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Égypte: Sissi a prêté serment pour un 2e mandat de quatre ans

juin 2, 2018

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Le président Abdel Fattah Al-Sissi a prêté serment samedi devant le Parlement, entamant ainsi un deuxième mandat de quatre ans à la tête de l’Egypte où la sécurité et l’économie restent deux défis majeurs.

Au cours d’une session spéciale, retransmise en direct à la télévision d’Etat, la prestation de serment de M. Sissi devant les membres du Parlement et du gouvernement, a été saluée par 21 coups de canons.

Des avions de chasse ont dessiné un drapeau égyptien dans le ciel du Caire et des hélicoptères militaires ont survolé le centre de la capitale au cours de la matinée, au moment où le président égyptien se rendait au siège du Parlement.

M. Sissi, élu une première fois en 2014 après avoir destitué, en tant que chef de l’armée, son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi l’année précédente, a été réélu en mars avec plus de 97% des suffrages exprimés.

Il n’a eu aucune opposition sérieuse à affronter. Son unique adversaire, Moussa Mostafa Moussa, un homme politique méconnu du grand public, était un de ses plus fervent soutiens.

Sept ans après la révolte de janvier 2011 qui a provoqué la chute du régime de Hosni Moubarak, M. Sissi devra s’atteler à deux défis majeurs pour son second mandat, la stabilité sécuritaire et le redressement économique.

M. Sissi est régulièrement accusé par les défenseurs des droits de l’Homme de violer les libertés publiques et de réprimer les opposants.

De nombreux opposants et membres de la société civile ont encore été arrêtés ces derniers mois. Parmi eux figurent le blogueur et journaliste Waël Abbas, les blogueurs Chérif Gaber et Chadi Abouzeid ou encore l’opposant Hazem Abdelazim.

Romandie.com avec (©AFP / 02 juin 2018 11h55)                

Russie: Poutine prête serment pour un quatrième mandat et propose Medvedev comme Premier ministre

mai 7, 2018

Vladimir Poutine prête serment lors d’une cérémonie au Grand palais du Kremlin à Moscou, le 7 mai 2018 / © SPUTNIK/AFP / Yekaterina SHTUKINA

Vladimir Poutine a prêté serment lundi pour un quatrième mandat à la présidence de la Russie qui le mènera au pouvoir jusqu’en 2024, après déjà 18 années aux commandes du pays en tant que chef de l’Etat ou du gouvernement.

Peu après la cérémonie, M. Poutine a une nouvelle fois proposé au poste de Premier ministre Dmitri Medvedev, dont la candidature devrait sans surprise être acceptée mardi par la Douma, la chambre basse du Parlement.

Président de 2008 à 2012 mais impopulaire et marginalisé au cours du mandat précédent de Vladimir Poutine, M. Medvedev n’a jamais été désavoué par son mentor auquel il voue une loyauté inflexible.

« Je considère comme mon devoir et le sens de ma vie de faire tout mon possible pour la Russie, pour son présent et pour son avenir », a déclaré Vladimir Poutine après avoir prêté serment, la main sur la Constitution, lors d’une cérémonie solennelle au Grand palais du Kremlin, en présence des présidents des deux chambres du Parlement et celui de la Cour constitutionnelle.

Réélu en mars avec 76,7% des voix, le score le plus élevé depuis son arrivée au pouvoir, M. Poutine s’est imposé plus que jamais comme l’homme fort d’une Russie qu’il a replacée au premier rang sur la scène internationale, au prix de tensions croissantes avec les Occidentaux.

« Je ferai tout pour augmenter la puissance, la prospérité et la gloire de la Russie », a assuré le président devant les députés, les sénateurs et de nombreuses personnalités du monde culturel russe réunis au Kremlin.

Quelques heures après l’investiture, Vladimir Poutine a publié un décret dans lequel il annonce ses objectifs pour son nouveau mandat, notamment réduire le taux de pauvreté et amener l’espérance de vie à 78 ans en 2024, contre un peu plus de 72 ans aujourd’hui.

Le président américain Donald Trump a été l’un des premiers dirigeants occidentaux à féliciter M. Poutine pour son investiture, disant avoir « hâte de parvenir à un moment où (les Etats-Unis) pourront avoir une bonne relation avec la Russie », selon sa porte-parole.

– « Nouvelle qualité de vie » –

Si Vladimir Poutine a fait des déclarations martiales pendant sa campagne électorale et vanté les missiles nucléaires « invincibles » de la Russie, il a assuré après sa réélection vouloir réduire les dépenses militaires en 2018 et 2019 et réfuté toute « course aux armements ».

« Une nouvelle qualité de vie, la prospérité, la sécurité, la santé des gens (…) c’est ce qui est au centre de notre politique », a affirmé lundi M. Poutine.

