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Malawi : élu président, l’opposant Lazarus Chakwera a prêté serment

juin 29, 2020

Lazarus Chakwera prête serment, le 28 juin 2020, au Malawi.

Lazarus Chakwera prête serment, le 28 juin 2020, au Malawi. © Thoko Chikondi/AP/SIPA

 

Le chef de l’opposition malawite, Lazarus Chakwera, a prêté serment dimanche 28 juin comme chef de l’État au lendemain de sa victoire à la présidentielle, organisée après l’annulation de la réélection du sortant Peter Mutharika.

« Je jure solennellement de remplir les fonctions de président de la République du Malawi et de préserver et défendre la Constitution », a déclaré Lazarus Chakwera lors d’une cérémonie à Lilongwe, la capitale.

Le vice-président Saulos Chilima, qui avait rompu avec Peter Mutharika et s’était allié au chef de l’opposition, a également prêté serment en tant que vice-président.

Le Malawi est le deuxième pays d’Afrique subsaharienne à avoir annulé une élection présidentielle, après le Kenya en 2017. Mais il est le premier au cours duquel le nouveau scrutin a consacré la défaite du sortant.

Au terme de quatre longues journées de dépouillement, le président de la commission électorale (MEC) Chifundo Kachale a de fait confirmé la large victoire de Lazarus Chakwera, ancien pasteur évangéliste de 65 ans, avec 58,57% des suffrages. Il devance Peter Mutharika, 79 ans, au pouvoir depuis 2014, de plus de 800 000 voix.

Après l’annulation de la réélection du président sortant en mai 2019, en raison de fraudes massives, plus de 4 millions d’électeurs avaient voté mardi pour la deuxième fois en un an. 

« Désir de changement »

Se disant « empli d’une joie indescriptible », le nouveau président a remercié ses concitoyens : « c’est un honneur forgé au creuset de votre désir et de votre aspiration au changement ».

Dans un discours sur la place de la Liberté de Lilongwe, il s’est engagé à rétablir « la confiance dans la possibilité d’avoir un gouvernement au service » de la population, mais aussi à être le président de tous les Malawites.

« Beaucoup d’entre vous n’ont pas voté pour moi et peut-être que la perspective de ma présidence suscite chez vous de la crainte », a-t-il lancé. « Mais le Malawi est votre pays aussi (…) donc, tant que je serai son président, vous aussi vous épanouirez », leur a-t-il assuré. Le nouveau président a fait campagne en dénonçant l’échec économique et la corruption du régime de Peter Mutharika.

Silence de Mutharika

Ce dernier ne s’est pas exprimé depuis la proclamation de sa défaite samedi. Quelques heures auparavant, il avait toutefois dénoncé des irrégularités lors du vote.

Son Parti démocratique progressiste (DPP) avait de son côté exigé l’annulation pure et simple des résultats, faisant état d’intimidations et de violence contre ses scrutateurs, laissant augurer d’une nouvelle bataille devant la justice. Mais la commission électorale a rejeté ces allégations.

Plusieurs dirigeants et personnalités du continent ont félicité dimanche le nouveau président malawite, parmi lesquels le président kényan Uhuru Kenyatta, et le Sud-Africain et président en exercice de l’Union africaine Cyril Ramaphosa qui a félicité « le peuple du Malawi pour ces élections pacifiques ».

Par Jeune Afrique avec AFP

 

Malawi: le président sortant Mutharika fait appel de l’annulation de sa réélection

février 4, 2020

 

Le président sortant du Malawi Peter Mutharika va faire appel de l’annulation lundi de sa victoire à l’élection présidentielle de 2019 par la Cour constitutionnelle, qui l’a jugée frauduleuse, a annoncé mercredi son porte-parole.

«Je peux confirmer que le professeur (…) Mutharika va faire appel du jugement de la Cour constitutionnelle annulant l’élection générale du 21 mai» 2019, a indiqué son porte-parole Mgeme Kalilani dans un SMS à l’AFP.

