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Congo: Jacques BANANGANDZALA, un opposant très malade, en prison

mars 13, 2018

 

Les prisonniers politiques au Congo dans un État très critique. Destin Oba-Apounou toujours aux ordres du trio Okemba-Ndenguet-Obara.
Comme il avait fait au journaliste détenu politique Fortune NDOMBE MBEMBA, il vient de répéter le même acte sur Jacques BANANGANDZALA détenu politique soutien de André Okombi Salissa.

Hier matin à 11 heures 55 minutes, Destin Oba-Apounou accompagné des gendarmes et agents de l’administration pénitentiaire a conduit Jacques BANANGANDZALA manu militari à la maison d’arrêt de Brazzaville ( ref /photo ) au moment où ce dernier attendait les résultats de l’examen de l’asthme.

Est-ce l’annonce du caporal chef Ferdinand Masson qui a effrayé le pouvoir pour réintégrer un homme à l’agonie dont la cause de la maladie n’est pas encore connue?

Voici Jacques BANANGADZALA ancien président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication et directeur de campagne du candidat André OKOMBI SALISSA .

Photo de BrazzaNews.Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Le calvaire d’un père indien pour maintenir sa fille en vie à l’hôpital de Gorakhpur

août 14, 2017

Mohammad Zahid, qui a perdu sa fille de cinq ans Khushi, tient la photographie de celle-ci le 14 août 2017 à Gorakhpur en Inde / © AFP / SANJAY KANOJIA

« Nous ne pouvions pas arrêter »: Mohammad Zahid a jusqu’au bout lutté contre la fatigue pour activer la pompe manuelle permettant à sa fillette de respirer, mais Khushi est morte. Comme des dizaines d’autres enfants dans un hôpital indien à court d’oxygène.

Une énorme polémique a éclaté en Inde suite aux décès de plus de 60 enfants – dont des nourrissons – la semaine dernière dans un hôpital public de l’État d’Uttar Pradesh, dans le nord du pays.

Des victimes parmi lesquelles se trouve Khushi (« joie » en hindi), la fille de Mohammad, âgée de cinq ans. Sa famille l’avait amenée à l’hôpital Baba Raghav de Gorakhpur en raison d’une forte fièvre, qui s’est rapidement aggravée.

« Des choses qui sont survenues là-bas sont passées sous silence », lance son père, en proie à un chagrin mêlé de colère, dans une interview à l’AFP à son domicile dans la campagne de Gorakhpur.

D’après les médias indiens, une trentaine d’enfants ont succombé pour les seules journées de jeudi et vendredi en raison d’un manque d’oxygène dans les services pédiatriques de l’hôpital. Selon eux, la société fournissant les bonbonnes aurait mis fin à ses services, apparemment en raison du non-paiement de factures se montant à plusieurs millions de roupies, certaines remontant à novembre.

Les autorités affirment, elles, que ce nombre inhabituellement élevé de décès est dû à des maladies comme l’encéphalite, endémique dans cette région pauvre, et non à la pénurie d’oxygène.

« Comment peuvent-ils dire que l’interruption de l’approvisionnement n’a pas joué dans ces morts? », s’énerve Mohammad.

– ‘Nos mains souffraient terriblement’ –

Pendant toute la journée de vendredi, lui et un neveu de 17 ans se sont relayés pour presser une pompe manuelle dans une tentative désespérée de maintenir la fillette en vie.

Le personnel soignant « nous a dit de continuer à appuyer pour être sûr que ma fille continue à respirer », témoigne-t-il.

« C’était exténuant. Nos mains souffraient terriblement, mais nous ne pouvions pas arrêter. Nous n’avions pas mangé avant de venir à l’hôpital et nous étions crevés avec tout ce stress et cette attente debout. »

Vivant de petits boulots au marché local, Mohammad dit être resté aux côtés de sa fille tout le temps depuis son admission à l’hôpital jusqu’à son trépas, prononcé le vendredi soir. Khushi a été mise en terre le jour suivant suivant les rites musulmans.

Face aux dénégations des autorités sur les conséquences du manque d’oxygène, son père est formel: « ma fille pouvait toujours bouger son corps jusqu’à ce que l’approvisionnement d’oxygène s’arrête. Son état s’est détérioré alors que nous utilisions les pompes à air manuelles ».

Le ministre en chef d’Uttar Pradesh, Yogi Adityanath, s’est vu confronté à des appels à la démission dans cette affaire.

