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Mali: «38 morts et de nombreux blessés» dans une attaque contre deux villages

juin 18, 2019

 

Une nouvelle tuerie dans le centre du Mali a fait «38 morts et de nombreux blessés», a indiqué mardi soir le gouvernement malien, selon un bilan encore provisoire, alors qu’une embuscade contre une patrouille de l’armée plus au nord a occasionné des «pertes humaines et matérielles», selon les Forces armées maliennes.

Des bilans antérieurs avaient évoqué entre une vingtaine et une quarantaine de morts lors de cette attaque survenue lundi dans deux villages dogons de cette région du centre du pays, où un massacre commis dans village dogon proche de Bandiagara le 9 juin avait fait 35 morts, dont 24 enfants.

«Des attaques terroristes ont visé hier lundi 17 juin 2019, dans la soirée, les localités de Gangafani et Yoro dans le cercle de Koro, non loin de la frontière avec le Burkina Faso. Le bilan provisoire officiel est de 38 morts et de nombreux blessés», précise le gouvernement dans un communiqué publié dans la soirée.

«Des forces de défense et de sécurité a été dépêché sur les lieux pour sécuriser les populations et leurs biens et traquer les auteurs de ces attaques», selon le texte.

«Une patrouille des FAMa (Forces armées maliennes) est tombée dans une embuscade des terroristes à Banguimalam, au sud-ouest de Gossi (nord). Des renforts ont été dépêchés pour secourir les éléments victimes d’attaque terroriste et sécuriser la zone», ajoute le communiqué du gouvernement.

«Les #FAMa sont tombées dans une embuscade dans la journée du mardi 18 juin 2019. C’était dans la localité de #Gossi. Au cours de cet accrochage, les FAMa ont enregistré des pertes humaines et matérielles», ont confirmé sur Twitter les Forces armées maliennes.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mali : au moins 95 personnes tuées dans un village du centre

juin 10, 2019

Un soldat malien lors d’une offensive contre des groupes terroristes à Gao, le 21 février 2013. Photo d’illustration. © STR/AP/SIPA

 

Au moins 95 habitants du village dogon de Sobane-Kou, dans le centre du Mali, ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi par des hommes armés, ont indiqué un élu local et une source sécuritaire.

« Nous avons pour le moment 95 civils tués, les corps sont calcinés, nous continuons de chercher des corps », a déclaré sous le couvert de l’anonymat un élu de la commune de Koundou, située dans le cercle de Koro, où se situe ce village de quelque 300 habitants.

« Selon les civils, ce sont des hommes armés qui sont venus tirer, piller et brûler. C’est vraiment la désolation », a ajouté cette source.

« Un village quasiment rasé »

« C’est un village dogon qui a été quasiment rasé », a pour sa part indiqué une source sécuritaire malienne se trouvant sur place, confirmant un bilan provisoire de 95 tués.

Depuis 2015, les violences se sont propagées du nord au centre du pays, voire parfois au sud. Elles se concentrent surtout dans le centre et se mêlent très souvent à des conflits intercommunautaires.

Ces flambées de violence ont culminé le 23 mars avec le massacre à Ogossagou, près de la frontière burkinabè, de quelque 160 villageois peuls par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Niger : attaque meurtrière contre l’armée à la frontière malienne

mai 16, 2019

Des soldats de l’armée nigérienne, le 7 mars 2015. © Jerome Delay/AP/SIPA

 

Vingt-huit soldats ont été tués mardi dans la région de Tillabéri, dans l’ouest du pays. Les autorités nigériennes évoquent une attaque « complexe » menée par des assaillants « lourdement armés ».

« Le 14 mai vers 08 h 00 locales (07 h 00 GMT) dans la zone nord de Mangaïzé, une colonne militaire des forces armées nigériennes en mouvement a été prise à partie par des terroristes lourdement armés dans une attaque complexe à base d’engin explosifs improvisés », selon un communiqué du ministère nigérien de la Défense lu à la radio mercredi soir.

Le bilan initialement établi à 17 tués et 11 portés disparus a été réévalué à 28 morts dans la soirée. « Des renforts ont été déployés dans le secteur pour poursuivre et neutraliser les assaillants qui se sont exfiltrés vers le Nord », à la frontière malienne. « Des opérations de ratissage se poursuivent dans la zone avec l’appui des partenaires », ont ajouté les autorités.

Auparavant, une source sécuritaire avait indiqué que « l’embuscade » était l’oeuvre d’un « groupe terroriste composé de centaines d’hommes lourdement armés venus du Nord », situant l’attaque en soirée et non dans la matinée.

