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Au Bénin, l’exploitation des « enfants placés », entre maltraitance et violences sexuelles

août 16, 2021

Si les « vidomègon » ont toujours existé, le principe s’est dévoyé pour devenir une activité commerciale parfois placée sous la coupe de réseaux de trafiquants.

L’une après l’autre, elles sortent du dédale de ruelles de Dantokpa, le plus grand marché d’Afrique de l’Ouest. Avec leur large plateau sur la tête, les filles traversent ensuite la gare routière, d’où partent des bus pour le nord du Bénin, puis elles rejoignent la Baraque SOS Vidomègon. C’est là, dans ce local coincé entre un coiffeur et un vendeur de pneus, qu’elles viennent souffler un peu.

Il est 13 heures et le soleil de Cotonou est brûlant quand Sandra, 15 ans, pose délicatement à terre le lourd plateau de tomates, qu’elle porte depuis l’aube en équilibre sur sa tête. « Je me suis levée ce matin à 4 heures, comme tous les jours, raconte la jeune fille en s’essuyant le front. Normalement, je terminerai vers 20 heures. J’ai beaucoup vendu ce matin. » Si Sandra ne parvient pas à écouler toute sa marchandise, elle aura la possibilité de continuer demain.

Amandine, 19 ans, n’a pas cette chance : « Si ce soir il me reste des oignons, je vais me faire insulter par ma tante, la sœur de mon père. Avant elle me battait mais elle a arrêté, car maintenant je lui rends les coups. Je travaille pour elle depuis que j’ai quitté mon village de Sô-Ava à l’âge de 10 ans. Chaque jour, sauf le dimanche car je vais à la messe, je dois tout vendre avant d’aller me coucher. »

Près de 200 000 en Afrique de l’Ouest

Jusqu’au cœur de la nuit, on peut voir à Cotonou des enfants livrés à tous les dangers près du stade de l’Amitié ou aux abords de Dantokpa. Au Bénin, on les appelle « vidomègon » (les « enfants placés » en fon, la langue la plus parlée de ce pays de 13 millions d’habitants). Le phénomène est également répandu au Togo et au Nigeria voisins. Selon l’Unicef, ils seraient près de 200 000 en Afrique de l’Ouest. A Dantokpa, on en compterait 5 000, d’après l’ONG Espoirs d’enfants.

Si dans les marchés de la plupart des villes béninoises, on les croise portant ce qu’ils doivent vendre dans la journée, on peut aussi en voir travailler dans les champs ou dans des restaurants, où ils servent ou nettoient les tables des clients. Certains ont à peine 5 ans. Souvent pieds nus et vêtus de haillons, de nombreux vidomègon (80 % d’entre eux sont des filles) sont victimes de maltraitance et de violences sexuelles.

Le fait de placer un enfant chez un proche ou dans une famille d’accueil a toujours existé. Il permet à des familles pauvres d’espérer offrir la possibilité d’aller à l’école. En échange, les enfants accomplissent quelques tâches agricoles ou ménagères. « Je connais des jeunes filles qui sont tombées chez des gens très corrects », assure Julienne, 16 ans. En Afrique de l’Ouest, c’est à partir des années 1990, au fil des sécheresses et des crises économiques, que le principe s’est dévoyé pour devenir une activité commerciale parfois placée sous la coupe de réseaux de trafiquants.

Loin des grandes villes, un business s’est mis en place dans le nord du Bénin, mais aussi dans les départements du Couffo et du Mono (sud-ouest). « Le système est organisé à partir de rabatteurs et d’entremetteuses qui sillonnent les villages en quête d’une main-d’œuvre bon marché », explique Florentin Kinhoueyito, secrétaire général de l’ONG Amour et Bien-être, qui mène différentes actions en faveur de la jeunesse béninoise : « Ils donnent aux parents une somme d’environ 30 000 francs CFA [46 euros] pour les appâter. Ils leur font miroiter un revenu mensuel qu’ils ne verseront quasiment jamais. Ensuite, les enfants disparaissent et tout est fait pour qu’ils n’aient aucun contact avec leur famille. Lorsque les enfants reviennent chez eux, ils n’osent généralement pas raconter l’enfer qu’ils ont subi. »

« Des enfants repliés sur eux-mêmes »