Par Le Figaro avec AFP

Melania Trump part pour l’Afrique en solo

octobre 1, 2018

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump sur le tarmac de la base militaire d’Andrews (Maryland) avant de s’envoler pour l’Afrique le 1er octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump s’est envolée lundi, sans son mari, pour un voyage d’une semaine qui la mènera au Ghana, au Malawi, au Kenya et en Egypte.

Une « First Lady » qui se rend à l’étranger sans le président n’a, en soi, rien d’extraordinaire: Michelle Obama l’avait fait à plusieurs reprises, de l’Afrique du Sud à la Chine.

Mais l’entêtant parfum de mystère qui entoure toujours la discrète Melania, près de deux ans après l’élection de Donald Trump, et les propos incendiaires de ce dernier concernant le continent africain donnent à ce périple un relief particulier.

L’ex-mannequin d’origine slovène, chaussée de talons aiguilles à motif léopard, a quitté la base militaire d’Andrews, proche de Washington, peu après 18H00 (22H00 GMT).

La troisième épouse du président des Etats-Unis posera le pied sur le continent africain pour la première fois de sa vie.

Brisera-t-elle un peu la glace? S’aventurera-t-elle, même de manière allusive, sur le terrain politique?

Pour cette visite « diplomatique et humanitaire », selon les termes de sa porte-parole Stephanie Grisham, elle entend mettre l’accent sur les enfants.

« Que ce soit pour l’éducation, la dépendance aux drogues, la faim, la sécurité sur internet, les intimidations, la pauvreté ou les maladies, ce sont trop souvent les enfants qui sont les premières victimes dans le monde », expliquait-elle il y a quelques jours depuis New York.

Au-delà de rencontres avec d’autres Premières dames, elle entend mettre en lumière le travail de l’USAID, l’agence américaine pour le développement.

Mais, insiste Stephanie Grisham, elle ne part pas en voyage commandé. « C’est son voyage, son initiative », explique-t-elle à l’AFP.

De fait, aux Etats-Unis comme sur la scène internationale, la Première dame s’est jusqu’ici tenue à distance, dans une forme de neutralité, des initiatives de son mari, dans un contraste marqué avec la plupart de celles qui l’ont précédée à cette fonction.

A ce jour, « elle n’a pas été l’avocate ou la porte-voix de ses politiques », explique à l’AFP Anita McBride, ancienne « Chief of staff » de Laura Bush, épouse de George W. Bush, qui enseigne aujourd’hui à l’American University de Washington.

« Nombre de Premières dames ont été des atouts politiques pour leur mari, même quand ces derniers étaient très impopulaires », rappelle-t-elle, citant entre autres le cas de Lady Bird Johnson, épouse de Lyndon Johnson, qui avait sillonné le sud des Etats-Unis lors de la campagne présidentielle de 1964.

Melania Trump, « femme de peu de mots », est « très indépendante, elle l’a signifié dès le début, juste après l’élection, lorsqu’elle a indiqué qu’elle ne déménagerait pas tout de suite à Washington », ajoute Anita McBride.

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump prête à s’envoler pour l’Afrique avec des chaussures à talon de circonstance, le 1er octobre 2018, sur la base militaire d’Andrews (Maryland) / © AFP / SAUL LOEB

– « Nous adorons l’Afrique » –

Reste que le déplacement pourrait s’avérer délicat.

« Nous adorons tous les deux l’Afrique », lançait Donald Trump à l’ONU il y a quelques jours. « Le plus bel endroit du monde à de nombreux égards ».

Au-delà de cette formule de la part d’un président friand de superlatifs, Donald Trump n’a, depuis son arrivé au pouvoir en janvier 2017, jamais montré d’intérêt pour ce continent.

Et les rares fois où il l’a évoqué, la polémique fut violente.

En janvier, lors d’une réunion à la Maison Blanche, il s’était indigné, parlant de Haïti et des pays africains, de l’immigration en provenance de « pays de merde ». Il n’a pas explicitement contesté ces propos, tenus lors d’une réunion à huis clos avec des élus et qui ont laissé des traces.

Nouvelle controverse de taille en août, lorsque il dénoncé le sort réservé aux fermiers blancs an Afrique du Sud, victimes selon lui de « meurtres de grande ampleur ».