Attaque repoussée

« Un véhicule (des militaires nigériens) a d’abord sauté sur un engin explosif, et puis une fusillade s’est déclenchée », selon une source sécuritaire. Selon cette même source, « la patrouille traquait les terroristes qui ont attaqué lundi la prison de haute sécurité de Koutoukalé », à 50 km au nord de Niamey.

Lundi, les forces de sécurité ont perdu un homme en repoussant une « attaque terroriste contre la prison de haute sécurité de Koutoukalé », l’établissement pénitentiaire le mieux gardé du Niger, où sont détenus de nombreux jihadistes.

Les assaillants, qui avaient notamment utilisé une voiture de Médecins sans frontières (MSF) volée dans un camp de réfugiés à la frontière malienne, avaient fui vers cette même frontière du Nord.

La France, très active dans la région dans le cadre de l’opération anti-jihadiste Barkhane, a indiqué ne pas « avoir été associée » aux opérations. Les Etats-Unis disposent également d’une base au Niger.

État islamique dans le grand Sahara

En 2017, une attaque perpétrée dans cette zone contre des soldats américains et nigériens avait été revendiquée par le groupe État islamique dans le grand Sahara (EIGS). Le 4 octobre 2017, quatre soldats américains et cinq militaires nigériens avaient été tués par des jihadistes venus à bord d’une dizaine de véhicules et d’une vingtaine de motos à hauteur de Tongo Tongo, situé à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Mali.

Le Pentagone avait expliqué que le but de l’opération américano-nigérienne était de capturer un chef jihadiste, Doundoun Cheffou, soupçonné d’être impliqué dans l’enlèvement de l’humanitaire américain Jeffery Woodke.

Jeuneafrique.com avec AFP

L’ambassadrice de France au Mali rappelée prématurément

septembre 6, 2018

Selon les informations du « Monde Afrique », Evelyne Decorps devrait être remplacée par Joël Meyer, actuellement en poste en Mauritanie.

L’ambassadrice française Evelyne Decorps et le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, le 1er août 2017.
L’ambassadrice française Evelyne Decorps et le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, le 1er août 2017. Crédits : SOULEYMANE AG ANARA / AFP

Grand remue-ménage post-électoral à l’ambassade de France au Mali. Alors que les nominations se font en théorie pour trois ans, l’ambassadrice Evelyne Decorps a été, selon les informations du Monde Afrique, rappelée à Paris après seulement deux années passées à Bamako. La décision a été prise au début de l’été, mais la diplomate a été maintenue en fonction pour assurer le suivi du processus électoral ayant abouti à la réélection, contestée par l’opposition, du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) en août. Son retour en France devrait intervenir courant septembre.

Faut-il voir dans ce rappel une victoire du chef de l’Etat malien, avec qui les relations ont parfois été difficiles ? Pas forcément. Selon nos informations, la mesure a été prise à Paris dans l’optique, dit-on, « d’incarner un nouveau départ, une nouvelle volonté française au moment où IBK entame un nouveau mandat ». En somme, une « nouvelle narration » – un concept cher à Emmanuel Macron –, quand le président français espère obtenir des résultats rapides au Mali alors que l’accord de paix signé en 2015 peine à être appliqué, que les groupes djihadistes démontrent quasi quotidiennement leur résilience et que l’analyse d’un enlisement des soldats français de l’opération « Barkhane » se renforce.

Siège éjectable

Depuis six mois environ, des rumeurs circulaient à Bamako sur le remplacement de Mme Decorps, bien moins en phase avec la présidence malienne que ne l’était son prédécesseur, Gilles Huberson. Si son travail est salué par ses collègues – certains n’hésitant pas à parler d’un rappel « dégueulasse alors que rien ne pouvait lui être reproché » –, l’ambassadrice aurait aussi eu quelques frictions avec des officiers français. Ont-ils milité pour son départ avant d’entamer « un automne mouvementé », comme cela se murmure au Mali ? La question reste entière.

Personnalité élégante et subtile, tout à la fois franche en privé et mesurée en public, Evelyne Decorps avait occupé entre 2013 et 2016 les fonctions d’ambassadrice au Tchad, un autre poste stratégique au Sahel, où les questions militaires et diplomatiques sont étroitement liées – N’Djamena abritant notamment le poste de commandement pour les 4 500 soldats de l’opération « Barkhane ». Selon nos informations, Mme Decorps devrait être remplacée par Joël Meyer, l’actuel ambassadeur de France en Mauritanie. Afin que son départ ne soit pas interprété comme une sanction, de hautes fonctions dans l’administration publique lui ont été proposées pour la suite de sa carrière.