Le radical hindou, élu de Gorakhpur et allié du Premier ministre Narendra Modi, a blâmé l’encéphalite – transmise par piqûre de moustique – pour cette série de décès. Lors d’un déplacement sur les lieux dimanche, le dirigeant de cet État aux 200 millions d’habitants a cependant promis des sanctions exemplaires si des négligences étaient avérées.

Des étudiants ont maculé de tomates et d’œufs la résidence du ministre de la Santé de l’État. Le parti du Congrès (opposition) a lui estimé que les enfants morts étaient victimes de « meurtres ».

« Bien sûr que j’aimerais savoir ce qui est arrivé à mon enfant. Mais nous le diront-ils? Ils ne le font jamais, et est-ce que ça a de l’importance étant donné que ma fille est morte », se lamente Mohammad.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 12h41

Maintien en vie d’un bébé malade au Royaume-Uni: l’hôpital revoit sa position

juillet 7, 2017

L’hôpital pour enfants de Great Ormond street à Londres a annoncé qu’il allait examiner de nouvelles possibilités pour traiter un bébé atteint d’une maladie rare / © AFP/Archives / ROBERT SULLIVAN

L’hôpital pour enfants de Great Ormond street à Londres a annoncé vendredi qu’il allait examiner de nouvelles possibilités pour traiter un bébé atteint d’une maladie rare, quelques jours après les interventions du Pape et du président américain Donald Trump.

L’hôpital devait cesser de maintenir en vie le bébé, Charlie Gard, à la suite d’une décision de justice, mais contre l’avis de ses parents. « Deux hôpitaux internationaux et leurs chercheurs nous ont indiqué ces dernières 24 heures qu’ils avaient de nouveaux éléments pour le traitement expérimental qu’ils avaient proposé », a expliqué l’hôpital dans un communiqué.

« Nous estimons, tout comme les parents de Charlie, qu’il est juste d’explorer ces éléments », a ajouté l’établissement.

Une nouvelle audience à la Haute Cour de justice est prévue lundi 10 juillet.

En avril, un tribunal britannique avait estimé que les médecins devaient cesser de maintenir artificiellement en vie Charlie Gard, qui souffre d’une maladie génétique rare et dont le cerveau est fortement endommagé.

Après avoir été porté devant la Cour d’appel puis la Cour suprême au Royaume-Uni, le jugement avait été confirmée en juin par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), tandis que Connie Yates et Chris Gard, les parents de l’enfant, souhaitaient l’emmener aux Etats-Unis pour le faire soigner.

Quelques jours après la décision de la CEDH, le Pape François et le président américain Donald Trump s’étaient exprimés, sur Twitter, en faveur du maintien en vie du bébé.

« Si nous pouvons aider le petit #CharlieGard, comme le demandent nos amis britanniques et le pape, nous serions ravis de le faire », avait tweeté Donald Trump.

L’hopital de Great Ormond street souhaite désormais retourner devant les tribunaux, alors que les décisions de justice lui interdisent de transférer le bébé pour suivre une thérapie dans un autre établissement.

Il continue de penser que prolonger le traitement serait « injustifié », au regard des souffrances endurées par l’enfant. Mais il estime nécessaire que la justice se penche à nouveau sur l’affaire en fonction des nouveaux éléments.

Dans une lettre de l’hopital italien de Bambino Gesu, publiée sur un site dédié au combat des parents de Charlie Gard, des spécialistes, présentant leurs recherches, recommandaient au Great Ormond street Hospital de « reconsidérer » sa position sur le traitement de l’enfant.

Romandie.com avec(©AFP / 07 juillet 2017 21h14)                

Congo: Le Procureur de la République de Brazzaville affaibli par la maladie en France

juillet 1, 2017

 

En soins, à Paris, le Procureur de la République, célèbre pour sa phrase: Fait à mon parquet, est très affaibli. Il passe sa convalescence au milieu de ses proches, avant de retrouver la pile de ses dossiers, à Brazzaville.

Lui souhaitons un prompt rétablissement !

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Nigeria: le président absent une nouvelle fois du conseil des ministres

mai 3, 2017

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Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari ne s’est pas présenté mercredi au conseil des ministres pour la troisième fois consécutive, relançant une fois encore les inquiétudes sur son état de santé, malgré les déclarations rassurantes de son épouse.

