutinés juste devant la tribune de presse. La forte diaspora camerounaise, malienne et guinéenne présente dans la capitale explique cet enthousiasme ainsi que les 40. 000 places offertes par le régime de Teodoro Obiang à la population.

– La CAN reste la CAN –

Des cars scolaires pour transporter certaines délégations, des changements de terrain et d’horaire d’entraînement à la dernière minute, le bus du Congo bloqué une heure par 40°C avant d’affronter le pays-hôte, Congolais et Burkinabè arrivant au même moment sur leur lieu d’entraînement: la CAN a, comme d’habitude, offert son lot de contrariétés et d’épisodes cocasses.

Des ratés pour lesquels la CAF est plus à blâmer que la Guinée Équatoriale, comme l’a lancé Claude Le Roy: « La CAF doit nous protéger, ce n’est pas possible ! »

Jeuneafrique.com avec AFP

Guinée équatoriale: plus de 150 employés de Bouygues expulsés

juillet 25, 2011

MALABO – Plus de 150 employés étrangers du groupe français Bouygues accusés d`être en possession de documents officiels
(autorisations d`entrée et cartes de séjour) falsifiés devaient quitter la Guinée équatoriale, a appris l`AFP de sources concordantes samedi.

« Ces étrangers ont (eu) 48H00 (à compter de mercredi) pour abandonner le pays parce qu`ils ont des documents officiels falsifiés (autorisations d`entrée sur le territoire, cartes de séjour) », a déclaré à l`AFP sous couvert de l`annonymat un commissaire de police à Malabo.

« Nous avons reçu un document provenant du commissariat contenant plus de 150 noms de personnes qui doivent abandonner le pays », a indiqué à l`AFP un responsable de Bouygues à Malabo qui a refusé de donner son nom.

Selon lui « des gens » de la société chargée de recruter le personnel pour Bouygues auraient fait « des faux documents au personnel de Bouygues », a-t-il dit, expliquant que « cette décision est dure pour la société. L`absence de ces personnes expulsées va paralyser les travaux de Bouygues surtout le stade de Bata où va se jouer la Coupe d`Afrique des nations 2012 (CAN-2012) ».

Un employé de Bouygues à Bata (ville située sur la partie continentale de la Guinée équatoriale) a affirmé sous couvert de l`anonymat que parmi les étrangers se trouvaient des Camerounais, Gabonais et Ivoiriens.

Bouygues a récemment construit un hôtel 5 étoiles à Sipopo, une ville nouvelle paradisiaque ayant accueilli le sommet des chefs d`Etat de l`Union africaine fin juin.

L`entreprise française participe également à la construction de la ville industrielle d`Oyala au centre du pays, près de la ville natale du président Teodoro Obiang Nguema.
AFP

Le président guinéen « heureux pour DSK » mais « triste » pour sa compatriote

juillet 2, 2011

Le président guinéen Alpha Condé s’est dit « heureux » vendredi pour Dominique Strauss-Kahn, après la libération sur parole de l’ancien chef du FMI, mais « triste » pour son « accusatrice », une Guinéenne.

« Nous sommes tous les deux membres et l’internationale socialiste. Je suis heureux pour lui et j’espère que ses souffrances ne vont pas le marquer », a affirmé le président guinéen lors du 17e sommet de l’Union africaine à Malabo en Guinée équatoriale.

Alpha Condé a toutefois ajouté être « triste » pour sa compatriote la femme de chambre guinéenne de 32 ans qui a accusé M. Strauss-Kahn d’avoir tenté de la violer le 14 mai dans sa suite du Sofitel alors que le dossier d’accusation était « sur le point de s’effondrer », selon le New York Times.

« La Guinée se battra pour ses enfants, nous verrons bien comment nous pourrons l’aider », a-t-il déclaré.

Jeuneafrique.com avec AFP

En exil à Malabo (Guinée Equatoriale) : Nady Bamba rentre à Abidjan en juillet

juin 20, 2011

Son plan dans le processus de réconciliation nationale

Après la levée des sanctions sur le gel de ses avoirs et l’interdiction de visa, la seconde épouse de Laurent Gbagbo s’apprête à regagner Abidjan dans le mois prochain.