Quoi qu’il en soit, le fauteuil d’ambassadeur de France au Mali confirme son statut de siège éjectable. Des trois derniers titulaires, seul M. Huberson a été maintenu pendant trois ans. Son prédécesseur, Christian Rouyer, avait été débarqué en 2013 par Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères de l’époque, alors que le gros de l’offensive contre les groupes djihadistes qui occupaient le nord du pays venait à peine de s’achever. Paris pensait alors réduire très rapidement le nombre de ses soldats déployés dans la zone.

Lemonde.fr par Cyril Bensimon

Mali: un responsable jihadiste, deux civils tués dans une frappe française

août 27, 2018

Un Mirage 2000 français prêt à décoller à Niamey pour participer à l’Opération Barkhane, le 22 décembre 2017n / © AFP/Archives / ludovic MARIN

L’un des principaux responsables du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), Mohamed Ag Almouner, et deux civils ont été tués dans une opération de l’armée française dimanche dans la région de Ménaka, dans le nord du Mali, a annoncé lundi à Paris l’état-major français.

« Les commandos déployés (au sol après une frappe aérienne) ont constaté la mort de Mohamed Ag Almouner et d’un membre de sa garde rapprochée », selon un communiqué.

Il s’agit d’un des « lieutenants du chef de l’EIGS » dans le secteur de Ménaka, frontalier avec le Niger, a précisé le porte-parole de l’état-major, le colonel Patrik Steiger, à l’AFP. Il se trouvait dans un campement isolé à 50 km au sud-ouest de la ville, a-t-il ajouté.

Le groupe EIGS, actif dans la « zone des trois frontières » (Mali, Burkina Faso et Niger), est dirigé par Adnane Abou Walid Sahraoui, un transfuge d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a aussi codirigé le Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’ouest (Mujao), un groupe islamiste malien.

Les commandos français ont « découvert que deux civils, une femme et un adolescent, avaient également été tués et qu’un membre du groupe terroriste ainsi que deux autres civils avaient été blessés », a ajouté l’état-major.

« Le lien entre les civils et le chef jihadiste reste à définir », de même que la raison pour laquelle ils se trouvaient là, a noté le colonel Steiger.

Les blessés ont été pris en charge par les équipes médicales de l’armée française déployées sur place.

L’état-major a exprimé ses « regrets » et présenté ses condoléances aux familles et aux proches des deux victimes. Une investigation est en cours « pour déterminer comment des civils ont été atteints lors de cette frappe », a-t-il annoncé.

« Les critères français d’ouverture du feu sont particulièrement stricts et visent à éviter les pertes civiles », a-t-il assuré.

« Chaque préparation de mission fait l’objet d’un recueil et d’une analyse d’un maximum de renseignements de façon à limiter le niveau de risque des opérations », a-t-il ajouté.

« La présence avérée de civils à proximité de l’objectif aurait entraîné l’annulation de la mission », a insisté l’état-major.

L’opération, déclenchée dans la nuit de dimanche à lundi, a consisté en une frappe aérienne par deux avions Mirage 2000 sur la position du groupe jihadiste, suivie d’une action au sol pour saisir la position.

Quelque 4.000 soldats français sont déployés sur cinq pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie et Tchad) dans le cadre de l’opération antiterroriste Barkhane.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, qui ont été en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature d’un accord de paix avec l’ex-rébellion à dominante touareg censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et le sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

L’EIGS a revendiqué une série d’attaques, notamment celle qui a coûté la vie à quatre membres des forces spéciales américaines et quatre soldats nigériens en octobre 2017 au Niger.

Romandie.com avec(©AFP / (27 août 2018 22h11)

Mali: Soumaïla Cissé ne reconnaît pas l’élection d’IBK

août 24, 2018

L’opposant Soumaïla Cissé a obtenu 32,84% des suffrages lors du second tour de l’élection présidentielle malienne, face à Ibrahim Boubacar Keïta, le président sortant. © Vincent Fournier/JA

L’opposant malien Soumaïla Cissé, officiellement battu à la présidentielle, a affirmé jeudi « ne pas reconnaître » la réélection du président sortant Ibrahim Boubacar Keïta, qui de son côté l’a enjoint d’arrêter de se bercer « d’illusions », deux semaines après le scrutin.

« Je rejette catégoriquement et sans équivoque les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle. Par conséquent, je ne reconnais pas élu le président déclaré par elle », a déclaré sans surprise Soumaïla Cissé le 23 août, lors d’une conférence de presse dans un hôtel de la capitale. Le chef de file de l’opposition ne s’était pas encore exprimé publiquement depuis l’annonce des résultats définitifs publiés lundi.