Julienne a été vendue à l’âge de 13 ans à un intermédiaire « qui sillonnait les rues » de son village de Bopa, dans le département du Mono. « Il a dit à mes parents que j’allais trouver un boulot chez une dame riche qui allait me donner 20 000 francs CFA par mois, se souvient-elle. J’avais peur, mais je ne pouvais pas contredire mon père, qui avait pris la décision de m’envoyer et de signer un contrat de trois années. Le jour du départ, il y avait une quarantaine de filles, les plus jeunes avaient 8 ans. »

Après un mois de travaux champêtres, Julienne a été emmenée chez une femme qui l’a forcée à se lever à 4 heures du matin « pour faire la cuisine, le ménage, la vaisselle », et qui la frappait à coups de bâton. Elle s’est enfuie au bout de trois ans puis est revenue dans son village, où ses parents lui ont dit qu’ils n’avaient jamais reçu d’argent depuis son départ.

« Les enfants que nous accueillons sont dans un état nutritionnel souvent insuffisant, assure Hérodote Tokpanoude, médecin au sein de l’ONG Amour et Bien-être. Sur le plan psychologique, ils sont anxieux et repliés sur eux-mêmes. »

Une cinquantaine de jeunes filles, âgées de 7 à 19 ans, viennent quotidiennement se reposer, jouer ou suivre des cours d’alphabétisation, la plupart étant déscolarisées, à la Baraque SOS du marché Dantokpa, financée par les partenaires des Sœurs salésiennes de Don Bosco avec l’appui des structures d’Etat. « Notre but est d’humaniser les conditions de vie de ces filles, explique Claudine Bohissou, responsable du centre. On les écoute, on les respecte et, si elles le souhaitent, nous pouvons les orienter vers un métier ou vers l’école. Elles bénéficient aussi des services d’une assistante sociale et d’un psychologue. »

« Je ne souhaite pas changer de métier »

Malgré la dureté de la rue et les violences qu’elles subissent, les vidomègon sont nombreuses à ne pas vouloir changer de vie. Pour certaines, comme Albertine, c’est par esprit de sacrifice : « J’ai accepté d’être vendue à un monsieur à l’âge de 13 ans afin d’améliorer les conditions de vie de ma famille », dit-elle. D’autres, comme Sandra, « parce que vendre des tomates est [son] métier depuis l’âge de 7 ans et [qu’elle] ne souhaite pas en changer ». Sonia, vendeuse de crevettes de 13 ans, se dit « heureuse de travailler pour [sa] grand-mère, qui [lui] donne des sous pour [ses] dépenses ».

« Dans un pays qui a tellement souffert de l’esclavage, je n’aime pas qu’on compare le phénomène des vidomègon à de l’esclavage d’enfants », explique sœur Tiziana Borsani, directrice exécutive des œuvres sociales de l’Institut des Filles de Marie-Auxiliatrice au Bénin, fondé par les Sœurs salésiennes de Don Bosco : « Mais il s’agit incontestablement d’une exploitation économique, domestique et parfois sexuelle des enfants. Depuis quelques années, la situation s’améliore car il y a eu une prise de conscience, après un travail efficace de synergie entre les structures de l’Etat et les organisations de la société civile. Des procès ont été menés et de lourdes peines ont été prononcées contre des trafiquants et des familles d’accueil qui infligeaient des sévices aux enfants. »

Après deux heures de repos et un cours d’orthographe, les jeunes filles de la Baraque SOS montent le son du poste de télévision. Dans un joyeux tumulte, elles dansent, chahutent entre les bancs… Puis, d’un geste mille fois répété, elles replient leur « kanzoun », ce morceau de tissu qui cale le plateau sur leur tête, esquissent encore quelques pas de danse et disparaissent dans le labyrinthe de Dantokpa.

Par Le Monde avec Pierre Lepidi (Cotonou, envoyé spécial)

Canada-Québec: Un pasteur et sa femme en prison pour avoir maltraité leurs enfants

mai 19, 2021

Au palais de justice de Longueuil, mercredi, Carole Van Houtte et Mario Monette ont été respectivement condamnés à 4 et 5 ans d’emprisonnement pour voies de fait armées, séquestration et menaces exercées à l’encontre de six de leurs huit enfants, sur une période de 25 ans.

Mario Monette se cachait le visage à la veille de sa comparution, en février 2019.

© SPAL Mario Monette se cachait le visage à la veille de sa comparution, en février 2019.

Le juge Marc-Antoine Carette a imposé ces peines d’emprisonnement strictes au couple de sexagénaires afin qu’elles soient dissuasives» et qu’elles servent à dénoncer la maltraitance à l’encontre des enfants.