Dans un pays engagé dans un réforme agraire visant à réparer, plus de 20 ans après la chute de l’apartheid, les injustices criantes héritées du régime ségrégationniste, les propos sont mal passés. « Qu’il s’occupe de son Amérique, nous nous occuperons de l’Afrique du Sud », avait rétorqué, cinglant, le président sud-africain Cyril Ramaphosa.

Fait notable: Melania Trump quitte Washington en pleine ébullition, à l’approche d’élections parlementaires cruciales pour la deuxième partie du mandat de Donald Trump. Elle est, jusqu’ici, restée totalement à l’écart des débats.

Le contraste est saisissant avec les dernières élections de mi-mandat, en 2014.

A l’époque, Michelle Obama avait multiplié les déplacements, du Wisconsin à l’Iowa, pour défendre le bilan de « Barack » et mettre en garde les électeurs démocrates contre le risque de l’apathie. « C’est mon homme! », lançait-elle tout sourire sur les estrades, mettant en avant le chemin parcouru depuis l’arrivée de son mari au pouvoir.

Romandie.com avec(©AFP / (02 octobre 2018 00h36)

Accusé de corruption, le président du Malawi dans la tourmente

juillet 2, 2018

Blantyre (Malawi) – Le président du Malawi, Peter Mutharika, était lundi la cible de vives critiques de l’opposition et de la société civile qui exigent sa démission après la révélation d’une enquête officielle l’accusant de corruption à un an des élections générales.

Ce rapport confidentiel du Bureau anticorruption (ACB) soupçonne M. Mutharika et son Parti démocratique progressiste (DPP) d’avoir touché l’équivalent de 195.000 dollars de pots-de-vin d’une entreprise qui avait remporté un contrat pour la fourniture de rations alimentaires à la police.

Interrogé par l’AFP, le directeur de l’ACB Reyneck Matemba a confirmé l’authenticité du rapport.

« Je peux confirmer que l’ACB a (…) ouvert une enquête et que nous sommes près de la conclure ».

Le porte-parole du chef de l’Etat, Mgeme Kalilani, a démenti catégoriquement toute irrégularité de sa part, affirmant que l’argent qu’il avait perçu était un don fait à son parti. « Le président Peter Mutharika n’a jamais reçu le moindre argent de (l’entreprise contractante) Pioneer Investments », a-t-il assuré à l’AFP. « Tout ce qu’il a fait c’est de signer un chèque au profit de la municipalité de Blantyre en paiement d’un logement offert par la municipalité au parti ».

Ces explications n’ont pas suffi au chef du principal parti d’opposition, qui a exigé lundi la démission du chef de l’Etat.

« Il a échoué à prouver qu’il était un homme d’Etat et qu’il était exemplaire (…) il doit démissionner immédiatement », a plaidé lors d’une conférence de presse Lazarus Chakwera, le patron du Parti du congrès du Malawi (MCP).

« Nous avons perdu toute confiance en lui », a renchéri le responsable d’un groupe d’ONG de la société civile, Gift Trapence, « s’il n’a pas quitté ses fonctions dans deux semaines, nos descendrons dans les rues pour l’y contraindre ».

Elu en 2014, M. Mutharika a été investi lundi par son parti pour briguer un nouveau mandat à la présidentielle de mai 2019.

Mais il est de plus en plus contesté. Des milliers de personnes ont défilé en avril dans plusieurs villes de ce petit pays pauvre d’Afrique australe pour protester contre la corruption, les premières manifestations antirégime depuis 2011.

Elle aussi impliquée dans un scandale financier, la prédécesseure de M. Mutharika, Joyce Banda, a annoncé qu’elle briguerait l’investiture de son parti pour la présidentielle.

Elle est rentrée en mai au Malawi après quatre ans d’exil.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 13h57)                                                        

Patrick, albinos au Malawi : « J’ai peur de devenir fou »

février 28, 2017

Les albinos du Malawi racontent leur quotidien (2/5). Il y a deux ans, la vie de Patrick a basculé après une tentative de mutilation et d’enlèvement.