Le vice-président Yemi Osinbajo a siégé à la tête du conseil hebdomadaire, après avoir assuré l’intérim de la présidence pendant plus de 8 semaines, lors d’une absence prolongée de M. Buhari, pour un congé médical à Londres, conformément à la Constitution.

La semaine dernière, le porte-parole de la présidence a assuré que M. Buhari, âgé de 74 ans, travaillait « depuis la maison » et qu’il avait besoin de se reposer après son traitement en Angleterre, sans donner davantage de précisions sur la nature de sa maladie.

S’exprimant sur Twitter, Aisha Buhari, a déclaré mardi soir que son époux « continue à remplir ses devoirs pendant toute cette période », et que son état de santé « n’est pas aussi grave que ça en a l’air ».

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Pourtant, le président ne s’est pas non plus rendu à la mosquée pour la prière hebdomadaire vendredi dernier, ni au mariage de l’un de ses petits-fils samedi, alimentant les rumeurs mais aussi les appels à sa vacance du pouvoir.

Mardi, des membres de la société civile nigériane se sont unis pour appeler le président à se mettre en congé du pouvoir, assurant que ses problèmes de santé ne lui permettaient plus de diriger le pays.

De nombreux hommes politiques, d’abord de l’opposition puis peu à peu du parti du président, le All Progressive Congress (APC), se sont également inquiétés de la situation de blocage que pourrait causer son absence des affaires, s’il ne délègue pas son pouvoir au vice-président comme le prévoit la Constitution, en pleine période de récession.

La question de la santé du chef de l’État est sensible au Nigeria – pays le plus peuplé d’Afrique et principale puissance pétrolière du continent avec l’Angola – depuis qu’en 2010, le président Umaru Yar’Adua est décédé de problèmes rénaux, longtemps cachés au grand public.

L’hospitalisation d’Umaru Yar’Adua à l’étranger avait déclenché des mois d’incertitude politique, jusqu’à sa mort à l’âge de 58 ans le 5 mai 2010, qui a finalement porté au pouvoir le deuxième personnage de l’État, le vice-président Goodluck Jonathan pour le reste de son mandat. M. Jonathan a ensuite remporté la présidentielle de 2011.

Si le président Buhari devait ne plus exercer le pouvoir, il serait normalement remplacé par le vice-président Osinbajo jusqu’à la prochaine élection prévue en février 2019

Romandie.com avec(©AFP / 03 mai 2017 15h04)                  

Présidentielle au Niger: hospitalisation du candidat-détenu Hama Amadou

mars 11, 2016

Niamey – L’opposant Hama Amadou, détenu depuis quatre mois et qui doit affronter le sortant au second tour de la présidentielle du 20 mars au Niger, a été évacué vendredi à l’hôpital, a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’opposition.

Hama Amadou souffre des yeux et a été évacué ce matin à l’hôpital de Niamey pour des soins, a précisé Ousseïni Salatou, le porte-parole de la Coalition pour l’Alternance (Copa 2016), qui soutient la candidature de M. Amadou, 66 ans, poursuivi dans une affaire controversée de trafic d’enfants.

Hama Amadou était malade depuis un moment et cela s’est compliqué hier (jeudi) et donc ils ont jugé utile de l’évacuer ce matin, a-t-il ajouté.

Une députée du parti de Hama Amadou a affirmé à l’AFP que leur candidat avait été évacué par hélicoptère.

L’opposant a obtenu 17,79% des suffrages contre 48,41% au président Mahamadou Issoufou au premier tour de la présidentielle du 21 février.

Accusé de trafic d’enfants dans un dossier de droit commun selon le pouvoir mais politique selon le candidat, l’ancien Premier ministre et ex-président de l’Assemblée, est écroué depuis le 14 novembre à la prison de Filingué, à 180 km au nord de la capitale.

Le 2 mars, la Copa a réclamé la libération de l’opposant afin qu’il puisse mener sa campagne et affronter en toute régularité le président sortant. Ses avocats ont déposé une demande de mise en liberté provisoire qui sera examinée le 14 mars par la justice.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mars 2016 16h23)

Crash A320: Recherche de seconde boîte noire, identification des corps et un copilote malade

mars 27, 2015

 

Seyne-les-Alpes (France) – Des dizaines de gendarmes spécialisés et de secouristes poursuivaient les opérations de recherche vendredi pour le quatrième jour consécutif dans les Alpes françaises, sur le lieu du crash de l’A320 de Germanwings, afin de localiser la seconde boîte noire et identifier les 150 victimes.