En rendant sa décision, le juge Carette a décrit que Mario Monette avait exercé un contrôle presque total» sur ses enfants, et qu’il leur a asséné jusqu’à quarante coups à la fois sur une période s’étendant sur un quart de siècle. Les coups étaient donnés à l’aide d’un bâton de bois tel qu’on en utilise pour brasser la peinture.

Certaines des victimes n’avaient que 3 ans lorsqu’elles ont commencé à être maltraitées.

Mario Monette disait recourir à une formule de correction éducative» pour punir ses enfants à la suite d’impolitesse ou de comportements jugés inappropriés, durant un service religieux, par exemple.

L’un des enfants a été séquestré dans le garage de la maison familiale des mois durant, ne sortant que pour aller à l’école, aux services religieux ou encore lorsque des visiteurs venaient à la maison.

Le juge Carette a noté que, durant son témoignage, Mario Monette a tenté de préserver son image de bon père de famille et de pasteur respecté». Une version que n’a pas retenue le magistrat, qui a plutôt jugé que M. Monette tentait de minimiser à la fois ses gestes et la fréquence des châtiments infligés à ses enfants.Le pasteur Mario Monette et son épouse, Carole Van Houtte.© Église biblique baptiste métropolitaine sud (site web) Le pasteur Mario Monette et son épouse, Carole Van Houtte.

Atroce, un enfer»

Le procès s’est déroulé simultanément dans deux salles d’audience du palais de justice de Longueuil parce que la famille est scindée en deux clans : l’un soutient encore les parents, tandis que l’autre, qui a témoigné durant les procédures judiciaires, les dénonce.

Pour décrire son enfance, Micaël Monette, l’un des enfants du couple a eu ces mots : ça a été atroce, un enfer».

M. Monette dit qu’il aurait préféré que ses parents reconnaissent d’eux-mêmes les faits. À la place, cela aura été un juge qui a pesé et soupesé pour arriver à une conclusion évidente», a-t-il dit.

Le fait d’avoir été entendu et cru par le tribunal est l’une des parties qui fait le plus de bien», a reconnu M. Monette.

Questionné sur le message qu’il aimerait transmettre à des personnes ayant vécu de la maltraitance et qui songent à révéler ce qu’elles ont vécu, M. Monette a répondu : une personne qui croit que ça peut lui apporter quelque chose, lui permettre de cheminer et d’avancer, je lui dirais :  »faites-le »».

M. Monette reconnaît qu’il garde des séquelles psychologiques de cette période de sa vie. Je fais un suivi et j’essaie de m’améliorer en tant qu’humain», a-t-il expliqué, la gorge nouée par l’émotion.

Une ex-fidèle remercie la justice

Lyne Sévigny dit avoir fréquenté l’église de M. Monette pendant 20 ans. Je remercie la justice au Québec, je remercie le travail des enquêteurs», a-t-elle déclaré avec fermeté en commentant les peines d’emprisonnement du pasteur et de sa conjointe.

Mme Sévigny affirme qu’elle n’était pas dupe du jeu de dictateur et de manipulateur» de Mario Monette. Mais, pendant des années, j’étais prise au piège», a-t-elle affirmé.

Elle précise que, si elle avait su que des sévices étaient perpétrés au sein de la famille du pasteur, elle aurait agi avant».

Par Radio-Canada avec les informations de Geneviève Garon

Canada-Québec/Atikamekw maltraitée : « Zéro tolérance pour ce genre de comportement »

mars 16, 2021

Les réactions fusent au lendemain de la révélation d’une nouvelle affaire de racisme qui secoue cette fois le CLSC de Joliette. Jocelyne Ottawa, une résidente de la communauté atikamekw de Manawan aurait fait face à des commentaires choquants et répréhensibles qui ont mené à la suspension des infirmières impliquées.

Jocelyne Ottawa, une Atikamekw de Manawan, affirme avoir été victime de racisme dans un CLSC de Joliette.

© /Radio-Canada Jocelyne Ottawa, une Atikamekw de Manawan, affirme avoir été victime de racisme dans un CLSC de Joliette.

Il faut «zéro tolérance pour ce genre de comportement », clame Jennifer Brazeau, la directrice générale du Centre d’amitié autochtone de Lanaudière.