Patrick, sa femme Moureen, son fils Detauran, et le fils de sa sœur décédée, Marico, devant leur maison, dans le district de Phalombe, à l’est du Malawi. Crédits : Amaury Hauchard/Le Monde
Patrick vit dans le district de Phalombe, dans l’est du Malawi, à la frontière avec le Mozambique, à plusieurs heures de marche de la première route bitumée. A 18 ans, marié et père de deux enfants, il ne comprend pas pourquoi la société lui inflige autant d’épreuves. Après cinq ans passés dans une entreprise de manutention, il a fini par cesser d’aller travailler pour se protéger des agressions.

Présentation de notre série   Les albinos du Malawi racontent leur quotidien

« Est-ce que je suis fou ? Ma famille dit que je suis fou. Je commence à le penser aussi. Pour être honnête, j’ai peur de devenir fou. Tout a commencé il y a deux ans. Je travaillais dans la manutention à l’époque, j’étais heureux de me lever le matin. J’allais à pied au travail, j’avais des amis là-bas, on allait boire des bières à la fin de la journée.

Mais deux collègues me regardaient de travers. Tout le temps. Au début, je n’y faisais pas attention. Etait-ce parce que j’étais albinos ? Je m’en suis vite rendu compte. Ils m’ont attaqué, un jour de juin. Ils ont essayé de me couper un doigt. Selon eux, ça vaut cher un doigt à la revente, plusieurs centaines de dollars. C’est comme ça, c’est la culture du Malawi. C’est triste, mais c’est comme ça.

Episode 1   Martha : « J’ai dû m’enfuir et me cacher durant neuf jours à cause des tueurs »

Je me suis débattu, j’ai crié. Mes amis au travail ont appelé la police, et les deux hommes ont été arrêtés. Ma famille a laissé un numéro de téléphone au commissariat, on voulait savoir ce qui allait leur arriver. Mais jamais le téléphone n’a sonné. Les hommes ont été relâchés après quelques jours. Ils sont dehors maintenant, ce sont des gens d’ici. Ils n’habitent pas loin de chez moi. Je n’ai pas peur d’eux, mais je me dis qu’ils sont là, et qu’ils m’en veulent.

« A cause de ma couleur de peau »

Dans la maison, j’habite avec ma femme Moureen, mon fils Detauran, et Marico, le fils de ma sœur, qui était aussi albinos. Elle est décédée il y a quelques années maintenant. J’ai décidé de m’occuper de Marico avec ma femme. J’ai envie que Detauran et lui aillent tous les deux à l’école. Moi, j’ai dû la quitter quand j’avais 11 ans. Je n’en pouvais plus des remarques des autres enfants, ils me pointaient du doigt en permanence. J’ai dit à mes parents que je préférais rester à la maison, ils ont accepté. Très vite ensuite, j’ai commencé à travailler.

Pendant quelques années, tout s’est bien passé, j’oubliais presque que j’étais albinos. Les hommes me lançaient quelques remarques, mais rien de plus. Jusqu’à l’incident du doigt. A partir de ce moment, tout s’est enchaîné. Quelques mois plus tard, j’ai eu un autre problème. Un problème avec les hommes de la police. Ils sont venus ici, dans la maison, et m’ont emmené. Sans rien me dire. C’était l’année dernière, c’était au début de 2016.

Lire aussi :   Au Malawi, le calvaire quotidien des albinos

Pourquoi ils m’ont emmené, je ne le sais toujours pas. Enfin, je pense que c’est à cause de ma couleur de peau, c’est la seule raison possible. Les hommes de la police m’ont capturé alors que j’étais au lit, ici, dans la pièce à côté. Ils m’ont emmené au poste, et m’ont dit que j’avais tué quelqu’un. Je n’ai jamais tué personne moi. Ils m’ont jeté au trou, dans la prison de Phalombe. J’y suis resté neuf mois, sans sortir, sans voir ma famille, sans voir mes amis. Ma sœur a souvent demandé de mes nouvelles, mais on ne lui en a jamais donné.