Son mandat précédent a été marqué par une crise inédite entre la Russie et les Occidentaux, provoquée notamment par le conflit ukrainien, à l’origine de lourdes sanctions visant Moscou, la guerre en Syrie et les accusations d’ingérence russe dans l’élection de Donald Trump en 2016.

La confrontation s’est encore accentuée depuis que Londres a accusé Moscou d’avoir empoisonné un ex-agent double russe au Royaume-Uni, ce qui a provoqué une avalanche d’expulsions croisées de diplomates à travers le monde. Vladimir Poutine a qualifié ces accusations de « grand n’importe quoi ».

Le scrutin que M. Poutine a remporté, arrivant très loin devant ses adversaires, avait été qualifié de « transparent au maximum » par la Commission électorale. L’opposition et des ONG russes avaient de leur côté fait état de milliers d’irrégularités.

– « Pas d’autre candidat » –

La cérémonie d’investiture a été précédée par une série de manifestations anti-Poutine organisées samedi dans toute la Russie à l’appel du principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui ont débouché sur quelque 1.600 arrestations dont celle de M. Navalny.

Déclaré inéligible en raison d’une condamnation pénale qu’il estime orchestrée par le Kremlin, Alexeï Navalny n’avait pas pu se présenter à l’élection présidentielle. Sur Twitter, l’opposant a déclaré après la nomination de M. Medvedev que « presque tout va dépendre de lui: du prix des transports à votre salaire ».

Alexeï Navalny avait publié l’an passé une vidéo vue 25 millions de fois sur YouTube, dans laquelle il accusait Dmitri Medvedev de se trouver à la tête d’un empire immobilier financé par les oligarques du pays.

Vladimir Poutine devrait désormais rester à la tête de la Russie jusqu’en 2024, année où il fêtera ses 72 ans. Interrogé le soir de sa réélection sur l’éventualité d’une nouvelle candidature à l’issue de ce mandat, il avait répondu: « Vous devez plaisanter! Qu’est-ce je dois faire? Rester ici jusqu’à mes 100 ans? Non ».

Sauf réforme constitutionnelle, il ne pourra pas être à nouveau candidat en 2024, la Constitution russe interdisant de briguer plus de deux mandats consécutifs.

Selon des experts, le président russe pourrait mettre à profit les six prochaines années pour préparer un successeur. Mais pour l’instant, il s’est gardé de donner la moindre indication sur la personne qu’il pourrait envisager.

« Je ne vois pas d’autre candidat qui pourrait le remplacer… Chaque année, la Russie devient meilleure, plus forte et plus belle », a déclaré à l’AFP Aliona Kozeleva, assistante commerciale, alors qu’elle se dirigeait lundi vers son travail dans un grand magasin moscovite.

Romandie.com avec (©AFP / 07 mai 2018 21h21)                  

Nigeria: second mandat en vue en 2019 pour le président Buhari

avril 9, 2018

Abuja – Le président nigérian Muhammadu Buhari a officiellement annoncé lundi son intention de se présenter pour un second mandat lors des élections générales prévues en février 2019, mettant un terme à des mois de spéculations dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

« Le président Buhari vient d’annoncer son intention d’obtenir l’investiture du All progressive Congress (APC) et de concourir pour un second mandat aux élections de 2019 », a annoncé le compte officiel Twitter de la présidence.

Le chef de l’Etat, âgé de 75 ans, a fait cette annonce lors d’une réunion du Comité exécutif national du parti au pouvoir, après avoir laissé planer le suspense durant plusieurs mois et alors que de nombreux gouverneurs d’Etats, membres de l’APC, lui ont publiquement affirmé leur soutien récemment.

« La victoire est assurée par la grâce de Dieu, et ensemble nous devons continuer à assainir l’environnement politique du Nigeria », a ensuite déclaré Muhammadu Buhari, cité dans un communiqué de la présidence.

M. Buhari, un Peul originaire du nord musulman du Nigeria, avait effectué fin mars sa première visite officielle à Lagos, poumon économique du Nigeria, une visite aux accents de pré-campagne électorale. S’il espère gagner, le chef de l’Etat, populaire dans le nord, aura besoin du soutien du sud-ouest, dominé par le groupe ethnique yorouba.

De nombreuses spéculations couraient au Nigeria sur sa volonté de briguer ou non un second mandat. Le président a passé de longs mois à Londres pour se faire soigner d’une maladie non révélée au public l’an dernier. Il voyage rarement à l’extérieur d’Abuja, la capitale fédérale, et n’a visité que quelques uns des 36 Etats du Nigeria ces trois dernières années.