Ibrahim Boubacar Keïta a obtenu 67,16% des suffrages au second tour le 12 août, et Soumaïla Cissé 32,84%, avait annoncé la plus haute juridiction du pays, en rejetant tous les recours de l’opposition, les jugeant irrecevables ou infondés par manque de preuves.

« Cette institution s’est discréditée en se constituant prisonnière volontaire d’un régime autocratique », a accusé jeudi Soumaïla Cissé, qui, à la présidentielle de 2013, avait rapidement concédé sa défaite face à IBK.

Main tendue

Ce dernier, qui a reçu les félicitations de nombreux dirigeants étrangers depuis l’annonce de sa réélection, avait annoncé lundi vouloir « tendre la main » à son « jeune frère » de l’opposition car « le Mali doit pouvoir compter sur toutes ses filles et tous ses fils ».

« Il serait convenable et souhaitable qu’ici et maintenant, on prenne la main que j’ai tendue à mon jeune frère Soumaïla Cissé pour qu’il gère le réel et non des illusions », a-t-il déclaré jeudi depuis Nouakchott, où il a effectué un bref déplacement, le premier depuis l’annonce de sa réélection.

« Je crois que tout ce que j’ai fait ces cinq dernières années valait quand même un peu de reconnaissance et je sais gré des Maliens de l’avoir su », a ajouté en Mauritanie le président sortant, dans le français châtié qui le caractérise.

« IBK n’a pas forcé la main aux Maliens, n’a pas bourré les urnes comme on le dit. C’est d’un ridicule tellement achevé que je ne voudrais même pas m’appesantir là-dessus », a-t-il déclaré en réponse aux accusations de fraude massive lancées par l’opposition.

Nouvel appel à la « mobilisation »

Soumaïla Cissé a pour sa part lancé un nouvel appel à la « mobilisation » et à la « constitution d’un large front pour la sauvegarde de la démocratie ». Il a invité les Maliens à manifester « pacifiquement et sans violence » samedi à Bamako, ainsi que dans les autres villes du Mali et au sein de la diaspora.

Le 18 août, un rassemblement dans le centre de Bamako avait réuni un gros millier de partisans de Soumaïla Cissé.

Pour son deuxième mandat de cinq ans, qui débutera le 4 septembre, IBK aura la lourde tâche de relancer l’accord de paix conclu en 2015 avec l’ex-rébellion.

Sa mise en œuvre accumule les contretemps et n’a pas empêché les violences de se propager du nord vers le centre du pays et vers le Burkina Faso et le Niger voisins.

Jeuneafrique.com

Mali: Ibrahim Boubakar Keïta remporte une présidentielle contestée par l’opposition

août 16, 2018

Le leader de l’opposition et candidat à la présidentielle au Mali, Soumaïla Cissé, à Bamako le 13 août 2018, au lendemain du vote dont il rejette par avance les résultats / © AFP / ISSOUF SANOGO

Le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta a été élu pour un second mandat à la tête du Mali, une victoire célébrée jeudi par ses partisans mais que l’opposition va contester « par tous les moyens démocratiques ».

A 73 ans, le chef de l’Etat, qui partait favori après avoir viré largement en tête au premier tour, dirigera pour cinq années supplémentaires ce pays du Sahel toujours confronté à la menace jihadiste malgré cinq années d’opérations militaires internationales.

IBK a recueilli 67,17% des voix au second tour du 12 août, contre 32,83% à l’opposant Soumaïla Cissé, un ancien ministre des Finances de 68 ans, selon des résultats officiels annoncé jeudi matin, qui doivent encore être validés par la cour constitutionnelle.

« Je vous remercie du fond du coeur pour la confiance renouvelée et je souhaite que (Dieu) dans toute sa miséricorde, m’accorde la grâce de continuer à la mériter durant les cinq ans à venir », a déclaré le président Keïta, sur sa page Facebook, sa première réaction officielle depuis la publication des résultats.

M. Cissé devrait s’exprimer vendredi. Mais son chef de campagne, Tiébilé Dramé, a estimé que chiffres « ne reflètent pas la vérité des urnes » et résultaient d’un « trucage monstrueux », évoquant un « jour noir pour le Mali ».

Mali : Ibrahim Boubacar Keita réélu président / © AFP / AFP

« Nous allons utiliser tous les moyens démocratiques pour faire respecter le vote des Maliens », a dit M. Dramé, prévoyant notamment de « déposer des recours devant la cour constitutionnelle pour faire annuler des résultats frauduleux » dans certaines régions.