Pour les enquêteurs, il s’agit à la fois d’identifier au plus vite les corps évacués de la montagne, notamment grâce aux prélèvements ADN effectués sur les familles jeudi après-midi, et de retrouver la boîte noire FDR (Flight Data Recorder), enregistrant toutes les données du vol.

La première boîte noire, celle enregistrant tous les sons et conversations du cockpit, a permis de découvrir que le copilote, seul aux commandes, avait probablement précipité l’appareil volontairement au sol.

Des débris de l’avion, il ne reste pas grand-chose, c’est surtout les restes humains qui sont nombreux à collecter. Les opérations pourraient encore durer deux semaines, a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Xavier Vialenc, porte-parole de la gendarmerie.

Parmi la quinzaine d’enquêteurs, dix se consacrent aux prélèvements ADN efectués sur la montagne et cinq autres à l’enquête judiciaire.

Le Premier ministre français Manuel Valls a salué vendredi l’extraordinaire travail des services de l’Etat français, gendarmes, sapeur pompiers, services de santé, sécurité civile, bénévoles, élus locaux.

Il a confirmé que le suicide du copilote était la thèse privilégiée par les enquêteurs.

Par principe, il n’y a aucune piste qui peut être écartée. Nous devons attendre la fin de l’enquête. La justice devra la vérité aux familles et aux proches des victimes. Même si hier, le procureur a donné suffisamment d’éléments pour que nous puissions penser que ce geste fou, incompréhensible, horrible, soit à l’origine de ce crash, a ajouté le Premier ministre sur la chaîne iTELE.

Il appartient à la justice, notamment aux enquêteurs allemands et bien sûr à la Lufthansa d’apporter tous les éléments sur le parcours et le profil de ce pilote, a ajouté Manuel Valls alors que des enquêteurs ont effectué jeudi dans la soirée des perquisitions aux deux domiciles du co-pilote Andreas Lubitz.

La plupart des proches des victimes, en majorité allemandes ou espagnoles, avaient quitté vendredi la région du crash.

Mais 7 à 10 personnes sur les 77 Espagnols, membres des familles des victimes venues près du site, ont souhaité rester dans la région, selon le secrétaire d’Etat espagnol à l’Aménagement, Julio Gomez Pomar.

Le copilote a caché être en arrêt maladie le jour du drame

Le jeune copilote de l’Airbus A320 de Germanwings a caché qu’il faisait l’objet d’un arrêt maladie le jour de l’accident, a annoncé vendredi le Parquet de Düsseldorf. L’homme est soupçonné d’avoir provoqué le crash de l’appareil dans les Alpes françaises.

Les enquêteurs ont retrouvé chez lui des formulaires d' »arrêts maladie détaillés, déchirés » et qui concernaient aussi « le jour des faits », a affirmé le Parquet dans un communiqué. La nature de la « maladie » n’a pas été précisée.

Le fait que des certificats d’incapacité de travail, parmi d’autres choses, qui étaient récents et même datés pour le jour des faits appuient l’hypothèse qu’il a caché sa maladie à son employeur et à ses collègues de travail », ont déclaré les procureurs de Düsseldorf.

Des documents découverts lors de perquisitions menées dans son appartement de Düsseldorf et dans la maison familiale de la localité de Montabaur attestent par ailleurs que le copilote suivait un traitement médical. Aucun message relatif à un projet de suicide n’a en revanche été trouvé.

Romandie.com avec(©AFP / 27 mars 2015 11h27)

Côte d’Ivoire/Prophète Joël Krasso formel : « Nous combattons les sorciers mangeurs d’âmes »

juillet 31, 2012

« Pourquoi l’Etat doit nous soutenir »

Voyant et prophète, Joël Krasso, puisque c’est de lui qu’il s’agit, mène, en ce moment, une tournée nationale pour traquer les sorciers. De passage hier lundi 30 juillet 2012 à notre rédaction, ce missionnaire de Dieu fait des révélations de taille.

Prophète, qu’est-ce qui motive cette tournée nationale qui vous conduit sur les pistes du pays profond ?