C’était compliqué en prison. Je n’ai jamais été jugé, je n’ai jamais eu d’avocat. J’étais en prison, c’est tout. J’ai vécu neuf mois dans une cellule avec d’autres gens, des hommes méchants. Quand je dormais, ils me tapaient dans les côtes pour me réveiller. Quand j’étais réveillé, ils riaient ensemble de ma couleur de peau. J’ai arrêté de parler, je n’avais plus envie de parler. C’est injuste de faire ça à un homme.

« J’ai saigné ce jour-là »

Neuf mois ont passé, je ne parlais plus. J’ai été libéré parce que des voisins et ma famille venaient à la prison, encore et encore. Ils venaient tous dire que je n’avais rien fait. Les gens qui me connaissent peuvent témoigner que je ne tuerais pas quelqu’un.

C’est quand je suis sorti que mes sœurs et ma mère m’ont dit que j’étais devenu fou. Je ne suis pas fou, je ne veux juste plus parler. J’en ai marre de parler. Ce n’est pas de la folie ce qui m’est arrivé, c’est de l’injustice. Ma sœur m’a proposé de m’emmener à l’hôpital de Zomba, aller voir un psychiatre. Mais pourquoi aller voir un docteur quand on n’est pas malade ? Je ne suis pas fou.

Lire aussi :   La chasse aux albinos s’intensifie au Malawi

Je suis retourné travailler, j’ai repris une vie normale. Mais tout a recommencé. Ça ne s’arrêtera jamais. Il y a deux mois, je rentrais du travail par la route, à pied. Comme tous les jours. C’était une longue journée, il était tard et il faisait nuit. Une camionnette s’est arrêtée, quatre hommes en sont sortis. Ils m’ont frappé, ils voulaient me mettre dans la camionnette. Heureusement que je travaille dans la manutention, je suis musclé, j’ai pu me défendre. Je me suis battu avec eux, ils m’ont frappé, beaucoup. J’ai saigné ce jour-là. Ils m’ont cassé une dent, celle-là, juste devant.

J’ai arrêté le travail. J’en ai marre, je préfère rester à la maison maintenant. Je m’allonge sur mon lit, et je réfléchis. Partir ? Si on avait l’argent, on y penserait. Mais pas aujourd’hui, je n’y pense pas. Je réfléchis à la vie, je réfléchis aux hommes. »

La justice du Malawi autorise Madonna à adopter des jumelles

février 7, 2017

Blantyre (Malawi) – La pop-star américaine Madonna a été autorisée mardi par la justice du Malawi à adopter des jumelles dans ce pays d’Afrique australe où elle avait déjà adopté un garçon en 2006 et une fille en 2009, a-t-on appris de source judiciaire.

« Je peux confirmer que Madonna a obtenu le droit d’adopter deux enfants », a déclaré l’AFP Mlenga Mvula, porte-parole du tribunal de Lilongwe. Il s’agit de jumelles âgées de quatre ans, Esther et Stella.

Selon M. Mvula, les deux enfants viennent du même orphelinat que David Banda, le garçon adopté en 2006 par la chanteuse, dans la ville de Mchinji (centre-ouest).

Selon les médias locaux, la star de 58 ans est arrivée au tribunal de la capitale malawite accompagnée d’une imposante escorte policière et de gardes du corps privés, pour entendre la décision de la juge Fiona Mwale.

La chanteuse n’a fait aucun commentaire et son équipe de communication n’était pas joignable mardi après-midi.

Après David Banda, elle avait adopté en 2009 une petite fille, Mercy James, toujours au Malawi où elle a créé il y a onze ans une fondation qui aide notamment les orphelins du pays.

Fin janvier, alors que la justice avait annoncé étudier une demande de Madonna, la chanteuse avait démenti tout projet d’adoption, assurant s’être simplement rendue au Malawi pour s’occuper de sa fondation « Raising Malawi ».

Ses séjours réguliers dans ce petit pays pauvre d’Afrique australe ont parfois été le sujet de controverses.