« Nous lançons un appel vibrant à la mobilisation citoyenne », a-t-il ajouté, alors que jusqu’ici, les appels à la population pour qu’elle « se lève » de Soumaïla Cissé, isolé au sein de l’opposition, sont restés lettre morte.

Dans le quartier général de campagne de M. Keïta, une cinquantaine de cadres de la majorité ont accueilli l’annonce avec des cris de victoire et des accolades, au son d’une musique électronique reprenant en boucle le refrain « IBK, président! ».

A la présidentielle de 2013, IBK l’avait emporté avec 77,6% » des suffrages sur, déjà, Soumaïla Cissé.

Une femme vote lors du 2e tour de la présidentielle, le 12 août 2018 à Bamako, au Malin / © AFP / Michele CATTANI

– ‘C’est la victoire qui compte’ –

« 77% ou 50%, nous avons gagné, c’est la victoire qui compte et nous sommes contents », se réjouissait un membre de son équipe de campagne, Drissa Kanambaye.

« Vous savez, quand vous égorgez un poulet, ça se débat avant de rendre l’âme. On ne leur en veut pas pour ça, c’est la démocratie », ajoutait-il, au sujet de l’opposition.

Pour son second mandat, qui débutera le 4 septembre, Ibrahim Boubacar Keïta aura la lourde tâche de relancer l’accord de paix conclu en 2015 avec l’ex-rébellion à dominante touareg. Sa mise en oeuvre accumule les contretemps et n’a pas empêché les violences de se propager du nord vers le centre du pays et vers le Burkina Faso et le Niger voisins.

Un responsable de l’élection présidentielle au Mali durant le décompte des voix du second tour, le 12 août 2018 à Bamako / © AFP/Archives / Michele CATTANI

Comme attendu, la participation a été faible, de 34,54%, contre 43,06% au premier tour.

Au QG de Soumaïla Cissé, des partisans de l’opposant scandaient « C’est Soumaïla qui a gagné! ».

En fin de matinée, le fonctionnement des réseaux mobiles était toujours perturbé dans Bamako, où les forces de sécurité étaient plus nombreuses que d’habitude mais où les habitants vaquaient à leurs occupations habituelles.

Le scrutin n’a pas passionné une population lassée par la persistance des attaques jihadistes, auxquelles se mêlent souvent des violences intercommunautaires. Près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté bien que le Mali soit redevenu le premier producteur africain de coton et que son économie enregistre une croissance supérieure à 5% depuis plusieurs années.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

L’ONU mène également dans le pays sa plus importante mission actuelle, tandis que la force du G5 Sahel s’y déploie progressivement.

– Opposition combative –

Bien que son bilan soit mitigé, Ibrahim Boubacar Keïta était allé au second tour en toute confiance, laissant dire l’opposition qui l’accusait de fraude.

Mali: IBK remporte une présidentielle contestée par l’opposition / © AFP /

Avec ses 41,70% des suffrages récoltés au premier tour, il disposait d’une confortable avance sur Soumaïla Cissé (17,78%).

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, avait appelé mardi « toutes les parties à conserver le calme jusqu’à la conclusion du processus électoral, (tout) en évitant les rhétoriques incendiaires ».

Grâce à un renforcement de la présence militaire, le second tour s’est déroulé dans un climat plus apaisé que le premier. Un président de bureau de vote a bien été tué près de Tombouctou (nord) par des jihadistes présumés, mais seuls 490 bureaux –sur 23.000– n’ont pu ouvrir, soit moitié moins que le 29 juillet.

Romandie.com avec(©AFP / (16 août 2018 17h06)

Mali: l’opposition rejette les résultats de la présidentielle et appelle à se « lever »

août 13, 2018

Des agents électoraux procèdent au dépouillement des bulletins de vote pour le 2e tour de l’élection présidentielle, le 12 août 2018 à Bamako, au Mali / © AFP / Michele CATTANI

Le candidat de l’opposition au Mali, Soumaïla Cissé, a rejeté lundi à l’avance les résultats du second tour de la présidentielle, appelant le pays à se lever face à « la dictature de la fraude » après un scrutin qui s’était pourtant déroulé dans de meilleures conditions sécuritaires qu’au premier tour.

Les résultats du duel entre le président sortant et favori Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) et l’opposant Soumaïla Cissé doivent être prononcés en milieu de semaine par la cour constitutionnelle, mais « d’ores et déjà, nous (les) rejetons », a lancé à ses partisans M. Cissé du balcon de son siège de campagne.