La seconde épouse de l’ancien Président déchu, Laurent Gbagbo a décidé de venir jouer sa partition dans le processus de réconciliation, lancé par le Chef de l’Etat. Selon une source, la seconde épouse du ‘’Woody de Mama’’ a décidé de mettre fin à son exil de plusieurs mois dans la capitale de la Guinée Equatoriale, Malabo, pour regagner définitivement son pays natale.

Dans les préparatifs de son retour, Nady Bamba était la semaine dernière, au Ghana, où elle a rencontré l’un de ses proches, avec qui, elle a eu des échanges sur les conditions de son retour définitif. Nos sources révèlent que ses appartements et locaux sont en train d’être réhabilités pour l’accueillir dans les prochains jours. C’est une jeune femme meurtrie qui a quitté la Côte d’Ivoire le 2 décembre 2010, quelques heures avant la proclamation des résultats par le Président de la Cei Youssouf Bakayoko.

Voyant leur débâcle venir, Simone Gbagbo avait pris la campagne du second tour en main. La rupture entre le clan Nady composé majoritairement de «Nordistes» et le clan Gbagbo devient réalité.

Durant ce 2e tour, Gbagbo ne se rendra pas au Nord pour battre campagne. Simone Gbagbo, Affi N’Guessan (président du FPI), Assoua Adou (secrétaire aux Relations extérieures du FPI), Gossio Marcel, Blé Goudé, Marie-Odette Lorougnon (présidente des femmes du FPI), Geneviève Bro Grébé (Directrice nationale de campagne des femmes de LMP), Guy Labertit, etc. feront ressortir les slogans anti-nordistes du type «Ouattara fils d’immigré». Face à ce recentrage de la campagne autour des thèmes de l’Ivoirité, Nady et son clan composé de son oncle Kassoum Fadida (DG de petroci), Dossongui Koné (Patron du Groupe Atlantique, Air Ivoire, Banque Atlantique) et dans une moindre mesure de Laurent Dona Fologo, sont totalement éclipsés. En fait, sans vraiment en avoir conscience, Gbagbo venait d’être victime des profondes divisions qui, depuis de longues années, couvaient au sein de sa mouvance.

Son plan pour réunir Gbagbo et Ouattara

Nos informations révèlent que Nady a des liens familiaux et amicaux étroits avec certaines autorités actuelles. Elle compte mettre cela à profit pour jouer sa partition dans le processus de réconciliation. Pour le moment, seule Nady a le secret de sa feuille de route en main. Les sanctions de l’Union européenne (Ue) portant sur le gel de ses avoirs et l’interdiction de visa ont été levées. Le tribunal de la Cour de justice européenne à Luxembourg a estimé que l’Ue «n’a pas motivé de manière suffisante en quoi Nady Bamba a fait obstruction au processus de paix et de réconciliation en Côte d’Ivoire».

Nady Bamba, par ailleurs,Directrice du groupe de presse Cyclone, éditeur du quotidien pro-Gbagbo, le Temps et du magazine prestige Mag sera donc réhabilitée dans ses droits. La levée des sanctions contre elle étonne bien beaucoup d’Ivoiriens. D’autres se demandent ce qui pourrait bien motiver une telle décision de la part de la communauté internationale et des autorités. Ainsi donc, il ne sera pas impossible qu’avec elle, le Président de la République et son mari Laurent Gbagbo puissent se parler à nouveau après plusieurs mois de tension.

Depuis le refus de Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir, malgré sa défaite, ses relations avec le Président Ouattara se sont complément détériorées pour aboutir à une situation de belligérance. Nady Bamba peut être la personne ressource pour rapprocher les deux personnes qui, dans le passé, ont partagé des idées communes. Après son audition, Laurent Gbagbo va certainement passer devant les tribunaux. Et s’il est coupable pour les faits qui lui sont reprochés, il paiera cash comme tous les citoyens dans une société régie par des lois.

Car, même si le Président de la République a décidé de faire de la réconciliation nationale, l’une de ses priorités, il n’est pas exclu qu’il rencontre Laurent Gbagbo et même de discuter avec lui. Cela permettrait,selon des observateurs, de motiver le retour des Ivoiriens qui sont encore terrés dans leurs tanières dans certains pays de la sous-région.

Le Mandat BENJAMIN SORO