Alors que le premier producteur de pétrole africain a traversé l’an dernier une récession économique aggravée par la chute des cours du baril, le chef de l’Etat a été largement critiqué – jusque dans son propre parti – pour sa passivité et la rigidité de sa politique monétaire, qui a découragé les investisseurs étrangers.

L’APC devrait officiellement désigner son candidat aux primaires du parti dans la seconde partie de l’année 2018.

Romandie.com avec(©AFP / 09 avril 2018 12h33)                                            

En Ouganda, des députés rendent l’argent de la corruption

octobre 26, 2017

 

Des étudiants ougandais protestent contre le projet de réforme de la Constitution visant à supprimer l’âge limite pour les candidats à l’élection présidentielle, le 26 septembre 2017, à Kampala. Crédits : ISAAC KASAMANI/AFP

En Ouganda, le débat sur la réforme de la Constitution destinée à supprimer l’âge limite (75 ans) des candidats à la présidentielle bat son plein. Et le dernier coup d’éclat des opposants au projet de révision a eu lieu au Parlement, à Kampala, mercredi 25 octobre. Six députés de l’opposition se sont présentés avec des sacs pleins de billets pour critiquer l’octroi à chaque parlementaire d’une somme importante destinée officiellement à mener des « consultations » dans leurs circonscriptions… mais considérée par certains comme une forme de corruption.

Assis devant d’impressionnantes liasses de billets, tout de rouge vêtu et portant une toque de même couleur – devenue le symbole de l’opposition au projet de réforme –, Ibrahim Ssemuju, le meneur des députés hostiles au projet, a dénoncé lors d’une conférence de presse le fait que chaque député ait reçu quelque 7 000 euros pour « frais de fonctionnement ». « Il n’y a absolument aucun doute que cet argent a été envoyé par [le président] Museveni pour influencer notre position sur l’abrogation [de l’âge limite] dans la Constitution », a-t-il indiqué.

Sur mesure

Cette réforme, taillée sur mesure pour Yoweri Museveni – officiellement âgé de 73 ans, il serait disqualifié pour l’élection de 2021 si la Constitution restait en l’état –, pourrait ne pas être simple à faire passer. Car les députés du Mouvement national de résistance (NRM, au pouvoir) ne se bousculent pas pour la défendre, et certains d’entre eux ont même clairement pris position contre et ont rejoint les rangs de l’opposition.

Le gouvernement a besoin de 290 députés physiquement présents (les deux tiers du Parlement) pour adopter le projet de loi. La porte-parole du groupe NRM, Margaret Muhanga, a affirmé au quotidien The Observer avoir reçu l’assurance de 320 députés, mais elle dénonce les parlementaires de l’opposition qui auraient « reçu de l’argent des ONG pour désorganiser [son] camp ». Une accusation de partialité qui a déjà valu à plusieurs organisations, comme ActionAid et l’Institut d’études stratégiques des Grands Lacs (Gliss), de voir leurs bureaux perquisitionnés et leurs comptes récemment gelés.

Mais l’explication d’une telle fronde est plus sûrement à trouver dans un sondage mené en septembre par l’institut Hatchile Consult pour l’institut Afrobaromètre. On y apprend que plus de 75 % des Ougandais sont contre la révision de la Constitution, une conviction partagée par près de 67 % des adhérents du parti présidentiel. De quoi faire réfléchir fortement les députés, qui devront rendre des comptes devant leurs électeurs.

Bagarre générale

D’ores et déjà, le gouvernement a réussi le tour de force de remettre en selle le Forum pour le changement démocratique (FDC, opposition), jusque-là divisé par une interminable querelle de leadership. C’est justement alors qu’il revenait d’un meeting de soutien à un député de ce parti en pleine ascension, Patrick Amuriat, que Kizza Besigye, l’opposant historique, a été arrêté, la semaine dernière, pour « incitation à la violence ». Le meeting, qui a donné lieu à une manifestation et à des affrontements avec les forces de l’ordre, a causé la mort d’au moins un manifestant, tué par balle. Libéré sous caution mercredi, Kizza Besigye a été de nouveau arrêté seulement cinq heures après.

Le vieil ennemi de Museveni n’est plus seul à porter la voix de l’opposition. Le très populaire Robert Kyagulanyi, député indépendant mieux connu sous son nom de chanteur de ragga, « Bobi Wine », a également eu l’occasion de faire parler de lui lors d’une bagarre générale au Parlement, fin septembre. Les images le montrant en position de boxeur ou évacué par la force ont depuis fait le tour du monde. Le « président du ghetto », comme il se surnomme, et d’autres députés ont depuis été victimes de menaces de mort et leurs habitations ont fait l’objet d’attaques à la grenade.