En 2013 notamment, la présidente d’alors, Joyce Banda, lui avait reproché de se comporter avec les autorités en terrain conquis, de réclamer un traitement de VIP injustifié et de se vanter exagérément de sa générosité envers le Malawi.
Mais depuis le départ de Mme Banda en 2014, les relations de la star avec le nouveau président Peter Mutharika sont meilleures, ce dernier ayant affirmé que son gouvernement serait « toujours reconnaissant pour la passion de Madonna pour le pays ».

Romandie.com avec(©AFP / 07 février 2017 15h23)             

Madonna dépose une demande d’adoption pour deux enfants au Malawi (justice)

janvier 25, 2017

Blantyre (Malawi) – La star de la pop américaine Madonna a déposé mercredi une demande d’adoption pour deux enfants auprès de la justice malawite, un pays où elle avait déjà adopté une fille en 2006 et un garçon en 2009, a-t-on appris de source judiciaire.

« Le tribunal étudie une demande pour déterminer si Madonna peut adopter ou non deux enfants », a indiqué à l’AFP Mlenga Mvula, porte-parole du tribunal de Lilongwe.

« La procédure d’adoption requiert un jugement du tribunal », a-t-il poursuivi, refusant de donner l’identité des enfants et de l’orphelinat où ils vivent.

Selon les médias locaux, Madonna s’est elle-même présentée mercredi au tribunal de Lilongwe, en compagnie de deux enfants en bas âge, pour y être entendue par une juge.

La chanteuse américaine est arrivée au Malawi à bord d’un avion privé et séjourne dans un lodge à l’extérieur de la capitale malawite, ont ajouté ces médias.

Madonna avait adopté en 2006 au Malawi une fille, Mercy James et un garçon, David Banda, en 2009.

Ses séjours réguliers dans ce petit pays pauvre d’Afrique australe ont parfois été le sujet de controverses.

En 2013 notamment, la présidente d’alors Joyce Banda lui avait reproché de se comporter avec les autorités en terrain conquis, de réclamer un traitement de VIP injustifié et de se vanter exagérément de sa générosité envers le Malawi.

Depuis le départ de Mme Banda en 2014, les relations de la star avec le nouveau président Peter Mutharika sont meilleures, ce dernier ayant affirmé que son gouvernement serait « toujours reconnaissant pour la passion de Madonna pour le pays ».

Madonna a créé en 2006 la fondation « Raising Malawi » qui affirme avoir versé des millions de dollars pour financer des orphelinats et diverses institutions de protection des orphelins dans le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 25 janvier 2017 15h38)

Albinos de tous les pays d’Afrique, unissez-vous !

juin 20, 2016

Une jeune albinos qui vient d’être maquillée se regarde dans un mirroir, au Zimbabwe en juin 2016.

Une jeune albinos qui vient d’être maquillée se regarde dans un mirroir, au Zimbabwe en juin 2016. Crédits : Tsvangirayi Mukwazhi / AP
Organiser un concours de « Miss et Mister Albinos », bâtir des tombes en béton ou obtenir des condamnations exemplaires pour les meurtres rituels : les albinos d’Afrique ont évoqué les clés de leur intégration et de leur sécurité lors d’un forum inédit de l’ONU qui s’est achevé lundi 20 juin en Tanzanie.

« De toutes les régions du monde, l’Afrique subsaharienne est la plus hostile pour les albinos », souligne Ikponwosa Ero, experte indépendante sur l’albinisme nommée en 2015 par l’ONU, elle-même atteinte de cette maladie génétique caractérisée par une absence de pigments dans la peau, les cheveux et les yeux.

Des croyances séculaires

Le soleil de plomb prédominant sur le continent est sans pitié pour leurs yeux et leur peau, vulnérables au cancer. Mais, surtout, ils y sont attaqués, tués et leurs tombes profanées en raison de croyances séculaires selon lesquelles potions et gris-gris préparés à l’aide de parties de leur corps apporteraient chance et richesse.

Lire aussi : La chasse aux albinos s’intensifie au Malawi

L’ONG canadienne Under The Same Sun (« sous le même soleil ») a répertorié 457 attaques – dont 178 meurtres – commises contre des albinos dans 26 pays africains, principalement ces dix dernières années. L’ampleur exacte du phénomène est cependant difficile à cerner en raison du secret qui entoure ces pratiques.