«Il faut s’assurer qu’on ait le pouvoir de sortir ce monde-là de ce système parce que c’est très dommageable.»

L’événement aurait eu lieu le vendredi 12 mars au CLSC de Joliette. Jocelyne Ottawa une Attikamek de 62 ans s’y serait rendue pour soigner une blessure au pied.

Sur le ton de la plaisanterie, les deux infirmières qui la prenaient en charge l’auraient appelée Joyce, en référence à Joyce Echaquan, à cause d’une soi-disant proximité de leurs deux prénoms et lui auraient demandé de chanter une chanson en attikamek. «Je me suis sentie humiliée», a confié Jocelyne Ottawa

En entrevue à RDI, elle indique n’avoir pas voulu porter plainte afin de ne pas nuire aux soins qu’elle pourrait recevoir au CLSC par la suite.

Mme Ottawa est la soeur de Paul-Émile Ottawa, chef du Conseil des Atikamekw de Manawan. En entrevue à l’émission Puisqu’il faut se lever, ce dernier s’est dit «pas du tout surpris» d’apprendre cette information-là.

«Depuis le 28 septembre (date de la mort de Joyce Echaquan), J’en ai entendu des mûres et des pas vertes au sujet de l’attitude de certaines personnes qui travaillent dans le système de la santé, principalement dans le centre hospitalier de Joliette et au CLSC de Joliette», a déclaré le chef Ottawa

Il a souligné que même son agent de sécurisation culturelle a dû abandonner son poste au mois de janvier, car «elle n’était plus capable de supporter la pression et l’intimidation qu’elle disait vivre jour après jour à l’hôpital».

Des questions sur la formation

Les deux infirmières mises en cause avaient pourtant suivi récemment, comme 4200 de leurs collègues, une conférence en sensibilisation sur la sécurisation culturelle. Elles ont été suspendues sans solde le temps de l’enquête du CISSS de Lanaudière.

«Je suis profondément choquée depuis que j’ai appris la nouvelle» a mentionné Caroline Barbir, présidente-directrice générale par intérim du CISSS de Lanaudière dans un communiqué de presse.

Le CISSS indique travailler activement avec le Conseil des Atikamekw de Manawan à «la mise en place de mesures nécessaires à la sécurisation culturelle de la communauté autochtone de la région».

Le ministre réagit

Pour Ian Lafrenière, ministre québécois responsable des Affaires autochtones, de tels propos sont à la fois «choquants», «bouleversants», mais aussi «décevants». Depuis le mois en novembre dernier, on a fait beaucoup d’actions a souligné M. Lafrenière en évoquant les annonces en matière de formation de sécurisation culturelle pour l’ensemble du personnel, l’ajout d’agents de liaison, la création de nouveaux postes afin d’offrir plus de transparence aux populations autochtones.

En entrevue à RDI, M. Lafrenière a ajouté qu’il était «fort heureux» de voir comment Mme Barbir hier a pris une décision rapide de suspendre les infirmières le temps de l’enquête. Il a néanmoins convenu «avoir du travail à faire pour trouver un mécanisme qui réponde aux besoins des Premières Nations».

M. Lafrenière a indiqué que même si son gouvernement ne s’entend pas sur la reconnaissance du racisme systémique, ça ne l’empêchait pas de mettre en pratique les grands éléments du principe de Joyce.

Du côté de l’opposition, le porte-parole libéral en matière autochtone Gregory Kelley se demande «comment ça peut arriver encore à Joliette?» , en ajoutant se questionner sur comment les gens sur le terrain n’ont pas compris le message à la suite de l’affaire Echaquan.

Avec Radio-Canada par Anne-Marie Yvon, Mathias Marchal 

Covid-19 : le consul général du Congo à Guangzhou inquiet de la maltraitance des Africains

avril 11, 2020

 

Le consul général du Congo à Guangzhou, en Chine, Emmanuel Ebolo, a alerté le 10 avril, dans un courrier officiel, les autorités nationales des maltraitances que subissent les Africains résidant à Guangzhou, victimes des sévices sanitaires liés au coronavirus (Covid-19).

 

Dans une note d’information adressée à l’ambassadeur secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger, Emmanuel Ebolo évoque ses maltraitances sous plusieurs formes dont le « refus de permettre aux africains en visite d’affaires à Guangzhou de loger dans les hôtels ; soumission des africains étudiants et hommes d’affaires au test obligatoire sur le Covid-19 ».

Perceptibles depuis le début de la semaine, ces maltraitances sont opérées par le bureau de la sécurité publique dans la province du Guangdong en général et dans la ville de Guangzhou en particulier. Le consul général avise la « soumission des Africains à une quarantaine de 14 jours malgré les résultats négatifs du test et malgré le fait qu’ils n’ont, entre temps, pas voyagé à l’étranger ».

Ces Africains, précise-t-il, « sont enfermés dans leurs appartements et les clés gardées par la police. N’ayant pas été prévenus, ils manquent de nourriture et d’eau ».

Plusieurs sévices sont alors constatés comme « l’expulsion de certains Africains de leurs appartements y compris même des diplomates ; la saisie des passeports par la police sans motif valable ; la restriction des mouvements des Africains à l’intérieur de la ville de Guangzhou et ses environs ; des visites improvisées de la police à des heures tardives de la nuit ».

Pour Emmanuel Ebolo et les consulats africains à Guangzhou de tels agissements sont perçus comme « un développement hostile contre les Africains » et considèrent ces actes de « discriminatoires à l’égard des ressortissants africains ».

Pour prévenir contre ces actes qui peuvent ternir l’image de la Chine en Afrique, et éviter que ces faits deviennent incontrôlables, le groupe des consuls généraux africains et le Bureau des affaires étrangères provincial se sont réunis le 10 avril. Plusieurs propositions ont découlé de cette réunion dont la « relaxe des Africains qui ont subi la quarantaine obligatoire de 14 jours, et ont été testés négatifs et obtenu le certificat de libération de la quarantaine centralisée et de l’observation médicale ».

Au cas où ces requêtes, une dizaine au total, ne trouvent pas d’effet immédiat, comme l’arrêt de la quarantaine supplémentaire, les consuls généraux africains, précise la note d’information, n’auront pas de choix que de procéder à « la notification des discriminatoires à l’égard des ressortissants africains en Chine auprès de la communauté internationale, la Cour internationale d’arbitrage, l’Organisation mondiale de la santé, Amnesty international, la Cour pénale internationale…

Les autorités chinoises justifient leur attitude par la recrudescence de la maladie dans la province de Guangdong en particulier et dans la Chine en général, expliquant que la plupart des malades sont des cas importés, parmi lesquels des Africains, souligne la note d’information.

« Elles nous ont fait part des efforts qu’elles fournissent pour sortir de la pandémie et ont sollicité notre compréhension et notre collaboration dans cette phase déterminante de l’éradication de la maladie. Elles se sont engagées à donner une issue favorable à nos sollicitations », a indiqué Emmanuel Ebolo.

 

Avec Adiac-Congo.com par Quentin Loubou

Angelina Jolie assiste au procès de Lubanga à La Haye

août 27, 2011

« Un moment extraordinaire pour les enfants »

Le temps d’une journée, Angelina Jolie a abandonné ses enfants pour se rendre à la Cour pénale internationale de la Haye.

L’engagement d’Angelina Jolie dans les grandes causes humanitaires n’est plus à démontrer. Hier, alors que toute sa famille restait en Écosse (Brad Pitt y tourne World War Z), la comédienne s’est envolée pour La Haye. Elle a assisté au procès de Thomas Lubanga, chef de guerre congolais, accusé d’avoir recruté des enfants soldats pour commettre ses crimes.

Ambassadrice de bonne volonté pour le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, Angelina Jolie s’est dite honorée d’avoir pu assister à la plaidoirie de Me Benjamin Ferencz. À 91 ans, cet éminent avocat américain était le procureur lors du procès de Nuremberg après la Seconde guerre mondiale. « On peut voir sa clarté, sa sagesse, sa force et sa compassion pour cette situation dont il a été témoin au fil des années, a expliqué Angelina Jolie à Associated Press. Aujourd’hui, il était ici pour plaider en faveur de ces enfants. […] C’est un moment extraordinaire pour la justice internationale et encore plus pour les enfants du monde ».

La procureure Fatou Bensouda a de son côté détaillé les actes de Thomas Lubanga, affirmant que les enfants « étaient utilisés pour combattre dans les conflits. Ils étaient utilisés pour tuer, violer et piller ». Les garçons étaient « transformés en tueurs », les filles « offertes à ses commandants en guise d’esclaves sexuelles ».

Aujourd’hui, c’est au tour de la défense de Thomas Lubanga de plaider.

Voici.fr par M-A.K.