Lemonde.fr

 

 

 

 

Brésil : le président Temer joue la montre face à la Justice

avril 4, 2017

 

Le président du Brésil Michel Temer, le 4 avril 2017 à Sao Paulo / © AFP / Miguel SCHINCARIOL

Le Tribunal Supérieur Électoral du Brésil (TSE) a reporté mardi l’examen de la validité de la dernière élection présidentielle, un procès pour financement illégal de campagne que le président Michel Temer compte faire durer dans l’espoir de finir son mandat.

Le report, décidé dès l’ouverture du procès, permettra au tribunal d’entendre de nouveaux témoins à la demande de la défense, qui disposera d’un délai supplémentaire pour présenter ses arguments.

Cette décision est a priori favorable au chef d’État, dont le temps est le principal allié.

Une source au sein du TSE a indiqué à l’AFP qu’il était « impossible de prévoir une date pour la reprise du procès ». Mais même en cas de décision favorable à l’annulation du scrutin, la défense de M. Temer a déjà annoncé son intention d’épuiser tous les recours possibles, ce qui devrait lui permettre d’aller au terme de son mandat, fin 2018.

« La sérénité est de mise. Le temps joue en faveur du président et de nombreux recours sont possibles », a assuré à l’AFP une source gouvernementale, qui prévoit un appel devant la Cour Suprême en cas de décision défavorable au chef d’État.

Vice-président de Dilma Rousseff, Michel Temer lui a succédé en 2016 après que la première femme à la tête du Brésil a été destituée pour maquillage des comptes publics.

Le procès du TSE porte sur le scrutin qui a permis leur réélection en 2014, après un premier mandat de quatre ans.

Le tribunal doit décider si leur réélection est nulle en raison du versement de pots-de-vin qui auraient alimenté les caisses noires des partis des candidats. En ligne de mire, des versements effectués par le géant du BTP Odebrecht, accusé de truquer les marchés publics de la compagnie pétrolière d’État Petrobras.

« L’élection de 2014 sera connue à l’avenir comme la plus longue de l’histoire du Brésil », a résumé mardi Herman Benjamin, un des principaux juges en charge du dossier, à l’ouverture du procès.

Adam, Ève et le serpent

Si le TSE décide d’annuler le mandat du ticket Rousseff-Temer, ce dernier devra quitter le pouvoir.

L’intérim serait alors assuré par un nouveau président désigné par le Congrès, selon la Constitution. Certains juristes estiment cependant que de nouvelles élections doivent être organisées si l’annulation a lieu plus de six mois avant la fin du mandat.

Une telle décision serait un véritable coup de tonnerre, mais les avocats ont remporté mardi une première victoire, en menant à bien leur stratégie de jouer la montre.

Le tribunal a décidé d’entendre quatre nouveaux témoins, parmi eux l’ancien ministre de l’Economie du gouvernement Rousseff, Guido Mantega, et Joao Santana, publicitaire responsable des campagnes présidentielles de Dilma Rousseff en 2010 et 2014, tous deux mis en cause dans le cadre du scandale Petrobras.

« Nous ne pouvons pas transformer cette procédure en un univers sans fin. Nous ne pouvons pas entendre Adam et Ève, et, probablement, le serpent », a déploré Herman Benjamin, farouchement opposé à la tenue d’un procès à rallonge.

Aucun délai n’a encore été déterminé pour le passage des témoins à la barre. Une fois cette étape franchie, la défense disposera encore de cinq jours ouvrables pour présenter sa plaidoirie.

La défense de M. Temer a aussi tenté de couper le ticket électoral en deux et affirmé que le président actuel n’a pas participé aux démarches de financement occulte de la campagne de Mme Rousseff, mais sa motion a peu de chance d’aboutir.

Selon les médias brésiliens, Herman Benjamin devrait requérir l’annulation du résultat de l’élection. Le tribunal peut aussi les déclarer tous deux inéligibles pour une durée de huit ans.

Moins d’un an après la destitution de Mme Rousseff, le Brésil, frappé de plein fouet par une grave crise économique, encaisserait mal un nouveau séisme institutionnel.

Le Parlement est largement contrôlé par la coalition autour du gouvernement Temer, qui dispose aussi du soutien des principales forces économiques du pays, peu désireuses de voir dérailler le train de réformes menées par les dirigeants actuels pour sortir le Brésil de la crise.

Romandie.com avec(©AFP / 04 avril 2017 20h14)

Niger : le président Issoufou assure qu’il ne briguera pas de troisième mandat

avril 2, 2017

Mahamadou Issoufou arrive à Abuja pour rencontrer son homologue nigérian le 29 mai 2015. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a assuré samedi 1er avril à la télévision, qu’il ne modifierait pas la Constitution pour briguer un troisième mandat à l’issue de son deuxième et dernier quinquennat légal en 2021.