Mais les albinos ont désormais les moyens de donner du poids à leur cause depuis que les Nations unies ont reconnu leurs souffrances, notamment via l’institution de la Journée mondiale de l’albinisme, célébrée le 13 juin depuis 2015.

Meilleure intégration

Depuis vendredi, 150 représentants de la société civile et de gouvernements, issus de 29 pays africains et en grande partie albinos eux-mêmes, se sont réunis à Dar es-Salaam pour partager leurs expériences et leurs idées en vue d’améliorer leur sécurité et une meilleure intégration. C’est justement en Tanzanie, pays les albinos sont les plus attaqués, qu’a eu lieu ce premier forum organisé sous l’égide de Mme Ero.

Lire aussi : Au Malawi, le calvaire quotidien des albinos

« L’idée, c’est d’établir une feuille de route commune incluant des mesures simples, efficaces et bon marché », en matière de prévention et de protection, notamment s’assurer que les albinos soient entourés de voisins de confiance ou qu’ils disposent simplement d’une porte à leur maison, explique Mme Ero.

Sur un continent, où les cercueils sont souvent ensevelis en pleine terre, elle évoque la nécessité de les faire recouvrir de « ciment afin d’éviter que les corps d’albinos ne soient exhumés ».

En matière d’intégration et de sensibilisation, Alex Michila, vice-président de l’Association des albinos du Malawi, préconise d’inscrire des enfants albinos dans des internats « afin qu’ils côtoient des enfants non albinos ». Au Malawi, Amnesty International a constaté récemment une vague d’attaques « sans précédent ».

Condamnations « exemplaires et dissuasives »

Abdallah Possi, vice-ministre tanzanien chargé des personnes handicapées et lui-même albinos, a rappelé plusieurs condamnations « exemplaires et dissuasives » prononcées dans son pays contre des personnes jugées coupables d’avoir tué des albinos.

« Une voix panafricaine est d’une importance cruciale, parce que, au final, nous devons faire pression sur les gouvernements, soutient Jon Beale, directeur de l’ONG Standing Voice. Ensemble, nous avons plus de poids. » Le Kenya fait de l’avis général figure d’exemple dans la région, notamment grâce à l’existence d’une ligne téléphonique d’urgence en cas d’agression, à des distributions de crème solaire financées par le gouvernement et à des programmes de prises en charge des cas de cancer de la peau.

En matière d’intégration et sensibilisation, Alex Michila, vice-président de l’Association des albinos du Malawi, préconise d’inscrire des enfants albinos dans des internats « afin qu’ils côtoient des enfants non albinos ». Dans ce pays, le Malawi, Amnesty International a

La présence d’albinos dans la sphère publique kényane, comme le député Isaac Mwaura et la juge de la Haute Cour kényane Grace Ngugi, est également saluée unanimement alors que le Kenya s’apprête à organiser, le 9 septembre, à Nairobi, son premier concours de « Miss et Mister Albinos ». « De cette manière, nous nous redéfinissons comme des personnes physiquement belles, soutient le député kényan Isaac Mwaura. Nous ne sommes pas des fantômes et nous ne sommes pas laids. »

 

Lemonde.fr avec AFP

Malawi: vague sans précédent d’attaques contre les albinos

juin 7, 2016

Lilongwe (Malawi) – Les albinos au Malawi, y compris les très jeunes enfants, sont victimes d’une vague sans précédent d’attaques brutales, alimentées par des pratiques rituelles et par la passivité des autorités, a dénoncé mardi Amnesty International.

Depuis novembre 2014, le nombre d’assassinats et d’enlèvements de personnes albinos est en forte augmentation, avec au moins 18 personnes tuées et cinq kidnappées, dont un enfant de deux ans qui reste toujours introuvable, selon un communiqué de l’organisation de défense des droits de l’Homme.

Avril 2016 a été le mois le plus sanglant avec quatre assassinats de personnes albinos, selon le rapport d’Amnesty intitulé Nous ne sommes pas des animaux à chasser ou à vendre: violences et discriminations contre les albinos au Malawi.

Les os des albinos seraient vendus à des guérisseurs traditionnels au Malawi et au Mozambique pour concocter des potions magiques censées apporter la richesse ou la chance. Ce commerce macabre est aussi alimenté par la croyance que les os des albinos contiennent de l’or, explique Amnesty International.

L’ONG a accusé les autorités malawites de laisser les personnes albinos à la merci de gangs criminels. La police manque de ressources pour répondre à temps aux attaques et maintenir une présence visible dans les zones les plus à risque, selon l’organisation qui appelle le gouvernement à prendre des mesures spécifiques pour la protéger.

Le porte-parole de la police, Nicholas Gondwa, a confirmé qu’au moins 18 personnes avaient été tués depuis novembre 2014 pour cause de leur albinisme, précisant que le district de Machinga dans le sud était la région la plus dangereuse.

Il a assuré à l’AFP que la police faisait tout son possible pour éduquer les gens sur la nécessité d’assurer la sécurité des albinos.

Même les morts ne sont pas laissés en paix, a ajouté Amnesty. La police du Malawi a enregistré au moins 39 affaires d’exhumation illégale de corps d’albinos ou de personnes arrêtées en possession d’os ou de membres d’albinos.

Les personnes albinos sont aussi victimes de discrimination à l’école et dans le système de santé. Beaucoup meurent de cancer de la peau faute de moyens de prévention comme la crème solaire et d’informations sur leur condition, selon Amnesty.

Dans ce contexte, la population albinos du Malawi, évaluée entre 7.000 et 10.000 personnes, vit dans une peur constante, a estimé Amnesty.

Une femme albinos a expliqué ne pas prendre l’ascenseur avec des étrangers, de peur d’être attaquée. Des gens me disent en face qu’ils vont me vendre, a témoigné un homme de 37 ans.

L’albinisme est une maladie génétique héréditaire qui se traduit par une absence de pigmentation dans la peau. Les personnes albinos sont victimes de violences dans plusieurs pays africains, dont le Malawi.

Début juin, la justice du Malawi a interdit à tous les sorciers et guérisseurs traditionnels d’exercer afin de protéger les albinos.

Romandie.com avec(©AFP / 07 juin 2016 15h58)

Malawi: Albinos, une espèce en voie de disparition, désormais, sous la protection de l’Etat contre les sorciers

juin 3, 2016

Le jugement interdit, également, aux journaux de publier des encarts publicitaires des guérisseurs traditionnels.

L’albinisme, qui est l’absence de pigment dans la peau et les cheveux, est une anomalie génétique. Les personnes albinos (notre photo montrant des enfants albinos tanzaniens très protégés) sont victimes de violences, dans plusieurs pays africains, dont le Malawi, où la croyance subsiste que leurs organes sont de puissants ingrédients en sorcellerie.

Conséquence : « Tous les guérisseurs traditionnels, les sorciers, les vendeurs de charmes, les magiciens et les diseurs de bonne aventure sont interdits d’exercice dans le pays, pour éliminer les problèmes d’attaques et d’assassinats d’albinos », indique le jugement rendu, mercredi, 1er juin, par la Haute Cour de Mzuzu, dans le Nord du Malawi.

La justice statuait sur la plainte de trois clients mécontents, qui dénonçaient l’usage d’organes d’albinos dans les pratiques magiques.

« Je crois sincèrement », a indiqué l’un des plaignants cités dans le jugement, « que les assassinats (d’albinos) sont commandités par des sorciers qui (utilisent) des parties du corps d’albinos comme ingrédients de décoctions censées apporter l’argent miraculeusement ». Ou le pouvoir, tout simplement, à travers des nominations à des postes juteux.

Au Malawi, la police a enregistré 65 attaques, enlèvements ou assassinats d’albinos depuis fin 2014.

Les Nations-Unies ont lancé un cri d’alarme, en avril, pour dénoncer ces exactions, estimant que les 10.000 albinos du pays, étaient « en danger d’être exterminés ».

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