Le vainqueur entrera en fonction début septembre avec la lourde tâche de relancer l’accord de paix conclu en 2015 avec l’ex-rébellion à dominante touareg, dont l’application accumule les retards, dans ce vaste pays du Sahel toujours confronté à la menace jihadiste malgré cinq années d’interventions militaires internationales.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement. Malgré l’accord de paix, les violences ont persisté et se sont propagées depuis vers le centre et le sud du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins.

Interrogé début juin par l’AFP, M. Cissé avait estimé qu’il faudrait « absolument éviter une crise électorale ». Mais alors qu’en 2013, il avait reconnu sa défaite, déjà face M. Keïta, avant même l’annonce des résultats, il n’a cessé cette fois d’accuser le camp d' »IBK » de profiter de l’insécurité dans le centre le Nord pour truquer le scrutin.

Un agent électoral tamponne une carte d’électeur dans un bureau de vote de Bamako lors du 2e tour de la présidentielle, le 12 août 2018 au Mali / © AFP / Michele CATTANI

« J’en appelle à tous les Maliens à se lever (…) Nous n’accepterons pas la dictature de la fraude », a lancé lundi à ses militants M. Cissé, ancien ministre des Finances de 68 ans, accusant le pouvoir d’avoir « attaqué » et mis hors d’usage le système de comptabilisation de l’opposition dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu’il était crédité selon lui de 51,93% des suffrages contre 47,53% pour le président sortant.

« La responsabilité de ce qui va arriver dans le pays est dans le camp du président de la république », a averti M. Cissé lors d’un bref entretien à des médias, dont l’AFP.

Il a en outre déploré la brève arrestation dimanche de six membres de son équipe de communication, dont quatre Français, par les services de renseignement maliens, qui ont saisi leurs ordinateurs et téléphones.

« Pourquoi, si ce n’est pour cacher quelque chose ? », a demandé M. Cissé. Cinq hommes ont été libérés sans charge au bout de deux heures, mais l’opposition est toujours, 24 heures plus tard, « sans nouvelles » du sixième, un Ivoirien.

Une femme vote lors du 2e tour de la présidentielle, le 12 août 2018 à Bamako, au Malin / © AFP / Michele CATTANI

« Ca n’a rien à voir avec le candidat Cissé, absolument rien à voir. L’élection se fait, mais le travail de sécurité se fait aussi », a fait valoir le ministre de la Sécurité publique, le général Salif Traoré. Une enquête a été « ouverte ».

– Baisse des incidents –

Le deuxième tour s’était pourtant déroulé dans un climat plus apaisé que le premier. Seuls 490 bureaux de vote – sur 23.000 – n’ont pu ouvrir, soit moitié moins que le 29 juillet, a indiqué le général Traoré.

« Nous avions un peu plus de 3,7% des bureaux qui n’avaient pas fonctionné normalement » lors du premier tour, dont M. Keïta était sorti largement en tête avec près de 42% des voix pour 17,78% à son concurrent, a rappelé le général Traoré.

Mali: fermeture des bureaux de vote, début du dépouillement / © AFP / Emilie Iob

Il a estimé à 2,1% le nombre de bureaux restés fermés dimanche. Tout en se disant « pas tout à fait satisfait », il a attribué ce succès à la « montée en puissance » des forces armées, qui avaient déployé 36.000 hommes, soit 6.000 de plus qu’au premier tour.

La grande majorité des bureaux restés fermés (440 sur 490) étaient à nouveau situés dans la région de Mopti (centre), en proie à des violences ethniques attisées par des groupes jihadistes. Les autres bureaux se trouvent dans le Nord, dont 23 dans la région de Tombouctou, où l’Etat est peu ou pas présent et où un président de bureau de vote a été tué par six jihadistes présumés venus « interdire le vote » lors du plus grave incident de la journée.

Le scrutin, jugé déterminant pour l’avenir du Sahel, s’est déroulé dans la relative indifférence de la population en raison d’une météo pluvieuse, des risques de violences et du manque de suspense.

L’Union européenne a appelé à la « transparence » dans chaque étape de la compilation des résultats.

Selon le camp de M. Cissé, des bulletins de vote « circulaient » ces derniers jours, preuve que des bourrages d’urnes étaient en préparation.

Des journalistes de l’AFP ont constaté que dans au moins six bureaux de vote de Bamako, les procès-verbaux électoraux avaient été préremplis et signés avant même la fin du vote. Ibrahim Boubacar Keïta a répliqué aux accusations en dénonçant des « manoeuvres » de l’opposition.