« Une de mes plus grandes ambitions, c’est d’organiser en 2021 des élections libres et transparentes et de passer le témoin à un autre Nigérien que les Nigériens auront choisi », a affirmé le président Issoufou dans un entretien à la télévision d’Etat, à l’occasion du premier anniversaire de son investiture pour un second mandat le 2 avril 2016.

« Le Niger a besoin d’institutions démocratiques fortes »

La Constitution nigérienne limite le mandat présidentiel à deux quinquennats. Mahamadou Issoufou, âgé de 65 ans, a été réélu en mars 2016 pour cinq ans, à l’issue d’un premier mandat.

« Moi, je suis un démocrate dans l’âme (…) je n’ai pas cette arrogance de penser que je suis un homme providentiel irremplaçable », a déclaré le chef de l’Etat.

Selon Mahamadou Issoufou, « le Niger a besoin d’institutions démocratiques fortes » pour cela, « il faut qu’il y ait une respiration démocratique avec des alternances » au pouvoir.

S’il y parvient, il sera le premier président démocratiquement élu du pays à assurer une alternance pacifique à la tête du pays.

Son prédécesseur, Mamadou Tandja, avait été renversé en 2010 par un putsch militaire pour avoir modifié la Constitution afin de se maintenir à l’issue de ses deux quinquennats légaux.

Le Niger, un des Etats les plus pauvres au monde, mais qui est riche en uranium, n’a jamais connu de vraie alternance démocratique au pouvoir depuis son indépendance en 1960.

Jeuneafrique.com

Fin du second mandat de Kabila : l’armée de la RD Congo a « tiré pour tuer », selon l’ONU

février 28, 2017

Des soldats congolais à Kinshasa, le 20 septembre 2016. © John bompengo/AP/SIPA

Dans un rapport publié mardi, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) revient sur les événements sanglants ayant marqué la fin constitutionnelle du mandat du président Joseph Kabila. Et accuse l’armée d’avoir délibérément tué des civils en RDC. Ce que Kinshasa conteste.

Le bilan macabre n’a pas changé. En 16 jours, au moins 40 personnes ont été tuées en RD Congo, dont cinq femmes et deux enfants, « dans le contexte des événements du 19 décembre », marquant la fin théorique du second mandat du président Joseph Kabila. C’est ce qui ressort du rapport rendu public, le 28 février, par le BCNUDH et la Monusco.

Le document de 24 pages accable les forces de l’ordre et de sécurité de la RD Congo. S’appuyant sur des « preuves crédibles » collectées sur le terrain, le BCNUDH accuse les soldats congolais, y compris les membres de la Garde républicaine et ceux de la police militaire, d’avoir tué par balle au moins 28 personnes.

La structure onusienne dit également avoir « reçu des informations crédibles selon lesquelles au moins six personnes ont été tuées par des agents de la police nationale congolaise, dont cinq par balle, à Matadi et Lubumbashi, et une [autre] après avoir été renversée par un camion de la police à Kinshasa ».

À bout portant

« Les six autres victimes ont été tuées par balle lors d’opérations conjointes de la police et des Forces armées de la RDC (FARDC), mais le BCNUDH n’a pas été en mesure d’attribuer les responsabilités à une institution spécifique », précise le texte.

L’armée avait une intention délibérée de tirer pour tuer

Et de souligner : « À Boma [dans l’ouest du pays], les 8 personnes tuées ont été abattues par des balles tirées à bout portant dans les parties supérieures de leur corps par des militaires des FARDC du régiment de Boma, des Forces navales et de la Garde républicaine venant de Muanda. » Ce qui démontre, selon le rapport, que l’armée congolaise avait une « intention délibérée de tirer pour tuer ».

Mais aucune mesure n’a été prise, jusqu’ici, par les autorités congolaises pour « enquêter et poursuivre de manière efficace les auteurs de violations des droits de l’homme commises non seulement en décembre 2016, mais également lors d’incidents antérieurs (…) », déplore le Bureau conjoint des Nations unies.

Ce dernier dénonce par ailleurs des violences perpétrées par des manifestants pendant la même période, notamment le meurtre d’un policier à Kinshasa, le 20 décembre. « À Matadi, le 20 décembre 2016, un militaire des FARDC aurait été blessé par des manifestants qui avaient réussi à lui ravir sa machette », peut-on également lire dans le rapport.

Réaction de Kinshasa

De leur côté, les autorités congolaises, qui ont reçu le document avant sa publication, dénoncent un « rapport partisan » et pointent une « partie de l’opposition » d’être les commanditaires des violations des droits de l’homme décriées.