Elle part du fait qu’on nous dit dans la bible, acte 1, verset 8 : Vous recevrez le saint esprit et vous serez mes témoins à Jérusalem, en Judée et jusqu’aux extrémités de la terre. Je crois donc que mon Jérusalem, c’est la Côte d’Ivoire. Je dois évangéliser et chaque année depuis 2007. Disons, ramener d’abord les âmes perdues à Christ mais la particularité pour le prophète Krasso, c’est que moi, j’ai eu un don de la part du Seigneur en 1998 où j’ai été moi-même victime de la sorcellerie, quand j’étais à Paris. Mon père a été tué par la sorcellerie en 1993.C’est d’ailleurs à l’enterrement de mon père que j’ai commencé à croire à cette histoire de sorcellerie. J’ai été malade et évacué à l’hôpital après avoir vomi du sang. Curieusement, les médecins me diront que les analyses n’ont rien révélé et pourtant le mal persistait.

Concrètement, comment aviez-vous reçu votre pouvoir, celui qui vous dresse contre les sorciers ?

J’ai souffert pendant cinq années et je décide de rentrer au pays en 1998.J’ai d’abord décide de faire un jeûne de 21 jours, au cours du 21ème jour, dans une vision, je vois Jésus qui me dit que je suis son serviteur. Ce moment de maladie m’a, du coup, rapproché de Jésus. Cela m’a emmené à étudier les livres, avoir même une licence en théologie. A partir de cette date, j’ai commencé à prier le Seigneur qui me dit dans un songe que je suis son prophète. Il m’a oint et m’a chargé d’une mission spéciale, celle de la destruction des œuvres de la sorcellerie. Après avoir reçu l’huile de ses mains sur ma tête en rêve, je retrouve en réalité, mon drap et ma tête imbibés d’huile. Voilà comment j’ai eu le don à partir duquel j’arrive aujourd’hui à démasquer les sorciers dès qu’ils m’approchent.

Comment arriviez-vous à reconnaître un sorcier, quels sont les signes de référence ?

La sorcellerie se définit de la façon suivante : Elle n’est jamais positive. La sorcellerie est négative dans la mesure où elle consiste à lancer des mauvais sorts. Il y a plusieurs sortes de sorcelleries. Nous, nous combattons les mangeurs d’âmes. Par exemple ceux qui attaquent une femme, vont appeler son âme trois fois dans la nuit, à trois heures du matin et la transformer en un agouti. Pour l’homme, c’est quatre fois. En somme, il faut retenir que la sorcellerie se définit par l’aigreur, la jalousie et l’hypocrisie qui conduiront par la suite à des actes de nuisance.

Il y a un paradoxe aujourd’hui, c’est que plus les Eglises foisonnent plus la sorcellerie fait plus de victimes. Comment expliquez-vous cette situation ?

Effectivement, le constat est net. C’est d’ailleurs pourquoi nous accentuons la sensibilisation pour que ceux qui n’ont pas encore accepté le Christ, puissent le faire. C’est pour cela le Krasso que vous voyez, n’est pas à Abidjan, bien qu’il y vienne de temps en temps mais il est toujours à l’intérieur en train de traquer les sorciers.

Prophète, prétendre traquer les sorciers à travers la ville d’Abidjan n’est-il pas un vain combat contrairement à un village où vous aurez peut-être plus de visibilité ?

Comprenez qu’il s’agit d’un don de Dieu et non ma propre volonté encore moins un métier appris. Celui qui m’a chargé cette mission a créé les conditions pour l’exercer en tous lieux et en toutes circonstances. Ce n’est toujours pas facile mais on y arrive. Et puis je ne suis pas seul, j’ai une nation qui est régie par une loi. Je viens d’ailleurs par le canal des medias pour que l’Etat puisse me soutenir moralement. Nos actions ont besoin d’être soutenues dès l’instant que nous produisons des résultats satisfaisants, très palpables sur le terrain.

A propos de l’Etat, est-ce que les sorciers attaquent aussi l’Etat en tant qu’entité ?

Je n’y pense pas sauf qu’empêcher le développement d’une région, c’est s’attaquer à l’Etat. A Grand-Lahou, par exemple, un sorcier s’est emparé d’un gisement de pétrole, pour quelle raison. Ces cas sont légion dans ce pays? Je ne voulais plus nous ramener dans les polémiques mais sachez que c’est moi qui ai fait détruire les monuments de la ville d’Abidjan. J’ai toujours souhaité que les gens consacrent réellement leur vie à Dieu et non le prier pendant qu’on fait autre chose. Je prends l’exemple d’une dame qui s’appelle Solange qui avait un canari mystique. Le prophète, d’abord, c’est un voyant. On ne va pas à l’école pour l’être. C’est un don de Dieu. C’est quelqu’un qui a la capacité de voir dans le monde invisible.

Est-ce que celui qui traque les sorciers n’est pas lui-même sorcier ?

Je disais tout à l’heure, le sorcier, c’est celui qui détruit. Sorcellerie veut dire lanceur de sort. Ce n’est pas parce qu’on traque un sorcier qu’on est sorcier. Je suis prophète. Le prophète, c’est un voyant. Il ne fait que combattre ceux qui font le mal. Moi, je vois dans le monde invisible. Ma spécialité, c’est de détruire. Donc Satan ne peut pas combattre Satan, ce n’est pas possible. Sorcier ne peut pas combattre sorcier.

Après les crises successives en Côte d’Ivoire, ne pensez-vous pas à des mains obscures derrière tout cela ?
La guerre est d’abord mystique, spirituelle avant d’être physique. Ma prière, je voudrais que la Côte d’Ivoire retrouve la paix. Laissons cette histoire de guerre. Partout où nous passons, c’est la sensibilisation que nous faisons. Je voudrais que nous soyons soutenus par l’Etat pour détruire tout ce qui a été enterré à Abidjan, les miliciens qui sont cachés un peu partout. Mais le côté spirituel est un peu négligé. C’est vrai, ceux qui étaient là avant ont dit des choses qu’ils n’ont pas réalisées. Ma spécialité, c’est d’aider la Côte d’Ivoire à atteindre un objectif de développement.

Quel côté de la Côte d’Ivoire comporte le plus de sorciers ?
Je ne peux pas le dire en ce moment parce que je n’ai pas encore fini ma tournée. Tout compte fait, la Côte d’Ivoire dispose de beaucoup de sorciers. Si vous voyez une zone où il n’y a pas d’électricité, c’est qu’il y a beaucoup de sorciers. Une zone où il y a de la lumière, il y a peu de sorciers. C’est pourquoi nous sommes en train de combattre dans la zone du Bas-Sassandra parce qu’il y a beaucoup de villages qui ne sont pas électrifiés.

Comment procédez-vous à la traque aux sorciers ?
Vous n’êtes pas du milieu. Je dis d’abord que j’ai reçu un don en songe. Dieu m’a oint. C’est comme je suis à un kilomètre d’un sorcier, déjà des vibrations au niveau de ma tête me signalent. Plus la personne m’approche, plus sa tête devient comme un écran d’ordinateur et tout ce que cette personne a fait, sort comme sur un écran. Et puis, je discute avec cette personne et je lui dis qu’elle est sorcière. Qu’est-ce que nous faisons ? La traque, les aveux, la délivrance et l’insertion dans la société.

Avec quels moyens vous déplace-t-on ?

On m’appelle sur invitation. Il faudra un protocole d’accord signé et légalisé à la mairie. Il faut savoir qu’on a besoin des moyens. Selon le village qui nous invite, on dit ce dont on a besoin pour nous déplacer. Et nous, nous voulons que l’Etat nous soutienne. Pour l’heure, ce sont des personnes individuelles qui soutiennent le mouvement.

Comment comptez-vous sensibiliser l’Etat à s’intéresser à votre activité qui sort de l’abstraction ?

Il faut amener quand même les gens à prendre conscience d’une réalité. J’aimerais que l’Etat se mette sur le terrain pour faire des enquêtes. Dans chaque famille, est-ce que les gens n’ont pas été une fois victimes de ce qu’on appelle la sorcellerie ? On ne peut pas diriger des gens et ne pas comprendre les problèmes de ceux-ci. La plupart de la population est victime des œuvres de la sorcellerie.

Au jour d’aujourd’hui, avez-vous une prophétie pour la Côte d’Ivoire ?

Je ne suis pas venu prophétiser. Je demande qu’il y ait la paix. Ce que je veux expliquer aux gens, c’est Dieu qui établit des gens sur une nation. Quand Dieu le fait, nous devons soutenir cette personne. Dieu-même nous dit de respecter les autorités, nous devons respecter une autorité que Dieu a établie sur une nation. On ne peut pas dire que l’Eternel des armées est avec nous et perdre une guerre. Si vous avez perdu une guerre, c’est que l’Eternel n’est pas avec vous. Donc, tout ce que je voudrais dire, c’est de mettre balle à terre et de comprendre que nous sommes Ivoiriens, nous devons soutenir le président, aider le gouvernement à réaliser ses projets.
  Le Nouveau Réveil, Interview réalisée par François KONAN et Dieusmonde TADE