Romandie.com avec(©AFP / (13 août 2018 20h44)

A Gao, les soupçons de fraude électorale réveillent les tensions ethniques

août 5, 2018

Un homme achète un quotidien rapportant les résultats du premier tour de l’élection présidentielle au Mali, le 3 août 2018 à Bamako. / © AFP / ISSOUF SANOGO

Thé à la main, Alassane Maïga ne décolère pas: « On a bourré les urnes dans les zones nomades, pour le candidat du pouvoir ». Dans le nord du Mali, les soupçons de fraude électorale attisent les tensions ethniques.

« On », ce sont les « peaux claires », Touareg et Arabes, précise cet enseignant de Gao convaincu que ce sont les mêmes qui « tous les jours » causent de « l’insécurité », sans pouvoir préciser laquelle de ces communautés il accuse.

« Quand dans un village, il y a 5.000 personnes mais 6.000 qui votent… c’est du bourrage, c’est trop! », tempête cet homme de 45 ans, observateur électoral à Gao lors du premier tour le 29 juillet, dont le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta, est sorti largement en tête, loin devant le chef de l’opposition, Soumaïla Cissé.

Ces allégations, sur toutes les lèvres des partisans de l’opposition depuis la proclamation des résultats officiels provisoires par le ministère de l’Administration territoriale, jeudi soir, sont difficiles à prouver.

Le gouvernement les a annoncés à l’échelle nationale, mais n’a « pas du tout l’intention de les publier en détail, bureau par bureau », a indiqué une source proche du ministère, resté sourd aux demandes répétées de l’opposition et des observateurs internationaux au nom de l’exigence de « transparence ».

Une à une, alors qu’une patrouille de police des Nations unies est venue dans son quartier en prendre le pouls, Alassane énumère les communes proches où les « peaux claires » auraient, selon lui, « bourré les urnes » au profit du président, surnommé « IBK », donné grand favori du second tour le 12 août.

– Insécurité propice aux fraudes –

En mars, les autorités avaient imposé un couvre-feu d’une semaine à Gao, la plus grande ville du Nord, à la suite d’affrontements mortels entre communautés songhaï et arabe.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta (gauche) et son principal adversaire, le chef de l’opposition Soumaïla Cissé (droite) votent lors de la présidentielle au Mali, le 29 juillet 2018. / © AFP/Archives / ISSOUF SANOGO, STR

Dans cette région, où l’Etat est peu ou pas présent, les groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015, principalement touareg, ont participé à la sécurisation du vote. Plusieurs habitants de Gao accusent le parti présidentiel d’en avoir profité pour pactiser avec eux afin de truquer le scrutin.

« On entend ça partout en ville », confirme un responsable de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), sous couvert de l’anonymat, sans pouvoir confirmer pour autant qu’il y a bien eu fraude.

Et dimanche, l’entourage de Soumaïla Cissé a annoncé à l’AFP avoir saisi la cour constitutionnelle du pays pour « bourrages d’urnes, violation de la loi électorale, irrégularités » par le camp « IBK ». Deux autres opposants, l’homme d’affaires Aliou Boubacar Diallo et l’ex-Premier ministre Cheick Modibo Diarra, respectivement arrivés troisième et quatrième, ont également saisi la justice.

« Les bourrages d’urnes expliquent notamment les scores d’IBK dans le Nord et le Centre », a affirmé un porte-parole du chef de l’opposition.

« C’est une fraude totale! », lance plus loin Mohammed Touré, en train de prendre le thé avec des amis.

« Dans une commune, ils ont eu 9.772 voix pour IBK et seulement une pour Cissé… mais ils ont 9.000 inscrits! », affirme cet entrepreneur de 31 ans, qui dit tenir ces informations de gens sur place, alors que la participation au niveau national a été officiellement de 43,06%.

– Volonté de paix –

Des soldats maliens patrouillent à Menaka, dans le nord du pays, le 9 mai 2018. / © AFP/Archives / Sebastien RIEUSSEC

Si Gao, aux portes du désert, a été étonnamment calme lors du scrutin, à travers le pays ce sont plus de 700 bureaux de vote, essentiellement dans les zones rurales du centre, sur quelque 23.000, qui n’ont pas pu ouvrir en raison d’incidents violents.

« C’est dans les zones où il n’y a pas de sécurité qu’on entend qu’IBK a volé. Là-bas, les chefs de bureau ont pris les urnes et les ont remplies pour IBK », affirme Abdoulmajid Agagrossi, 23 ans.

Cet électricien au chômage, qui ne demande que « du travail » et de « rester en paix », a affiché sa préférence jusque sur le guidon de son scooter, où trône le visage de Soumaïla Cissé, natif de la région de Tombouctou (nord-ouest), contrairement à IBK, originaire du Sud.