« Cette opposition a donc planifié les violences en ne laissant rien au hasard : des pillages aux tueries, en passant par les viols et les attaques des symboles de l’État », écrit Marie-Ange Mushobekwa, ministre des Droits humains, dans une correspondance envoyée au BCNUDH. « Certains leaders de cette opposition ont préparé leurs partisans pour ces sales besognes et leur ont donné un mot d’ordre clair de s’attaquer à la police pour pousser cette dernière à la faute », ajoute-t-elle.

« Le rapport insiste abondamment sur le fait qu’il s’agit du deuxième et dernier mandat du président Joseph Kabila. Le gouvernement rappelle que cette question relève de la souveraineté nationale et concerne uniquement le peuple congolais, et non pas les organisations internationales », conclut la ministre.

Arrivé au terme de son second mandat le 19 décembre, Joseph Kabila a pu se maintenir au pouvoir, l’élection de son successeur n’ayant pas été organisée dans les délais. Une prolongation qui pourrait s’étendre au moins jusqu’à fin 2017.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula

Éventualité d’un troisième mandat en Guinée: Alpha Condé franchira-t-il la ligne rouge ?

février 11, 2017

EVENTUALITE D’UN TROISIEME MANDAT EN GUINEE : Alpha Condé franchira-t-il la ligne rouge ?

En Guinée, il est de plus en plus question d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé, et cela commence à faire des vagues.

En effet, l’opposition réunie autour de son chef de file, Cellou Dalein Diallo, a lancé cette semaine un front contre une telle éventualité que des proches plus ou moins haut placés du chef de l’Etat, ne se gênent plus d’évoquer publiquement. C’est le cas du directeur général de la police, Bangaly Kourouma, qui s’est prononcé en faveur d’une nouvelle candidature d’Alpha Condé, ou encore de Nantou Chérif Konaté, coordonnatrice nationale du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), le parti au pouvoir, qui a assuré que le peuple demanderait un troisième mandat à l’enfant de Kankan, en 2020. Il s’agit donc, pour l’opposition guinéenne, de demander au chef de l’Etat de clarifier sa position dans un premier temps et, le cas échéant, de s’organiser pour refuser tout tripatouillage de la Constitution actuelle qui limite à deux, le nombre de mandats présidentiels. Toute chose qui met de facto Alpha Condé hors course, à l’issue de son second mandat. Mais la question que l’on se pose est de savoir si le professeur franchira la ligne rouge. D’autant plus que sur le sujet, il continue d’entretenir le flou sur ses intentions. Comme quand il lance, au passage et presqu’à la cantonade, en réponse à la question, un inquiétant « ce sera aux Guinéens de décider », qui n’est pas sans rappeler la stratégie bien connue des satrapes du continent.

Selon cette stratégie maintenant bien connue, ces derniers commencent toujours par lancer des ballons de sonde et avancent cagoulés, pour ne tomber le masque qu’au dernier moment en comptant sur l’effet de surprise pour couper l’herbe sous les pieds de leurs contempteurs. Et tout porte à croire que le président guinéen est actuellement dans ce schéma, et que c’est ce que l’opposition guinéenne a compris en prenant les devants, pour ne pas se laisser surprendre.

Alpha Condé devrait éviter d’être le mouton noir de la démocratie en Afrique de l’Ouest

Cela dit, si les intentions du locataire du palais Sékoutouréya se précisaient dans ce sens, on pourrait dire que les chefs d’Etat africains ne tirent pas leçon des mésaventures de certains de leurs pairs.

Dans le cas d’Alpha Condé, la situation serait d’autant plus déplorable que non content d’être le président en exercice de l’Union africaine, titre au nom duquel il devrait donner l’exemple, il est aussi le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) en Guinée-Bissau et sort fraichement d’une médiation en Gambie, qui s’est achevée dans les conditions que l’on sait. Tout cela devrait l’amener à ne pas succomber à la dangereuse tentation d’un troisième mandat et à clarifier au plus tôt sa position, pour ne pas en rajouter à la pesanteur de l’atmosphère sociopolitique dans son pays. Mais l’homme est ce qu’il est. Et l’éventualité qu’il marche sur les principes de la démocratie pour briguer un troisième mandat n’est pas à écarter. Et elle ne devrait pas étonner outre mesure, tant l’homme s’est quelquefois montré à cheval sur certaines questions de démocratie, et intraitable avec son opposition, là où on attendait de lui plutôt de la compréhension. C’est peut-être tout cela qui lui vaut aujourd’hui la brouille et les récriminations du Premier ministre bissau-guinéen qui le récuse en tant que médiateur dans son pays. Mais Alpha Condé aurait tort de croire qu’il peut tout se permettre en Guinée. Car, s’il venait à trop tirer sur la corde, elle pourrait se casser. Et il est bien placé pour savoir que lorsque l’équilibre de la stabilité nationale est en jeu et au bord de la rupture, la Grande muette n’est jamais vraiment loin et peut, à tout moment, s’inviter dans le débat en troisième larron.

En tout état de cause, au regard de l’avancée de la démocratie en Afrique de l’Ouest, Alpha Condé devrait éviter d’être le mouton noir qui viendrait la ramener en arrière, dans cette partie du continent qui a pratiquement réussi, à l’exception togolaise près, à se débarrasser d’une race de dictateurs accros du pouvoir, qui se croient indispensables au point de caresser des rêves de règne à vie.

Lepays.bf par Outélé KEITA

Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara confirme son départ du pouvoir en 2020

janvier 5, 2017

Alassane Ouattara est un économiste chevronné, et singulièrement, un très bon banquier. Il ne se trompe pas dans les calculs. Pour lui, 1 + 1 = 2. Pas 3 ou 4 comme pourraient dire les hommes politiques traditionnels, spécialisés dans le fait d’arrondir sans cesse les angles. L’actuel président va quitter, promu juré, en 2020, le pouvoir, après ses deux mandats, pour laisser la place à une classe politique plus jeune. Il sera alors âgé de 78 ans. Il l’a répété à un parterre de diplomates et de personnalités réunis, ce 4 janvier, lors de la cérémonie des vœux au palais de la présidence. D’où la guerre (intestine) qui se mène au sein du RHDP, qui vient, d’ailleurs, de connaître l’éviction du gouvernement de deux membres éminents : Albert Mabri Toikeusse et Gnamien Konan, respectivement, présidents de l’UDPCI et de l’UPCI, deux des cinq composantes du RHDP.

Alassane Ouattara compte quitter le pouvoir après y avoir imprimé sa marque : faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent en 2020. Le pays en prend la voie. Tous ceux qui reviennent de Côte d’Ivoire le disent. Pourquoi ne pas être optimiste.

Là où on peut relever quelques failles, c’est dans la capacité des forces de défense et de sécurité à remplir leur rôle dans un pays qui aspire à l’industrialisation. Actuellement, elles n’en ont pas la capacité. Mais le général 4 étoiles et chef d’état major des armées, Soumaïla Bakayoko (sur notre photo ce 4 janvier avec Alassane Ouattara), a profité des vœux de ses forces armées au chef de l’Etat, pour annoncer, en 2017, l’organisation de stages de formation soutenus, dont le but sera de relever le niveau des troupes, afin que l’armée soit à la hauteur des attentes. On a besoin de dire : il était temps.

Afriqueeducation.com

Fin du mandat de Kabila : black-out et psychose en RD Congo

décembre 19, 2016

Boulevard du 30-Juin à Kinshasa, le 18 décembre 2016. © Trésor Kibangula/J.A.

Réseaux sociaux coupés, renforcement de la présence militaire dans les grandes villes du pays et à Kinshasa, la capitale… La fin du second mandat du président congolais Joseph Kabila ce lundi ouvre une page d’incertitude en RDC.

Tout le pays retient son souffle. Que va-t-il se passer en RDC après le 19 décembre ? « Personne ne peut dire avec certitude ce que les prochains jours nous réservent », confirme Jérôme Sulemani, Kinois quinquagénaire, pressé de regagner son domicile plus tôt que d’habitude.

Dans la capitale congolaise et plusieurs autres grandes villes du pays, la psychose est à son zénith. Depuis deux jours, un important dispositif militaire et policier est visible à Kinshasa. Tous les « points chauds » et « sites stratégiques » ont été investis par des forces de l’ordre et des soldats de la Garde républicaine. Des check-points et des fouilles des véhicules se sont multipliés. Mais aussi leur corollaire de bakchichs. À chaque barrage, une ou deux requêtes de « mayi » (de l’eau, littéralement) à donner au policier ou au soldat commis au contrôle.

Militaires surarmés

Dimanche, à la veille de la fin officielle du second et dernier mandat de Joseph Kabila à la tête de la RDC, Kinshasa avait les allures d’une ville qui se prépare au pire. Sur le boulevard du 30-Juin, principale artère de la capitale, l’on pouvait compter plus de véhicules de policiers et de jeeps transportant des militaires surarmés que de voitures de particuliers. « La circulation a rarement été aussi fluide ici », reconnaît Thom, taximan, après un aller-retour entre le centre-ville et l’aéroport de N’Djili.