Cinq ans après l’intervention française qui a chassé les jihadistes du Nord, où ils avaient instauré un régime de terreur, les habitants de Gao rencontrés par l’AFP, pro-IBK ou pro-Cissé, s’accordent sur une chose: les violences doivent cesser.

« On veut que le gouvernement travaille pour la sécurité du Mali », résume Ismaël, guide touristique de 24 ans, reconverti vendeur d’artisanat dans la base des troupes de l’opération française Barkhane.

Vêtu d’un boubou blanc écarlate, Idriss Adrega, lui, soutient IBK, car « on ne peut pas nier ce qu’il a fait », tout en regrettant: « Les routes sont mauvaises, il y a beaucoup de choses qui nous manquent, il n’y a pas de sécurité, on nous tire dessus ».

Pour cet imam, « Nous, à Gao, on a trop souffert ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 août 2018 20h02)

Mali: les deux principaux opposants saisissent la justice pour « bourrage d’urnes »

août 5, 2018

Bamako – Les deux principaux opposants maliens ont annoncé dimanche la saisine de la cour constitutionnelle du pays pour « bourrages d’urnes » par le camp du chef d’Etat sortant, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), arrivé en tête du premier tour de la présidentielle.

Le chef de l’opposition, qui défiera IBK au deuxième tour, Soumaïla Cissé, « a déposé hier soir (samedi, NDLR) une vingtaine de recours auprès de la cour constitutionnelle pour bourrages d’urnes, violation de la loi électorale, irrégularités », a indiqué à l’AFP un porte-parole de M. Cissé.

« Les bourrages d’urnes expliquent notamment les scores d’IBK dans le Nord et le Centre », a-t-il affirmé.

Le camp de l’ex-ministre des Finances a ajouté avoir déposé « une requête en récusation de six des juges de la cour pour suspicion de partialité, dont la présidente », Manassa Danioko.

« Cette récusation est collective » et est portée par « les 17 candidats du front démocratique », a affirmé le parti de M. Cissé.

La cour constitutionnelle, composée de neuf juges, doit proclamer officiellement mercredi les résultats du premier tour pour que démarre la campagne du second tour qui se tient le 12 août et pour lequel Ibrahim Boubacar Keïta est donné grand favori.

La cour n’a pas confirmé la réception de cette saisine car « les requêtes viennent en confidentialité et sont directement remises au secrétaire de la présidente », a déclaré à l’AFP Mamadou Magassouba, secrétaire général de la cour constitutionnelle du Mali.

Il a refusé en outre de commenter les accusations de partialité portées par le camp Cissé.

– « Dépouillement sans agents » –

Soumaïla Cissé, qui a recueilli le 29 juillet 17,8% des voix, contre 41,42% pour Ibrahim Boubacar Keïta, selon des résultats officiels proclamés jeudi soir, avait dénoncé dès vendredi des résultats « ni sincères, ni crédibles ».

Arrivé troisième du scrutin, avec 7,95% des suffrages, l’homme d’affaires Aliou Boubacar Diallo a également « déposé un recours à la cour constitutionnelle qui concerne les résultats et le recomptage des voix », a indiqué à l’AFP son porte-parole, Cheick Diallo.

« Il y a beaucoup d’irrégularités que nous avons constatées le jour du scrutin » telles que « des dépouillements sans agents électoraux » ou encore « l’enlèvement illégal de certaines urnes », a-t-il déclaré, accusant également le camp IBK de « bourrage ».

Bien que la cour constitutionnelle soit « tendancieuse dans certains de ses arrêts, nous sommes obligés de rester dans ces procédures, car il n’y en a pas d’autres », a observé Cheick Diallo.

La suspicion de fraude électorale, et en particulier de bourrages d’urnes, est sur toutes les lèvres des partisans de l’opposition, car le ministère de l’Administration territoriale a annoncé les résultats provisoires du premier tour seulement à l’échelle nationale.

Le gouvernement n’a « pas du tout l’intention de les publier en détail, bureau par bureau », a indiqué une source proche du ministère, resté sourd aux demandes répétées de l’opposition et des observateurs internationaux au nom de l’exigence de « transparence ».

Face à ce manque de détails, les allégations de manipulation du vote sont nombreuses, en particulier dans le Nord du pays, où le camp du chef d’État est accusé par l’opposition d’avoir profité des violences pour truquer les élections, ce qu’il était impossible dans l’immédiat de vérifier de manière indépendante.

Romandie.com avec(©AFP / 05 août 2018 15h08)