Même si dans les quartiers populaires de la capitale, notamment à Masina, commune située dans l’est de Kinshasa, des riverains ont vaqué presque normalement à leurs activités. À la fin de la journée, certains s’affairaient encore pour s’approvisionner en pondu (feuilles de manioc) et autres produits alimentaires. Eux n’ont pas les moyens nécessaires pour aller se mettre à l’abri à l’étranger, comme tout ce monde – des hommes d’affaires, des personnalités politiques et/ou leurs familles pour la plupart mais aussi des expatriés – qui s’est envolé ces derniers jours pour l’Occident.

« Des tensions sont possibles »

Craignant des dérapages lors des manifestations annoncées pour réclamer le départ de Joseph Kabila du pouvoir, Bruxelles a demandé à ses ressortissants de quitter le territoire congolais. Paris recommande aux siens de « reporter les déplacements qui ne seraient pas indispensables, de faire preuve de vigilance renforcée, de [se] tenir à l’écart des manifestations et des rassemblements de foule ». Car, rappelle son ambassade à Kinshasa, « des tensions sont possibles à compter du 19 décembre en RDC ».

Tout rassemblement de plus de 10 personnes sera dispersé, selon la police.

« La situation est calme jusque là, sauf imprévu », a glissé dimanche soir à Jeune Afrique le colonel Pierre Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police. Avant d’annoncer sur la radio onusienne : « Sont notamment prohibées toute incitation de la population à la désobéissance civile et toute instrumentalisation de la jeunesse désoeuvrée à la pose de barricades enflammées sur la chaussée et au jet de graviers sur les usagers ». L’officier a également indiqué que « tout rassemblement de plus de dix personnes » était « d’office illicite » et « sera dispersé d’initiative ».

Réseaux sociaux coupés

Plus menaçant, le général Célestin Kanyama, commandant de la police à Kinshasa, a, dans une vidéo diffusée samedi sur la télévision publique, recommandé quant à lui à chaque Kinois de « bien regarder la photo des membres de sa famille » avant de décider de descendre dans la rue pour manifester… Qualifiant au passage de « diaboliques » et de « sataniques » les réseaux sociaux qu’utilisent, selon lui, les Congolais de la diaspora pour diffuser des messages et « distraire les gens ».

Dans la nuit du dimanche à lundi, Facebook, Twitter, WhatsApp n’étaient plus accessibles en RDC. Une mise à exécution du « blocage momentané » des réseaux sociaux exigé quatre jours plus tôt par les autorités congolaises aux fournisseurs d’accès à Internet dans le pays.

« Après avoir militarisé les villes, le pouvoir instaure un black-out pour réprimer les manifestants sans témoins », dénonce un opposant qui a participé au dernier round des négociations directes avec la Majorité présidentielle. Ces pourparlers qui n’ont pas pu aboutir à un accord avant la fin du mandat du président Kabila, reprendront le 21 décembre, selon les évêques catholiques, médiateurs de ce nouveau dialogue politique.

L’après 19 décembre

Pour l’instant, l’opposant historique Étienne Tshisekedi n’a donné aucun mot d’ordre. Est-ce pour donner encore une chance aux discussions avec le camp Kabila ? « Un deal était tout prêt d’être conclu avant le 19 décembre, mais les délégués de la MP (Majorité présidentielle, ndlr) ont tout fait capoter », souffle une source proche du dossier. « Nous avons enregistré des avancées importantes », nuance un proche du chef de l’État qui dit « [croire] à la signature d’un accord plus large sur la gestion de l’après 19 décembre ».

En attendant, Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle à venir en RDC, a de nouveau invité dimanche soir le président Kabila qui arrive au terme de son dernier quinquennat à « respecter la Constitution ».

Le 20 décembre, Kabila ne sera plus un président légitime, selon Katumbi

Contraint à l’exil après avoir été accusé d’atteinte à la sûreté de l’État et condamné à trois ans de prison ferme dans une autre affaire de spoliation d’immeuble – des « procès politiques », selon son entourage -, le dernier gouverneur du Katanga a également rappelé que le Rassemblement dont il fait partie a « mis les préalables de côté pour permettre à Joseph Kabila de négocier en tant que président légitime » et qu’à partir du 20 décembre ce dernier ne le sera plus. « Si les négociations continuent, nous n’allons [désormais] que discuter de la sortie pacifique de Kabila », a-t-il expliqué, invitant les militaires congolais à « être responsables, à ne pas tirer sur la population ».

Dans deux vidéos distinctes diffusées dimanche sur Youtube, deux hommes – l’un cagoulé, l’autre à visage découvert – qui se présentent comme des officiers de l’armée congolaise, ont également demandé aux forces de l’ordre et de défense de ne pas réprimer les manifestants. L’un de deux, celui qui se présente comme le colonel Freddy Libeba, a même menacé de chasser Kabila par la force si ce dernier s’accroche au pouvoir. Décidément, l’après 19 décembre demeure incertain en RDC.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula